Membres du jury Paule Constant, Michel Déon, Michèle Gazier, Christine Jordis, Robert Kopp, Gilles Lapouge, Pierre Lepape.
Règlement. Le prix littéraire des Écrivains du Sud récompense un auteur à l’occasion de la publication d’une œuvre de langue française remarquable pour sa mise en valeur de la littérature, quels que soient le genre et la forme de cette œuvre : roman, poésies, théâtre, essai, dialogues, récit, BD, biographie, thèse, nouvelles, miscellanées, lettres, tableaux, documentaire, contes, soties, mémoires, chroniques, carnet, dictionnaire, souvenirs,…
Proclamation Le prix est proclamé au moment des Journées des Écrivains du Sud.
Dotation Le prix est doté par la ville d’Aix-en-Provence. Elle invite le lauréat à assister pendant une semaine aux manifestations culturelles organisées à Aix au moment du festival d’art lyrique.
Dominique de Villepin sera l'invité du Dauphine Discussion Débat leMardi 6 Mai 2008 à partir de 17H00. Les Débats sont accessibles à tous. Par mesure de sécurité, une pièce d'identité pourra être demandée à l'entrée de la salle.
Association Dauphine Discussion Débat
Université Paris Dauphine Place du Maréchal de Lattre de Tassigny 75775 Paris Cedex 16 L’entrée des visiteurs se fait par le2, boulevard Lannes.
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PARIS (AFP) — Les avocats des principaux mis en examen et parties civiles dans l'affaire Clearstream dénoncent l'orientation politique prise par l'enquête judiciaire, focalisée, selon eux, sur l'affrontement entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy.
Les juges, Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, ont clos, le 22 février, leur enquête sur cette affaire de dénonciation calomnieuse pour laquelle cinq personnes sont mises en examen et une trentaine d'autres sont parties civiles.
Les acteurs du dossier disposaient de trois mois pour demander des actes complémentaires aux magistrats. Ce délai expire lundi. La balle sera ensuite dans le camp du parquet qui prendra ses réquisitions avant que les juges ne se prononcent sur d'éventuels renvois en correctionnelle.
Des demandes d'actes ont déjà été formulées mais toutes ont été rejetées par les magistrats. Au moins deux avocats vont faire appel.
"L'instruction n'a pas recherché la manifestation de la vérité mais la pure et simple confirmation d'une thèse dont la validité, admise en tant que postulat de départ, ne fut jamais soumise au doute, ni remise en cause", ont dénoncé, dans un mémoire adressé lundi aux juges, les avocats de M. de Villepin, mis en examen dans ce dossier.
Mes Olivier d'Antin et Luc Brossollet leur reprochent d'avoir "emboîté le pas aux médias" en faisant leur "l'hypothèse d'un complot destiné à nuire à l'actuel président de la République". Ils ont cependant décidé de ne pas demander d'actes qui pourraient être "interprétés comme une tentative dilatoire d'échapper au débat judiciaire".
"L'instruction s'est focalisée sur l'affrontement Villepin-Sarkozy", déplore lui aussi Me Jean-Marc Fedida, avocat d'Alain Madelin, l'un des politiques dont le nom apparaissait sur les faux listings et qui s'est constitué partie civile.
"Depuis le premier jour, nous dénonçons une privatisation du dossier par la guerre entre Villepin et Sarkozy, toute autre victime n'ayant eu qu'à se retirer sur la pointe des pieds", remarque Me Jean-Pierre Mignard, avocat du journaliste Edwy Plenel, également cité par le "corbeau". Il a renoncé aussi à faire des demandes d'actes.
Me Michel Zaoui, avocat du journaliste Denis Robert, mis en examen, a suivi un raisonnement similaire: "Denis Robert a enquêté sur la chambre de compensation Clearstream mais il n'a absolument rien à voir avec le volet politique de l'affaire".
Le général Philipe Rondot, témoin assisté, ne formulera pas lui non plus de demande, selon son avocat, Me Eric Morain.
Si tous partagent la même analyse sur l'orientation politique de cette instruction, certains acteurs n'ont pas renoncé à obtenir de nouvelles investigations.
Me Paul-Albert Iweins, avocat de Jean-Louis Gergorin, qui a reconnu être le "corbeau", a formulé trois demandes d'actes, toutes rejetées.
L'une d'elles visait à obtenir une confrontation entre Yves Bertrand, ancien directeur des Renseignements généraux, et l'ex-commissaire Brigitte Henri pour éclairer le rôle éventuel des RG dans cette affaire.
Une autre demande, également formulées par l'avocat d'Imad Lahoud, considéré comme le falsificateur des listings, et par celui de Florian Bourges, autre mis en examen, concernait l'audition d'un consultant.
Ce dernier avait assuré aux policiers, selon Le Figaro, avoir communiqué à M. Gergorin un nom volontairement mal orthographié qu'il a retrouvé par la suite dans les listings, un élément susceptible de porter un nouvel éclairage sur leur falsification.
Dominique de Villepin dénonce une instruction à charge. L'avocat d'Imad Lahoud réclame l'audition de l'éditeur Guy Birenbaum.
Le dernier round de l'instruction judiciaire autour de l'affaire Clearstream se joue cette semaine. Après la clôture de l'enquête, en février dernier, les protagonistes du dossier ont jusqu'à vendredi pour réclamer aux juges de nouveaux actes «nécessaires à la manifestation de la vérité».
Dominique de Villepin, sous la plume de ses avocats Mes Olivier d'Antin et Luc Brossollet, vient d'adresser une «note aux fins de non-lieu» de 140 pages. S'opposant aux conclusions de l'enquête policière, y est souligné que «Dominique de Villepin n'a jamais donné à Jean-Louis Gergorin d'instruction de saisir un juge dans l'affaire Clearstream». Mais les critiques les plus notables visent les juges : «Tout dans l'instruction démontre qu'elle ne s'est poursuivie qu'à charge et contre un seul, Dominique de Villepin , écrivent-ils. L'information s'est focalisée sur une seule partie civile, Nicolas Sarkozy.»
L'actuel chef de l'État avait été le premier homme politique à se constituer partie civile, le 31 janvier 2006. Avaient suivi des dizaines d'autres, parmi lesquels l'ancien ministre Alain Madelin, dont l'avocat, Me Jean-Marc Fédida, a demandé que tous les mis en examen soient réentendus afin de répondre à cette question : comment le nom de Madelin est-il apparu dans les listings ? Selon lui, l'enquête n'a pas apporté de réponse. La dernière demande en date adressée aux juges s'appuie quant à elle sur l'une des énigmes complexes du dossier.
Un nouveau personnage
Il s'agit d'un témoignage délivré aux policiers en juin dernier. Un consultant du nom de Gérard Willing assurait avoir «retrouvé sur les listings une faute d'orthographe d'un nom qu'il avait donné à Jean-Louis Gergorin». Il affirmait avoir utilisé «une technique classique consistant à mal orthographier un nom pour le voir circuler après et en connaître l'origine». Me Olivier Pardo, avocat de l'informaticien Imad Lahoud, estime que ce témoignage pourrait remettre en cause les accusations portées à l'encontre de son client. Sa demande adressée hier aux juges d'Huy et Pons fait apparaître un nouveau personnage dans le feuilleton Clearstream… L'audition de l'éditeur Guy Birenbaum est en effet réclamée. Ce dernier aurait assisté en septembre dernier à un déjeuner avec Gérard Willing où le chiffre de «30 noms totalement inventés» aurait été évoqué.
S'interrogeant également sur le mystérieux témoignage de Gérard Willing, l'avocat de Jean-Louis Gergorin, Me Paul-Albert Iweins, avait déjà demandé une confrontation avec son client. Il s'est vu opposer une fin de non-recevoir par les juges.
Les avocats de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin ont demandé lundi à ce que leur client bénéficie d'un non-lieu, dans le cadre de l'affaire Cleastream où il est mis en examen. Ils critiquent l'orientation de l'instruction dans un mémoire.
"Une décision de non-lieu s'impose" dans le cadre de la mise en examen de Dominique de Villepin, affirment Maîtres Olivier d'Antin et Luc Brossollet, avocats de l'ancien Premier ministre. Ils ont publié ce lundi un mémoire de 140 pages, dans lequel ils arguent notamment de "l'inexistence de l'instruction" et de "la fragilité des témoignages que l'on peut opposer à M. de Villepin".
Les avocats précisent toutefois qu'ils ne demanderont pas d'actes d'instruction complémentaires qui, selon eux, pourraient être "interprétés comme une tentative dilatoire d'échapper au débat judiciaire".
L'ancien Premier ministre a été mis en examen le 27 juillet 2007, notamment pour "complicité de dénonciation calomnieuse", par les juges en charge de l'affaire Clearstream. La justice le soupçonne d'avoir incité Jean-Louis Gergorin (ex-vice-président d'EADS) à adresser anonymement à la justice de faux listings mettant notamment en cause Nicolas Sarkozy comme possesseur de comptes occultes chez Clearstream, une chambre de compensation financière luxembourgeoise.
Député UMP de l'Eure, l'ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin à Matignon se félicite d'un «profond changement de la démocratie sociale».
LE FIGARO. Quand un projet comme celui sur la modernisation du marché du travail arrive tout ficelé à l'Assemblée, après un accord syndicats-patronat avalisé par le gouvernement, quelle est votre marge de manœuvre ? Bruno LE MAIRE. Nous vivons aujourd'hui un profond changement de la démocratie sociale, dans laquelle c'est désormais l'accord entre partenaires sociaux qui précède la loi, et non plus la loi qui détermine ce que doivent faire les partenaires sociaux. Ce changement positif est le résultat de la loi de janvier 2007 voulue par Jacques Chirac et Dominique de Villepin, en réponse à la crise sociale que nous avions connue avec le contrat première embauche.
Comment éviter la frustration des parlementaires ? En fixant trois règles. La première, c'est l'impératif de concertation entre les partenaires sociaux et les parlementaires, qui devront être associés très en amont à leurs réflexions. La deuxième, c'est le renforcement de la représentativité des syndicats. Je me réjouis de la position commune qu'ils ont trouvée sur ce sujet, y compris la CGT. La troisième, c'est précisément le respect des règles. Si les syndicats n'arrivent pas à dégager un accord sur leur domaine de compétences, il est essentiel que le gouvernement et la majorité reprennent la main très rapidement pour ne pas ralentir le mouvement de réformes nécessaire.
Que devient le sacro-saint pouvoir d'amendement ? Je comprends très bien les réticences à entériner un accord sans pouvoir exercer son pouvoir d'amendement. Mais nous avons un choix à faire : soit nous estimons que la loi doit régler l'ensemble des relations du travail, et nous connaîtrons les mêmes difficultés que dans le passé. Soit nous faisons confiance aux partenaires sociaux pour dégager un accord, et nous entrerons dans la culture du compromis, qui sera bénéfique pour tous. Ce qu'il y a derrière ce changement, c'est un recentrage du travail législatif sur l'essentiel. La loi doit fixer un cadre, des principes généraux. Elle n'a pas à entrer dans le détail des accords entre les partenaires sociaux et les chefs d'entreprise.
Le gouvernement Fillon enchaîne les couacs. Après les OGM, le déremboursement des lunettes ou encore la carte SNCF familles nombreuses, le dernier cafouillage concerne les allocations familiales. Un nouveau mode de calcul changerait les sommes versées aux parents d’ados, ce qui représenterait une perte estimée à 600 euros par enfant. Cette mesure provoque la colère des associations familiales et d’une partie de la classe politique. À gauche comme à droite… Réaction du député villepiniste de l’Hérault, Jean-Pierre Grand.
VSD. Que vous inspire ce grand cafouillage au gouvernement ?
Jean-Pierre Grand. Aujourd’hui, on frise un peu l’amateurisme. Il faut que le gouvernement arrête d’agir de manière aussi désordonnée. Beaucoup d’annonces sont faites trop rapidement, sans réelle expertise. Ces cafouillages discréditent la majorité, surtout quand tous les ministres ne sont pas sur la même longueur d’ondes. Nicolas Sarkozy a choisi lui-même tous ses ministres, ce qui ne crée pas nécessairement une bonne entente. Du temps de Villepin, tout le monde s’entendait bien. Nous (les députés villepinistes, ndlr) voulons rétablir la sérénité.
VSD. Pourquoi autant de couacs ?
J.-P.G. Il y a trop de précipitation. Du coup, les textes ne sont pas forcément bien préparés et expertisés. Et pour les députés, ça va trop vite. À presque une mesure par jour, ils ne sont pas des surhommes, ils ne peuvent pas tout voir. Mais ils ne veulent pas non plus découvrir certaines mesures aux journaux de 20 heures.
VSD. Quelles solutions alors pour paraître plus cohérent ?
J.-P.G. Nous pensons que la majorité doit se rassembler. Bien sûr, la diversité peut s’exprimer, mais il faut arrêter d’avoir des réactions diverses et variées, surtout sur des débats pas forcément majeurs. Il faut aussi retrouver une méthode de travail globale, avec un meilleur travail technique sur les projets de loi et ne pas être dans la communication à tout prix. Je trouve savoureux que les députés villepinistes appellent les sarkozistes à la modération…
Voici la vidéo de l'hommage de france 2 et d'Esprits Libres à Aimé Césaire avec comme l'un des invités, Dominique de Villepin. Vous pouvez l'écouter à partir de la 40ème minute, suite à l'hommage rendu par Jacques Chirac.
L'ancien premier ministre Dominique de Villepin considère qu'Aimé Césaire, décédé jeudi, est "déjà au panthéon national" et qu'il ne faut pas "se déchirer" sur la question de son transfert au monument parisien du Panthéon. Dans une interview au Parisien-Aujourd'hui en France, l'ancien chef de gouvernement souligne que Césaire est "un homme profondément enraciné dans sa terre", la Martinique. "Je ne crois pas qu'il y ait lieu de se déchirer sur cette question (de son transfert au Panthéon, ndlr). Pour moi, il est déjà entré dans le panthéon national". Grand amoureux de la poésie, M. de Villepin, qui lui a consacré l'essai "Eloge des voleurs de feu", considère qu'il y a "quelque chose d'explosif, d'extrêmement fort dans la poésie" de Césaire. "André Breton disait que sa parole est belle comme l'oxygène naissant", commente l'ex-chef de gouvernement. "Il réussit à nous transformer, à nous bouleverser".
Depuis quelques mois, les rumeurs d'une possible nomination de Xavier Bertrand au poste de Premier Ministre à l'horizon 2009 vont bon train. Hervé Mariton, député UMP de la Drôme, était l'invité des GG vendredi 18 avril et, à cette occasion, il a manifesté sa désapprobation : « Je trouve que Fillon fait bien son boulot. J'ai parfois un peu de mal à comprendre Xavier Bertrand. J'ai trouvé que sur la réforme des régimes spéciaux, il aurait pu être un peu plus courageux. Je trouve que Xavier Bertrand est un homme tout en rondeur. Il y a des hommes plein de rondeurs comme Jean-Pierre Raffarin qui portent une vision et propose des choses, et pourtant ça n'était pas suffisant. J'ai aimé chez Dominique de Villepin davantage de vision encore. Chez Xavier Bertrand, je vois davantage les rondeurs que la vision. Vous me posez la question, je vous le dis ».
Les juges chargés de démêler l'affaire Clearstream, Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, n'entendent pas faciliter la vie de l'ancien premier ministre Dominique de Villepin, mis notamment en examen pour "complicité de dénonciation calomnieuse", qu'ils soupçonnent d'avoir cherché à utiliser à son profit politique la machination liée aux fichiers informatiques trafiqués. Dans une ordonnance rendue le 3 avril, ils s'opposent à une demande formulée par les avocats de M. de Villepin. Ces derniers, au nom de leur client, avaient souhaité que soient restitués à l'ex-rival politique de Nicolas Sarkozy trois ordinateurs saisis dans ses locaux professionnels.
Pour les magistrats, les ordinateurs étant "référencés MAE (ministère des affaires étrangères), saisis dans les bureaux mis à la disposition de M. de Villepin au centre de conférence internationale du ministère des affaires étrangères, il ressort des références figurant sur ces matériels que ceux-ci appartiennent au ministère des affaires étrangères". Dès lors, "M. de Villepin ne justifiant pas avoir droit sur ces objets, n'apparaît pas habilité à en solliciter la restitution".
L'enquête est officiellement clôturée depuis le 22 février. Les parties peuvent toutefois solliciter des actes. Jean-Louis Gergorin, suspecté d'avoir été le"cerveau" de la machination, souhaitait que soient confrontés l'ancien patron des RG Yves Bertrand et son ex-adjointe Brigitte Henri, au motif qu'ils semblaient connaître Imad Lahoud, cet informaticien soupçonné d'avoir trafiqué les listings informatiques où apparaissaient les noms de personnalités – dont Nicolas Sarkozy –, accusées à tort de posséder des comptes à l'étranger. Les juges ont refusé le 9 avril cette confrontation.
M. de Villepin a par ailleurs adressé mercredi 16 avril un nouveau courrier aux juges, dans lequel il estime que sa mise en cause est une "grande injustice". L'affaire Clearstream touche désormais à sa fin.
Mardi, le député Jacques Le Guen, proche de l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin, tempêtait: "Tous les jours, il y a quelque chose. Quand ce n'est pas la carte famille nombreuse, ce sont les lunettes. Ca suffit, ça manque de visibilité, de cohérence et de cohésion au gouvernement".
PARIS - Georges Tron, député UMP de l'Essonne, estime que la première année de Nicolas Sarkozy à la présidence "est une année de surprises et finalement de déception" et "crain(t) à court terme des déconvenues", dit-il dans un entretien publié dans l'édition de mercredi de "France-Soir".
"Je crains à court terme des déconvenues et je pense qu'il serait utile de rechercher des économies en revoyant par exemple les aides apportées aux grandes entreprises ou celles dispensées aux collectivités territoriales", déclare le député villepiniste.
"Je ne vois pas réellement des réformes d'ampleur nécessaires pour faire face à cette crise. Je reconnais bien volontiers à Nicolas Sarkozy sa volonté de réforme. Mais celles-ci généreront dans un premier temps plus de dépenses que d'économies", prédit-il.
Georges Tron critique également la façon dont sont traités les députés de la majorité. "Nous avons l'impression que nous ne sommes plus écoutés comme nous le devrions, et que l'Assemblée est transformée en chambre d'enregistrement", lance-t-il.
"Aujourd'hui, une grande partie de la majorité s'interroge et fait part de ses inquiétudes (mais) la moindre critique est le plus souvent interprétée comme une attaque personnelle, ou un manquement à une solidarité obligée", juge-t-il, alors que selon lui "la profusion des idées serait profitable à la majorité si aujourd'hui l'UMP cherchait réellement à l'organiser".
En deux jours, deux secrétaires d'Etat, un ministre, le chef de la majorité et le président de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale sont venus se recueillir au chevet d'une vieille dame de 87 ans, la carte famille nombreuse de la SNCF. Pour un résultat décevant : la cacophonie entre ces personnalités a été telle que personne ne semble en mesure de dire ce qu'il adviendra de la carte de réductions pour les voyages en train des familles.
Tout commence vendredi dernier quand le gouvernement annonce dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), qu'il n'assumerait plus le financement de la carte SNCF. Grâce à cette mesure, qui passe alors totalement inaperçue, l'Etat compte économiser 70 millions d'euros. Mais le gouvernement a déclenché une bombe à retardement.
C'est ce qu'il découvre lorsque associations familiales et syndicats viennent tout à tour s'élever contre la fin d'une institution (Voir notre article) et dénoncent, en pleine polémique sur le pouvoir d'achat des plus modestes, la perte d'un acquis social. L'opposition s'empare du sujet et, désordre supplémentaire, la SNCF déclare ne pas avoir été prévenue de la mesure et "ne rien avoir encore dans les cartons" tout en promettant de "se mettre au travail".
Chacun cherche donc à refermer la boite de Pandore. La première, la secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano, précise mercredi que le gouvernement "ne supprime pas la carte famille nombreuse", et demande officiellement à la SNCF de "proposer des produits commerciaux à destination des familles". Cela ne rassure personne et la polémique enfle. Jeudi matin, pour calmer les esprits, Jean-Louis Borloo promet donc qu'"en aucun cas les avantages des familles nombreuses ne seront réduits". Le ministre de l'Ecologie ajoute que "peu importe" celui qui finance la carte, car "il ne vous a pas échappé que la SNCF était possédée par l'Etat".
La carte va "certainement disparaître"
Peine perdue, jeudi midi, le secrétaire d'Etat aux Transports, admet que la carte famille nombreuse va "certainement disparaître". La déclaration relance l'inquiétude et la polémique même si Dominique Bussereau annonce en même temps avoir "demandé à la SNCF de trouver un instrument comparable mais qui soit plus juste socialement".
Patrick Ollier, président de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, vient donc jouer à son tour le pompier. Il assure jeudi que "les familles nombreuses n'ont pas à s'inquiéter", leur carte spécifique SNCF étant simplement remplacée par une "offre commerciale" aux "avantages identiques".
Tout ça pour un retour à la case départ? Enième épisode du feuilleton, Dominique Bussereau revient à la charge jeudi après-midi avec un communiqué qui n'éclaircit pas les choses, bien au contraire : "La carte sous sa forme actuelle va évoluer : ce que souhaite le gouvernement c'est que la SNCF mette au point une nouvelle formule plus juste économiquement et socialement, et que cela ne soit plus un effort financier de l'Etat". Alors, avantages identiques ou non? La majorité doit encore se mettre d'accord.
Dans la famille «agités du bocal», je demande le fan de requins. Rob Stewart, réalisateur et protagoniste des Seigneurs de la mer, souhaite réhabiliter l'image de ses squales préférés, malmenés par la culture populaire en général et «Les Dents de la mer» en particulier.
Ses images, tout simplement sublimes, donnent aux requins l'allure d'avions de chasse. Contraste saisissant avec la boucherie écoeurante lorsque ces animaux sont massacrés pour leurs ailerons.
Le spectateur oscille alors entre l'admiration et le dégoût face aux images de cet activiste, proche d'un Michael Moore, palmes en plus. Stewart fait aimer le grand blanc en le plongeant dans la grande bleue et rappelle ainsi que la planète est en danger.
Une évidence qui prend du poids dans ce film. Surtout si l'auteur ne termine pas dans le ventre de l'un de ses amis aux dents acérés.
Depuis l’enfance, Rob Stewart se passionne pour les requins. Il est devenu biologiste et photographe sous-marin afin de pouvoir nager avec eux, décrypter leurs mystères et déconstruire le mythe du requin mangeur d’hommes. Des dernières réserves du Costa-Rica jusqu’aux Îles Galàpagos en passant par le Guatemala, Stewart et l’équipage de l’activiste des mers, Paul Watson, tentent de mettre en échec les braconniers à la solde de mafias asiatiques soutenues par des gouvernements corrompus. Il y va de l’équilibre écologique de la planète... À la fois document militant et acte d’amour,entre scènes très violentes et d’autres d’une grande beauté, "Les Seigneurs de la mer" plaide pour l’urgente sauvegarde des requins.
DOMINIQUE DE VILLEPIN, ancien premier ministre français, diplomate et écrivain, désormais avocat d'affaires, a traversé la décennie en partant à toutes les conquêtes. Cherchant partout la hauteur, même dans l'échec.
Au terme de notre rencontre, dans une villa genevoise qui l'héberge au bord du lac, je demande à Dominique de Villepin de choisir le titre de cet article. «Qu'avez-vous fait de vos dix ans?» La réponse crépite dans l'instant: «Avions rêvé davantage, avons fait du mieux possible. C'est le message expédié par l'explorateur Charcot alors qu'il se trouve dans la tempête des pôles, à bord du Pourquoi-Pas?.»
Rêver, agir. Et viser le plus haut. Ainsi se résout l'équation de cet homme public si secret qu'il ne se décrit que par contradictions. Même ses amis s'y perdent. «Il ne cache rien de ses projets et dissimule tout de ce qu'il est», dit la productrice Danièle Thompson, une de ses proches. Dominique de Villepin prétend, lui, que cette pudeur permet de «poursuivre l'interrogation». C'est la garantie de conserver «une part de soi-même toujours en mouvement».
Cette part, il l'a cultivée en écrivant, en lisant: une «ascèse quotidienne, quelles que soient les difficultés». Celan, Kertész, Baudelaire, García Lorca, Hikmet, Borges, les poètes qui remplissent son nouveau livre* n'ont cessé de lui faire escorte, alors que sa trajectoire politique est une cavalcade. Diplomate de formation, il a été le conseiller de Jacques Chirac dès 1995, puis le ministre des Affaires étrangères qui mena la bataille de la paix avant la guerre d'Irak. Son discours aux Nations unies, en février 2003, dressé contre l'irréparable, fut un moment d'éloquence politique rare.
«Je n'ai pas d'ambition pour moi-même»
Mais l'épopée a été perdue. Et alors? Il est des défaites glorieuses, la postérité les honore mieux que le présent. «Certains ont soutenu que c'était une vision munichoise. Il ne faut pas faire de contresens avec l'histoire. Il y a plus de courage aujourd'hui à avancer sur le chemin de la paix qu'à emprunter le raccourci de la guerre.»
La France retrouve à cette occasion la fierté d'être admirée, ou contestée, mais entendue et respectée. La hauteur élégante de son ministre, le panache de son verbe, le lyrisme de sa vision le cœur de ses compatriotes et de nouvelles perspectives. Il passe donc à l'Intérieur, ministère régalien de l'ordre, qui assied une stature nationale. Mais qui est aussi le repaire des informations secrètes, assurant à leur détenteur un pouvoir redouté de tous.
En sorte que l'image de l'homme se brouille. Est-il l'impétueux idéaliste, brûlant d'ardeur, qui toujours l'emporte par le verbe? Ou l'intendant des manœuvres obliques, haï du microcosme, dont la grandiloquence masque les calculs? «Je n'ai jamais eu d'ambition pour moi-même», plaide-t-il, mais sa réputation de champion des coups tordus ne le quitte plus.
Et pourtant, l'ascension continue. Il est nommé à Matignon par Jacques Chirac, en 2005, premier ministre à deux ans de l'échéance présidentielle. C'est la rampe de lancement décisive, en barrage au prétendant déjà armé, Nicolas Sarkozy, qui devient le numéro deux du gouvernement.
L'histoire de ces deux ans est aussi l'histoire de ces deux hommes. Rien ne les rapproche, ni les milieux, ni la culture, ni la pâte humaine. Le moment de leur rivalité les fait fauves l'un pour l'autre, le théâtre de leur haine alimente une longue chronique. «Je n'ai pas vécu cette période ainsi, nuance Dominique de Villepin. Nos discussions ont été incessantes, mais respectueuses. L'essentiel, c'est ce qu'on peut tirer d'un affrontement politique. S'il se situe dans l'orbite des personnes, il est stérile. Cela n'a pas été le cas été hormis dans l'instrumentalisation de l'affaire Clearstream. Avec le recul, notre différence a été un atout. Quand un gouvernement devient monocolore, la vie politique s'affadit.»
«Personne ne peut vous enlever l'honneur»
La sienne ne l'aura pas été. Très vite, Dominique de Villepin affronte le tumulte: la crise des banlieues, puis celle, fatale, du contrat première embauche, le CPE, qui jette dans la rue des millions de jeunes et assassine sa popularité. La place est libre pour l'autre.
Qu'a-t-il perdu, gagné dans cette aventure? Avant l'élection présidentielle, un député l'avait prévenu: «Vous verrez, ils ne vous laisseront rien. Pas la moindre parcelle. Même pas la satisfaction d'avoir bien gouverné la France. Rien. Ils ne vous laisseront que le déshonneur.» Dominique de Villepin mesure cette ingratitude mais prétend n'en être pas touché. Comme toujours, il s'échappe par le haut et fait le départ entre l'instant, qui ne retient que les vainqueurs «selon le jeu des apparences», et l'histoire qui, elle, «corrige et remet les choses à leur place».
Au milieu, il y a la vie politique et médiatique, qui «vous essore jusqu'à la dernière goutte de sang». Cette cruauté l'a endurci. Mais s'il concède des erreurs tactiques, il en fait une lecture positive. Premier ministre, il avait deux options: «Soit je préservais une ambition pour moi-même et il me fallait ne rien faire, ce qui est souvent en France la garantie d'une carrière brillante. Soit j'allais au bout de promesses qui n'avaient pas été assez tenues. Le chômage a baissé de 20% pendant mon gouvernement. Et j'ai voulu remettre en marche le politique en France. Lorsque je suis arrivé, personne ne donnait une chance à ma famille politique d'emporter l'élection présidentielle, pas même à Nicolas Sarkozy. Le fait de partir à la bataille sans ménager mon enthousiasme a fait qu'une dynamique s'est enclenchée. Voilà ce que doit être la politique: avancer, constamment.»
Pour l'honneur, c'est autre chose. «Personne ne peut vous enlever l'honneur, on le porte en soi. L'honneur d'un homme est de se battre avec ses convictions, souvent à mains nues.»
Il est aujourd'hui conférencier, écrivain, avocat de groupes multinationux. Exil forcé, exil heureux, assure-t-il, car il féconde le retour. Sera-t-il plus glorieux que celui de Napoléon, objet d'un livre au titre prophétique**, qu'il dévisage avec une empathie proche de l'identification? «Il y a de la démesure et de l'excès dans son parcours. Mais nous sommes dans un temps de démesure et d'excès.»
La politique ne l'a donc pas dégrisé, elle lui reviendra, aussi vrai que la rivière retourne à la mer. A l'océan, plutôt, car son destin tutoie désormais le monde. Un monde où les identités triomphent a besoin d'être repensé, doté de nouvelles gouvernances, où le Sud doit prendre sa place. «L'époque a besoin d'engagement», assure-t-il. Sa personnalité superlative, il en est persuadé, y convient.
Le voilà qui retrouve le champ de vision large. Le passé n'est jamais une nostalgie, une erreur parfois, une leçon toujours. «La vie, c'est avancer sans relâche car lorsqu'on s'arrête, on meurt, on cesse d'apporter du nouveau.»
«Avons fait du mieux possible», oui. Et maintenant tout est devant. Adonis, le poète syrien déraciné, l'avait écrit ainsi: «Je porte mon abîme et je marche».
* «Hôtel de l'insomnie», Ed. Plon. ** «Le soleil noir de la puissance», Ed. Perrin.
1953 Né Dominique Marie François René Galouzeau de Villepin au Maroc, enfance au Venezuela.
Années 1970 et 1980 Ecole nationale d'administration (ENA) puis entrée en diplomatie: affaires africaines et malgaches au Quai d'Orsay, ambassades de France à Washington et à New Delhi.
1992 Responsable du dossier africain au Ministère des affaires étrangères.
1993 Directeur de cabinet d'Alain Juppé, au Ministère des affaires étrangères.
1995 Il devient secrétaire général de l'Elysée auprès de Jacques Chirac.
2002 Ministre des Affaires étrangères du gouvernement Raffarin.
2004 Ministre de l'Intérieur du même gouvernement.
– Que vous souhaitez-vous pour les dix prochaines années?
– D'être juste. Par rapport à ma propre vie. Et de porter mes convictions le plus loin possible. Avec le temps, on est encore plus soucieux de ses idéaux, de sa vie intérieure. Cela demande beaucoup de travail pour aller au bout d'un certain nombre d'intuitions. Je veux mener ces combats sans trahir la passion qui est la mienne. Plus on avance, plus les rêves d'enfant sont présents. Et je veux être à la hauteur de leur exigence. Ce qui m'importe, c'est la cohérence du parcours.
– Où vous imaginez-vous dans dix ans?
– N'importe où, je n'ai jamais eu de plan de carrière. Je n'ai aucun goût du pouvoir pour le pouvoir. Il m'intéresse de participer à des aventures.
– Et qu'aurez-vous gagné?
– De la sérénité, je l'espère. Il y deux figures que j'ai toujours admirées, le Mahatma Gandhi et Nelson Mandela, pour leur capacité à se dépouiller des passions inutiles. Il faut grandir dans sa vie en même temps que dans la vie.
– Et qu'aurez-vous perdu?
– La part de superflu qui vous encombre et qui, en vieillissant, vous enlaidit.
– Qu'est-ce qui vous effraie?
– J'ai toujours mis au centre le combat contre la peur. Je m'efforce de me lever en ayant dissipé les peurs, ce qui veut dire s'exposer toujours davantage. La meilleure façon de lutter contre la peur et de se situer à la pointe la plus avancée de son risque. Se renouveler, se métamorphoser.
– Ces dix prochaines années, en quoi l'humanité aura-t-elle progressé?
– Il y a beaucoup d'appétit dans la jeunesse du monde. Et moins de barrières entre ces différentes jeunesses, moins d'idées reçues, moins de préjugés, moins de haine. Si nous savons faire confiance, nous allons peut-être construire un monde où les barrières s'effaceront.
– Dans dix ans, le temps vous aura donné raison. A quel sujet?
– Je ne souhaite pas avoir raison pour moi. Ce qui m'importe, c'est de contribuer à plus de compréhension, de dialogue. Je suis prêt à avoir tort si des gens qui ne se parlaient pas se parlent, si des gens qui vivaient en guerre vivent en paix.
Dominique de Villepin intime ? Presque… L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac s’est entretenu avec le réalisateur Serge Moati, dans la cuisine et le salon de ce dernier, qui reçoit des personnalités chez lui pour l’émission « De vous à moi » qu’il anime sur Vivolta, la chaîne dirigée par Philippe Gildas. Il faudra attendre le mois de mai pour voir le flamboyant politique évoquer, les larmes aux yeux, la mort de son frère Eric vaincu à l’âge de 17 ans par la maladie. Un étonnant moment de sincérité et d’émotion. Au cours de cette interview où Moati fait plein de grands gestes avec les bras dans son canapé, de Villepin parle aussi de sa confiance à propos de l’affaire Clearstream où il clame plus que jamais son innocence. Il revient également sur son amour de la poésie, avec le lyrisme ampoulé qu’on lui connaît, évoque sa femme et ses enfants, et imagine les circonstances de sa mort.
Pour voir ou revoir l'entrevue de Dominique de Villepin d'avec Laurence Ferrari sur le plateau de Dimanche+, je vous invite à cliquez sur le lien suivant:
Le retour de la France dans l'Otan ne correspond pas aux intérêts de notre pays», a déclaré dimanche Dominique de Villepin.
L'ancien premier ministre s'oppose encore une fois au chef de l'Etat.
L'occasion était trop belle pour Dominique de Villepin. L'homme du non à la guerre en Irak est monté en première ligne dimanche pour défendre la «singularité» de la France. Interrogé dimanche sur Canal +, l'ancien premier ministre a fait entendre sa différence gaulliste quelques jours après la décision de Nicolas Sarkozy d'envoyer des soldats supplémentaires en Afghanistan. «Nous ne sommes plus dans la logique du 11 Septembre. On voit l'échec en Afghanistan et en Irak», a-t-il souligné, déplorant l'absence de «stratégie politique». Selon lui, «le risque d'enlisement est extrêmement important». L'ex-ministre des Affaires étrangères a fait cette mise en garde : «Ne nous engageons pas dans des aventures militaires qui sont dépourvues de véritables stratégies globales.»
Mais Dominique de Villepin n'a pas limité sa critique à l'envoi de nouvelles troupes en Afghanistan, il a aussi dénoncé le retour de la France dans l'Otan envisagé par le chef de l'État. Un véritable procès de l'atlantisme de Nicolas Sarkozy. «Non seulement le retour de la France dans l'Otan ne correspond pas aux intérêts de notre pays, mais je crois aussi que c'est dangereux», a-t-il lancé. «Nous perdrions des marges de manœuvre, des marges d'indépendance» et «une possibilité d'agir seul, sans être embrigadé dans un ensemble», a-t-il répondu en rappelant que l'Otan est une «organisation sous domination américaine».
«Un président élu» pour l'UMP
Implacable sur la politique étrangère du chef de l'État, il n'a pas ménagé sa critique sur le front intérieur. La politique de réduction des dépenses publiques ? «Le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, c'est 500 millions d'économies, on est très loin de ce qu'il faut faire». Le remaniement de l'UMP ? «J'aurais préféré un électrochoc» pour tirer les leçons de la défaite des municipales. «L'UMP n'existe pas suffisamment depuis qu'il n'y a pas à sa tête de président élu par l'ensemble des militants», a-t-il regretté, avant de se dire favorable à l'organisation de courants à l'intérieur du parti. Villepin prépare-t-il la création d'un courant ? Il n'écarte plus pour le moment l'idée de se présenter à une élection. Ce ne sera pas à Paris. Mais on pourrait bientôt entendre parler d'une candidature Villepin. Pourquoi pas aux élections européennes en 2009 ?
L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a plaidé dimanche en faveur d'un président de l'UMP "élu par l'ensemble des militants".
"J'aurais préféré pour ma part un électrochoc", a-t-il déclaré au sujet de la réorganisation récente de la direction de l'UMP. Il fallait selon lui "tirer les leçons d'une UMP qui n'existe pas suffisamment", et ce "parce qu'il n'y a pas à sa tête un président élu par l'ensemble des militants".
"Est-ce qu'il faut d'autres échecs (électoraux, NDLR) pour en tirer les leçons? J'aimerais qu'on tire les leçons un peu plus rapidement", a souhaité M. de Villepin.
Il a plaidé pour "de l'indépendance, de l'imagination, de la vitalité" au sien de l'UMP. "Les courants sont sans doute la meilleure réponse dans un parti qui se veut démocratique, ouvert et moderne".
Interrogé dimanche sur Canal+, Dominique de Villepin a estimé que le risque d'enlisement en Afghanistan est "extrêmement important". "Je crois que les troupes peuvent être une solution ponctuelle pour éliminer des réseaux à un moment donné, mais dans la durée, il faut une stratégie politique. Cette stratégie politique manque cruellement en Afghanistan", a-t-il déclaré. "Je crois que toute intervention militaire qui n'est pas véritablement accompagnée d'une stratégie de reconstruction et d'une stratégie politique suscite le rejet", a-t-il insisté.
Il serait "dangereux" pour la France de réintégrer le commandement intégré de l'Otan, car elle y perdrait des "marges d'indépendance", a estimé dimanche Dominique de Villepin. "Je crois que non seulement le retour de la France dans l'Otan n'est pas utile, ne correspond pas aux intérêts de la France, mais je crois aussi que c'est dangereux", a déclaré l'ancien Premier ministre sur Canal+. "C'est prendre le risque d'être réduits à la famille occidentale, d'être perçus justement dans cette logique de confrontation que nous avons voulu éviter à travers notre engagement contre la guerre en Irak", a-t-il souligné. "Ma conviction, c'est que nous perdrions des marges de manoeuvre, des marges d'indépendance. Nous perdrions ce qui fait la singularité française en matière diplomatique, c'est la possibilité de travailler avec l'ensemble de nos alliés, y compris à travers l'Otan", a-t-il expliqué.
L'ancien Premier ministre français a fait connaître son opposition sur le retour de la France dans l'Otan. " Le retour de la France dans la structure intégrée de l'Otan banalisera diplomatie française au détriment de l'indépendance dont la France jouit sur la scène internationale" a affirmé, hier, dans un entretien sur l'Europe 1, l'ancien Premier ministre français, Dominique de Villepin. En 1966, sous la présidence du Général De Gaulle, la France s'est retirée de la structure militaire de l'Otan, dominée par les Etats-Unis. A noter qu'au sommet de l'Otan, à Bucarest, le Président français, Nicolas Sarkozy a annoncé un éventuel retour de la France au sein de cette structure en 2009.
Voici l'introduction au débat, énoncée par Emmanuel GAY:
Amis de la poésie et de la littérature, bonsoir ! Bonsoir, monsieur le Premier Ministre ! Bonsoir à tous et bienvenue à ce nouveau débat des Mardis de l’ESSEC, organisé avec le concours du cabinet d’audit et de conseil Mazars, de Gaz de France et de l’hebdomadaire Le Point.
L’homme que nous recevons ce soir est le Rimbaud de la politique, le Mozart de la rhétorique, l’Apollon des temps modernes. Bref, Dominique Galouzeau de Villepin est un oiseau rare. Tout d’abord par son nom : Galouzeau. De Gal, le coq et d’Ouzeau, l’oiseau. Un patronyme très français et vous l’aurez compris, un sacré nom d’oiseau.
Peut-on évoquer Dominique de Villepin sans toucher mot de cette silhouette altière, de cette allure raffinée, de cette grandeur sereine ? En somme, de cette incarnation du style en politique. Comment, mesdemoiselles, rester indifférentes devant ce corps sculpté par les Dieux, devant ce visage lumineux, devant ce teint toujours halé -quoique suspect -et surtout devant cette mèche romantique qui a fait son succès ?
Alors pour le bonheur de ces dames - et au grand dam de ces messieurs - il vous arrive de dévoiler vos charmes. Comme à la Baule, le 4 septembre 2005, où vous ne résistez pas à l’appel de la mer et plongez « discrètement » dans l’onde. Vous serez « surpris » par le flot médiatique, luisant au sortir du bain, telle une Ursula Andress au masculin. La baignade fera des vagues et en agacera certains...
Mais le séducteur a plus d’une corde à sa harpe. Galouzeau le poète manie la langue avec habileté. Rimes embrassées, enjambements et rejets n’ont pour lui aucun secret. Galouzeau le héraut sait aussi faire vibrer les foules : l’emphase, le lyrisme et les propos enflammés lui sont coutumiers. Qui saurait vous résister ?
Car sans mentir, Monsieur de Villepin, il faut bien dire que votre ramage se rapporte à votre plumage. Mais serez-vous le phénix politique de ces prochains mois ? Et si raffiné qu’il soit, le poète cède parfois à des accès plus discourtois. Comme quand vous prétendiez (je vous cite) : « Baiser les balladuriens avec du gravier ». Amis de la poésie, rebonsoir !
Après cet épisode, vous devenez en 1995 Secrétaire Général de l’Elysée. Visionnaire, lucide et inspiré, vous suggérez à Jacques Chirac de dissoudre l’Assemblée. Un rien rancunière, Bernadette vous surnommera « Néron ».
Mais vous retrouverez bientôt des auspices plus cléments dans les affaires internationales que vous chérissez tant : un certain 14 février 2003 et ce discours devenu célèbre devant l’Assemblée Générale de l’ONU. Fait rarissime, cette Assemblée vous applaudira. Aucune raison de la dissoudre donc !
Nommé Premier Ministre en mai 2005, vous lancez la très napoléonienne campagne des « Cent Jours ». Clin d’œil de l’Histoire ou éternel retour ? Car après les Cents Jours, Napoléon s’en souvient : Waterloo n’est plus très loin.
Votre « anus horribilis » commencera à l’Automne 2005. Les banlieues s’embrasent d’abord en octobre, puis au printemps suivant, les étudiants prétextent du CPE pour faire front. Enfin, comble du sort, Clearstream émerge à nouveau dans l’opinion. Dès lors, il n’est plus question de poésie, ni de Rondeaux… Mais bien d’un mystérieux corbeau. Innocent ou non, vous y laisserez des plumes. Une nouvelle fois, la morale politique est la même : « Matignon : morne plaine » !
De votre épopée ministérielle, on retiendra tout particulièrement ces joutes oratoires passionnées tenues sur la scène de l’Assemblée. Monsieur le Premier Ministre, personne n’oserait vous soupçonner d’une quelconque « facilité », et je dirais même, en vous regardant, d’une quelconque « lâcheté » ; si ce n’est, comme François Hollande vous le fera remarquer, celle de n’avoir encore jamais affronté le Suffrage Universel…
Puis, le fougueux Dominique, en mal de conquête, songera un temps à 2007. Pour vous donner du cœur à l’ouvrage, vous entonnez cette rengaine : « La France a envie qu'on la prenne, ça la démange ». Mais comme dirait Laurent Fabius, les élections ne sont pas un concours de beauté ! L’étalon de la République voulait étreindre Marianne mais elle lui a tourné les talons. Pour filer la métaphore poétique, vous êtes l’Albatros de Baudelaire en politique : « ses ailes de géant l’empêchent de marcher ».
Puisqu’il y a une vie après la politique, il fallait donc envisager une reconversion. Après quelques embarras, le poète s’est fait maître : il est en effet devenu avocat. Or selon Victor Hugo, le meilleur talent de l’orateur lui vient de la foule ou de l’Assemblée. M. de Villepin, saurez vous à la barre de cet art user ? Il appartient au Tribunal de l’Histoire de juger les grands hommes, et à la postérité de les recommander. Nous n’aurons pas ce soir une telle fierté, mais aussi nous voulons soulever cette question : « Au grand Dom, la patrie reconnaissante, point d’interrogation ? »
A Sarah et Thomas, je veux désormais transmettre le flambeau, car s’ils ne sont ni avocats ni bourreaux, être maîtres du débat reste leur fardeau.
L'ancien premier ministre Dominique de Villepin s'est prononcé aujourd'hui contre le retour "plein et entier de la France dans l'Otan" qui "banaliserait notre diplomatie".
"Nous avons besoin d'expression forte et indépendante sur la scène internationale", a-t-il déclaré sur Europe 1. "Le retour plein et entier de la France dans l'Otan banaliserait notre diplomatie et créerait un certain nombre d'amalgames qui ne me paraissent pas souhaitables", a dit M. de Villepin.
"La France a une position d'indépendance sur l'échiquier international et c'est pour cela qu'elle est respectée, c'est pour cela qu'elle est entendue", a-t-il fait valoir. "Nous avons besoin d'expression forte et indépendante sur la scène internationale. La France est médiatrice entre l'Est et l'Ouest, médiatrice entre le Nord et le Sud, donc défendons cette voix originale", a poursuivi M. de Villepin.
PARIS (AFP) - Les faux souvenirs induits, la vente multi-niveaux, certaines techniques de coaching en entreprise et le datura font partie de la moisson de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) dans son rapport 2007 publié jeudi.
Il s'agit du 5ème rapport annuel de la Miviludes, au coeur d'une polémique le mois dernier, après les propos de la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon, estimant qu'outre ce travail annuel, "la Miviludes ne fait rien".
Le rapport fait également le point sur les techniques de lobbying des sectes auprès des organismes internationaux, à partir de l'exemple de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), et sur le phénomène du satanisme qui concernerait de près ou de loin environ 25.000 personnes en France, dont 80% de moins de 21 ans.
Il pointe aussi le néo-chamanisme et l'usage d'une substance, le datura, plante courante aux fleurs très parfumées et réputée toxique, qui tend à remplacer l'iboga, inscrit au tableau des stupéfiants.
"Les sectes évoluent mais elles sont toujours là", estime Jean-Michel Roulet, président de la Miviludes qui souligne qu'à partir de 2000 elles se sont "engouffrées" dans le domaine de l'accomplissement de soi, les unes dans l'humanitaire, les autres dans les techniques de "recherche de son moi profond".
Le travail sur la mémoire est une des bases de la psychanalyse, en revanche "le +faux souvenir induit+ résulte de techniques d'autosuggestion ou d'une influence indue qu'exercent certains thérapeutes". Ceux-ci "manipulent" le patient en l'amenant à se rappeler des abus -souvent à caractère sexuel- subis dans la petite enfance qui constituent le "syndrome du faux souvenir induit", dévastateur pour le patient lui-même et pour sa famille.
Le phénomène est apparu aux Etats-Unis dans la seconde moitié du XXème siècle et "se développe de manière inquiétante en France".
C'est aussi au nom de la "sujétion de l'individu" que la Miviludes s'est intéressée à la vente multi-niveaux, qui consiste à vendre des produits ou services, le plus souvent liés au bien-être, et à convaincre les acheteurs de devenir vendeurs à leur tour. Ils n'ont pas de contrat de travail, sont rémunérés au pourcentage, et les plus convaincus finissent par quitter leur travail et ne plus fréquenter que les membres du réseau.
Autre risque d'embrigadement avec l'application au coaching en entreprise de la théorie des "constellations systémiques", inventée par l'américaine Virginia Safir à partir de l'observation des tribus en pays zoulou: le groupe -en l'occurence l'entreprise- fonctionne comme un corps biologique où chacun a un rôle précis. Une des dérives est de considérer que chacun fait partie du groupe et que c'est au groupe de tout décider pour lui.
Le rapport 2007 consacre un chapitre à la "stratégie d'influence de la mouvance sectaire à l'international", notamment auprès de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) et particulièrement d'un de ses organismes, le BIDDH (Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme). Plusieurs mouvements -la Miviludes cite la Scientologie, les raéliens et les Témoins de Jéhovah- viennent y dénoncer la lutte contre les dérives sectaires au nom des atteintes à la liberté religieuse. Toutes les interventions étant publiées, elles ont de ce fait une diffusion et une respectabilité assurées.
Une autre technique est de mettre en cause les acteurs de la lutte contre les dérives sectaires, en visant les personnes elles-mêmes ou en mettant en cause le bien-fondé des subventions dont elles bénéficient.
Ce rapport a été remis mercredi au Premier ministre, dont dépend la Miviludes.
Merci à Guillaume du groupe Facebook "Ensemble soutenons Dominique de Villepin" pour cette petite vidéo forte sympathique d'une rencontre avec des jeunes à Sciences-Po Aix....
L’ancien chef du gouvernement français évoque l’actualité et son avenir personnel.
Premier ministre de Jacques Chirac, «serviteur de l’Etat», diplomate, Dominique de Villepin entretient des rapports cordiaux avec la Suisse qu’il a accompagnée sur les fonts baptismaux de l’ONU. Interview à l’occasion de son passage à Genève. Interview.
- L’inquiétude grandit autour d’Ingrid Betancourt. En juillet 2003, l’opération de récupération que vous aviez lancée a échoué. Quelle analyse faites-vous de la situation actuelle? - Les FARC ne ressemblent à aucune autre guérilla. Au fil des années, nous avons dans la plus grande discrétion envoyé des dizaines de missions en Colombie et dans la jungle pour nouer un dialogue. Aucune de ces tentatives n’a pu aboutir. A l’époque, j’ai travaillé avec Micheline Calmy-Rey: la Suisse n’a jamais cessé d’apporter son soutien. Aujourd’hui tout est plus médiatique. En Colombie, la situation a évolué, et c’est une chance que de pouvoir bénéficier de la mobilisation du président Uribe, comme de celle d’acteurs régionaux - le président vénézuélien Chavez ou Cristina Kirchner, la présidente de l’Argentine. Le président colombien se dit prêt à effectuer des libérations. Encore faut-il que les FARC répondent. En 2003, nous avons monté une opération de sauvetage d’Ingrid Betancourt. C’est la famille, informée par le président Uribe, qui nous l’avait demandé - ce qui n’a pas été assez rappelé dans la polémique qui s’est ensuite nouée. Il fallait réagir rapidement. Nous avons dans les conditions les plus discrètes envoyé un avion, non sans hésiter sur le lieu d’atterrissage. On a évoqué les Antilles et la Guyane. Les services de renseignements ont finalement préféré le Brésil car il semblait y avoir urgence humanitaire. Puis l’affaire a été révélée, ce qui a provoqué une polémique regrettable. Il n’y avait dans notre démarche qu’une préoccupation humanitaire. La mobilisation doit maintenant se poursuivre. Il faut avec le plus grand pragmatisme faire appel à toutes les bonnes volontés, en évitant de froisser les susceptibilités. La situation exige à la fois pragmatisme, solidarité, et action collective.