
Pour commander le livre: http://www.amazon.fr/Eloge-voleurs-feu-Dominique-Villepin/dp/2070710068/ref=sr_1_1/171-6645146-0677060?ie=UTF8&s=books&qid=1192272684&sr=1-1 ou http://www4.fnac.com/Shelf/article.aspx?PRID=1422485&OrderInSession=1&Mn=1&SID=2a90f43d-1482-5cbc-115d-40878da6184e&TTL=141020071256&Origin=fnac_yahoo_home&Ra=-1&To=0&Nu=1&UID=073CE57F2-5F28-6359-CA69-F5CF361CBA36&Fr=0 La revue de presse de Radio France Ce livre doit-il être considéré comme un événement ou bien relève-t-il d'un jugement critique ordinaire ? Les données immédiates nous inciteraient à retenir la première hypothèse : un ministre de la République, actuellement chargé des plus graves affaires internationales, publie sous la couverture blanche de Gallimard un essai de 800 pages sur la poésie. Nous disons bien un essai. Et non pas une compilation de seconde main ou un travail universitaire reconverti. ... "Eloge des voleurs de feu" est, indubitablement, un livre personnel, intime même, réfléchi, risqué. L'oeuvre d'une vie, dirait-on. ... En fait, une intention déraisonnable, encouragée par un désir aussi sincère que naïf, semble animer l'auteur et tenir et faire voler sa plume intarissable, tempétueuse : rassembler, unir, fédérer la totalité des poètes de tous les temps et de (presque) toutes les contrées en un vaste et très improbable ensemble qui se nommerait : la Poésie. Présentation de l'éditeur Cet Eloge s'imposa il y a bien longtemps. J'avais seize ans, et toi mon frère dix-huit, quand nous marchions dans les rues de New York à l'heure où le soleil couchant éclaboussait les tours. Tu scrutais le paysage, les visages blafards à six heures, la fumée qui jaillissait partout, luttant contre les ombres. Je compris que, hors de ce quotidien aveugle et sourd, il te fallait des mots, comme des ballons de couleur, pour toucher au cœur. Des mots de ces fous, qui s'en sont allés quérir au fond du désespoir la lueur qui ouvre le chemin, la passion qui fait sauter les verrous de la langue. Des mois durant ils agrandirent la vie. Toi parti, il me restait ce devoir de l'aînesse : dire après la catastrophe, apprivoiser la parole pour les enfants de la peine. Oui, la poésie, pour vivre encore. Contre le naufrage de la mémoire, contre les forces vaines, choisissons le combat qui grandit. Et partageons les mots de Rimbaud, d'Artaud ou de Duprey, de tous ces voleurs de feu qui allumèrent les brasiers de l'âme, pour ne bâtir d'autre empire qu'à l'intérieur de soi. Tourne et craque la terre dans l'obscur mystère où se débattent voix et masques, victimes et bourreaux ! Derrière l'urgence de chaque jour, je rêve d'une parole qui défriche, d'une parole qui sauve. Alors cet ouvrage, pour refuser la fatalité et le vertige, pour exorciser la peur qui crie au fond de nous ! D. V.
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