ARIS (Reuters) - Dominique de Villepin entend continuer à dire ce qu'il pense de la politique du gouvernement en dépit des critiques suscitées par ses propos, lundi, sur la nécessité d'obtenir des résultats. "Pour avancer, il faut des débats, il faut une capacité de se remettre en question", a déclaré l'ex-Premier ministre mercredi sur RTL. Soulignant la "menace permanente, autour du pouvoir, d'isolement, de courtisanerie", Dominique de Villepin a estimé que son expérience à Matignon pendant deux ans "doit pouvoir servir à ceux qui sont aujourd'hui en responsabilité pour faire mieux".Il a épinglé au passage les critiques qui ont suivi, au sein de la majorité, la censure par le Conseil constitutionnel d'une des dispositions fiscales sur les intérêts d'emprunts immobiliers, l'une des promesses de campagne de Nicolas Sarkozy. "On ne peut pas faire reproche à Jean-Louis Debré et au Conseil constitutionnel de faire respecter la Constitution. On doit promettre des choses aux Français, mais ces choses doivent être réalisables", a-t-il dit. Mis en examen dans l'affaire Clearstream, l'ancien Premier ministre a estimé à nouveau que ce dossier était une "construction" et s'est défendu d'avoir cherché à nuire à Nicolas Sarkozy, alors son rival pour l'élection présidentielle
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