A quelques jours de la passation de pouvoir entre Chirac et Sarkozy, Dominique de Villepin confie dans Le Figaro qu'il s'apprête à "tourner une page" mais qu'il est prêt à en "écrire une autre". 
"Je n'ai aucun a priori, je ne ferme la porte à rien". Discret, un brin nostalgique mais "serein" et fier d'avoir "travaillé jusqu'au bout au service des Français", Dominique de Villepin évoque dans Le Figaro qui paraît mercredi ses deux ans à Matignon et ce qui l'attend, après la passation de pouvoir entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy le 16 mai prochain. "J'ai tenu (à Matignon) un journal qui parle de tout sauf de politique. Mais je souhaite publier avant les ouvrages sur Napoléon qui complètent les Cent Jours. Ecrire est fondamental pour moi. Cela fait partie de ma respiration quotidienne. Le miracle de Matignon, c'est de rester vivant. L'écriture m'y a aidé", explique-t-il. "Nous avons suivi un chemin différent" "Enviez-vous Nicolas Sarkozy ?", demande le journaliste du Figaro. "Je n'éprouve que de la reconnaissance et de la gratitude. J'avais une mission et je l'ai conduite jusqu'au bout. Nicolas Sarkozy s'est préparé depuis cinq ans au rendez-vous présidentiel. Nous avons chacun suivi un chemin différent", lance-t-il. Sa "très large victoire (lui) donne les coudées franches pour pouvoir imprimer sa marque et faire avancer les idées qu'il a défendues", analyse-t-il. Mais, insiste le Premier ministre, "plus la dynamique de rassemblement sera large" dans son futur gouvernement, "plus la capacité à mettre en oeuvre cette vision existera". C'est selon lui "l'occasion de faire bouger les lignes sur le plan politique". Auteur de plusieurs livres dont un ouvrage sur son héros, Napoléon Ier, Dominique de Villepin confie qu'il poursuivra ses écrits. Dans cette interview, le Premier ministre reste cependant évasif quant à son avenir. "Je tourne une page, je vais en écrire une autre. Fort des convictions qui sont les miennes, je continuerai mes combats, à ma place et là où je serai", dit-il, énigmatique. "Je n'ai encore fait aucun choix".
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