L'ancien Premier Ministre Dominique de Villepin sera l'invité des Mardis de l'ESSEC, le jeudi 3 avril à 20h. La rencontre aura lieu dans le Grand Amphi de l'ESSEC, à Cergy.
Une association pionnière
Les Mardis de l'ESSEC est une association loi 1901 dont les membres sont des étudiants de l'ESSEC. Crées en 1961, alors que l'ESSEC était encore située dans ses locaux historiques de Paris, les Mardis de l'ESSEC sont la première association étudiante française à lancer une tribune.
Que font les Mardis de l’ESSEC ? Des débats
C'est la programmation quasi-systématique des débats le mardi soir qui a tout naturellement donné son nom à l'association. C'est l'ambition de créer l'échange entre des personnalités de la vie publique française et des étudiants qui a motivé la création de l'association, et est demeurée son activité principale. Soucieuse de donner plusieurs perspectives de l'actualité à son public, l'association invite des personnalités du monde politique, économique et culturel.
Si ces débats ont pu changer de forme au cours des années, avec, notamment, la réalisation de toutes les interviews par des étudiants depuis 2002, les principes clés ont traversé les saisons : impertinence, franchise, échange, ouverture. A cette tribune, pas de langue de bois, mais un dialogue franc et construit.
Depuis son installation à Cergy en 1973, suivant le déménagement de l'ESSEC, l'association s'est aussi plus ouverte à un public extérieur à l'ESSEC, puisque, aujourd'hui, de nombreux étudiants et habitants de la région parisienne sont devenus des inconditionnels de ces séances du mardi soir.
L'association et ses invités
Comment l'association choisit-elle ses invités ? Ils sont choisis, soit parce qu’ils font l’actualité du moment, soit parce qu’ils ont vis-à-vis de cette dernière un certain recul, ou bien qu’ils lui portent un regard original. Il s'agit de donner la possibilité au public d'entendre de vive voix une personne influant sur la vie politique, économique ou culturelle. L'association s'efforce de donner la parole à des personnalités de tous les bords politiques et à tous les "partenaires sociaux".
Il arrive souvent que certaines personnes soient invitées plusieurs fois, notamment des hommes politiques.
Au fil du temps, des anecdotes ont révélé à quel point certains invités avaient apprécié de parler devant ce jeune public souvent audacieux. Des anecdotes tantôt drôles, tantôt brûlantes.
L'association et la communication
Il existe un double axe de communication pour les Mardis de l'ESSEC : vers les étudiants du Groupe ESSEC et vers le public extérieur au Groupe.
Chaque débat est ainsi annoncé par des affiches, des fiches distribuées à tous les ESSECs, et est relayé ensuite par des comptes-rendus paraissant dans notre partenaire Le Point, ainsi que par diverses publications assurées par les journalistes présents aux débats : Le Monde, Le Canard Enchaîné, Le Figaro font ainsi référence aux Mardis de l'ESSEC. Les débats furent ainsi, au milieu des années 1990, retransmis à la télévision sur la chaîne Public Sénat.
L'association et ses partenaires
Depuis 1961, les Mardis de l'ESSEC ont été soutenus par diverses entreprises. Gaz de France, Le Point ainsi que le cabinet d'audit et de conseil Mazars sont les partenaires de l'association.
Chaque interview est préparée et menée par 2 étudiants membres de l’association, et dure une cinquantaine de minutes dans le Grand Amphi de l’ESSEC. L’accent est mis sur la diversité des thèmes abordés.
Franchise, échange, ouverture sont les maîtres mots de ces débats.
Assister à un débat
Les débats ont lieu dans le Grand Amphi de l'ESSEC, d'une capacité de 500 places, à Cergy-Pontoise en banlieue parisienne. Ils sont gratuits et ouverts à tous.
La soirée débute vers 20h et s'achève par un buffet vers 22h.
Chaque soirée se décompose en 4 temps forts
- une courte présentation de l'invité par un membre de l'association, sur un ton traditionnellement impertinent - une interview de l'invité menée par deux étudiants de l'association - une séance de questions-réponses avec la salle - un buffet
Après une introduction incisive qui revient sur la carrière et les prises de position de l'invité, s'engage le débat proprement dit. L'invité a bien sûr un droit de réponse sur cette introduction.
L'objectif de l'interview est de connaître les perspectives et les propositions de l'invité sur des questions d'actualité, mais aussi de partager ses expériences. Les interviewers, membres de l'association, abordent des problématiques plus ou moins techniques, en s'efforçant toujours de les rendre compréhensibles au public.
Dans une atmosphère conviviale, propice au franc-parler, le public peut ensuite adresser directement ses questions à l'invité. En effet, le public assiste au débat pour faire connaissance avec l'invité, pour enrichir sa vision de l'actualité, découvrir une entreprise et son secteur d'activité.
A la fin du débat, le public et l'invité peuvent dialoguer de manière plus informelle lors d'un buffet-cocktail servi par les membres de l'association.
Chaque débat est filmé, photographié et fait l'objet d'un compte-rendu publié dans Le Point.
Adresse de l'association
Les Mardis de l'ESSEC 1 avenue Bernard Hirsch BP 105 95021 Cergy-Pontoise Cedex
Avec «Les Enquêtes de Nicolas Le Floch, commissaire au Châtelet», Jean-François Parot a déjà séduit plus de 500 000 lecteurs.
Le livre. Le Cadavre anglais, la nouvelle enquête de Nicolas Le Floch, commissaire au Châtelet, est menée sous les ordres de Le Noir, le lieutenant général de police de Louis XVI. Elle démarre le samedi 8 février 1777 notez la précision, c'est un des traits de l'auteur, Jean-François Parot et se déroule sur moins de dix jours. Mais cela n'empêche pas le romancier d'offrir à ses lecteurs une incroyable visite guidée du XVIIIe siècle où l'on croise d'illustres personnages. C'est d'ailleurs la reine Marie-Antoinette qui fait appel à ce commissaire breton d'origine noble pour déjouer un complot dont elle croit être victime. L'énigme de la mort d'un prisonnier du Fort-l'Évêque sert de trame à ce polar historique, qui est aussi une description minutieuse d'une société révolue. On retrouve l'adjoint de Le Floch, l'inspecteur Bourdeau et le bourreau Sanson qui lui sert de médecin légiste.
L'auteur. Jean-François Parot est né en 1946, à Paris. Ce romancier est aussi ambassadeur en Guinée-Bissau. Licencié en lettres et titulaire d'une maîtrise d'histoire, il avait écrit un essai, en 1974, Les Structures sociales des quartiers de Grève, Saint-Avoye et de Saint-Antoine de 1780 à 1785, avant de publier les premières enquêtes de Le Floch, en 2000, avec deux romans cette année-là : L'Énigme des Blancs-Manteaux et L 'Homme au ventre de plomb. Sont venus ensuite Le Fantôme de la rue Royale, L'Affaire Nicolas Le Floch, Le Crime de l'hôtel Saint-Florentin, Le Sang des farines. Le Cadavre anglais est paru en octobre dernier et s'est déjà vendu à 50 000 exemplaires. Avec les six autres, il en est à plus de 500 000 exemplaires (en comptant les éditions en format de poche). Tous ses récits sont édités par Lattès.
Le succès. Pour les Éditions Lattès, qui ont publié Parot depuis son premier roman historique, la clé de la réussite est sans doute là : le livre divertit tout en donnant aux lecteurs l'impression de se cultiver. Il faut dire que l'auteur est d'une précision d'horloger . C'est un fait : les lieux décrits sont réels, les noms de rues exacts, les métiers peints avec réalisme, le langage d'époque… jusqu'aux recettes de cuisine contenues dans l'ouvrage. L'éditeur affirme d'ailleurs que Parot touche un lectorat d'érudits. Résultat : le succès est tel que la télévision s'en est emparé. L'année 2008 verra les deux premiers récits portés à l'écran, sur France 2.
Les élections municipales ont été très profitables aux sites Internet d'information. A l'occasion des deux tours de scrutin, certains ont enregistré des pics de connexions comparables aux audiences des grandes chaînes de télévision hertziennes.
Lors du premier tour des municipales, dimanche 9 mars, le site lemonde.fr a distancé ses rivaux en attirant plus de 1,6 million de visites (52 % de plus que pour un dimanche "normal"). Le lendemain, il a reçu plus de 2,17 millions de visites (+ 40 %). Au total, les sites Internet du Monde ont réuni plus de 4 millions de visiteurs, quand les soirées électorales de France 2 et de France 3 ont attiré respectivement, dimanche, 3,4 et 3,5 millions de téléspectateurs.
Comme Le Monde, mais dans une moindre mesure, d'autres journaux, tels Le Figaro ou Le Parisien, ont vu croître la fréquentation de leurs sites Internet. Cette ruée vers le Web a aussi fait l'affaire de LCI. Le premier tour des municipales a même été pour la chaîne info de TF1 l'occasion d'établir un record historique de fréquentation de son site. Lci.fr a cumulé 2,3 millions de visites dimanche et lundi. Pour le coup, le site de la chaîne info a fait mieux que lors du premier tour de la présidentielle de mai 2007 ou des élections législatives de juin 2007.
La percée d'Internet s'est confirmée au second tour des municipales. A nouveau, les sites du Monde se sont imposés comme la référence. Dimanche 16 et lundi 17 mars, avec plus de quatre millions de visites, ils ont connu une fréquentation supérieure aux sites de grandes chaînes comme TF1 ou ceux de France Télévisions.
Pour Jean-Claude Dassier, le directeur général de LCI, le succès des sites d'information illustre "la complémentarité" entre sa chaîne et Internet. A chacun son rôle : LCI explique et analyse tandis que le Web attire ceux "qui viennent essentiellement y consulter les résultats des élections". Quand LCI a enregistré, au quart d'heure moyen, 176 000 téléspectateurs lors de sa soirée électorale du 9 mars ou 115 000 lors de celle du 16 mars, les sites Internet accumulaient plusieurs millions de visites.
RECORDS D'AUDIENCE
Les soirs d'élections, l'Audimat des sites d'information a de faux airs d'audiences de chaînes de télévision. Avec ses temps forts et ses "prime times"... Lci.fr a ainsi attendu 21 h 15, "dès que la soirée électorale de TF1 s'est terminée" pour enregistrer son pic de fréquentation, explique-t-on à la chaîne info. LeMonde.fr, lui, s'est placé "en concurrence frontale avec la télé et la radio", explique Elodie Buronfosse, directrice déléguée du Monde interactif, filiale Internet du groupe Le Monde. Pour preuve, "Dimanche entre 20 heures et 22 heures, LeMonde.fr a enregistré 400 000 visites pour 1,5 million de pages vues", se réjouit Mme Buronfosse.
Ces records d'audience a répétition attirent les publicitaires. Si LCI ne propose "pas de couplage" entre la chaîne et son site, LeMonde.fr a établi une offre publicitaire "à laquelle les annonceurs ont répondu", précise la directrice déléguée. Cette dernière prévoit que le site "aura franchi un palier" en 2008. Il devrait atteindre et dépasser le seuil des 3,5 millions de visites mensuelles.
Dominique de Villepin, interviewé par Jean-Jacques Bourdin, a évoqué son futur politique et la création de son cercle de réflexion.
Jean-Jacques Bourdin : Est-ce que vous allez prendre une initiative politique ?
Dominique de Villepin : Je vais prendre une initiative politique je l'espère, c'est-à-dire que je veux rassembler un certain nombre de bonnes volontés dans notre pays pour mieux comprendre ce qu'il se passe. Je veux donc créer un cercle de réflexions.
Jean-Jacques Bourdin : Un parti ?
Dominique de Villepin : Non, pas sous la forme d'un parti, je ne crois pas que ce soit l'objectif, et poursuivre un objectif politicien c'est discréditer immédiatement l'objectif que l'on vise. Je voudrais créer un cercle de réflexions qui aurait un but simple, c'est d'accompagner la réforme. Je pense que c'est rendre service au gouvernement et au Président de la République que d'essayer de déterminer un certain nombre d'indicateurs qui vont permettre de dire aux français si oui ou non ça va dans le bon sens. En politique, il faut savoir ne pas personnaliser les choses, le combat n'est pas personnel, je n'ai aucun compte à régler avec personnes, ce que je souhaite c'est que la France réussisse. Je pense que nous avons un devoir, c'est de faire en sorte qu'avec François Fillon, avec Nicolas Sarkozy, la France réussisse tout simplement, parce que la chance que nous avons aujourd'hui de réformer notre pays, nous l'avons encore pendant quelques mois. Ces quelques mois passés, cela sera encore plus difficile et j'imagine la désillusion des français. Il n'y a pas de malentendu, ils ont voté pour le changement, pour que les choses changent, il faut les écouter et surtout vérifier que ces réformes dont on nous parle à longueur de journées, vont bien avoir les effets attendus.
L’ancien Premier Ministre Dominique de Villepin, invité sur RMC, a appelé Nicolas Sarkozy et le gouvernement à être plus clairs en matière d’Affaires Etrangères, notamment sur l’envoi de nouvelles troupes en Afghanistan.
Jean-Jacques Bourdin : Les français vont envoyer 1000 soldats de plus en Afghanistan, est-ce que le Parlement doit être saisi, doit-il y avoir débat et vote au Parlement ?
Dominique de Villepin : Le Parlement doit être saisi mais la Nation toute entière est concernée. Nous avons 2200 soldats en Afghanistan, nous avons eu depuis le début des opérations en 2001 14 morts et de nombreux blessés, ce n'est pas rien, c'est un engagement fort de la part de la France. Nous proposons d'envoyer 1000 hommes supplémentaires, c'est une question essentielle en terme de sécurité, comme d'autres mesures qui ont été annoncées. Ce sont les opérations extérieures de la France et je crois qu'il faut savoir plus précisément quelle est notre stratégie, quels objectifs nous voulons atteindre et comment. Je crois que cela fait partie des questions qui sont sur la table. Pour le moment il faut reconnaître que nous n'avons pas beaucoup de précisions.
Jean-Jacques Bourdin : Est-ce que vous dites ce matin que la politique étrangère de la France n'est pas claire ?
Dominique de Villepin : Je dis que sur ce plan, la Présidence de la République, le Ministère des Affaires Etrangères et le Ministère de la Défense doivent être plus précis. Envoyer des troupes à l'étranger, cela doit se faire dans un cadre clair. Je vous donne la réflexion telle que je l'ai laissée moi comme Premier Ministre : j'avais dit au Président de la République et nous en avions convenu les uns et les autres, que nous ne pouvions pas renforcer notre dispositif en Afghanistan compte tenu de l'absence d'objectifs clairement définis par les pays occidentaux, qu'il s'agisse de l'Otan ou des Etats-Unis. Dans ce contexte là, nous avions cherché au contraire à diminuer nos troupes pour éviter d'exposer des hommes dans un cadre qui n'est pas un cadre suffisamment précis. Je pense qu'aujourd'hui, avant d'augmenter nos forces sur le terrain, nous devons dire clairement quelle est notre stratégie. Il y a en effet plusieurs objectifs qui sont possibles : stabiliser Kaboul, faire la guerre aux Talibans, restaurer le pays indépendamment d'un ordre mafieux qui est maintenu par les seigneurs de guerres, le trafic de drogues...En tout état de causes, ce que nous voyons, c'est qu'au fil des années, la situation ne s'améliore pas, voire se dégrade. La question d'augmenter les troupes peut être posée, elle est légitime, mais il faut savoir pourquoi car il n'est pas possible d'envoyer des soldats supplémentaires dans cette région du monde, sans leur donner une feuille de route claire, une mission claire, et sans avoir obliger nos alliés à réfléchir davantage à l'objectif stratégique.
L’ancien Premier Ministre, interviewé par Jean-Jacques Bourdin mardi 25 mars, a pris clairement position contre une éventuelle révision de la loi de 1905.
Dominique de Villepin, invité sur RMC, a estimé que « nous avons suffisamment de problèmes » pour éviter de rentrer dans ce « débat dangereux pour notre pays » autour de la laïcité et d'une possible révision de la loi de 1905. Selon lui, « en matière de laïcité, nous avons une chance formidable et nous nous appuyons sur des siècles de sacrifices : restons fidèles à la laïcité, restons fidèles à la loi de 1905 ». Pour l'ancien Premier Ministre, « il doit y avoir un seul discours sur la laïcité » et il ne faut pas s'adresser « aux chrétiens d'un côté, aux musulmans de l'autre et aux juifs ou aux francs-maçons par ailleurs ». Dominique de Villepin « ose espérer » que « Nicolas Sarkozy a compris le message qui lui a été clairement adressé » et il juge que « la France doit rester exemplaire » en matière de laïcité.
Dominique de Villepin, invité sur RMC mardi 25 mars, est revenu sur la répression chinoise au Tibet et le débat sur l'éventuel boycott de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques qui en découle. Prenant position en faveur de ce boycott, il a invité Nicolas Sarkozy à « dire la vérité » car « il est placé dans une situation très inconfortable ». Selon Dominique de Villepin, le Président doit « dire au chinois : « j'ai un problème, car cette cérémonie est sur la table et elle va être rendue très difficile pour vous comme pour nous » ». Evoquant les « problèmes des annonceurs, problèmes des téléspectateurs, problèmes des manifestants », il a rappelé que « personne ne peut maîtriser » des manifestations comme hier à Olympie, où des militants de Reporters Sans Frontières ont perturbé les cérémonies autour de la flamme olympique.
L'ancien Premier Ministre, interviewé par Jean-Jacques Bourdin mardi 25 mars, s'est demandé « si les réformes vont dans le bon sens ». Selon lui, « il n'y a pas, dans la presse, les vrais débats sur les vraies questions et les Français ont le droit de savoir ». Revenant sur l'annonce de la suspension « des baisses d'impôts », il s'est demandé : « quelle politique économique, quelle politique financière, où va-t-on ? ». Il estime qu'il « y a un manque d'information cruel », malgré « les nouveaux médias qui apparaissent sur Internet et qui nous aident à approfondir un certain nombre de questions ». Enfin, il a souhaité que l'on « dépassionne le débat français, qu'on le rende moins politicien et qu'on aille plus au fond sur un certain nombre de questions ».
Des trophées organisés par l'institut Middle East Excellence Awards Institute
DUBAI, Émirats Arabes Unis--Son Altesse Sheikh Maktoum bin Hasher al Maktoum, Président fraîchement nommé de Al Fajer Properties (AFP) et PDG de Al Fajer Group (AFG), s'est vu décerner le prestigieux trophée du Jeune PDG de l'Année par l'ex Premier Ministre français Dominique de Villepin. L'institut Middle East Excellence Awards Institute à Dubai a organisé la cérémonie dans le prestigieux hôtel Burj Al Arab.
Dans son discours, Sheikh Maktoum a déclaré : « je voudrai tout d'abord remercier Son Altesse Sheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, Vice-Président et Premier Ministre des Émirats Arabes Unis et Gouverneur de Dubai, pour avoir créé un environnement propice à la recherche de l'excellence qui a rendu possible cet évènement majeur, faisant de Dubai le centre du nouveau monde. Dubai et Son Altesse Sheikh Mohammed ont offert à des personnes comme moi la possibilité d'exceller et d'opérer sur le plan national ainsi qu'à une échelle mondiale. Je souhaiterai aussi remercier Son Excellence, ex Premier Ministre de la France, pour m'avoir remis ce trophée, car c'est un réel grand honneur d'être ainsi reconnu parmi tous ces PDG de talent dans la région. J'espère continuer à dépasser ces attentes dans mes entreprises futures ».
Les trophées récompensent les résultats obtenus par un PDG dans une période de temps très courte et honore les dirigeants ayant fait preuve d'un potentiel de leadership hors du commun à un âge très jeune et qui continueront à contribuer aux succès futurs de leurs organisations.
Sheikh Maktoum est diplômé de la Suffolk University à Boston où il a obtenu son BS/BA en finance. Ses études terminées, il est retourné à Dubai où il a commencé à travailler pour AFG à un poste Directorial. Avec sa nomination rapide en tant que PDG du groupe, il a initié la difficile diversification des activités du groupe avec pour objectif principal de construire une enseigne reconnue mondialement. Aujourd'hui, le groupe emploie plus de 18.000 personnes et affiche un chiffre d'affaires annuel d'environ 5,8 milliards d'AED.
Toujours à l'affût de nouvelles opportunités d'investissement, Sheikh Maktoum a pris en charge la Direction de Shadar Holdings pour organiser une prise d'intérêts dans Virgin Megastores, Promod, Pull & Bear, et Bershka aux Émirats Arabes Unis, toutes ces entreprises s'étant révélées très profitables.
Avant sa nomination récente en tant que Président de Al Fajer Properties (AFP), Sheikh Maktoum a relevé le challenge que constitue la Présidence de Dubai International Holding Company (DIHC). Il a mené de main de maître la création de l'écurie de course internationale A1 Grand Prix (A1GP), faisant jeu égal avec les écuries du monde entier et remportant pour lui et pour Dubai une place dans l'histoire. Il a reçu sa première distinction mondiale l'an passé quand il a été élu « Young Global Leader 2007 » par le forum World Economic Forum.
La nouvelle est d’importance : Nicolas Sarkozy a troqué ses grosses Rolex chrono contre une discrète montre en or montée sur un bracelet de croco sombre... Détail symbolique qui résume l’essentiel du changement décidé par le président pour la deuxième étape de son quinquennat : la com. C’est donc ainsi qu’il fallait comprendre sa petite phrase lors de sa visite à Toulon entre les deux tours : « Je tiendrai naturellement compte de ce qu’aura exprimé le peuple. » Raccourci exagéré ? A peine. Dimanche soir, dans son bureau à l’Elysée, Sarkozy enregistre les résultats de ce second tour qu’il prévoyait difficile. Malgré les appels à voter, l’abstention a encore battu des records. La droite et l’électorat populaire ont continué de bouder les urnes. Seule Marseille sauve la majorité de la déroute absolue. Sarkozy passe donc la consigne. Après le « ça aurait pu être pire » du premier tour sur les plateaux de télévision, les responsables de la majorité entonnent donc le grand air du « rééquilibrage » sept ans après les succès de la droite aux municipales de 2001. En privé, quelques conseillers observent cependant que les récentes interventions du chef de l’Etat - sur la rétention de sûreté pour protéger les victimes des délinquants sexuels récidivistes, deux semaines avant le premier tour, ou sur l’immigration entre les deux tours - ont « probablement permis de limiter la casse ». C’est dire que la claque est magistrale. Certes la droite était souvent divisée comme à Metz (ancrée à droite depuis l’instauration du suffrage universel en 1848!) ou à Reims. Mais Sarkozy le sait, le message est clair : les Français souhaitent que le président cesse de s’intéresser d’abord à lui et préside, de préférence sereinement. Sarkozy, incarnation de la politique frénétique, omniscient et omniprésent peut-il l’entendre ? Lui qui avait joué de l’authenticité de son tempérament peut-il d’abord se réformer lui-même ? Peut-il en clair aller contre sa nature profonde ?
Certes il n’avait pas attendu le résultat des élections pour commencer de modifier son style. Preuve que, pour la première fois, Sarkozy a perdu son bras de fer avec l’opinion. Il croyait pouvoir imposer son style, plier la fonction présidentielle à son bon plaisir. C’est lui qui a dû plier. Avant les élections, il avait eu le temps de méditer les raisons de sa dégringolade dans les sondages. Il avait surtout « encaissé », dixit un proche, la tribune d’Edouard Balladur parue dans « le Monde » le 23 février. Pour que l’ancien Premier ministre, sorte de parrain bienveillant de celui qui fut en 1993 son jeune ministre du Budget, en vienne à appeler publiquement à davantage de « sobriété » dans le style, de « cohérence » dans la méthode, de « réserve » à propos des conseillers de l’Elysée. Pour qu’il en vienne à dire qu’« il n’est pas indispensable de créer tous les jours un événement », il fallait que l’heure fût grave pour la droite. Balladur incitait encore son ancien protégé à déléguer davantage à son Premier ministre et à associer le Parlement. Passée son irritation, Sarkozy a retenu une partie de ces sages conseils. La rectification de tir s’est fait sentir lors de son voyage en Afrique du Sud fin février. Malgré la vigueur du soleil austral, pendant ces deux jours, le président de la République est à visage découvert. Où sont passées ses sempiternelles Ray-Ban ? Ces lunettes noires, devenues le symbole du bling-bling, que, pendant longtemps, il n’a pas jugé utile d’enlever lorsqu’il parlait à ses interlocuteurs ? Remisées au placard, manifestement. Tout comme son téléphone portable dont il faisait jusqu’alors un usage immodéré, y compris devant le pape, lors de sa visite au Vatican.
Ce voyage avait aussi valeur de test pour la première dame de France dont la presse a ensuite largement souligné la sobriété, la discrétion, la bonne éducation. Pour clore la trop longue séquence m’as-tu-vu, l’Elysée mise sur l’atout Carla. Toujours à l’étranger, et notamment en Europe, Sarkozy s’astreint désormais à ne pas tirer la couverture à lui, comme il l’avait fait au début de son mandat, au point d’exaspérer Angela Merkel. Il ménage la chancelière, quitte à mettre de l’eau dans son vin comme il l’a fait au sommet de Bruxelles sur son projet d’Union méditerranéenne. Bref, le chef de l’Etat avait déjà amorcé une inflexion qui devrait se confirmer. L’agenda présidentiel sera allégé - « il n’y aura plus un événement par jour », assure Claude Guéant - et les sorties du président recentrées sur des thèmes régaliens comme on l’a vu dès lundi, à Paris, lors des funérailles nationales du dernier poilu de la Grande Guerre. Sarkozy s’efforce de prendre de la hauteur. Mais sans oublier le terrain et la sacro-sainte proximité, corollaire nécessaire de cette nouvelle attitude. On a ainsi vu Sarkozy, lors de ses dernières visites en province, prendre son temps pour déjeuner et participer à des tables rondes. Comme autrefois Chirac ! On ironise déjà sur cette métamorphose annoncée. Chiraquisation ? Mitterrandisation ? Haut lieu de la Résistance, le plateau des Glières en Haute-Savoie, où le chef de l’Etat s’est rendu mardi, va-t-il devenir son lieu de pèlerinage annuel, sa roche de Solutré ? Plus sérieusement, Sarkozy pourrait-il aller jusqu’à devenir un adepte de la théorie de la rareté (médiatique) chère à Jacques Pilhan, défunt conseiller de François Mitterrand puis de Jacques Chirac ? Evidemment non. Question de génération et de tempérament. « La rareté est un concept qui avait été inventé pour le cas spécifique d’un homme malade et qui ne correspond plus à l’époque actuelle. Aujourd’hui, les Français sont consuméristes en politique comme ailleurs. Ils en veulent pour leur argent et veulent savoir ce que pense le président qu’ils ont élu », dit Franck Louvrier, conseiller pour la communication à l’Elysée, qui préfère parler de «?sélectivité?». Conclusion : moins d’événements mais « plus calibrés ». « On va passer au tamis l’essentiel et l’accessoire. » C’est le sens de la réorganisation engagée à l’Elysée. Suppression du porte-parole à l’américaine, qui n’était pas, rappelle un conseiller, l’idée de Sarkozy, mais celle de son ex-épouse. Exit donc Martinon, ex-candidat désavoué à Neuilly, propulsé consul outre-Atlantique. Exit également Georges-Marc Benamou, conseiller pour la culture et l’audiovisuel. La conseillère politique Catherine Pégard, ancienne journaliste au « Point », prend la tête d’un pôle élargi destiné à renforcer les relations avec le Parlement. Seuls habilités à s’exprimer officiellement : Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, et Jean-David Levitte, sherpa du président. Henri Guaino, conseiller contesté par beaucoup à l’UMP et au gouvernement, conserve ses prérogatives. Sarkozy tient beaucoup à avoir à ses côtés ce pourfendeur de la pensée unique, manière de ne jamais se laisser enfermer dans un seul moule. Mais, à l’aube de la présidence française de l’Union européenne, on demande à la plume du président de pratiquer une « culture du compromis » et de mettre une sourdine à ses différends avec Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, qui, dit-on, « brouillent le message présidentiel » auprès de nos partenaires à Bruxelles. Reste le fond. Pas de changement de cap. Ou plutôt il va s’agir d’en dessiner un. Comme le constate un proche, il faut « une meilleure lisibilité ». « On poursuit les réformes », ont expliqué en choeur la plupart des ministres depuis dimanche. Lesquelles ? A quel rythme ? Comment ? Poursuivre et accélérer les réformes, certes ! Mais la réforme coûte cher comme l’a par exemple démontré l’économiste Daniel Cohen dans « le Monde » à propos des taxis et comme en convient un conseiller de l’Elysée. Et la conjoncture économique, c’est un euphémisme, n’est pas bonne. Lorsqu’il était encore place Beauvau, Nicolas Sarkozy expliquait souvent que pour réussir en politique il fallait au moins trois conditions : une détermination sans faille, la compétence et de la chance. « On oublie toujours ça, remarquait-il. Si on n’a pas la chance avec soi... » Or la crise financière est là. Pour la première fois depuis 2002, Sarkozy n’a pas la baraka. « En ce moment, tout ce que je touche, c’est de la merde », confiait-il à son entourage en janvier. Du coup, en l’absence de résultats tangibles sur le pouvoir d’achat notamment, dans l’impossibilité de faire valoir les effets immédiats de réformes de structure, la tentation sera grande de faire, comme à son habitude, diversion sur d’autres sujets. Pour l’adepte du mouvement perpétuel en politique en effet, ne plus créer un événement par jour ne signifie pas qu’il renoncera à animer le débat. Et de préférence sur des questions qui font polémique comme il l’a déjà fait sur la religion ou sur la mémoire de la Shoah. Bref, « sur du lourd », redoute un ancien ministre. Au risque de toucher aux fondements du pacte républicain et de la société française, ou de raviver les tensions communautaires. C’est pourquoi beaucoup de ses partisans espèrent aujourd’hui que, soucieux de se représidentialiser, Nicolas Sarkozy laissera François Fillon gouverner et prient pour que la présidence de l’Union européenne l’occupe à plein-temps.
Admirateurs de Napoléon, bibliophiles ou simples curieux se sont entassés mercredi à Drouot à Paris où l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin vendait aux enchères sa collection de livres sur l'Empire, qui a totalisé 1,12 million d'euros (avec les frais), soit plus de deux fois son estimation initiale.
Des livres sur Napoléon vendus le 19 mars 2008 chez Drouot à Paris par l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin
Quelque 335 lots, livres et lettres rassemblés depuis 30 ans, étaient mis en vente (maison Pierre Bergé et associés) par l'ancien Premier ministre --absent de France--, qui a décidé de "tourner la page" Napoléon sur qui il a écrit une saga, pour se consacrer aux XVe et XVIe siècles, avait-il dit à l'AFP.
La salle, trop petite avec à peine quelque 80 chaises, ne permettait pas d'accueillir tout le public de curieux et de bibliophiles, amateurs ou marchands, dont des dizaines ont dû s'agglutiner à la porte.
De nombreux livres, et particulièrement les plus beaux ou les plus rares, ont vu leur prix largement dépasser leurs estimations lors de batailles d'enchères entre les téléphones et la salle où se côtoyaient marchands, bibliophiles fortunés et représentants d'institutions.
Ces prix (hors frais) ont été dominés par un exemplaire du Mémorial de Saint-Hélène de Las Cases, enrichi de lettres manuscrites de Napoléon ou de Wellington, qui a atteint 32.000 euros.
Un décret manuscrit de Napoléon, sur "l'élévation aux titres de comte et de baron de l'Empire", s'est vendu 28.000 euros (plus de quatre fois l'estimation basse) et a été préempté par la direction des Archives de France. M. de Villepin a fait savoir après la vente qu'il lui en faisait don, a indiqué la maison Bergé.
Un exemplaire d'"Adolphe" de Benjamin Constant est parti à 23.500 euros et deux almanachs royaux, l'un aux armes de Marie-Antoinette, l'autre de sa suivante la princesse de Lamballe, ont atteint 20.000 euros chacun, soit deux fois leur estimation basse.
Un almanach dédié à l'impératrice Joséphine, aux armes de Louis Bonaparte, s'est vendu 18.500 euros (trois fois l'estimation haute) et trois fois le prix acheté en décembre 2006, selon un marchand.
Neuf pièces ont été préemptées par des institutions, dont la Bibliothèque nationale de France pour le livre d'un préfet aux armes du dernier Condé. Le musée Napoléon de Fontainebleau a jeté son dévolu notamment sur un almanach aux armes d'Eugène de Beauharnais et un pamphlet anglais contre Napoléon, sous les applaudissements de la salle et au cri amusé de "Vive l'Empereur!".
Le libraire Gabriel Rossignol, spécialisé dans le livre ancien à Paris, était "intéressé par quelques volumes aux armes impériales" mais n'a pu enchérir en raison des prix trop élevés, a-t-il dit à l'AFP. Quelques instants avant la vente, il craignait d'ailleurs "un phénomène de snobisme sur le nom Villepin" qui ferait grimper les enchères.
Marcello Pacini, un retraité de Turin (Italie) passionné de l'île d'Elbe où il est né, a pour sa part tenu la salle en haleine en disputant âprement une lettre manuscrite signée Napoléon relative à l'île, remportée à 14.000 euros, soit quatorze fois son estimation basse. M. Pacini, collectionneur privé, avait auparavant indiqué à l'AFP qu'il projetait de donner sa collection au musée civique de la capitale de l'île.
Une femme peintre était au contraire venue "uniquement pour soutenir Villepin. J'ai toujours apprécié sa politique", a-t-elle dit à l'AFP.
PARIS - Les syndicats du ministère de la Culture appellent à une manifestation nationale jeudi à Paris contre les réformes visant leur secteur dans le cadre du chantier de "Révision générale des politiques publiques" (RGPP) décidé par le gouvernement. Les syndicats dénoncent les réductions budgétaires et les suppressions de postes, et une volonté de "livrer la culture à la logique aveugle du marché"
Les syndicats CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Sud et UNSA du ministère de la Culture appellent à défiler à Paris dans l'après-midi depuis les abords de leur ministère de tutelle jusqu'à l'hôtel Matignon.
"La prétendue 'modernisation de l'Etat', de ses structures et de son action, initiée par le président de la République, n'est, à en juger aux actes, que l'application conforme des thèses des politiques libérales menées dans tous les pays, notamment anglo-saxons, où l'on s'est méthodiquement attaqué, avec les résultats que l'on connaît, aux services publics", écrivent les syndicats dans une lettre ouverte adressée le 6 mars dernier au Premier ministre François Fillon.
Les syndicats dénoncent une "réduction drastique des dépenses publiques", des "suppressions massives d'emplois publics", le "transfert de charges indues aux collectivités territoriales", l'"extension du champ des activités marchandes et lucratives" ou encore la "destruction du statut et des garanties collectives des fonctionnaires et agents publics, pour les rendre plus solubles dans la logique libérale".
"Comme laboratoire d'expérimentation de la RGPP, vous avez placé le ministère de la Culture, l'un des plus fragilisés, en tête du calendrier de travail du gouvernement", s'insurgent les syndicats. Ils estiment que leur ministère "comptant tout au plus 25.000 agents répartis sur l'ensemble du territoire national, et doté d'un budget représentant à peine 1% du budget de l'Etat (...) est pourtant bien loin d'avoir les caractéristiques d'une institution publique dispendieuse aux ramifications tentaculaires".
"Derrière cette recherche de prétendues économies", les syndicats voient une volonté de "remettre en cause la légitimité de l'engagement historique de l'Etat en matière de promotion de la diversité culturelle, de soutien à l'action culturelle, d'aménagement et de maillage du territoire, aux fins non avouées de livrer la culture à la logique aveugle du marché". AP
Sa «bibliothèque impériale», fruit de trente ans de passion pour l'Empire, est vendue demain, à Drouot.
«Mémoires sur ses campagnes en Espagne», depuis 1908 jusqu'en 1814. Écrit par le maréchal Suchet (Pierre Bergé et associé).
Que choisir dans cette bibliothèque, reflet d'une quête de trente ans sur «la tragédie d'un pouvoir condamné à la fuite en avant par l'héritage de la Révolution et l'hostilité de l'Europe», explique Dominique de Villepin, dans la préface d'un volumineux catalogue de 335 numéros, couvrant la fin de l'Ancien Régime au second Empire ? Sans jamais dissocier politique et littérature, l'ex-premier ministre a réuni une bibliothèque de lecture très ouverte, sans limite chronologique car, selon lui, l'Empire procède de la Révolution, sans a priori littéraire. C'est une collection «très bien choisie» (estimation moyenne de 400 000 €) sur la période qui rassemble tous les grands classiques dans de très bons états : les Mémoires de l'abbé Georgel en édition originale, avec la fameuse planche coloriée du collier de la reine (800/1 200 €) ou la Correspondance de Napoléon Ier publiée par ordre de l'empereur Napoléon III, somme monumentale de 22 000 lettres et proclamations (5 000/8 000 €).
Derrière l'éclat de ces livres historiques se cachent des bijoux plus rares comme De l'influence des passions sur le bonheur des individus et des nations, fruit de trois ans de réflexions de Mme de Staël sur une République modérée où chacun puisse s'épanouir, exemplaire annoté par Pierre-Louis Roederer, ami de Talleyrand (8 000/12 000 € l'édition originale). Ou comme le Décret d'élévation aux titres de comte et de baron de l'Empire, signé à deux reprises de la main de Napoléon (6 000 à 10 000€).
Ce décret est le fondement de la IVe dynastie. «La noblesse impériale est une conséquence de l'idéal égalitaire de 1789, analysé par Napoléon non comme une volonté de nivellement, mais comme une aspiration à la promotion sociale, explique l'expert Benoît Forgeot. L'Empereur voit dans les titres impériaux un ferment de l'unité nationale, un trait d'union entre les deux France qu'il entend réconcilier.»
Une part belle aux autographes
Outre les premières éditions, les tirages sur grand papier, cette collection privilégie les provenances. Celle de la princesse de Lamballe, une des plus rares de l'Ancien Régime, ou de Marie-Antoinette : deux almanachs royaux à leurs armes (10 000/15 000 €), dans un maroquin rouge. Celle d'Eugène de Beauharnais, vice-roi d'Italie et fils adoptif de Napoléon : un almanach royal imprimé à Milan dans une somptueuse reliure italienne provenant de la bibliothèque de l'Empereur à la Malmaison (5 000/8 000 €).
La part belle est faite aux autographes, avec une longue lettre sur des questions diplomatiques adressée de Varsovie par Talleyrand, ministre des Affaires étrangères à Hugues Maret, sorte de premier ministre. Deux fonctions occupées par Villepin lui-même.
Pierre Bergé & Associé, Drouot, mercredi, 14 h 30.
L'ex-Premier ministre français, auteur de deux livres et bientôt d'une tétralogie, se sépare de sa collection napoléonienne. Cela se passe chez Pierre Bergé & Associés.
L'on risque de trouver plus de monde que l'habituelle troupe de spécialistes de l'Empereur, lors de la dispersion, le 29 mars prochain, d'une collection consacrée à Napoléon par la maison de ventes Pierre Bergé & Associés. Et pour cause, le collectionneur n'est autre que Dominique de Villepin.
L'ex-Premier ministre français des deux dernières années du mandat de Jacques Chirac a toujours été marqué par la figure de Bonaparte. Il lui a déjà consacré deux livres, Les Cent-Jours ou l'Esprit de sacrifice (2001) et Le Soleil noir de la puissance (2007).
« Derrière les enluminures de la Cour et les fastes de la gloire, j'ai ressenti très tôt la tragédie d'un pouvoir condamné à la fuite en avant par l'héritage de la Révolution et l'hostilité de l'Europe », explique-t-il dans la préface du catalogue de la vente. Aujourd'hui, sa tétralogie est achevée et l'on mettra prochainement sous presse La Chute ou l'Empire impossible, avant que ne paraisse Sainte-Hélène ou l'Éternel retour.
Livres et manuscrits
Quitte des responsabilités politiques depuis près d'un an, Dominique de Villepin est devenu au début de l'année avocat au Barreau de Paris. C'est le moment qu'il a choisi pour proposer sa collection à l'encan. « Je m'en sépare aujourd'hui sans nostalgie. La publication prochaine de deux volumes sur la fin de l'Empire et Sainte-Hélène clôture mon exploration politique de l'épopée napoléonienne. Plus largement, je ressens le besoin de m'alléger, de me désinstaller à l'aube d'une nouvelle étape de ma vie. »
C'est donc sur 335 lots que pourront enchérir les amateurs. Il s'agit de la masse d'informations d'époque qu'a réunie le chercheur Villepin pour comprendre le sujet dont il traitait. L'on y trouvera donc principalement des livres, complété de lettres et manuscrits de l'entourage de Napoléon, ou de témoins de l'époque, ainsi que de l'Empereur lui-même.
Trois actes d'une vie
La vente est organisée en trois parties. La première, De Buonaparte à Bonaparte, est consacrée à la fin de l'Ancien Régime et à la Révolution. Parmi les lots phares, l'on pourra y acquérir deux almanachs royaux de l'année 1787. L'un est relié aux armes de la reine Marie-Antoinette, l'autre aux armes de la princesse de Lamballe, sa surintendante et amie, dont la tête, mise au bout d'une pique en 1792, fut exhibée à la reine enfermée au Temple. Ces deux rares exemplaires de bibliophilie féminine sont estimés chacun 10.000 à 15.000 euros.
Dans la deuxième partie, Bonaparte et Napoléon, qui se penche sur les périodes du Directoire, du Consulat et de l'Empire, l'on trouve l'édition par Napoléon III de l'intégrale de la correspondance de Napoléon, soit plus de 22.000 lettres. Les 32 volumes, parus entre 1858 et 1869, sont estimés entre 5.000 et 8.000 euros.
C'est la troisième partie, De Fontainebleau à Waterloo : l'île d'Elbe et les Cent-Jours, qui comporte les lots les plus attendus. Ainsi, c'est entre 15.000 et 25.000 euros qu'il faudra débourser pour acquérir Adolphe. Anecdote trouvée dans les papiers d'un inconnu, le roman de Benjamin Constant, dans une rarissime édition originale.
L'ouvrage est basé sur la liaison de l'écrivain avec Madame de Staël, philosophe et écrivaine dont se méfiait Napoléon (il la chassa de France). Plusieurs ouvrages de celle-ci seront en outre proposés lors de la vente. Parmi les manuscrits de Napoléon, un ensemble de trois lettres signées en 1814 est estimé entre 3.000 et 5.000 euros. L'on peut y lire la volonté avec laquelle il organisa l'île d'Elbe, le seul empire qui lui resta durant son exil forcé.
Enfin, sur la dernière partie de sa vie à Sainte-Hélène, l'on trouve notamment le Mémorial de Sainte-Hélène, récit par le comte de Las Cases des derniers mois de Napoléon, en douze volumes dans l'édition originale (15.000 à 20.000 euros), ou encore un lot de lettres du médecin qui examina Bonaparte peu avant sa mort (4.000 à 6.000 euros).
Jean-Pierre Grand, élu dès le Premier tour, à la mairie de Castelnau-le-Lez, dans l'Hérault, avec 54,76 %.
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Retrouvez ci-dessous, l'entrevue de Jean-Pierre Grand sur France Bleu Hérault à la fin du mois de février. Il y évoque notamment le climat politique et économique, les municipales et évidemment Dominique de Villepin, à travers l'affaire Clearstream notamment....
Ingrid Betancourt, 9 jours avant son enlèvement : Avec les autres candidats à l'élection présidentielle colombienne, elle rencontre les FARC et leur demande de cesser les prises d'otages.
Ingrid, 6 ans après son enlèvement : Accablée et épuisée par sa prise d'otage, il faut agir et se mobiliser pour sa libération.
L'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard a pris hier la défense de la présidente du Medef Laurence Parisot dans son bras de fer contre l'UIMM dont la crise est, selon lui, révélatrice de « l'immoralité » dans laquelle sombre le capitalisme qui a besoin d'« éthique ». « Le combat de Mme Parisot nous concerne donc tous, il ne s'agit pas seulement de redonner sa dignité à un système qui en a bien besoin, mais surtout de lui permettre de revenir à un fonctionnement efficace et régulier », affirme-t-il dans une tribune au « Monde ». Autre son de cloche du côté de Dominique de Villepin. L'ancien Premier ministre, qui s'était affronté à Laurence Parisot pendant la crise du contrat première embauche, ne s'est pas privé hier d'attaquer le patronat, « Il y a un problème de transparence, il y a un problème de culture (...) Je n'ai pas vu aujourd'hui massivement, y compris du côté du Medef, qu'on plaide dans le sens d'une transparence totale du financement du patronat », a estimé l'ancien chef du gouvernement sur France Info.
PARIS, 5 mars 2008 (AFP) - L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin a affirmé mercredi devant la presse qu’on lui fait "un procès d’intention politique" dans l’affaire Clearstream, et que la police s’est aventurée "sur un terrain politique qui n’était pas le sien".
"Il y a un procès d’intention politique qui est fait", avec un dossier "construit autour d’un certain nombre de rumeurs et qui se termine par ce que j’ai du mal à considérer autrement qu’une farce", a-t-il déclaré lors de l’émission Questions d’info (LCP-France Info-AFP). "La police s’est aventurée là sur un terrain politique qui n’était pas le sien (...) je n’ai aucune inquiétude, je sais que la justice au bout du compte l’emportera", a-t-il ajouté. "Je suis surpris de voir que dans notre pays, même si ce n’est pas une chose rare, on puisse retenir des éléments à charge sans preuve avec une interprétation, avec un procès d’intention et à ce point faire l’économie de la réalité des faits", a-t-il ajouté. M. de Villepin était interrogé sur un rapport de la police judiciaire remis aux juges, selon lequel il a notamment cherché dans cette affaire à empêcher Nicolas Sarkozy d’accéder à la présidence de l’UMP. M. de Villepin a été mis en examen le 27 juillet 2007 pour "complicité de dénonciation calomnieuse" dans l’affaire Clearstream.
En France, les réformes cachent souvent un manque de moyens. Pourtant une soudaine et considérable manne financière agite le monde culturel. Pour utiliser au mieux le milliard d'euros que va rapporter le contrat du Louvre à Abu Dhabi - dont 400 millions pour le seul musée parisien -, le gouvernement réfléchit à un projet de loi permettant la création, dans les établissements culturels, de "fonds de dotation". Un terme abscons derrière lequel se cache le rêve du Louvre : une rente de 30 millions d'euros par an, gérée de façon autonome, sans intervention ministérielle.
Lorsqu'un établissement public dispose d'une importante somme d'argent, due à une ressource "extraordinaire" (Abu Dhabi), la législation lui offre deux possibilités : la dépenser ou la placer en bons du Trésor, en attendant une occasion de le dépenser. Créer un fonds de dotation consiste, au contraire, à placer le capital sur les marchés financiers, et à n'en dépenser que les revenus.
Ce dispositif, inédit en France dans les musées, s'inspire du mode de financement en vigueur aux Etats-Unis. Les institutions culturelles n'y reçoivent que très rarement des subventions. En revanche, l'Etat offre d'importantes réductions d'impôts aux particuliers ou aux entreprises qui accordent des dons aux organisations à but non lucratif culturelles, religieuses, scientifiques, éducatives ou humanitaires. Ces mécènes choisissent souvent de soutenir un événement : construction d'un bâtiment, exposition ou création musicale. Mais ils peuvent aussi participer au fonctionnement de l'établissement en venant nourrir l'endowment, le fonds de dotation. Placé dans des produits financiers attractifs, ce capital produit des intérêts de 7 % à 8 %, en moyenne. Aux Etats-Unis, ces fonds recueillent des sommes considérables. L'endowment d'Harvard - qui outre les activités d'enseignement et de recherche nourrit une bibliothèque et quatre musées - approche les 30 milliards de dollars, couvrant ainsi 30 % du budget de l'université. La sphère culturelle reste en retrait. Mais le Metropolitan Museum de New York dispose d'un capital de 1,7 milliard de dollars. De quoi lui assurer près de 130 millions de dollars de revenus annuels, approximativement l'équivalent de la subvention du Louvre.
LE MIRACLE ÉMIRIEN
L'établissement parisien y a trouvé matière à réflexion. L'institution dispose déjà d'une société d'"amis américains du Louvre". "Pour eux, l'endowment est un dispositif naturel. Régulièrement, ils nous demandent pourquoi nous n'en créons pas un", affirme Henri Loyrette, président du Louvre.
Le miracle émirien a changé la donne. M. Loyrette a plaidé son dossier auprès de Christine Albanel. La ministre de la culture a été convaincue sans mal. "Passer du mécénat de projet au mécénat long terme et diversifier les sources de financement, nous ne pouvions que soutenir", précise-t-on dans son entourage.
Le système ne manque pas d'atouts. Dans Le Nouvel Age des musées (Armand Colin, 2005), Jean-Michel Tobelem en dresse une liste : "Garantir la stabilité de l'institution pendant les périodes de difficultés financières, protéger le musée des changements de priorité des financeurs, rassurer les donateurs sur la prise en compte des intérêts de l'institution sur le long terme, permettre le développement de programmes pluriannuels."
La médaille a son revers. L'immobilisation de sommes aussi importantes suscite des interrogations. Au Guggenheim, l'entreprenant Tom Krens a ainsi choisi de puiser dans le capital du fonds pour financer ses projets de développement. Il vient d'être débarqué de la Fondation Guggenheim. Autre risque : les retournements des marchés financiers. Au début des années 2000, l'Art Institute de Chicago a perdu plus de 20 millions de dollars du fait de placements hasardeux. Une situation exceptionnelle tant les opérateurs privilégient la prudence. Mais qui illustre la difficulté à faire cohabiter parfois logiques managériale et financière.
D'un côté, les relations avec les donateurs et les décisions stratégiques : comment utiliser les revenus dégagés ? Comment ventiler ces sommes entre investissements matériels, fonctionnement de l'établissement et réinvestissement financier ? De l'autre, une gestion autonome, avec ses règles, ses risques et rémunérations proportionnelles aux bénéfices enregistrés. Là encore, les jointures grincent.
EMOLUMENTS DU GESTIONNAIRE
A Harvard, par exemple, certains donateurs ont vivement protesté en découvrant les émoluments du gestionnaire du fonds de dotation. Ils dépassaient de très loin le salaire déjà confortable du président de cette organisation "à but non lucratif". Autant d'accrocs qui n'altèrent pas l'attachement des Américains à ce dispositif.
Reste à le transposer en France. Spécialiste du paysage culturel américain, Frédéric Martel redoute "le réveil, une fois passé du fantasme à la réalité". "Aux Etats-Unis, ce système nourrit surtout les institutions les plus anciennes", souligne-t-il. Musées, orchestres, opéras : le Top 20 des principaux fonds rassemble les vétérans de l'art américain. Difficile pour un nouveau venu d'y faire sa place. "Mais il y a pire, insiste Frédéric Martel. Ce système fonctionne aux Etats-Unis parce que les riches y sont beaucoup plus riches et beaucoup plus nombreux. Y sommes-nous prêts ? J'en doute."
Rédigé par le ministère de la culture, un premier projet de loi a été écarté par Bercy en décembre 2007. Mais le ministère des finances est plus rétif sur la forme et sur le calendrier que sur le fond. Il a préparé une contre-proposition où les avantages consentis aux établissements culturels pourraient être étendus aux universités ou aux instituts de recherche.
La concertation interministérielle se poursuit. Elle porte notamment sur le montant des déductions d'impôts accordées aux mécènes et à la possibilité pour les établissements bénéficiaires de défiscaliser les revenus du capital. Le ministère de la culture veut aussi s'assurer qu'il ne pâtira pas de l'extension du dispositif à un trop grand nombre de domaines. Les deux parties souhaitent en tout cas aller vite. Une présentation du projet de loi devant les députés est envisagée en avril.
Il faudra alors mesurer les conséquences du nouveau dispositif. Au Louvre, on y voit un "complément de ressources" assimilable à du mécénat. Au ministère de la culture, en revanche, on n'hésite pas à employer le mot qui fâche : "substitution" à une subvention.