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PARIS, 5 mars 2008 (AFP) - L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin a affirmé mercredi devant la presse qu’on lui fait "un procès d’intention politique" dans l’affaire Clearstream, et que la police s’est aventurée "sur un terrain politique qui n’était pas le sien".
"Il y a un procès d’intention politique qui est fait", avec un dossier "construit autour d’un certain nombre de rumeurs et qui se termine par ce que j’ai du mal à considérer autrement qu’une farce", a-t-il déclaré lors de l’émission Questions d’info (LCP-France Info-AFP). "La police s’est aventurée là sur un terrain politique qui n’était pas le sien (...) je n’ai aucune inquiétude, je sais que la justice au bout du compte l’emportera", a-t-il ajouté. "Je suis surpris de voir que dans notre pays, même si ce n’est pas une chose rare, on puisse retenir des éléments à charge sans preuve avec une interprétation, avec un procès d’intention et à ce point faire l’économie de la réalité des faits", a-t-il ajouté. M. de Villepin était interrogé sur un rapport de la police judiciaire remis aux juges, selon lequel il a notamment cherché dans cette affaire à empêcher Nicolas Sarkozy d’accéder à la présidence de l’UMP. M. de Villepin a été mis en examen le 27 juillet 2007 pour "complicité de dénonciation calomnieuse" dans l’affaire Clearstream.
Source: France Info
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