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PARIS - Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a noté vendredi qu'"une perquisition peut aussi servir à disculper" au lendemain de la perquisition au domicile de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin dans le cadre de l'affaire Clearstream. "Je n'ai aucune espèce de raison de penser" que Dominique de Villepin est impliqué dans cette affaire, a déclaré Jean-Louis Borloo sur RTL. En tant qu'"ancien avocat, avant de me laisser penser que quelqu'un est condamné ou coupable parce qu'il y a une perquisition, ou parce que la justice essaie d'y voir clair, je vous rappelle qu'une perquisition peut aussi éventuellement servir à disculper quelqu'un", a-t-il souligné. Cette perquisition intervenait après l'audition comme témoin assisté du général Philippe Rondot, qui a été interrogé sur des fichiers retrouvés au terme d'une expertise informatique de son ordinateur portable. Dans l'une de ces notes, le militaire écrit que Jean-Louis Gergorin, corbeau présumé de l'affaire, lui a confié, le 4 mai 2004, avoir reçu des instructions de Dominique de Villepin de rencontrer le juge Renaud van Ruymbeke. Dans une note ultérieure, Rondot écrit que, selon Imad Lahoud, alors informaticien à EADS, M. Gergorin aurait reçu instruction de Dominique de Villepin, elle-même formulée par le président Jacques Chirac, de "balancer Nicolas Sarkozy". AP ljg/ma
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