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PARIS - Volant au secours de Dominique de Villepin mis en examen vendredi dans l'affaire Clearstream, le député UMP de l'Hérault Jean-Pierre Grand a proposé dimanche de lui offrir sa place à l'Assemblée afin que l'ancien Premier ministre puisse "se défendre politiquement". "Cette affaire, c'est une véritable affaire Dreyfus", a affirmé le député sur iTélé, après avoir fait sa proposition dans une tribune publiée par le "Journal du Dimanche". "Vous avez vu la violence de ce qui est fait contre Dominique de Villepin? Les perquisitions... ils sont allés jusqu'à démonter les lits des enfants! Dans quel monde on vit?", s'est-il indigné. "On veut le mettre à terre, on veut l'humilier, parce que demander 200.000 euros de caution c'est une mesure qui généralement s'applique aux très grands délinquants pour qu'ils ne quittent pas le territoire national", a-t-il dénoncé. "Aujourd'hui, si on veut vraiment qu'il puisse se défendre (...) il faut qu'il rentre dans le jeu politique, il faut qu'il siège au Parlement français", a expliqué Jean-Pierre Grand. "En traitant Dominique de Villepin comme s'il était à la tête d'un réseau de trafiquants de drogue, les juges et les policiers portent atteinte à la démocratie", assure le député dans le JDD, estimant que Dominique de Villepin "n'a fait que son devoir de ministre en demandant, probablement, la vérification normale d'un fichier intimement lié à l'affaire des frégates de Taïwan et donc aux intérêts stratégiques de la France". "Nous sommes suffisamment nombreux comme députés à le soutenir pour que l'un d'entre nous fasse le geste politique fort de démissionner afin qu'il puisse siéger à l'Assemblée nationale. (...) Je suis prêt à lui proposer le mien si cela peut être utile à la défense de son honneur et de la démocratie", affirme-t-il, jugeant cette mise à l'écart "tellement grave et injuste". Mis en examen vendredi pour "complicité de dénonciation calomnieuse, complicité d'usage de faux, recel de vol et recel d'abus de confiance" et placé sous contrôle judiciaire, l'ancien Premier ministre sera de nouveau entendu par les juges d'instruction dans le courant du mois de septembre, a-t-on appris de sources judiciaires. AP
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