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29/02/2008 23:02
L’ancien premier ministre réagit : « des partis pris et des procès d’intention »  0 commentaire

Contacté vendredi 29 février par MediaPart, Dominique de Villepin estime que ce rapport final «brille essentiellement par les questions qu’il n’aborde pas» et ajoute qu’il laisse «de côté tous les éléments qui ne démontrent que trop qu’à aucun moment je n’ai participé à une entreprise de dénonciation calomnieuse».

L’ancien premier ministre (2005-2007) nous a fait parvenir le texte suivant :

« Les éléments rassemblés à la clôture de l’instruction font ressortir clairement que les accusations portées contre moi ne reposent que sur des partis pris et des procès d’intention. Plusieurs accusations infondées ne sauraient en rien constituer une accusation forte ; elles témoignent au contraire d’une vision biaisée du dossier où écrans de fumée, instrumentalisations et rumeurs se sont multipliés. Le rapport final des enquêteurs brille essentiellement par les questions qu’il n’aborde pas, affirmant sans preuves et avouant sa faiblesse, en laissant de côté tous les éléments qui ne démontrent que trop qu’à aucun moment je n’ai participé à une entreprise de dénonciation calomnieuse. Ce qui sera aisément démontré dans les prochaines semaines.

Je regrette que cette instruction n’ait pas dépassé ce que rapportait la rumeur médiatique et politique. Ainsi il a d’abord été fait état d’un prétendu rapport de la DST, que j’aurais ordonné à mon arrivée au ministère de l’Intérieur, dont l’instruction a pu finalement montrer qu’il n’existait pas. De même, les perquisitions à mon domicile et à mon bureau n’ont servi qu’à monter en épingle un mystérieux DVD crypté qui s’est avéré, après plusieurs mois d’enquête et de coûteuses investigations, n’être qu’une transcription de mes discours diplomatiques. Puis certains ont voulu voir un nouveau rebondissement dans la découverte d’un ordinateur à Beyrouth, mais là encore l’affaire a tourné court.

Entre le grand spectacle auquel a donné lieu l’affaire Clearstream et la réalité des faits, il y a au bout du compte un fossé considérable. L’essentiel a été oublié. Seul le procès permettra de répondre aux deux questions essentielles : qui a commencé à falsifier les listings en 2003 et dans quel but, alors même que je n’ai été saisi de ce dossier qu’en janvier 2004 ? qui a pu faire pression dans ce dossier pour imposer un préjugé aussi contraire à la vérité ?

En tout état de cause, je suis convaincu qu’il ne s’agit pas d’une affaire politique, mais bien d’une affaire industrielle et financière. Je sais que la vérité et la justice finiront par l’emporter. 

                                                                        Dominique de Villepin. »

Source: http://www.mediapart.fr/atelier-journal/article/29022008/l-ancien-premier-ministre-reagit-des-partis-pris-et-des-proces-d-in


29/02/2008 16:19
Voir ou revoir: Dominique de Villepin était l'invité de RTL, le 29 février 2008 à 7h50  0 commentaire


28/02/2008 20:44
Villepin: "ne pas diviser les Français"  0 commentaire

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L'ancien premier ministre Dominique de Villepin a préconisé aujourd'hui de "ne pas diviser les Français", de "se concentrer sur l'essentiel" et d'"éviter la confusion", en commentant sur Canal+ les difficultés du président Nicolas Sarkozy et de sa majorité.
Tout en se refusant à "donner des conseils à quiconque", M. de Villepin a estimé qu'il y avait "un certain nombre de solutions assez simples: ne pas diviser les Français, se concentrer sur l'essentiel, définir des priorités, rassembler".

"Ce que je crois déterminant, c'est de continuer à pousser les réformes pour maintenir et défendre la compétitivité française. Il n'y a pas de remède miracle (...) C'est un travail très humble et très difficile", a déclaré l'ex-premier ministre.

"C'est pour cela qu'il faut beaucoup d'explication, beaucoup de mise en perspective et éviter autant que faire se peut la confusion. Il faut définir des priorités. Plus on définira ces priorités, plus on accompagnera d'explication et de clarté l'action, plus on a de chances d'avoir tous les Français avec soi", a-t-il ajouté.

Source : AFP


27/02/2008 19:55
Pour rigoler un peu.....  0 commentaire

Villepin au salon de l'agriculture 2007,

cela donnait ça!!!!!

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27/02/2008 18:32
Dominique de Villepin, opposant par obligation  0 commentaire

Entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, la rivalité des ambitions a été mortelle. Après s’être longtemps disputé le statut de fils préféré de l’ancien président de la République Jacques Chirac, Sarkozy avait perdu la bataille.

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Pour tous les journalistes politiques avisés, cela est devenu un reflexe naturel qui ne supporte même plus d’interrogations : chaque fois qu’ils estiment opportun de donner la parole à l’opposition pour évaluer et commenter l’action de Nicolas Sarkozy, ils font appel, entres autres personnalités, à Dominique de Villepin, ancien Premier ministre de Jacques Chirac. L’homme,  dont la chevelure a réussi une belle synthèse entre le blanc précoce et le gris branché, la taille sportive et élancée, le verbe aussi souvent euphorique que parfois malicieusement envenimé, a pris en quelques mois de quinquennat de Nicolas Sarkozy la stature enviée de premier opposant au président de la République. Au point de donner souvent le tempo à la vague de critique qui va accompagner telle ou telle mesure.
Il est vrai qu’entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, la rivalité des ambitions a été mortelle. Après s’être longtemps disputé le statut de fils préféré de l’ancien président de la République Jacques Chirac, Nicolas, Sarkozy qui avait perdu cette bataille, s’était emparé de la machine UMP pour la transformer en véritable machine à conquérir le pouvoir. Et depuis les deux hommes se livrent à un bras de fer revanchard. Nicolas Sarkozy tente de faire payer à Dominique De Villepin sa possible implication dans une machination nommée «Clearstream» avec cette grave inculpation «dénonciation mensongère» au préjudice de l’actuel président de la République, tandis que l’héritier naturel de Jacques Chirac tente non seulement de prouver son innocence mais aussi de faire payer sa rancune à Nicolas Sarkozy en se livrant à des réquisitoires contre son action.  Cela donne un feu d’artifice dans les déclarations et les prises de positions. Que Nicolas Sarkozy évoque « la laïcité positive», Dominique de Villepin s’insurge : «Sur la laïcité je ne transige pas, je ne comprend pas pourquoi nous ouvrons la boîte de Pandore de la laïcité, alors que c’est une des forces de notre société». Qu’il parle de la rétention de sûreté et menace de passer outre les recommandations du Conseil constitutionnel, de Villepin est un des premier à la qualifier de « monstruosité juridique » et d’ajouter que «Dans notre droit, le Conseil constitutionnel, c’est la clef de voûte. A partir du moment où les sages ont parlé, cette décision s’applique». Et quand Nicolas Sarkozy se hasarde à proposer de parrainer la mémoire d’un enfant juif tué lors de  la Shoah par des enfants du CM2, Dominique de Villepin le renvoie sèchement : «Je ne crois pas que l’on puisse imposer la mémoire, que l’on puisse la décréter ou légiférer dans ce domaine».
Même quand le président de la république se déplace dans une usine à Gandrange, en Moselle, pour essayer de la sauver de la décision prise par Arcelor Mittal de la fermer et propose un plan de financement pour pérenniser le site, Dominique de Villepin est sans appel : «Il n’appartient pas à l’Etat de se substituer aux entreprises (…) Il lui appartient en revanche d’anticiper et d’accompagner les évolutions à partir d’une stratégie économique et industrielle qui est à définir tant au niveau national qu’européen». Et d’ajouter cette déclation assassine : «face à l’ampleur des défis, on ne peut pas se contenter d’agir au coup par coup». Même le choix de ne pas élire un président de l’UMP est contesté par Dominique de Villepin. L’homme qui affirme de ne pas adhérer à l’UMP constate : «quand on fait le choix de ne pas avoir de président de l’UMP, on a le risque d’avoir une majorité très absente». Sur les raisons qui expliquent l’installation durable de Nicolas Sarkozy dans l’impopularité, Dominique de Villepin a une justification que ne renierait pas le plus dur opposant au président de la République : «sur un plan plus personnel, les images des derniers mois ont pu donner le sentiment d’une perte de concentration sur l’essentiel». Il va de soi que sur le plan de la politique étrangère, les divergences entre les deux hommes sont béantes. Dominique de Villepin se dit «inquiet de certaines dérives et tentations» en la matière citant  souvent comme exemple «le retour de la France dans l’Otan» et «un engagement inconsidéré sur le théâtre extérieur, ou en tout cas non justifié».  Après avoir raté le coche de la présidentielle, Dominique de Villepin, signataire de « l’appel à la vigilance républicaine» semble avoir trouvé sa vocation : démonter pièce par pièce l’argumentation de Nicolas Sarkozy. La fébrilité naturelle du président de la République semble lui faciliter la tâche dans sa mission de «premier opposant» après avoir été longtemps indissociable allié.

Source:
http://www.aujourdhui.ma/international-details60090.html


27/02/2008 13:40
Plus de 80 % des Français disent que le pouvoir d'achat a baissé  0 commentaire

PARIS (Reuters) - Les Français considèrent à une forte majorité de 81% que leur pouvoir d'achat a baissé au cours de l'année écoulée, selon un sondage Ifop publié mercredi.

La proportion était de 65% en novembre dernier et de 59% en janvier 2007, précise l'Ifop dans cette enquête pour le journal L'Humanité, effectuée le 25 février auprès de 977 personnes.


D'après cette enquête, 12% des personnes interrogées estiment que leur pouvoir d'achat - thème que le président Nicolas Sarkozy avait placé au coeur de sa campagne électorale en 2007 - a augmenté en un an et 7% qu'il est resté stable.

La publication de ce sondage a coïncidé avec la révélation d'informations selon lesquelles une vaste entente illégale sur les prix de produits ménagers a été mise au jour en France.

Selon Le Figaro, neuf multinationales sont suspectées d'avoir participé à un accord secret qui date de 2005. Cette entente a été dénoncée par l'une des compagnies et les autorités de la concurrence et de la répression des fraudes ont déjà effectué des perquisitions, ajoute le journal.

Dans ce genre de procédures, souligne Le Figaro, les entreprises risquent des amendes pouvant atteindre 10% de leur chiffre d'affaires total.

Cette affaire s'ajoute à celle de la flambée des prix alimentaires dans la grande distribution, dénoncée par une enquête menée par le magazine 60 millions de consommateurs publiée mardi.

Le gouvernement, après une réunion convoquée d'urgence à Matignon lundi, a annoncé des opérations "coup de poing" dans le secteur alimentaire. Le président Nicolas Sarkozy a précisé avoir demandé au ministère de l'Economie et des Finances une enquête et dit sa volonté "de porter le fer où ça fait mal".

Face à ce qu'il a qualifié "d'effet d'annonce", le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, s'est étonné que le gouvernement ait attendu une enquête de 60 millions de consommateurs pour diligenter à son tour des enquêtes.

"Il serait temps qu'on fasse des contrôles (...) les enquêtes, cela devrait être fait tous les jours, il devrait y avoir tous les jours des mises en cause de distributeurs pour concurrence déloyale ou position dominante", a-t-il dit à la chaîne Public Sénat lors d'une visite au Salon de l'agriculture.

Dans le cadre de ces opérations "coup de poing", la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, s'est rendue mercredi dans un supermarché d'un grand centre commercial de Paris. Sous l'oeil des caméras de presse, elle y a acheté une bouteille de lait.

Source: http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-34479709@7-37,0.html


26/02/2008 14:01
Un groupe d'armement français est suspecté par la justice d'espionnage et de corruption  0 commentaire

La justice est saisie d'une enquête qui va créer des remous. Le parquet de Paris dispose d'éléments qui suggèrent l'implication de la société DCN – l'ex-Direction des chantiers navals, aujourd'hui DCNS, détenu à 75 % par l'Etat et à 25 % par Thales –, premier constructeur français de porte-avions, sous-marins et autres frégates, dans des opérations de corruption pour acquérir des documents judiciaires et fiscaux.

Selon les enquêteurs, le grand groupe d'armement aurait eu recours aux services de sociétés d'intelligence économique, gérées par d'ex-membres des services secrets français, pour se procurer des pièces de procédures judiciaires liées à des affaires, comme Clearstream ou les frégates de Taïwan, et pour enquêter sur l'entourage de magistrats, tels que le juge Renaud Van Ruymbeke ou le juge Paul Perraudin en Suisse, mais aussi sur l'entourage de personnalités politiques. Une information judiciaire a été ouverte, début février, contre X…, des chefs de "corruption active et passive", "abus de biens sociaux", "violation du secret de l'instruction" et "violation du secret de la défense nationale".

Nom de code de l'opération : "mission Bonaparte". But avoué, dans un courrier daté du 10 janvier 2002 : "Entrer en contact avec les avocats et experts désignés par la partie adverse, et d'en soutirer le maximum d'informations." D'après un échange de courriers saisis par les enquêteurs, la société Eurolux Gestion, basée au Luxembourg, est chargée par la DCNI, la branche commerciale de la DCN – qui deviendra DCNS en 2007 – d'investiguer sur la procédure judiciaire et le contentieux financier lié à l'affaire des frégates de Taïwan, construites par la DCN. Un dossier dans lequel Taïwan réclame 1,2 milliard de dollars à la France. C'est Gérard-Philippe Menayas, alors directeur financier et administratif de DCNI, qui signe les courriers. Joint par Le Monde, celui-ci n'a pas souhaité faire de commentaires.

"LUSTUCRU"

Rien d'illogique, au demeurant, à ce que la DCNI veuille aussi en savoir plus sur les investigations menées par les juges Van Ruymbeke et Perraudin dans le versant judiciaire du dossier des frégates. Mais, selon l'enquête préliminaire confiée en mars 2006 aux policiers, ce sont les moyens utilisés dans ce but qui posent problème. D'autant que la DCNI, à l'époque, cherche aussi à en savoir plus sur Thales, qui s'apprête à entrer dans son capital.

A cet effet, une deuxième mission est lancée, qui répond au nom de code, selon les policiers, de "Lustucru". Pour satisfaire la DCNI, Eurolux Gestion va avoir recours aux services d'une société d'intelligence économique, MJM Partners, basée à Kourou, en Guyane.

En janvier 2006, les services fiscaux effectuent une perquisition au siège de MJM Partners, une société fondée par Michel Mauchand, 67 ans, un ancien de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), et Claude Thevenet, 58 ans, qui œuvrait, lui, à la direction de la surveillance du territoire (DST). "C'est abracadabrantesque, nous a indiqué M. Thevenet, il s'agit d'une intoxication, ma société n'a jamais commercé avec DCNI." MJM Partners est chargée de veiller à la sécurité du site de Kourou. Elle est liée à trois autres sociétés, créées par le duo Mauchand-Thevenet. Le fisc s'intéresse d'abord à des flux financiers jugés "atypiques" entre ces sociétés et découvre des abus de biens sociaux. Par ailleurs, lors de la perquisition, il découvre des propositions commerciales qui sont de réelles missions de renseignement réalisées, pour le compte, entre autres, de DCNI.

En mars 2006, une enquête préliminaire est lancée, suivie par des perquisitions à la DCN et à la DCNI. Les enquêteurs saisissent des documents : des pièces issues de procédures judiciaires auraient été acquises, contre rémunération. Il semble qu'un agent des services fiscaux ait accepté de communiquer des données bancaires confidentielles.

"REMISE GRACIEUSE"

Ces documents, émis par les sociétés des ex-espions, sont des comptes rendus de missions opérées entre 2001 et 2004 pour le compte de DCNI, via Eurolux Gestion. Les services d'anciens collègues de M.Mauchand auraient été utilisés : il précise, dans une note, que la majeure "partie des sources utilisées par nos diverses missions à l'étranger ont appartenu ou étaient d'honorables correspondants" de la DGSE.

Les enquêteurs mettent la main sur un courrier du 4 janvier 2002, adressé à Eurolux, signé par M.Menayas, qui, dans le cadre du "dossier Bonaparte", souhaite "étudier les modalités de mise en place d'un dispositif local apte à recueillir des informations juridiques et politiques". Eurolux propose en retour une mission "Méditerranée", à savoir "contacter les autorités judiciaires proches de ce dossier". Renaud Van Ruymbeke est désigné sous le nom de code "Méditerranée 1". Dans un document, la mission "Méditerranée" est jugée "fructueuse mais délicate".

Trois factures, qui établiraient les liens financiers entre Eurolux et la DCNI, sont dénichées par les policiers : 28 000 euros en janvier 2003, 28000 euros en novembre 2002, et 39 200 euros en mai 2002. Une autre facture, datée de mai 2002, porte la mention suivante : "Méditerranée 1 et 2 =remise gracieuse".

D'autres documents retrouvés en perquisition sont très précis. Le 28 février 2003, il est ainsi fait état du recrutement d'une source dans un cabinet d'avocats, avec comme objectif "la manipulation de la source recrutée". Le budget de l'opération se monte à 12 000 euros mensuels pour les "frais de manipulation".

Un compte rendu de mission daté du 17 mars 2004 parle d'une recherche sur l'ambiance "régnant au ministère de la défense, approche de personnalités (…) entourage de MAM [Michèle Alliot-Marie, ministre de la défense]". Le 28 juillet 2004, un compte-rendu mentionne la "recherche de sources dans l'entourage immédiat de décideurs politiques français", et l'acquisition de la liste Clearstream (les listings informatiques truqués contenant les noms de personnalités, dont Nicolas Sarkozy, accusés à tort de détenir des comptes à l'étranger) "émanant des milieux judiciaires" Le 10 décembre 2004, des pièces de procédure judiciaire liées aux fichiers Clearstream, dont "la copie intégrale de l'original reçu par la justice", auraient été acquises par Eurolux, contre la somme de 18 550 euros.

Lors d'une perquisition chez Armaris, la structure d'exportation de DCNS, les policiers tombent sur des copies d'auditions du dossier Clearstream, dont celle de Renaud van Ruymbeke. Pour les enquêteurs, la DCNI a confié depuis 1994, successivement aux sociétés Heine, Eurolux et Armaris, des missions illégales de "lobbying". Un autre courrier de M.Menayas est saisi : "J'ai mis en place l'organisation financière et juridique appropriée en vue de la gestion des réseaux internationaux, aussi bien chez DCNI que par la suite chez Armaris." Un contrat de prestations de services, entre Eurolux et DCNI, signé le 20 juin 2000, en fait foi.

Source: http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/02/26/un-groupe-d-armement-francais-est-suspecte-par-la-justice-d-espionnage-et-de-corruption_1015716_3224.html#ens_id=1015722


26/02/2008 12:31
"Hôtel de l’insomnie" par Okan Germiyan   0 commentaire

C’est un retour vers la poésie et ses illustres figures pour Dominique de Villepin. Depuis son dernier ouvrage consacré aux poètes français et du monde entier, Eloges des voleurs de feu (Gallimard, 2003), l’ancien Premier ministre revient avec Hôtel de l’insomnie.

Le feu, l’insomnie, c’est tout un vocabulaire de l’éveil que l’on retrouve dans les oeuvres de Dominique de Villepin. La poésie a marqué son enfance et perdure au-delà de son parcours politique aujourd’hui achevé.

En effet, chez Dominique de Villepin, les poèmes sont des fragments éparpillés dans la vie de tout homme, cette vie perçue comme un labyrinthe sombre et tortueux, où l’homme s’y égare, à la merci du fils adultérin de Pasiphaé :

"Face aux Minotaures, ce fil d’encre et de papier m’a aidé à tenir le cap. A chaque feuillet, j’ai voulu m’alléger, me désamarrer : creuser en moi la force d’avancer jusqu’au retournement de la conscience où l’épreuve devient une chance de libération."

Face à la peur et à l’incertitude qui frappent une vie vacillante, l’homme doit devenir poète et recomposer les fragments laissés par ces prédécesseurs ; de là se dégage une lumière parmi les ténèbres, la renaissance perpétuelle de l’espoir humain grâce aux poètes :

"Mais peut-être notre meilleur allié est-il parfois le mauvais sort. A minuit, la solitude se brise par la grâce des compagnons sollicités, compagnons invisibles qui défrichent la vie aux avant-postes, qui fixent des repères, qui nous donnent des mots comme autant d’armes pour notre propre combat (...) Et au matin, le miracle se renouvelle : l’homme s’éveille, libre de toutes entraves."

Dominique de Villepin écrit au fil de l’ouvrage les nombreux et sombres épisodes qui ont marqué la vie de poètes reconnus : la fin tragique de Federico Garcia Lorca, tombé sous les balles franquistes après avoir été le héraut du "duende", l’esprit caché espagnol ; le suicide de Celan, poète en quête d’une identité perdue et finissant par écrire avec la langue de ses bourreaux ; la mort brutale de Charles Péguy sur le front en 1914 et la fin précoce de Guillaume Apollinaire...

Nombre d’exemples de ces vies perturbées par le destin mettent aussi en avant l’espoir que fait naître "la chair des mots", cette création du langage, fruit de l’esprit libre et libéré des poètes. Or, s’ils sont encerclés par des fléaux mortels, ces poètes, par leurs créations, parviennent à faire jaillir la lumière de la vie, alors qu’ils sont aux frontières de la mort.

La plus belle et la plus émouvante des proses est celle consacrée à Adonis, poète syrien, mais dont le destin a toujours été celui d’un être déraciné. Dominique de Villepin y rappelle sa perpétuelle quête de soi :

"Le déraciné, à défaut de pouvoir atteindre un point insaisissable dans l’avenir, remonte vers l’incertitude des origines. ’Je porte mon abîme et je marche’, clame Adonis. la chute est son état. Où donc se fixer, quel repère trouver ?"

C’est aussi avec Adonis que l’ancien Premier ministre réaffirme que le poète peut vaincre la mort par la littérature et la poésie : si la mort l’emporte souvent sur l’être de chair, elle ne peut pas vaincre la force d’un poème devenu éternel.

Exilé par la meute des courtisans qui déjà le haïssait, Dominique de Villepin a malgré tout conservé l’oeil politique. Son ouvrage est de son propre aveu "un carnet de résistance" devant l’état déplorable de la politique française :

"Prisonnier des miroirs, privé de l’aiguillon tragique, le pouvoir se peuple de chimères. Et si puissant l’effondrement de la conscience, le reniement de l’âme. Eloge des vanités, triomphe du friable, tout cela n’est pas la France. [Les poètes] qui, au fil des nuits, parlent à travers ces pages, le disent avec force : il y a encore une idée de l’homme à défendre."

Et l’ancien Premier ministre de conclure sur son propre avenir :

"A l’instant de passer la lanterne du veilleur, je sais que d’autres viendront, travailleurs du solstice. (...) Alors s’arracher, apprivoiser le large, offrir son visage au sel. Je n’ai pas peur. Ici, l’écume s’effrite et se disperse devant la parole intérieure qui grandit. Avec le ciel et le vent, il y a d’autres vies à vivre."

Le voleur de feu vient ainsi de transmettre son bien le plus précieux, la conviction que d’autres lui succéderont pour une humanité meilleure.

___________

Dominique de Villepin, Hôtel de l’insomnie, Paris, Plon, 2008, 106 p., 19 euros.

Source: http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=36512


25/02/2008 21:04
Villepin ému jusqu'aux larmes par Redacted  0 commentaire

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Dominique de Villepin, accompagné de sa femme Marie-Laure, était samedi soir au cinéma Georges V, pour la diffusion de Redacted , le dernier film de Brian de Palma, qui a pour sujet les bavures de l'armée américaine en Irak. À l'issue de la séance, l'ancien Premier ministre n'a pu retenir une larme, alors que des spectateurs le félicitaient chaleureusement pour son fameux discours anti-guerre, prononcé en 2003 à l'Onu.

Source: http://www.lepoint.fr/actualites-confidentiels/villepin-emu-jusqu-aux-larmes-par-redacted/915/0/225480


25/02/2008 20:54
Voir ou revoir: Dimanche + avec Dominique de Villepin  0 commentaire

Pour voir ou revoir l'entrevue de Dominique de Villepin, le 24 février 2008, dans Dimanche+, sur canal+, cliquez sur le lien suivant:

http://www.canalplus.fr/tous-les-programmes/pid2180-c-p-dimanche.html?

et

Pour écouter les confidences+ de Dominique de Villepin aux internautes, cliquez sur le lien suivant:  

http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid1895-c-dimanche.html


25/02/2008 11:43
Forum du NouvelObs.com: Dominique de Villepin répond aux questions des internautes!!  0 commentaire

Question de : Elsa

Bonjour M. de Villepin. J´ai beaucoup respecté votre attitude lors de l´intervention américaine en Irak et je m´adresse à vous en tant qu´ancien ministre des affaires étrangères et gaulliste de stricte obédience. Pensez-vous vraiment que Nicolas Sarkozy veut aligner la France sur les Etats-Unis ?

Réponse : Bonjour à tous. Je suis très heureux d´être avec vous ce matin pour répondre à vos questions dans une actualité chargée, tant sur le plan national qu´international. La France est un allié ancien des Etats Unis, et à ce titre, il est normal que nous cherchions à avoir les meilleures relations possibles avec ce pays. Je perçois néanmoins une tentation d´infléchissement de notre politique traditionnelle d´équilibre. Et c´est pourquoi je pense qu´il faut être vigilant, qu´il s´agisse d´un éventuel retour dans l´Otan, d´une augmentation de nos troupes sur certains théâtres extérieurs comme l´Afghanistan, ou d´un appui à la politique américaine au Moyen-Orient. Le monde a besoin d´une France fidèle à sa vocation d´équilibre et de médiation entre l´est et l´ouest, le nord et le sud. Fidèle également à sa défense d´un monde multipolaire et d´un multilatéralisme renforcé, par opposition à la tentation unilatérale américaine comme à la méconnaissance par les Etats-Unis de l´identité des peuples et de la diversité culturelle.

Question de : jean-louis

Bonjour M. de Villepin, Dans un appel publié par Marianne, vous avez affirmé votre "attachement au principe républicain" et votre "refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective". Le pouvoir actuel est-il un "pouvoir purement personnel"? Jean-Louis (Paris).

Réponse : Là encore, je veux souligner la nécessité de la vigilance face à un risque de dérive, qu´il s´agisse du déséquilibre des pouvoirs au sein de l´exécutif entre le président de la République, le Premier ministre et le gouvernement, ou encore de l´autonomie revendiquée par les conseillers de l´Elysée. Il me paraît important, tant du point de vue institutionnel qu´au plan de l´efficacité politique, d´être respectueux des principes d´équilibre et de bonne répartition des tâches. Cette exigence est d´autant plus importante que les problèmes sont complexes et qu´il faut satisfaire à une double exigence de bonne coordination et de continuité de l´action. Le Premier ministre et les ministres sont au contact direct et quotidien de l´administration, et ils doivent donc être en première ligne pour que l´Etat soit mobilisé dans la mise en oeuvre des réformes décidées et impulsées par le président de la République.

Question de : Internaute

Bonjour, A votre avis, le Nouvel Obs avait-il raison de publier le fameux SMS de Sarko à Cécilia? Si c´était vous le président, vous porteriez plainte au pénal? Et qu´est-ce que vous avez pensé des éditos sur le sujet dans l´hebdo? L´hebdo lâche son site?

Réponse : Je crois qu´il faut constamment, sur des sujets délicats, en revenir aux principes et en l´occurrence, au principe de séparation entre la vie publique et privée. Chacun a droit au respect de sa vie privée, de sa famille, de son courrier... Cela implique un effort de tous, de la part des responsables politiques qui ne doivent pas céder à la pente d´une pipolisation facile, de la part des médias, qui doivent se fixer des codes de conduite et des règles de déontologie strictes. Faut-il pour autant que le président de la République porte plainte? Je ne le crois pas, même si je respecte évidemment la décision de Nicolas Sarkozy, qui exerce son droit comme n´importe quel citoyen. Mais la tradition de la Ve République, qui est que les présidents ne portent pas plainte, me paraît doublement justifiée, d´une part pour éviter que le président de la République ne soit entraîné dans d´innombrables procédures, ce qui pourraient nuire à la fonction en lui enlevant de la sérénité et de la hauteur, d´autre part pour éviter cette situation incongrue d´un président qui pourrait ester en justice alors qu´il ne pourrait pas lui-même être attaqué devant la justice. Je crains que dans un certain nombre de cas, cela ne conduise à de véritables imbroglios juridiques. En ce qui concerne les réactions au sein du journal, je crois au principe de solidarité, même s´il doit s´accompagner à l´occasion d´une crise comme celle-ci, d´une introspection collective pour dégager à l´avenir les meilleures règles possibles de conduite.

Question de : Internaute

Le conseil constitutionnel qui censure la rétroactivité de la rétention de sureté: vous qui êtes un ancien ministre de l´Intérieur, qu´en dites-vous?

Réponse : Le Conseil constitutionnel est dans son rôle. Il doit avoir le dernier mot. Le risque existe avec la saisine du président de la Cour de Cassation d´un conflit entre l´ordre judiciaire et le Conseil constitutionnel, ce qui me paraît dangereux. Outre que la rétention de sureté pose d´énormes problèmes juridiques en découplant la durée de la peine de la durée de la rétention, elle modifie l´esprit de notre justice qui passerait, comme l´a très bien dit Robert Badinter, d´une logique de responsabilité à une logique de sureté. Qu´il faille se protéger contre de dangereux criminels sexuels, c´est l´évidence. Il existe à l´étranger des exemples qui peuvent utilement nous inspirer et des propositions intéressantes ont été faites, comme celle du Bâtonnier de l´Ordre des avocats. Encore faut-il être respectueux du droit. C´est l´honneur de toute démocratie.

Question de : Internaute

Le fait que Sarkozy saisisse le président de la cour de Cassation, est-ce que cela ne risque pas une fois de plus de porter atteinte à la séparation des pouvoirs?

Réponse : C´est la première fois, en effet, qu´une telle saisine est décidée. Il faut veiller à ce que cela ne porte pas atteinte au principe de séparation des pouvoirs qui est dans l´intérêt de tous.

Question de : jean-louis

Bonjour M. de Villepin, Trouvez-vous normal qu´un Président de la République dise "Casse-toi, pauvre con!" à quelqu´un qui refuse de lui serrer la main? Jean-Louis (Paris).

Réponse : La vie politique est faite de tensions et il peut arriver que l´on soit tenté de laisser percer son irritation ou que l´on perde son sang-froid. L´important est de se reprendre vite, d´en tirer les leçons et de s´excuser.

Question de : Internaute

Monsieur le Premier ministre, Pensez vous pouvoir représenter un recours pour la France aux présidentielles de 2012 ?

Réponse : Nous sortons d´une élection présidentielle et l´important, me semble-t-il, c´est le combat d´aujourd´hui pour permettre à la France d´avancer et de se réformer. C´est pour cela que je souhaite que le président de la République et le gouvernement réussissent. C´est pour cela que je crois important de tirer les leçons des difficultés et confusions des derniers mois. C´est dans ce sens que je n´ai cessé d´intervenir en proposant au président et au gouvernement de mieux expliquer et de mieux valoriser les réformes engagées, de clarifier également les priorités des prochains mois. C´est essentiel pour donner plus de visibilité et de sens à la politique menée alors que les défis à relever sont nombreux: compétitivité de notre économie, réduction des déficits publics, modernisation du marché du travail... Ce travail d´explication et de mise en perspective me paraît d´autant plus important que la conjoncture économique et sociale est difficile. Je veux croire que le président de la République finira dans les prochains jours par prendre en compte ces appels répétés. En politique, les meilleurs amis ne sont pas ceux qui s´écrient en permanence: "tout va bien, madame la marquise..." mais au contraire ceux qui attirent l´attention sur les difficultés et qui proposent des solutions. En l´occurrence, il faut clarifier le jeu et concentrer son énergie sur l´essentiel, c´est-à-dire la réforme économique et sociale, en rassemblant les Français et non pas en les divisant sur des sujets comme la laïcité ou l´immigration... Revenons-en à l´action et non pas à l´éparpillement, c´est la condition du résultat.

Question de : Internaute

Bonjour Monsieur Dominique de Villepin, Je voulais savoir si vous aussi comme des millions de Français vous avez été choqué par les propos du président lors de l´inauguration du salon de l´agriculture.

Réponse : Déjà répondu.

Question de : Internaute

Déclaration de Badinter: "Au terme de la Constitution, les décisions du Conseil constitutionnel s´imposent à toutes les autorités administratives et juridictionnelles et aux pouvoirs publics, par conséquent cela vaut aussi pour le président de la République", la République, "ce n´est pas l´ancienne monarchie où le principe était: ´si veut le roi, si fait la loi´". Vous êtes plutôt Sarkozy ou Badinter?

Réponse : Je crois comme toujours que Robert Badinter parle avec sagesse.

Question de : Internaute

Cher Dominique de Villepin, bonjour, M.Frnaçois Goulard, votre ancien Ministre de la Recherche et Député UMP de Bretagne envisage de créer un mouvement voire un groupe parlementaire. Compte tenu de vos propos concernant l´UMP sur Canal ce dimanche 24 février, que pensez vous de cette initiative? A la vue de la dégradation très sérieuse de notre démocratie ici en France(recul des libertés, Test ADN, atteinte à la Laicité, sur-exposition des forces de répréssion....épisodes guignolesques de l´UMP à Neuily, du Modem à Lyon...etc...etc) et de l´attitude de nombre de Parlementaires UMP, je deviendrai pour un peu pessimiste. Heureusement, à la lecture des sondages thématiques, il semblerait que La France que vous chérissez tant comme nous tous ait encore des ressorts. Outre l´écriture, quels peuvent être vos moyens d´actions? Quel type d´avocat serez-vous? Comment éclairer les Fançais sans déclancher l´hystérie de la Sarkosie( surtout la jeune génération qui n´a pas encore souffert comme vous en 2005 et surtout 2006)? Voici, Monsieur le Premier Ministre, les quelques réflexions que je veux vous soumettre. Recevez, Cher Dominique de Villepin, depuis la Capitale des Gaulles mes plus chaleureuses et respectueuses salutations. Christine HOUBART ch.houbart@voila.fr http://christineh7.hautetfort.com/

Réponse : Je souhaite que l´UMP se ressaisisse. Il est très important pour l´action du président et du gouvernement de disposer d´une majorité exigeante et proposante. Dans ce contexte, le rôle du principal parti majoritaire est bien sûr déterminant. Je crois important, comme Nicolas Sarkozy l´a martelé au cours des dernières années, que l´UMP puisse agir en autonomie et avec responsabilité. C´est ce que l´UMP a pu faire jusqu´aux élections présidentielles avec un président élu. Je regrette donc pour ma part la situation actuelle et estime que parmi les leçons à tirer, il y a la nécessité d´un président élu de l´UMP, crédible, responsable, visible, capable de jouer tout son rôle dans notre jeu politique en protégeant notamment davantage l´exécutif par son propre engagement. On a besoin en politique d´acteurs forts et clairement identifiés. La question, pour le président de la République, n´est pas de savoir s´il y a des concurrents au sein de sa propre famille. Cela est absurde. Mais la question est de savoir comment la volonté de réforme peut être mise en oeuvre et démultipliée. Une majorité forte et une opposition forte, voilà bien des gages pour la démocratie comme pour plus d´efficacité.

Question de : Internaute

Bonjour M.le PM N´est il pas singulier pour un admirateur de Bonaparte de signer l´appel de Marianne ?! Francoise 

Réponse : Bonaparte a été grand tant qu´il a voulu agir en s´appuyant sur des principes. Il a pu ainsi poser les bases de la France moderne, qu´il s´agisse du Code civil, du Concordat, de la création de l´institution préfectorale, de la légion d´honneur... Quand il s´est laissé aveugler par son ambition et par la soif de conquête, quand il s´est laissé impressionner par les jeux de la cour, il a alors marché vers sa perte et celle de notre pays. Il me paraît essentiel aujourd´hui d´en revenir encore et toujours aux principes. Et comme je l´ai toujours fait, je crois qu´il y a des grandes questions sur lesquelles il ne faut pas transiger. C´est vrai pour les principes républicains, comme la laïcité. C´est vrai pour l´indépendance nationale et l´équilibre de notre politique étrangère. C´est vrai pour notre équilibre institutionnel. J´ai moi-même parlé de l´exigence de vigilance républicaine. La vigilance c´est la conscience en action du citoyen et dans des temps difficiles comme ceux que nous traversons, elle me paraît indispensable, tout comme l´exigence de rassemblement. La France doit réussir sa réforme. Nous avons une chance de la faire aujourd´hui. C´est la responsabilité du président de la République et du gouvernement. C´est aussi notre devoir à tous. Chacun doit être dans son rôle. J´ai été très heureux d´être avec vous pour ce tour d´horizon de l´actualité. La liberté d´information est un bien précieux. Exerçons-la et préservons-la ensemble avec passion et responsabilité. Je sais que c´est le cas de l´immense majorité des internautes. A ciao bonsoir!

Source: http://forums.nouvelobs.com/politique/518116-1293/1-nok/Dominique+de+Villepin.html


24/02/2008 22:46
Posez votre question à Dominique De Villepin   0 commentaire

Lundi 25 février de 10h00 à 11h30

Posez votre question

à

Dominique De Villepin

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sur le Forum

du Nouvel Obs.com

Thème du Forum: La situation Politique

http://forums.nouvelobs.com/politique/518065-1293/0-nok/Dominique+de+Villepin.html


24/02/2008 18:08
Rétention de sûreté - La polémique continue et gagne la droite  0 commentaire

Après des réactions virulentes samedi (lire notre article), les condamnations continuent ce dimanche, avec les mêmes mots sévères sur la saisine par Nicolas Sarkozy de la Cour de cassation pour trouver un moyen d'appliquer immédiatement la loi sur la rétention de sûreté malgré la censure partielle du Conseil constitutionnel. Et à droite, les voix commencent aussi à s'élever.
 
L'ancien garde des sceaux UMP, Pascal Clément, a estimé dimanche que "plutôt que de demander à la cour de cassation des propositions contre la récidive des criminels dangereux, il serait plus opportun de consulter les travaux réalisés par l'Assemblée nationale". "En 2004, a-t-il rappelé, des propositions ont été formulées", comme "le placement sous surveillance électronique mobile (PSEM)" qu'il a mis en oeuvre sur le plan législatif en 2006 et "une politique de soin psychiatrique considérablement renforcée". Cette politique "a prouvé son efficacité au Canada", a-t-il dit. "Même coûteuse", elle "le sera moins que les centres psychiatriques prévus et différés par le
Conseil constitutionnel".

Villepin : "risque à voir le judiciaire contre le constitutionnel"

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a qualifié, dimanche sur Canal+, "l'étonnante question de la rétention de sûreté" de "monstruosité sur le plan juridique". "Cette loi porte atteinte à l'idée que nous nous faisons de cette justice", a-t-il déclaré. L'ancien ministre de la justice socialiste Robert Badinter "a parfaitement raison quand il dit : ‘nous avons une justice de responsabilité'" et qu'il ne faut pas "passer à une justice de sûreté", a poursuivi Dominique de Villepin. "Chacun voit bien le risque à voir le judiciaire contre le constitutionnel", selon lui. "Dans notre droit, le Conseil constitutionnel, c'est la clef de voûte. A partir du moment où les Sages ont parlé, cette décision s'applique", a-t-il lancé.
 
Le n°1 du PS, François Hollande, a qualifié dimanche, sur Canal+, la décision du président de "manquement une nouvelle fois à ses obligations". Le rôle du président, "ce n'est pas de contourner" la décision du
Conseil constitutionnel, "c'est de l'appliquer", a-t-il dit.

Delanoë : Sarkozy a "été pour le moins désinvolte"
 
Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a considéré que
Nicolas Sarkozy a "été pour le moins désinvolte", dimanche sur Radio J. "Je ne le prends ni pour un putschiste ni pour un homme d'extrême droite. Par moments, il a des côtés un peu aventurier" a-t-il dit, précisant que "le Conseil constitutionnel ne juge que de la constitutionnalité des lois, pas de leur pertinence". "Il faut absolument dans notre République respecter la légitimité du président élu, d'une majorité élue (...) Je ne soupçonne pas Nicolas Sarkozy de penser factieux. Il faut qu'il revienne à un état d'esprit beaucoup plus rassembleur", a-t-il estimé.
 
Le président UMP de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a quand affirmé : "il ne saurait être question d'une remise en cause du fonctionnement de nos institutions, ni des décisions du
Conseil constitutionnel qui sont sans appel". Pour lui, "l'introduction de la rétention de sûreté dans notre droit, validée par le Conseil constitutionnel, est une avancée importante pour protéger nos compatriotes et assurer leur sécurité". Pour autant, "la question de la protection des citoyens, face à des criminels à la dangerosité avérée, susceptibles de récidiver à la fin de leur détention, demeure prégnante".
 
Le porte-parole du PS, Julien Dray a estimé dimanche que son homologue de l'UMP, Nadine Morano, "se range du côté de la bêtise" en accusant le PS "de se ranger du côté des assassins" à propos de la
rétention de sûreté.

Source: http://tf1.lci.fr/infos/france/justice/0,,3721583,00-polemique-continue-.html


24/02/2008 14:38
Villepin sur Clearstream: "Je veux un procès car je "veux la vérité et la justice"   0 commentaire

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"Je veux un procès" car "je veux la vérité" a déclaré dimanche sur Canal+ l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin affirmant avoir été "sali" dans l'affaire Clearstream où il est mis en examen.

"Je veux un procès, pour la vérité et pour la justice. J'apporterai la vérité des choses, l'ensemble des victimes y ont droit" et "c'est un combat que je veux mener", a-t-il affirmé.

M. de Villepin a estimé avoir "été sali" et a mis en cause "l'instruction qui a été faite par la rumeur". Il a notamment cité "un DVD crypté" trouvé lors d'une perquisition à son domicile sur lequel "au terme d'une enquête extrêmement longue et coûteuse" on a trouvé "mes discours diplomatiques".

Il a également cité la découverte d'un ordinateur "dans les sables à Beyrouth". "Cet ordinateur devait m'accabler, il ne contient rien qui me concerne", a-t-il affirmé.

"Je veux savoir deux choses dans cette affaire, qui a falsifié les listings et pourquoi? et je veux savoir aussi qui a instrumentalisé le dossier, qui a fait pression sur ce dossier", a-t-il lancé.

"Ce n'est pas une affaire politique, c'est une affaire financière et industrielle" a-t-il assuré.

Les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons ont notifié vendredi la fin de leur enquête sur l'affaire de dénonciation calomnieuse Clearstream, dans laquelle l'ancien Premier ministre est mis en examen. Ils le soupçonnent d'avoir participé à une tentative de déstabilisation en 2004 de l'actuel chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, partie civile dans le dossier.

Source: http://www.lexpress.fr/info/infojour/afp.asp?id=5975


24/02/2008 14:25
Entrevue de Dominique de Villepin sur France Bleu du 24 février 2008  0 commentaire

Pour (ré)écouter l'entrevue de Dominique de Villepin, rendez-vous sur le site de France Bleu:

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-bleu/?nr=772b2055dcfc8b7a5f17e7d3b761271b&ad
722c985a2ffa2408ac6839d6cf9680_
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"Hôtel de l'insomnie" est un livre étonnant :

il nous révèle Dominique de Villepin et non pas l' ancien premier ministre.
Ce recueil de pensées intimes rédigées -le plus souvent - la nuit
nous invite à distinguer l'important de l'essentiel.

L'ouvrage est réussi ; il est émouvant parfois.
ERIC YUNG


24/02/2008 9:08
N'oubliez pas!!!! DDVillepin sur France Bleu et Canal +, ce 24 février 2008  0 commentaire

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Le Dimanche 24 février :  

à 10h00,

Dominique de Villepin sera l'invité

de France Bleu (107.1)

et

Le Dimanche 24 février:

à 12H45,

Dominique de Villepin sera l'invité

de Dimanche + sur Canal +


24/02/2008 5:40
Dominique de Villepin: «Je n'ai pas de comptes à régler avec Sarkozy»  0 commentaire

Premier ministre du gouvernement Chirac, il court aujourd'hui le monde pour parler poésie. De passage en Suisse, il confie qu'il n'en a pas encore fini avec la politique

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Dominique de Villepin, vous venez de publier un nouveau livre, «Hôtel de l'insomnie». Est-ce qu'écrire est pour vous une façon de laisser une trace, ce qui n'est pas toujours certain lorsqu'on fait de la politique?
Pas du tout. J'ai toujours beaucoup écrit. Tôt le matin. Tard le soir. Et sur des sujets très divers. Ecrire est pour moi une discipline de vie et maintenant que j'ai davantage le temps pour voyager, je peux me pencher autrement sur les problèmes du monde. C'est ce que j'aime et ce que j'ai toujours aimé faire, car j'ai une formation de diplomate. Le monde a besoin d'être davantage pensé et notre regard sur la planète renouvelé.

Vous êtes un des derniers hommes politiques lettrés de France. Qu'est-ce que ce talent apporte de plus à un homme d'Etat?
Sans doute une démarche pour se penser soi-même et ce qui nous entoure. Par exemple, mon dernier livre est une sorte de journal qui relate mes réflexions sur ma vie par le biais des arts, de la poésie, de la peinture. J'ai voulu écrire pour expliquer comment on peut faire face aux épreuves pour avancer, quelles règles de vie il faut se fixer pour tirer les leçons de l'existence et grandir.

Et quel est ce fil?
Dans mon livre, je parle surtout de ma passion pour les écrivains et les artistes. Les hommes et les femmes que j'ai rencontrés m'ont donné l'envie de partager les émotions ressenties lors de la lecture des grands classiques et des grands poètes. Tous répondent à leur façon à ma curiosité du monde. Tous ont réussi à inventer la vie, même lorsque celle-ci semblait se dérober. Ma démarche littéraire est très fraternelle. Je veux raconter à travers des cultures différentes comment chacun d'entre nous peut inventer son chemin et chercher à mieux vivre. Je me suis lancé le défi d'être capable de mêler le rêve à la rugosité du réel. Aller voir ce que font les autres m'aide à réfléchir sur ma propre vie.

Votre ouvrage est durement perçu par certains critiques. Est-ce que ces attaques font aussi mal que celles que l'on doit encaisser lorsqu'on est en fonction à la tête de l'Etat?
Je n'écris pas pour la critique. Bien sûr, je n'y suis pas insensible, ce serait vous mentir que de dire le contraire. Mais je suis surtout soucieux de partager avec ceux qui ressentent les mêmes besoins que moi. Je n'écris pas pour faire joli. D'ailleurs j'ai longtemps écrit sans publier. J'ai enseigné autrefois et ce côté didactique se retrouve dans mes ouvrages. J'aime partager, faire un bout de chemin avec le lecteur. Je ne prends pas la pose lorsque je prends la plume, j'y mets simplement quelque chose de moi-même sans me demander si cela va plaire ou non.

Votre carrière politique derrière, vous sentez-vous plus libre d'écrire ce que vous pensez?
Je me suis toujours senti extrêmement libre lorsque j'écrivais. Cela a toujours été un rendez-vous en dehors de tout pouvoir et de toute contrainte. Un moment de vérité durant lequel je n'ai jamais eu de raison ni d'envie de tricher. Un exercice sur la corde raide et jamais un confort.

Lorsqu'on vous lit, on sent un être très tourmenté voire torturé. D'où cela vient-il?
Lorsque j'écris, je suis dans des zones d'asphyxie, je sors du temps ordinaire, je ne pense ni au quotidien, ni à la monotonie. Ce qui m'intéresse c'est de pousser plus loin la réflexion et l'interrogation. Quand je prends des poètes pour modèles, je parle de leur maladie et de leurs insomnies. Aller jusqu'au bout des choses est forcément une prise de risques. Il faut sortir de soi pour être à la hauteur de ce qu'est la vie.

Je vous parlais tout à l'heure de votre retraite politique. C'est vraiment fini pour vous tout cela?
Quelqu'un qui a participé à la vie publique comme je l'ai fait peut-il se retirer du jour au lendemain sous sa tente? Je ne le crois pas. La vie publique est faite de moments particuliers et de respirations différentes. Ce sont les circonstances et les possibilités de participer à l'action publique qui décideront pour moi. Il ne peut en être autrement quand on a le sens de l'engagement, comme je l'ai.

C'est pour cette raison qu'on vous entend beaucoup ces derniers mois?
Est-ce que l'on m'entend vraiment beaucoup? J'ai surtout énormément de sujets d'inquiétude. Le monde n'est pas toujours pensé tel que je le souhaiterais. J'estime avoir beaucoup à dire et à entreprendre pour le faire évoluer. Il n'y a aujourd'hui pas assez de continuité dans l'action. Il est des situations qui m'interdisent de me taire au niveau international, national et européen. On ne peut pas simplement laisser la politique à ses acteurs. Faire partager son expérience et ses connaissances est une responsabilité qui nous échoit à tous. J'essaie de faire cela avec la plus grande sérénité possible. Dommage et tant pis si certains y voient des interférences insupportables.

Il est vrai que l'entourage de Nicolas Sarkozy considère vos interventions comme des attaques directes sur sa personne et vous prête un esprit revanchard...
Mais je suis tout l'inverse de cela. Je n'ai jamais été guidé par l'ambition, donc je ne peux pas ressentir de rancune. On a souvent prétendu que j'aurais souhaité être candidat à la présidence lorsque j'étais premier ministre ce qui n'a jamais été le cas. Il est normal que ceux qui l'ont cru me prêtent ces fausses intentions aujourd'hui. Peut-être que certaines personnes sont simplement inquiètes de me voir prendre la parole. Mais si je le fais c'est seulement dans l'intérêt général et pour faire avancer les choses.

Par exemple en signant l'appel pour une vigilance républicaine dans «Marianne», aux côtés de Ségolène Royal ou encore de François Bayrou. Pourquoi ne pas avoir nommément adressé ce manifeste à Nicolas Sarkozy puisque c'est bien de ses manquements qu'il s'agit?
Il faut justement sortir de la personnalisation du pouvoir. L'objectif de cette déclaration était de rappeler les principes qui pourraient faire aboutir les réformes engagées. Il faut aller au bout des choses pour les Français et les valeurs républicaines sont l'outil de ce changement. On peut toujours tourner cela en dérision et y voir des accusations gratuites envers le pouvoir en place. Or cette action n'est pas guidée par un esprit partisan, mais par une démarche éthique et par des convictions. Sous quelle autre forme aurait-on pu dire la même chose et être certains d'être entendus? Quand les choses sont difficiles, il faut faire entendre toutes les voix et ne pas les cantonner. C'est comme lorsque l'on gravit une montagne. On peut s'attaquer tout seul à la face vierge ou alors augmenter ses chances de réussite en plantant son piolet dans les traces de ceux qui ont précédé. Que ceux qui sont en charge de l'Etat en tire les leçons qu'ils voudront.

Ça vous fait sourire quand on dit aujourd'hui qu'en France c'est vous l'opposition et non pas les socialistes?
Si exprimer un avis différent et porter un regard sur les choses qui s'inscrit dans des exigences logiques, c'est faire de l'opposition alors cela voudrait dire que la réalité des faits est passablement brouillée en France, ce que je n'espère pas. Personne ne souligne que si je me donne du mal pour faire avancer les choses, c'est parce que je crois que c'est possible et donc parce que je crois que Nicolas Sarkozy et son gouvernement sont capables d'un meilleur. Je ne souhaite en aucun cas régler des comptes avec lui.

Vous avez pourtant eu des mots durs à son encontre ces dernières semaines?
Ah oui, lesquels?

Vous avez par exemple comparé son entourage à un casting...
Je n'ai sûrement pas utilisé ce terme anglo-saxon. Ce que j'ai par contre dit, c'est que toute équipe a besoin de prendre ses marques. Il faut du temps pour ajuster les choses pour coordonner et appliquer la politique gouvernementale. Aujourd'hui on liste des réformes, mais ces réformes suscitent des inquiétudes et quand il y a inquiétude il faut mettre les choses en perspective. C'est un travail difficile mais nécessaire.

La gouvernance de la France vous cause-t-elle des soucis actuellement?
Ce que je vois c'est qu'il y a des attentes dans la population française et parfois même des impatiences. Il faut y répondre. Il est vrai que je trouve qu'on ferait mieux de définir plus clairement un nombre de priorités plus restreint...

Source: http://www.lematin.ch/pages/home/actu/monde/actu_monde__1?contenu=388596


23/02/2008 19:57
François Goulard envisage de créer "un courant ou un groupe parlementaire"  0 commentaire
Le député UMP François Goulard a déclaré qu'il envisageait "de mettre en place quelque chose" autour de lui "dans quelques mois", faisant allusion à "un courant, un regroupement ou un groupe parlementaire", dans un entretien au magazine Bretons daté de mars.

"Il est évident que dans quelques mois, de plus en plus de voix vont être critiques. Il sera alors temps de mettre en place quelque chose autour de moi. Que ce soit un courant, un regroupement ou un groupe parlementaire", a déclaré le député-maire de Vannes au magazine qui l'interrogeait sur la pérennité de sa posture contestataire face au président Nicolas Sarkozy.

"Les hommes politiques sont moutonniers et ceux de mon parti n'échappent pas à ce fléau : ils pensent comme le journal et les sondages", a-t-il estimé. L'ancien ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche du gouvernement Villepin a fustigé une fois de plus le style du nouveau président de la République, estimant cependant qu'il n'était pas "le seul à penser du mal" de lui, "mais le seul à le dire".

"Manifestement, nous avons changé d'époque, au regard des styles de Giscard, Mitterrand ou Chirac. Sarko, c'est la génération télé, c'est un président TF1", a-t-il estimé.

22/02/2008 23:51
Sondage sur L'appel du 14 février 2008  0 commentaire

Sondage CSA-Marianne :

69% des Français

approuvent cet appel


22/02/2008 23:26
Bruno Le Maire : "Donner plus de pouvoirs aux parlementaires face au renforcement de l'Elysée" (6/6)  0 commentaire

Bruno Le Maire choisit de se présenter aux élections législatives, malgré les réserves de Dominique de Villepin. "C'est une erreur d'être député ! Il faut s'occuper de la France" (p. 382), lui lance le premier ministre. Elu député en 2007, Bruno Le Maire pense que face au renforcement des pouvoirs de l'Elysée, il devient urgent de renforcer le rôle du Parlement.

 


"Le bonheur d'être député" (6/6)

 

Source: LeMonde.fr


22/02/2008 23:17
Presse - Une affiche de Courrier international sur Sarkozy refusée  0 commentaire

Métrobus, régie publicitaire de la RATP, a refusé une affiche de Courrier international, où le président était traité de "grand malade".

Le directeur du magazine évoque des raisons "politiques". La SDJ dénonce une censure, condamnant également la manière dont la société Relay a plié sa partie supérieure pour cacher le titre en haut.

Retoqué le titre traduit du grand quotidien espagnol El Pais  "Vu de Madrid, Sarkozy ce grand malade". Retoqué également le titre de remplacement proposé par le Courrier International : "malade de l'ego". Métrobus, régie publicitaire de la RATP, a refusé de mettre dans les couloirs du métro parisien une affiche de Courrier international, où le président Nicolas Sarkozy était traité de "grand malade", a indiqué vendredi le directeur du magazine,  confirmant une information du site Rue89, évoquant des raisons "politiques".
 
La direction de Métrobus invoque un devoir de neutralité lié à sa mission de service public. "A la RATP, nous avons des règles spécifiques liées à notre mission de service public. En tant que tel nous devons respecter une stricte neutralité sous peine de poursuites, et nous sommes soumis à une certaine prudence", a expliqué le président de Métrobus. "Nous ne pouvions pas nous permettre de diffuser des propos polémiques comme ceux qui figuraient sur cette affiche, et c'est uniquement pour cela que nous avons été amenés à prendre cette décision", a-t-il ajouté.
 
"Bush, ce grand malade" aurait-il posé problème ?
 
L'affiche proposée reproduisait la une du numéro de l'hebdomadaire, spécialisé dans la traduction d'articles de la presse étrangère, publié jeudi sur laquelle on pouvait lire en bandeau le titre controversé. Selon le directeur du magazine, l'affiche n'avait pas été soumise à un contrôle préalable, car le magazine n'y voyait "pas malice". Face au 1er refus de Métrobus, il avait proposé notamment de remplacer "
grand malade" par "malade de l'ego". Mais "il y a eu un blocage total, parce que, visiblement, tout le monde était prévenu à Métrobus. Métrobus estimait qu'en tant qu'afficheur, il risquait d'être accusé de diffamation", a expliqué le directeur de Courrier International.
 
"Mes nouvelles propositions, qui n'étaient absolument pas diffamatoires, ont été rejetées par Métrobus comme partisanes", a-t-il ajouté, estimant qu'"à ce moment-là, on était plus proche de la censure que du respect des usagers". "On est dans l'ordre de la censure politique si on ne peut plus critiquer le gouvernement", a encore souligné le directeur de
Courrier International, pour qui il n'y aurait eu aucun problème si l'affiche avait porté les mots "Bush, ce grand malade".

La SDJ dénonce une censure

La société des journalistes (SDJ) de Courrier international a dénoncé vendredi un "acte de censure qui témoigne d'un climat préjudiciable à l'exercice de la liberté de la presse en France", soulignant qu'il s'agissait non pas du titre principal consacré à Barack Obama, mais d'un titre secondaire.

La SDJ "condamne également la manière dont la société Relay a présenté l'affiche dans ses points de vente, pliant sa partie supérieure pour cacher le titre 'Sarkozy, ce grand malade'". Relay appartient au groupe Lagardère, "qui souhaite augmenter sa participation au capital du groupe Le Monde, propriétaire de Courrier international", ajoute la SDJ. "Un tel acte augure mal de l'indépendance rédactionnelle des titres de notre groupe si le groupe Lagardère devenait majoritaire", commente la SDJ. 

Source: LCI.fr


22/02/2008 20:11
Bruno Le Maire : "Donner plus de pouvoirs aux parlementaires face au renforcement de l'Elysée" (5/6)  0 commentaire

Sa réflexion sur le pouvoir se poursuit sur le terrain des médias. Car Nicolas Sarkozy, écrit Bruno Le Maire, "change les règles du jeu démocratique, sans que les autres pouvoirs, en particulier la presse, aient eu le temps de s'adapter à ces nouvelles règles pour permettre à chacun de les maîtriser" (p. 138). Les journalistes devraient, selon lui, réagir moins dans l'immédiateté face à l'avalanche des annonces du président de la République.

Nicolas Sarkozy "change les règles du jeu" (5/6)

Source: http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/02/22/bruno-le-maire-donner-plus-de-pouvoirs-aux-parlementaires-face-au-renforcement-de-l-elysee_1013897_0.html


22/02/2008 20:04
Bruno Le Maire : "Donner plus de pouvoirs aux parlementaires face au renforcement de l'Elysée" (4/6)  0 commentaire

Dans ce récit, Bruno Le Maire évoque le pouvoir et ses limites, telles qu'il les a ressenties depuis Matignon : difficulté à répondre directement aux attentes concrètes des Français, difficulté à agir face à l'inertie d'un chef de l'Etat en bout de parcours, et enfin, difficulté à réformer lorsque Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, souhaite que l'action du gouvernement ne le gêne pas dans sa campagne présidentielle. Bruno Le Maire écrit : "A petits coups de pioche, nous pouvons espérer modifier un peu l'ordre des choses. La dynamite, nous ferions mieux de la ranger au rayon des accessoires, on ne sait jamais très bien ce qu'on peut faire exploser, encore moins ce qui retombera ici ou là comme débris" (p. 168). Bruno Le Maire invite à une conception modeste et désacralisée du pouvoir.

"A  petits coups de pioche" (4/6)

Source: http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/02/22/bruno-le-maire-donner-plus-de-pouvoirs-aux-parlementaires-face-au-renforcement-de-l-elysee_1013897_0.html


22/02/2008 19:57
L'histoire secrète de la nomination de Christine Ockrent à France Monde  0 commentaire

L'histoire commence à la fin de l'année dernière par une scène digne d'un Feydeau. Christine Albanel, ministre de la Culture, a rendez-vous au Quai d'Orsay avec Bernard Kouchner. Nous sommes le 3 décembre, en fin de matinée. La réunion prend un peu de retard car Bernard Kouchner, par une maladresse quelconque, a réussi à s'enfermer lui-même dans son bureau. Quand Christine Albanel se présente devant la porte, elle entend le ministre des Affaires étrangères pester furieusement contre la poignée.

Affolement général d'une dizaine d'huissiers pour libérer l'ancien "french doctor". On court dans tous les sens afin de trouver la clef. Au bout de quelques minutes, un gendarme se présente mais Kouchner est tellement furibard qu'il pousse de toutes ses forces. Le gendarme ne peut viser le trou de la serrure et lâche cette phrase impérissable : "Arrêtez de la secouer ! Arrêtez de la secouer monsieur le ministre !" On retient son fou rire avec les moyens du bord...

Kouchner, un ministre charmeur

Aussitôt libéré, Kouchner redevient l'homme charmant et charmeur que l'on connaît. L'assemblée des conseillers prend place autour d'une grande table. Et la discussion peut commencer : qui pour diriger France Monde ? Christine Albanel suggère qu'il faudrait sans doute un architecte des chantiers sociaux (puisqu'il s'agit de réunir trois sociétés - TV5, France 24 et RFI - aux cultures très différentes), mais qu'il ne faudrait pas négliger le fait que ce sont trois entreprises de presse. Il faudrait donc, suggère la ministre, un numéro deux qui soit un homme de l'art. Autrement dit, un journaliste.

Kouchner saute sur l'idée à la manière de Julio Iglesias : "Excellente idée ! Vous, les femmes, vous avez toujours raison !" Et d'envoyer de pleines pelletées de fleurs à Christine Albanel. Charmeur, charmeur, ce Bernard. Soudain, il s'arrête. Son visage se fige dans un rictus peiné et, comme à lui-même, il dit : "Oui, mais je ne peux pas. Ce n'est pas possible."

"To be or not to be" au Quai d'Orsay

Une phrase énigmatique qui laisse place à un grand silence. Les conseillers se regardent. Kouchner se lève brusquement de sa chaise et, très théâtral, à la manière d'un grand tragédien, poursuit son idée : "Je ne peux pas lui demander ça... Ce serait parfait mais... Vraiment, elle serait parfaite, vu son expérience mais, vraiment, je ne peux pas lui demander ça."

Les conseillers ont compris que Kouchner parlait sans la nommer de... Christine Ockrent. Ceux du Quai d'Orsay piquent du nez vers le bout de leurs chaussures, gênés. Interloquée, Christine Albanel, du bout des lèvres, demande : "Tu veux parler de... Christine ?
- Mais oui, Christine ! Mais elle ne voudra jamais, je la connais ! Si je le lui demande, elle ne voudra jamais. Et pourtant, elle serait parfaite, parfaite, parfaite..." Un grand mélodrame shakespearien se joue au Quai d'Orsay. Titre de la pièce : Être ou ne pas être... femme de ministre.

Un jeu subtil de placement de table

Soudain, l'artiste Kouchner, qui avait tourné le dos à son public, fait brusquement volte-face et désigne du doigt Christine Albanel : "Mais toi, toi... toi, tu peux lui demander." Quelqu'un dans l'assistance se risque à son tour : "C'est une excellente idée."

Christine Albanel accepte, un peu gênée. Elle ne tient pas à se fâcher avec Bernard Kouchner. Elle, dont la presse ne cesse de dire que son fauteuil ministériel est éjectable, a besoin d'alliés au sein du gouvernement. Et puis, elle a compris son intérêt : avec Ockrent dans le panier garni, France Monde ne pourra pas dépendre du Quai d'Orsay de Bernard Kouchner. Christine Albanel se dit que c'est une manière de récupérer tout l'audiovisuel extérieur sous son ombrelle. À l'heure où ces lignes sont écrites,
France Monde devrait être sous la tutelle de la direction des médias (DDM), dépendante de Matignon . Mais, dans le cadre de la RGPP (Révision générale des politiques publiques), il est question que la DDM soit rattachée au ministère de la Culture. Et le tour est joué !

L'idée va continuer à faire son chemin pendant plusieurs semaines. L'important est de ne pas trop l'ébruiter. Le 11 décembre, Christine Albanel organise un dîner dans les salons du ministère, rue de Valois. À sa table, le placement est subtil. Et l'on retrouve Christine Ockrent placée juste entre Pierre Louette et... Alain de Pouzilhac. Louette et "Poupou" sont tous deux candidats à la présidence de France Monde. Quel que soit le vainqueur du sprint final, Ockrent est, quoi qu'il arrive, à la bonne place.

Sarkozy saute sur l'idée

Les semaines défilent. Christine Ockrent rejoint Bernard Kouchner en Égypte pour les vacances de Noël où séjourne également Nicolas Sarkozy. On retrouve le couple à l'anniversaire surprise du Président, chez Carla Bruni, le 30 janvier. Enfin, le vendredi 15 février, Christine Albanel et Bernard Kouchner ont rendez-vous à l'Élysée avec Nicolas Sarkozy. Cette fois, la réunion doit aboutir à nommer un dirigeant pour France Monde. Albanel, qui poussait Pouzilhac, a obtenu le soutien de Kouchner. Le Président valide, sans ciller. Puis, Albanel propose de nommer un directeur général et lance le nom de Christine Ockrent. "Christine ? Mais c'est une excellente idée ! En plus je l'adore !" s'exclame Sarko qui ne voit aucune malice dans le fait de nommer la compagne de Bernard Kouchner, ici présent et qui s'abstient de tout commentaire. Mais son large sourire en dit long sur sa satisfaction. Tout le monde est content.

La colère des syndicats ? Le malaise de la presse ? Le mélange des genres ? On verra ça plus tard. Chez France Télévisions, un mot de la présidence résume le sentiment général : "À partir de maintenant, Christine Ockrent n'est plus notre problème !"
Allusion aux nombreux "ménages"' de la future directrice générale .

Source: http://www.lepoint.fr/actualites-medias/l-histoire-secrete-de-la-nomination-de-christine-ockrent-a-france/1253/0/224823;jsessionid=AE70F9F2BB2C156CED72EA4ADF6E31CD


22/02/2008 19:21
Bruno Le Maire : "Donner plus de pouvoirs aux parlementaires face au renforcement de l'Elysée" (3/6)  0 commentaire

Le portrait le plus dur, Bruno Le Maire le réserve à Jacques Chirac, un président qu'il décrit vieillissant, fatigué, ayant du mal parfois à suivre les conversations. "Comme dans la vie, mais plus rapidement que dans la vie, où les projets se restreignent petit à petit à mesure qu'on avance en âge, un voyage qu'on ne fera pas, une maison qui ne sera jamais retapée (...), le pouvoir s'épuise et s'arrête", écrit-il. En même temps, Bruno Le Maire salue en lui la "grande lucidité" et la "hauteur" d'un "très grand fauve politique".

Jacques Chirac "un grand fauve politique" (3/6)

Source: http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/02/22/bruno-le-maire-donner-plus-de-pouvoirs-aux-parlementaires-face-au-renforcement-de-l-elysee_1013897_0.html


22/02/2008 19:15
Bruno Le Maire : "Donner plus de pouvoirs aux parlementaires face au renforcement de l'Elysée" (2/6)  0 commentaire

De Dominique de Villepin, Bruno Le Maire retient ces propos lâchés en pleine crise du CPE : "Dans le fond, je suis complètement inadapté : je crois dans mes propositions, je les défends, je les applique quoi qu'il arrive, je refuse de suivre l'opinion publique parce que je n'ai pas été nommé pour ça" (p. 298). Pour Bruno Le Maire, il a également manqué le temps et l'envie au premier ministre pour se lancer dans la course à l'Elysée.

"Dans l'esprit des Français" pour être président (2/6)

Source: http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/02/22/bruno-le-maire-donner-plus-de-pouvoirs-aux-parlementaires-face-au-renforcement-de-l-elysee_1013897_0.html


22/02/2008 12:52
Shoah : les Français contre la proposition de Sarkozy  0 commentaire

Selon une enquête Ifop, 85% des sondés désapprouvent l'idée que chaque élève de CM2 se voie confier la mémoire d'un enfant juif mort. Les aménagements proposés ne convainquent pas non plus.

Le désaveu est massif. Selon un sondage Ifop mis en ligne jeudi sur le site du Journal du Dimanche, 85% des Français désapprouvent l'idée avancée la semaine dernière par Nicolas Sarkozy, de confier à chaque élève de CM2 la mémoire d'un enfant victime de la Shoah.

Seuls 15% des 1.000 personnes interrogées dans le cadre de cette enquête approuvent la proposition du chef de l'Etat, qui a créé la polémique et divisé gauche comme droite. Le rejet est marqué : 57% des sondés se déclarent «tout à fait opposés» à cette idée. Il est également fort dans toutes les catégories de population : 77% des 18-24 ans, 81% des cadres et professions libérales…

Rejet massif

Même dans son propre camp, l'idée de Nicolas Sarkozy ne fait pas recette : 71% des sympathisants UMP la rejettent. Quand aux parents, ils sont 82% à juger la proposition mauvaise.

Devant la levée de boucliers que soulevait cette proposition, l'Elysée avait proposé dimanche dernier un aménagement : la mémoire d'un enfant juif serait confiée à chaque classe de CM2 et non plus à chaque élève. Mais cette nouvelle idée reste peu appréciée : 61% des personnes interrogées la rejettent, contre 39%. Seuls les sympathisants de l'UMP sont majoritairement favorables à cette idée (65% contre 35%).

Source: http://www.lefigaro.fr/politique/2008/02/21/01002-20080221ARTFIG00430-shoah-les-francais-contre-la-proposition-de-sarkozy.php


21/02/2008 19:41
Dominique de Villepin est l'invité de Guillaume Durand, le 21/02/08, sur Europe 1  0 commentaire

 

 

 

Ajout de la vidéo et de l'interview prochainement 

 

Invité(s) :

La star de l'actu

Dominique Villepin (de), Ancien Premier Ministre


21/02/2008 19:14
La décennie des crabes, par Régis Debray  0 commentaire

Neuilly, mon beau miroir. Ne pas pleurer, ne pas rire, comprendre. Les riches y forment une chic famille : 2,6 % de logements sociaux, impôt sur la fortune à tous les étages, 85 % pour le bon camp. Une droite soviétique, à qui personne ne veut ni ne peut du mal. Pas de menace sérieuse sur cette terre de bonheur, cet entre-soi rentier, aéré et verdoyant. Sauf une : l'unanimité. Et donc : divisions, dissidences, trahisons. Embrouillamini. Quand l'étrange étranger disparaît, les lignes de front s'estompent, brouillard propice aux petits meurtres entre amis. Un zeste de lutte de classes aurait permis un vrai rassemblement, mais les frères ennemis n'ont qu'un défaut, rédhibitoire : rien ne les sépare sur le fond. Le bon M. Raffarin a raison : "Celui qui sème la division récolte le socialisme." Et Prud'homme, son alter ego, complétera : qui moissonne les roses du socialisme sème dans son propre champ la zizanie. Fin des batailles rangées. Début des trajectoires individuelles, autant dire des duels inexpiables. "On ne parle que des gens, pas des programmes", se plaint une jeune électrice dans cette jungle en pierre de taille. Elle proteste en notre nom à tous.

Neuilly, mon beau brouillon. Changeons de focale. Qu'est-ce qui sépare en substance gauche et droite aujourd'hui ? Alain disait qu'à cette question il reconnaissait aussitôt l'homme de droite. Et nous, un siècle après, l'homme de gauche. Il y a cent ans, les conservateurs vomissaient la République, et les socialistes, le capitalisme (chaque camp se définissant par ce rejet même). La droite, depuis lors, a épousé Marianne en secondes noces, et la gauche, le FMI. Embrassons-nous, Folleville. Que reste-t-il des marqueurs de 1890 et de 1936 ? Les solidarités collectives opposées au sauve-qui-peut individualiste ? Le "Du bonheur et rien d'autre" est en facteur commun. La lutte de classes ? Celles-ci se définissaient par "leur place dans le processus de production". La société du loisir et des services immatériels ne facilite pas le repérage. Le progrès ? Quand l'annonce du pire remplace la promesse d'un mieux, le souci écologique incite tous les partis à la même précaution. Les nationalisations ? L'Etat-nation n'a plus de pertinence face à l'économie mondialisée. Aussi, de part et d'autre, un circonspect "Régulariser le marché" met-il tout le monde d'accord. Le pacifisme ? La guerre, pour le moment, a quitté notre continent. L'antimilitarisme ? L'armée a fondu. L'anticléricalisme ? L'Eglise catholique, du moins chez nous, ne prétend plus à l'hégémonie. L'anti-impérialisme ? Nos têtes molles l'ont rebaptisé "engeance d'anti-Américains", et donc, paresseuse idiotie, d'antisémites. L'Europe néolibérale ? Les deux camps ferment les yeux et mêlent leurs voix. Une même religion civile, les Droits-de-l'Homme, offre son supplément d'âme aux tartuffes des deux bords. Interchangeables ils sont devenus. Aussi bien Tartemuche et Tartemolle, sans plus attendre l'alternance, tournent aux mêmes postes, mêmes communicants, mêmes effets d'annonce, même peur de déplaire. Nos remaniements gouvernementaux suscitent déjà le même intérêt que la relève des horse guards dans les guérites de Buckingham Palace.

Brouiller a deux sens : mettre pêle-mêle et semer la discorde. Le second découle du premier. Fatalité. Là où les frontières se brouillent, le pékin se retrouve dans le brouillard, et les copains se conduisent dans votre dos comme des cochons. Les professionnels de l'élection forment désormais une même et grande famille bourgeoise, et "le goût de la brouille est un héritage de famille", disait l'auteur du Noeud de vipères, que nos divers droite et divers gauche devraient relire. Equipe, supporteurs, première et seconde mi-temps, coachs : ceux qui croyaient que la rubrique politique devait désormais se traiter à la page des sports péchaient par optimisme. La section "faits divers" convient mieux aux règlements de comptes domestiques et aux gouttes d'arsenic dans le thé. Fâcheux pour les auteurs d'épopée. Excellent pour le roman de moeurs psychologique. La France postmoderne demande un nouveau Mauriac.

Affrontement ou bien délitement. Appelons cela : le salut par le salaud. Rome, empire longanime et sagace, a toujours su se donner des Barbares pour ennemis, et partant une frontière géographique, un limes. L'Europe, où règne un peu partout le méli-mélo gauche-droite, n'ose plus aujourd'hui désigner son Autre. C'est après la bataille de Poitiers et plus tard celle de Lepante que "l'Europe" est apparue dans le vocabulaire politique pour désigner plus qu'un continent : une idée, et donc une puissance. Après la seconde guerre mondiale, Staline l'a fait ressurgir utilement, après le Sarrazin et le Grand Turc. La voilà derechef sans rivages et sans allant, sans coeur parce que sans frontières, tout à ses bisbilles. De Neuilly à Bruxelles en passant par l'Hexagone, un seul constat : le salaud manque. Nos diverses provinces, ghettos repus et nombrilistes, souffrent de consensus, maladie de langueur à base de fureurs intestines. Sans nuire à la démocratie, par chance. Sauf que celle-ci ne désigne plus la capacité à mener pacifiquement des luttes pour quelque chose, entre des valeurs et des idées, mais à mener haineusement des luttes entre personnes, pour rien, sinon une voiture avec chauffeur. Les Chinois ont fêté l'année du Rat. Nous entamons la décennie des crabes. Vanneurs de toute l'Europe, unissez-vous. Refaites-nous deux paniers, au lieu d'un seul. Pour mieux reconnaître, dans le genre crustacé, le mien du tien.

Régis Debray est écrivain,directeur de la revue MédiuM.

Source: Le Monde.fr


21/02/2008 11:47
Les m….. volent toujours en escadrille  0 commentaire

Avec i>Télé, la chronique de Nicolas Domenach, directeur-adjoint de la rédaction de Marianne.

Tous aux abris ! Jacques Chirac en avait fait une philosophie prudentissime de l'action politique : « Les merdes, disait l'ancien président, volent en escadrille ». Mais cette fois, c'est Nicolas Sarkozy qui est le chef d'escadrille. Et ça bombarde comme jamais. Au point que les députés UMP en sont tout sonnés et assommés. Ils crient « grâce, pitié, assez ! ». En vain…

Prenez la journée d'hier, mercredi noir en Sarkozie. Ca n'a cessé de dégringoler. Tout à commencer par une énorme bourde-bombe d'Emmanuelle Mignon, la directrice de cabinet, vous savez, celle qui avait signé une note enjoignant aux collaborateurs de l'Elysée de ne pas bavarder à tort et à travers. Eh bien, c'est la même qui a donné une interview à VSD où cette énarque très chrétienne qualifie les sectes de « non problème en France », où elle moque le travail de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, qui ne feraient rien que publier des rapports, et enfin, elle ajoute qu'on peut s'interroger sur la menace que représente la Scientologie. La secte s'en félicitait, mais la classe politique s'indignait violemment.

En dépit des Mignons et embarrassés démentis, et alors que VSD confirmait les propos tenus, ça s'enflammait à gauche comme à droite. Les parlementaires de tout bord et même les sarkozystes de choc comme Alain Gest s'indignaient d'un tel mépris, d'une semblable méconnaissance de leur travail présent et passé. A moins qu'il ne s'agisse d'une volonté de favoriser le développement des sectes et des religions en France, ce que dénonçaient la gauche, le centre mais aussi la droite avec virulence. Les rumeurs les plus folles de noyautage du saint des saints élyséen, devenu une aumônerie, repartait de plus belle. On reparlait de l'acteur scientologue Tom Cruise qui avait rendu visite à Nicolas Sarkozy au temps où il occupait Bercy. Mais on s'enflammait parce que c'était inflammable.

Mignon avait craqué l'allumette mais c'est Nicolas Sarkozy qui, depuis des semaines, avait allumé le gaz à fond en mettant en cause la laïcité, en vantant les mérites supérieurs des curés et des pasteurs sur les instituteurs, le président de la République française en charge de la neutralité laïque à Rome puis à Riyad avait déjà suscité la polémique en prétendant remettre l'espérance religieuse au centre de la vie publique. Comme si Dieu n'était pas du seul ressort de la vie privée. Ainsi Nicolas Sarkozy avait-il rouvert la boîte de Pandore. A sa suite, Emmanuelle Mignon venait chatouiller sous les bras les fantômes, les spectres des guerres de religion qui semblaient ainsi réveiller par le Château alors que tous les pompiers élyséens porteurs d'eau et de mots courraient au créneau télévisuel pour tenter de verrouiller l'inverrouillable, de circonscrire l'incendie. Sans résultat.

Car d'autres brasiers repartaient. D'autres scandales élyséens éclataient. C'était d'abord la nomination de Christine Ockrent par Nicolas Sarkozy à la direction de l'audiovisuel extérieur, France Monde. Ce n'est pas sa compétence qui était en cause mais son compagnonnage avec le patron du Quai d'Orsay, Bernard Kouchner. D'où un tollé général dans les rédactions qui craignent les conflits d'intérêt et le soupçon de connivence avec le Château. Quand on songe qu'Ockrent était la championne du journalisme indépendant à l'américaine… Et n'était-ce pas Sarkozy qui s'était engagé à revoir le processus de désignation aux postes importants pour la République ?

Mais on n'en avait pas fini avec la monarchie républicaine et ses frasques. Le même jour toujours, on apprenait que Jean Sarkozy, le fils cadet du monarque républicain, se présentait avec la bénédiction de papa aux élections cantonales à Neuilly Sud, dans le fief familial des Hauts-de-Seine. Patrick Devedjian, le secrétaire général de l'UMP, inquiet des répercussions nationales d'une telle promotion népotiste avait pourtant conseillé au fiston de se « mettre au vert ». Eh bien, le voilà qui bat la campagne en affirmant avec un toupet tout sarkozyste qu'il s'agit bien « d'une candidature mais pas d'une nomination ». Ce n'était pas fini : le soir même, c'était maman Sarkozy, Dadou, qui, à 81 ans, bon pied bon œil malicieux, apportait son soutien au candidat dissident à la municipale de Neuilly, Arnaud Teullé, qu'elle connaît bien, assurait-elle. On se souvient qu'elle avait également souhaité que son fils Nicolas « ne se remariât point », parce qu'elle « en avait marre des mariées ». Voilà, c'est la petite vengeance, la niche de la reine-mère qui ridiculise un peu plus l'Elysée. Eh oui, la monarchie, fut-elle élective n'est pas sans souci.

Source: http://www.marianne2.fr/Les-m-volent-toujours-en-escadrille_a84140.html?voir_commentaire=oui


21/02/2008 10:34
Propos sur la scientologie : "Tout ça, ça commence à faire trop!" estime François Bayrou  0 commentaire

 

 

 

 

François Bayrou a jugé mercredi 20 février "infiniment troublants" les propos sur la scientologie d'Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet du président de la République et rapportés par l'hebdomadaire VSD : "Je suis de ceux qui, depuis des mois, se sont inquiétés de la mise en cause des principes républicains français, notamment autour de la laïcité. En marge de sa visite de soutien à Marielle de Sarnez et au Modem à Paris, François Bayrou a affirmé : "La scientologie, une organisation religieuse regardée par beaucoup comme une secte, est ramenée dans le débat. On avait eu depuis déjà longtemps des indices sur ce sujet". Le président du mouvement démocrate a noté : "Aujourd'hui, il y a un pas de plus: une des plus proches du président de la République évoque officiellement une réhabilitation de la scientologie", soulignant, "Je suis de ceux qui, depuis des mois, se sont inquiétés de la mise en cause des principes républicains français, notamment autour de la laïcité." "Tout ça, ça commence à faire trop!" affirmé avec force François Bayrou : "On nous surcharge de discours sur la religion et ce n'est pas le rôle de l'Etat de parler de la religion. La fonction du président de la République ne doit pas être de contredire ceux qui en France ont travaillé sur le problème des sectes depuis longtemps".

Source: http://www.mouvementdemocrate.fr/


20/02/2008 21:21
Sectes : polémique après les propos de la directrice de cabinet de M. Sarkozy   0 commentaire

Dans un entretien publié mercredi 20 février par l'hebdomadaire VSD, Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet du président Nicolas Sarkozy, affirme que "les sectes sont un non-problème" en France. Des propos qu'elle a démentis, après leur publication. Dans l'interview publiée par l'hebdomadaire, Emmanuelle Mignon explique :"La lutte contre les sectes a longtemps permis de dissimuler les vrais sujets. Mais, en France, les sectes sont un non-problème." "La liste établie en 1995 est scandaleuse", ajoute-t-elle, faisant référence à la liste des "mouvements sectaires" mise au point par la Commission parlementaire d'enquête sur les sectes.

Elle s'en prend également à la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). Questionnée par VSD sur l'éventuelle suppression de cette organisation chargée de surveiller les sectes et leur évolution en France par le gouvernement actuel, elle répond : "Non, mais plutôt la transformer en quelque chose de plus efficace et en finir avec le bla-bla. A part publier des rapports annuels, la Miviludes ne fait rien.""Quant à la Scientologie [qui figure sur la liste des sectes], je ne les connais pas, mais on peut s'interroger. Ou bien c'est une dangereuse organisation et on l'interdit, ou alors ils ne représentent pas de menace particulière pour l'ordre public et ils ont le droit d'exister en paix", souligne Emmanuelle Mignon.

"MÉCONNAISSANCE TOTALE DU SUJET"

Emmanuelle Mignon a écrit certains des discours les plus contestés de Nicolas Sarkozy sur la religion et la laïcité, en particulier celui de Latran, et inspiré sa dernière initiative, également contestée, concernant le "parrainage" par chaque élève de CM2 d'un enfant juif français tué par les nazis. Elle a démenti les propos parus dans VSD précisant qu'"interrogée de manière informelle sur les positions du président de la République dans ce domaine", elle se serait contentée de rappeler"la position constante de Nicolas Sarkozy sur ce sujet". Mais la direction de VSD a maintenu mercredi après-midi que les "propos cités dans l'entretien ont bien été tenus, dans le cadre [d'un] rendez-vous" de quarante-cinq minutes qu'a eu le journaliste Emmanuel Fansten avec Mme Mignon, à l'Elysée, le 6 février.

Ces propos ont en tous cas déclenché une salve de critiques mercredi. "Même amendés, [ces propos] relèvent au minimum, d'une méconnaissance totale du sujet" s'est emporté le député UMP Alain Gest, auteur du rapport de la commission d'enquête sur les sectes de 1995 et membre du conseil d'orientation de la Miviludes."C'est ignorer les difficultés et les souffrances rencontrées par de très nombreuses familles confrontées à des déviances sectaires. C'est limiter à quelques mouvements très médiatisés un phénomène qui concerne, en réalité, une multiplicité de petits organismes qui manipulent nombre de nos concitoyens",  a déploré le député, ajoutant "c'est, une fois de plus, commettre l'erreur, en parlant de liberté de conscience, de rapprocher sectes et religions... comme le souhaitent les mouvements sectaires les plus connus."

LA SCIENTOLOGIE SE RÉJOUIT DES PROPOS DE MME MIGNON

Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste, a déclaré mercredi que "dans les mois à venir, l'ensemble du camp laïque va devoir descendre dans la rue pour exprimer cette nécessité et cet impératif" de défendre la loi de 1905 de séparation de l'Eglise et de l'Etat. François Bayrou, président du MoDem, a lui jugé mercredi "infiniment troublants" les propos sur la Scientologie d'Emmanuelle Mignon.

La Scientologie s'est, elle, félicité des propos de Mme Mignon : "La France évolue dans le bon sens, a estimé Danielle Gounord, du service de communication du mouvement. Elle s'aligne désormais sur la majorité des pays européens." La Scientologie est considérée comme une secte dans les rapports parlementaires français, mais bénéficie du statut de religion dans d'autres pays comme les Etats-Unis.

Source: http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/02/20/la-directrice-de-cabinet-de-nicolas-sarkozy-evoque-le-non-probleme-des-sectes-en-france_1013514_3224.html#ens_id=1007694


20/02/2008 11:41
Interview de Dominique de Villepin sur Europe 1, le 21 février 2008  2 commentaires

Le Jeudi 21 février :

de 18h00 à 20h00

villepinsouriresface.bmp

sera l'invité de Guillaume Durand sur Europe 1(104.7)


19/02/2008 19:42
Appel républicain : à vous de signer !   4 commentaires

L'appel républicain que nous avons publié vendredi est devenu un véritable évènement politique. Nous proposons à présent à nos lecteurs de le signer. Avant d'autres initiatives.

L'appel républicain publié dans Marianne n'a pas laissé indifférents les hommes du Président. Pur effet de cour, après que Nicolas Sarkozy ait laissé filtrer son dépit de constater que seule Rama Yade l'avait défendu après l'affaire du SMS de nouvelobs.com ? Quoiqu'il en soit, ministres et deputés sont montés au créneau durant tout le week-end pour dénoncer «la chasse au Président», selon le mot du Premier ministre François Fillon. Xavier Darcos a évoqué «cette affaire des Trois Petits Cochons qui sont 17 et qui se mettent à crier Au Loup !», ce qui lui apparaît «très dangereux parce que le jour où il faudra vraiment crier Au Loup ! plus personne ne les écoutera. Alors que François Bayrou ou que... » Roger Karoutchi lui, fidèle à sa réputation de super-godillot, a carrément épinglé l'initiative de Marianne «pour ses relents de la presse des années 30», oubliant sans doute que Carla Bruni a dû, la semaine passée, s'excuser pour avoir comparé le SMS de l'Obs avec la presse collaborationniste. Globalement, les avocats de la cause sarkozienne ne se privent pas d'amalgamer deux épisodes qui n'ont strictement rien à voir, l'article du journaliste de l'Obs Airy Routier sur le SMS imputé au président, qui ne concernait que sa vie privée, et un appel au contenu éminemment politique pour défendre certains principes de la République française.

En fait de chasse au président, c'est surtout la chasse au Villepin qui semble être repartie de plus belle. L'ancien Premier ministre a été accusé par Valérie Pécresse d'utiliser « la République à des fins personnelles ». La présence de Villepin parmi les signataires a également permis à Julien Dray de se démarquer de Ségolène Royal pour laquelle il a mené campagne en notant que cet appel pouvait brouiller les cartes à quelques jours du scrutin municipal : «Je ne vais pas parler de vigilance avec M. de Villepin, c'est quand même l'homme qui a exercé la plus mauvaise vigilance démocratique.»

Il reste à faire mentir les hommes et femmes du Président ainsi que ceux qui, dans l'opposition, doutent de l'intérêt de cet appel. Ils auront eu raison si cet appel reste sans lendemain. Ils auront tort s'il provoque un débat public appronfondi et pluariste sur les quatre points qui y sont évoqués : le pouvoir personnel, le pluralisme des médias, la laïcité et la politique étrangère. Mais commençons par le commencement : ceux qui le souhaitent peuvent déjà signer l'appel ci dessous.

http://www.mesopinions.com/Pour-une-vigilance-republicaine-petition-petitions-c27aaf12a9782a846667a8ca95fd33ae.html

Pour une vigilance républicaine


Les soussignés se réclament de sensibilités très diverses, et ils ont sur un certain nombre de sujets importants des positions très différentes, mais ils ont malgré tout en commun un certain nombre de convictions et de valeurs qu'ils entendent réaffirmer.



- Leur attachement au principe républicain et, en conséquence, leur refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective.

- Leur attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante, gage de la paix civile.

- Leur attachement à l'indépendance de la presse et au pluralisme de l'information.

- Leur attachement aux grandes options qui ont guidé, depuis cinquante ans, au-delà des clivages partisans, une politique étrangère digne, attachée à la défense du droit des peuples et soucieuse de préserver l'indépendance nationale et de construire une Europe propre à relever les défis du XXI° siècle.



Au-delà de leurs divergences, les soussignés tiennent à rappeler leur engagement à défendre, séparément ou ensemble, ces impératifs, comme toujours cela fut fait au cours de l'Histoire de la République.

Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du Général de Gaulle
Dominique de Villepin, ancien Premier ministre
Ségolène Royal, ancien ministre, Présidente de la région Poitou-Charentes
François Bayrou, ancien ministre, député des Pyrénées-Atmantiques
Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre
Corinne Lepage, ancien ministre
Nicolas Dupont-AIgnan, député de l'Essonne
Bertrand Delanoë, maire de Paris
Maurice Leroy, député de Loir-et-Cher
Nöel Mamère, député de la Gironde
Jean-Christophe Lagarde, député de la Seine-Saint-Denis
Marielle de Sarnez, conseillère de Paris
André Gérin, député du Rhône
Arnaud Montebourg, député de la Saône-et-Loire
Jacqueline Gourault, sénatrice du Loir-et-Cher
Jean-Pierre Brard, député de la Seine-Saint-Denis
Jean-Paul Bled, président des Cercles universitaires d'études et de recherches gauliennes

Source: http://www.marianne2.fr/Appel-republicain-a-vous-de-signer-!_a84106.html


19/02/2008 19:10
Les revendications salariales se multiplient  0 commentaires

Depuis plusieurs mois, les conflits sociaux liés au pouvoir d'achat s'enchaînent à une cadence soutenue dans le secteur privé. Après les salariés d'un hypermarché Carrefour à Marseille, qui ont fait grève durant seize jours, les personnels de L'Oréal France ont pris le relais, lundi 18 février. Débrayages de quelques heures, rassemblement devant le siège à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine)... La CFDT, la CGT, FO, la CGC et la CFTC avaient invité les collaborateurs du groupe de produits cosmétiques à cesser le travail pour réclamer un "rattrapage" de 9 % "dès cette année" et le rétablissement des augmentations générales de salaires - qui avaient été supprimées en 2004 au profit de hausses individuelles. Il faut remonter à la mise en place des 35 heures, au début des années 2000, pour constater une telle effervescence chez L'Oréal.

Des mouvements similaires se sont produits fin 2007, par exemple à Air France ou chez Conforama - pour ne citer que les plus médiatisés. Mais la contestation semble s'amplifier et affecter des entreprises où la grève était une pratique quasi inconnue. Ainsi, les salariés des groupes de presse Moniteur puis Prisma viennent d'obtenir une augmentation après des arrêts de travail. Autre fait remarquable : la forte mobilisation des personnels de la grande distribution, le 1er février, lors d'une journée nationale d'action organisée par trois syndicats - initiative sans précédent.

Les revendications salariales sont-elles devenues plus pressantes ? Difficile de l'affirmer avec certitude. Les statistiques les plus récentes, compilées par la direction des relations du travail (DRT), portent sur les journées de grève en 2005 : elles s'élevaient, cette année-là, à environ 224 000 dans le secteur privé (abstraction faite du monde agricole et des transports), soit une hausse de 16 % par rapport à 2004. "Parmi l'ensemble des revendications recensées, 41 % ont porté sur les salaires", précise l'étude de la DRT, contre 37 % en 2003.

Si le climat se tend davantage à propos de la fiche de paye, il faut d'abord rappeler que la période actuelle s'y prête. Depuis quelques jours, les entreprises publient leurs résultats pour l'année 2007. Celles qui affichent des bénéfices confortables sont susceptibles d'être interpellées par des salariés désireux d'obtenir "une part de gâteau" plus grande.

"FAIRE PLUS AVEC MOINS"

Mais le calendrier n'explique pas tout. Certains groupes en bonne santé financière ont été confrontés à des conflits très durs, alors même que leur politique sociale paraissait correcte. Ainsi, en octobre 2007, les stewards et les hôtesses d'Air France ont fait grève pendant cinq jours bien que 80 % d'entre eux aient vu leur salaire augmenter de 16,6 % en moyenne entre 2003 et 2006, d'après la direction. Leur mécontentement se nourrissait d'une lassitude consécutive aux efforts qu'ils estimaient avoir consentis depuis une décennie pour contribuer au redressement de l'entreprise.

"De nombreux salariés ont le sentiment de s'investir plus fortement qu'avant dans leur travail, de faire plus ou mieux avec moins", observe Jean-Marc Le Gall, directeur d'étude à Entreprise & Personnel, une association qui regroupe des directeurs des ressources humaines des grands groupes. Si la rémunération ne récompense pas ces sacrifices, l'"idée d'un déséquilibre" peut très vite émerger.

Lorsque des grèves sont lancées au nom du pouvoir d'achat, "d'autres motifs, tels que la pénibilité, les conditions de travail, se cachent souvent derrière, complète Jean-Michel Denis, chercheur au Centre d'études de l'emploi. Cela ne veut pas dire que l'on n'assiste pas à une montée des revendications salariales". Pour lui, la floraison des conflits liés aux rémunérations a pu être "facilitée" par la rhétorique de Nicolas Sarkozy sur le thème du "gagner plus".

Enfin, les ménages situés en bas de l'échelle des revenus sont particulièrement sensibles à leur fiche de paye, car une part substantielle de leurs ressources est consacrée à des "dépenses contraintes" (logement, etc.) dont le prix a explosé ces dernières années. En 2006, elles représentaient 75 % du budget des plus modestes, selon l'Insee, contre un peu plus de la moitié en 2001.

Dans ce contexte, des salariés n'hésitent plus à déclencher spontanément des arrêts de travail, quitte à court-circuiter les syndicats, comme cela s'est produit, en décembre 2007, dans un site de Darty à Mitry-Mory (Seine-et-Marne). Délégué syndical central CFDT chez L'Oréal, Jean-François d'André raconte que les organisations syndicales ont été "débordées par la base" sur certains sites, tant "le mécontentement et le sentiment d'injustice" étaient forts.

Source: http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/02/19/les-revendications-salariales-se-multiplient_1013159_3234.html#ens_id=969821


18/02/2008 19:30
Mémoire de la Shoah : la méthode de Sarkozy n'est pas la "bonne", selon Bruno Le Maire  0 commentaires

Nicolas Sarkozy a annoncé, mercredi 13 février, qu'il souhaitait que "tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d'un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah". Pour Bruno Le Maire, député UMP de l'Eure, ancien directeur de cabinet du premier ministre Dominique de Villepin, "on ne peut pas demander aux enfants d'aujourd'hui de porter la mémoire des crimes commis contre les enfants d'hier".

Source: http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/02/18/memoire-de-la-shoah-la-methode-de-sarkozy-n-est-pas-la-bonne-selon-bruno-le-maire_1012965_823448.html


17/02/2008 19:58
Dominique de Villepin devient la personnalité emblématique d'une majorité au bord de l'implosion  0 commentaires

Dominique de Villepin est pris à partie par des ministres lors des traditionnelles émissions politiques du week end.

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Le climat politique national change. Il change dans des conditions étonnantes. Les faiblesses de la droite créent l'alternative de gauche alors même qu'elle est toujours à la recherche de son leader. La multiplicité des territoires dans le cadre des élections locales permet de ne pas traiter cette question pour l'instant.

Chacun s'accorde à reconnaître que la gauche est toujours empêtrée dans des querelles internes profondes et sans programme clair rassembleur. Mais d'un seul coup, la droite semble lasser, inquiéter, bref passer de mode.

Depuis le printemps 2007, le paysage de droite connaît pour la 1ère fois sous la Vème République une absence de représentation du " gaullisme social ".

Nicolas Sarkozy incarne une énergie libérale matinée d'un volontarisme sécuritaire. Là sont les trois thèmes forts de son pouvoir d'évocation : énergie, libéralisme, sécurité.

Le " Villepinisme " n'existe pas encore. Mais deux modifications majeures sont intervenues. D'une part, le temps de la solidarité sans faille avec J. Chriac est fini. D'autre part, la fragilité actuelle de Nicolas Sarkozy ouvre des espaces à de Villepin.

L'appel lancé dans Marianne s'apparente à la réouverture d'hostilités manifestes pour montrer que l'actuel visage présidentiel est éloigné de la politique voulue par l'ancien Premier Ministre et que ce dernier constitue toujours une alternative au sein de la majorité présidentielle.

Source: http://www.exprimeo.fr/article/1922/dominique-de-villepin-devient-la-personnalite-emblematique-d-une-majorite-au-bord-de-l-implosion.htm


16/02/2008 23:34
A découvrir: les livres de Dominique de Villepin en librairie (1/2)  0 commentaires

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16/02/2008 22:54
Francs-maçons en colère (8/8)  2 commentaires

«jamais un président n'est allé aussi loin»

Nicolas Sarkozy essaie de les rassurer. En vain

Si certains se demandaient à quoi pouvaient encore bien servir les francs-maçons, Nicolas Sarkozy leur a fourni la réponse. Il a réveillé les loges qui ont démontré qu'elles ne badinaient pas avec la laïcité. Après le discours du Latran, Jean-Michel Quillardet, le grand maître du Grand Orient de France, a été le premier à réagir, suivi par sept obédiences, du Droit humain à la Grande Loge féminine de Memphis Misraïm. «Nous avons immédiatement demandé un rendez-vous à l'Elysée, raconte-t-il. Nous avons été reçus dès le 8 janvier.» Une heure d'entretien avec cinq anciens grands maîtres dont Alain Bauer, un proche de Sarkozy. «Ce n'est pas vous, les francs-maçons, qui aimez tant débattre, qui allez me reprocher de faire la même chose, leur a lancé le président. J'ai des convictions religieuses, je ne vois pas pourquoi je ne les exprimerais pas.» Finalement, Nicolas Sarkozy a su trouver les mots pour rassurer les frères sur son attachement à la «morale laïque». En retour, ils lui ont proposé de venir parler devant le Grand Orient. Invitation acceptée. Ce sera après les élections municipales. «C'est un signe fort de reconnaissance», s'est félicité Quillardet. Quelques jours plus tard, il a déchanté en découvrant le discours prononcé à Riyad. Pourtant - sans doute pour lui faire plaisir - le président avait trouvé le moyen d'évoquer les francs-maçons et les libres-penseurs. Devant le roi d'Arabie Saoudite, du jamais-vu.


Paradoxal Sarkozy : il sera le premier chef de l'Etat en exercice à rendre une visite officielle aux maçons depuis Albert Lebrun en 1932. Alors qu'on n'a jamais compté aussi peu d'«initiés» dans son entourage («Il y en a un au gouvernement, mais même sous la torture je ne dirai pas qui», plaisante Jean-Michel Quillardet), alors surtout qu'il soulève l'indignation dans les temples («Jamais un président n'est allé aussi loin dans une reformulation des rapports entre la religion et l'Etat», dit encore le grand maître Quillardet). Le Grand Orient vient de lancer sur internet un appel à la défense de la laïcité (www.appel-laïque.org), avec une soixantaine de syndicats et d'associations (CGT. FSU, SGEN-CFDT, Unsa Education, Ligue des Droits de l'Homme ou Ligue de l'Enseignement...). «Les déclarations récentes de M. Sarkozy, mêlant ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle, portent atteinte à la laïcité de la République», dit la pétition, qui a déjà réuni des milliers de signatures. Le 19 février prochain, Bernard-Henri Lévy donnera une conférence au siège du Grand Orient. Un «fils de la veuve», BHL ? «J'ai beaucoup de tares, ironise le philosophe, mais je ne suis pas maçon. Simplement, j'ai accepté cette conférence parce que Nicolas Sarkozy est en train d'inventer un nouveau modèle de présidence qui me paraît dangereux. Il a tellement banalisé la fonction, qu'il lui a enlevé tout mystère. Résultat : le religieux revient en force dans l'espace public.»

Marie-France Etchegoin
Le Nouvel Observateur


16/02/2008 22:48
«Il était vu comme un sauveur» (7/8)  0 commentaires

La déception des juifs de France

Sarkozy avait séduit une grande partie de la communauté au moment où elle se sentait le plus isolée. Et si le président ne suscitait plus le même engouement ? Enquête

Très à l'aise, le candidat à la présidentielle parle de tout. Dans ce salon de l'avenue Foch, chacun est venu avec ses questions, ses doutes, ses grognes, mais aussi son chèque. Alors président de l'UMP. Nicolas Sarkozy participe à l'une de ses premières soirées de fund raising au sein de la communauté juive. «Nous avions trouvé l'idée intéressante. Ca se fait beaucoup aux EtatsUnis, explique aujourd'hui le maître des lieux, l'avocat Emmanuel Trink. A force de se sentir rejeté dans une minorité, on est toujours heureux de saisir une main tendue.» La coorganisatrice de la soirée, Valérie Hoffenberg, représente à Paris l'American Jewish Committee, une des plus anciennes associations juives américaines qui, en novembre 2007, remettra son prix au nouveau président français. Elle déclare «avoir participé à titre personnel» à d'autres réunions similaires. «Mais c'est mon mari qui a fait le chèque», précise-t-elle.
Entre Nicolas Sarkozy et une grande partie de la communauté juive, c'est clair, il y a eu une histoire d'amour. «La communauté s'est donnée complètement à Nicolas sans qu'il ait eu besoin de la draguer», s'écrie le député UMP Pierre Lellouche. «Il a suscité une passion qui échappe à la raison. Plus qu'un homme politique, il a été vu comme un sauveur», déclare l'avocat Patrick Klugman. Pendant la campagne présidentielle, cet ancien président de l'Union des Etudiants juifs de France (UEJF), aujourd'hui candidat sur une liste socialiste aux municipales à Paris, a mis en garde contre une idylle qu'il jugeait «malsaine». En vain. On a voté pour l'ami d'Israël, l'adversaire acharné de toute forme d'antisémitisme, le ministre bienveillant et protecteur. Un personnage idéalisé qui résiste mal à la réalité du pouvoir. Ici, comme ailleurs, l'état de grâce est en train de passer.

 


C'est à Neuilly que Sarkozy tisse les premiers liens. La ville abrite une importante communauté juive. Dès son élection, en 1983, le jeune maire ménage ses représentants. Tous les ans, il assiste à l'office du Kippour, à la synagogue de la rue Ancelle. «D'autres lefont,y compris des maires communistes, mais quand même», note le grand rabbin Alexis Blum. Il envoie ses voeux aux fidèles à l'occasion de Roch Hachana. Il prête le grand théâtre pour les fêtes. Il écoute, il invite, il décore. «Comme tous les hommes politiques, il y a sans doute du clientélisme», admet le rabbin Blum. Protestants, catholiques ont droit aux mêmes assiduités. Il range ses électeurs dans des cases, cible chaque groupe, un par un, conformément à sa vision d'une France «devenue multiculturelle, multiethnique, multireligieuse».
Lui-même évoque rarement la multiplicité de ses origines, sa découverte tardive des racines juives de son grand-père maternel, Benedict Mallah, venu de Thessalonique, sinon pour s'étonner qu'un homme qu'il admirait tant ait dû cacher sa religion de naissance. A tous, Sarkozy répète qu'il n'est pas juif, mais catholique. Cela ne l'empêche pas de recevoir un abondant courrier antisémite. Il ne manifeste pas davantage de curiosité pour le judaïsme. «Ce n'estpas quelqu'un comme Mitterrand, qui méditait sur le livre de Job», dit le rabbin Blum. Jacques Chirac aimait les religieux de stricte obédience, comme les loubavitchs, qui contentaient son goût du folklore et des liturgies anciennes. Rien de tel chez Nicolas Sarkozy. Il entretient des relations plutôt tendues avec le grand rabbin de France, Joseph Sitruk, pourtant habitant de Neuilly. Il le soupçonnerait même d'avoir encouragé ses élèves à voter Bayrou. En revanche, «il connaît bien h communauté juive», selon un ami, Joël Mergui, président du Consistoire de Paris. Il comprend ses attentes, ses angoisses.


Face aux violences antisémites, il prend vite la mesure du traumatisme : pour la première fois en France depuis la Shoah, des juifs sont visés en tant que juifs. Devenu ministre de l'Intérieur, il multiplie les déclarations chocs, prône la «tolérance zéro», reçoit des dizaines d'associations juives. «Un mois après son arrivée Phce-Beauvau, nous étions dans son bureau», se souvient Joël Mergui. Une hyperactivité qui tranche avec la prudence du gouvernement Jospin. Il prend le temps de voir les victimes, tels ces militants de Hachomer Hatzaïr, la jeunesse sioniste de gauche, agressés en mars 2003. «Il a trouvé les mots justes pour parler aux gens», souligne Yoni Smadja, alors secrétaire général du mouvement. Après le meurtre d'Ilan Halimi, en 2006, il réunit quarante figures de la communauté. «Il nous a dit : on a pris l'un des vôtres, raconte Patrick Klugman. J'étais hyperchoqué. Il nous a parlé non pas en tant que citoyens, mais en tant que juifs.» Qu'importe. Son discours rencontre un immense écho parmi une population qui se sent assiégée. Et puis il y a Israël. Un pays qu'il visite pour la première fois en 1991, avec le Crif. Un acte de solidarité, en pleine guerre du Golfe. A son retour, il se dépêche d'organiser une grande réunion à la mairie pour raconter les sirènes, les Scud, les masques à gaz... « Il a su conquérir nos coeurs en ayant eu très vite un discours d'amitié visà-vis d'Israël», souligne Joël Mergui. Là encore, il n'oublie pas la politique locale. Les Hauts-deSeine comptent 9 des 50 villes françaises liées à l'Etat hébreu par des jumelages. Sous Chirac, il se démarque plus nettement de la politique arabe de la France. En juin 2003, il est la vedette incontestée de «Douze heures pour Israël», une grande manifestation de soutien qui rassemble 15 000 personnes à la porte de Versailles. Après avoir hué François Hollande, la foule l'ovationne aux cris de «Sarkozy président». Sur scène, il embrasse Benyamin Nétanyahou, le leader du Likoud, un faucon, l'un des rares hommes politiques israéliens avec qui il entretient des relations suivies. Il l'a encore accueilli en novembre dernier à l'Elysée, en visite privée.

Grincements de dents
Pourtant, aujourd'hui, «Sarkozy président» ne soulève plus le même enthousiasme. «Il y a au contraire une vraie déception», note Henri Hajdenberg, ex-président du Crif. Le déclic date de la venue à Paris du colonel Kadhafi. Joël Mergui, l'ami du président, reconnaît avoir entendu «des grincements de dents durant cette visite en grande pompe». D'autres actions troublent les esprits. Son voyage en Algérie, malgré les propos antisémites du ministre des Moudjahidin. Ses accords de coopération nucléaire avec des pays arabes. «On ne vend pas une centrale à la Libye comme au Luxembourg», avertit Richard Prasquier, l'actuel président du Crif. Même ses déclarations sur la religion suscitent des inquiétudes. Au Latran, «il aurait dû parler de racines non pas seulement chrétiennes, mais judéo-chrétiennes», insiste Henri Hajdenberg. Son projet de modifier la loi de 1905 inquiète également une communauté très attachée à la laïcité. «Les gens se disent qu'Us ont toujours été cocus, déclare Bernard Abouaf, directeur de la rédaction de Radio Shalom. Ils ont eu le même engouement pour Mitterrand et ça s'est terminé par une trahison.» Une désaffection qui risque de provoquer un nouveau repli.

 Christophe Boltanski
Le Nouvel Observateur


16/02/2008 22:39
Les illusions perdues de Sarkozy (6/8)  0 commentaires

«J'ai organisé l'islam de France !»

Pour donner un statut au culte musulman, il a fait entrer les intégristes dans le jeu. Et pour «calmer» les banlieues, il a cru au pouvoir des imams. Histoire d'un pari risqué

«Quand je pense que je vous ai fait confiance !» Il pointe du doigt, surjoue la colère. Ce jour d'octobre 2007, Nicolas Sarkozy est venu partager le repas de rupture du jeûne du ramadan à la Grande Mosquée de Paris avec les notables de la communauté musulmane. Objet de son courroux : l'UOIF, l'Union des Organisations islamiques de France, liée au mouvement international des Frères musulmans... Longtemps pourtant, Sarkozy a joué avec ses dirigeants, Fouad Alaoui et Lhaj Thami Breze, se faisant critiquer pour sa complaisance envers des «intégristes».Tout ça pour voir ces ingrats soutenir Bayrou à la présidentielle ! Alors, Sarkozy punit, de la voix et du regard. Et les musulmans modérés rient sous cape : il a fallu cinq ans à Sarkozy pour être édifié.
C'est en 2002 qu'il a rencontré Allah, à son arrivée au ministère de l'Intérieur. La consultation sur l'islam de France est alors enkystée dans des tractations sans fin. Sarkozy s'empare du dossier. L'islam va devenir la preuve de son libéralisme et de sa modernité ! Il répète sans se lasser que P«islam des caves» est une humiliation indigne et une invite à l'intégrisme. Il oublie juste que l'intégrisme peut aussi s'enseigner dans des mosquées en dur. Celles de l'UOIF par exemple, F avertit-on... Peu lui chaut. Des intégristes, l'UOIF ? «Simplement des orthodoxes», proclame-t-il. Et, contre les modérés, il installe ces «orthodoxes» au coeur de son paysage. C'est pragmatique : on ne peut pas construire l'islam de France en excluant une partie - militante, jeune et active - de sa réalité. C'est cynique : l'UOIF. parie Sarkozy, changera par sa notabilisation. C'est politique enfin : pour certains «experts» en islam, les pays occidentaux doivent appuyer les Frères musulmans afin de contrer les terroristes islamistes... A ce jeu, chacun a ses bons «frérots». Tariq Ramadan, pour nombre de progressistes. Sarkozy, lui, adoube l'UOIF et ses apparatchiks. Avec eux, on peut dealer ! «Rencontrez Alaoui, vous verrez», lance-t-il à ses interlocuteurs sceptiques ! Il enjoint même les notables juifs du Crif - d'autres protégés à rencontrer les dirigeants de l'UOIF.


Dans un premier temps, le pari fonctionne. Sarkozy force la création du Conseil français du Culte musulman (où l'UOIF se taille de beaux fiefs régionaux) tout en triant le bon grain de l'ivraie. Quand Tariq Ramadan se grille, en 2003, en désignant à la vindicte publique des «intellectuels juif s», le ministre de l'Intérieur l'affronte lors d'un débat télévisé et lui fait la leçon. Qui osera encore le traiter de complice des intégristes ? A la même époque, Chirac impose la loi contre les signes religieux à l'école. Sarkozy, qui y est hostile, perd cette bataille. Mais il peut dire aussi que «son» CFCM a protégé l'ordre républicain puisque les musulmans ont accepté la loi sur le voile sans heurts majeurs.
Pourtant, en 2005, quand Sarkozy revient Place-Beauvau, la magie est passée. Le CFCM est en proie aux guerres intestines. Les notables de l'UOIF n'ont pas abdiqué leur identité. Et le ministre de l'Intérieur a trop poussé son pari. La reconnaissance des mosquées lui a tenu lieu de politique sociale : il a surestimé la carte religieuse.

L'incendie des banlieues, en novembre 2005, en offre la preuve. L'UOIF, dans un dernier geste sarkozyen, rédige une fatwa anti-émeute, splendidement inutile. Des jeunes barbus, indépendants des institutions, lancent des appels au calme autrement plus efficaces. «Quand même, j'ai organisé l'islam de France», s'indigne Sarkozy quand on l'attaque. Mais en cet automne de violence, il suffit qu'une grenade lacrymogène explose devant une mosquée pour que resurgissent les anathèmes ! Flics islamophobes, crie-t-on dans les banlieues ! Ce sont les «islamistes» qui ont provoqué les émeutes, affirme de son côté Sarkozy. Chacun reprend ses billes.
 

Finalement, en 2007, l'UOIF, en mal de parrain, va se prêter au très chrétien Bayrou. Et Sarkozy se rapprocher de Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris et président modéré du CFCM. La question musulmane n'est plus le détonateur de sa révolution française. Certes, il célèbre Dieu à Riyad pour amadouer les princes saoudiens et déminer, en terre wahhabite, le choc des civilisations. Mais, concernant la France, il préfère désormais commémorer les racines chrétiennes d'un vieux pays inchangé. L'islam est redevenu une question extérieure.

Claude Askolovitch
Le Nouvel Observateur


16/02/2008 22:34
Le paroissien de Neuilly (5/8)  0 commentaires

A l'église Saint-Pierre de Neuilly, on n'a pas oublié le paroissien Sarkozy. «Avec sa première épouse, Marie-Dominique Culioli, qui était très pratiquante, il venait régulièrement à la messe», explique le père Benoît, le curé de l'époque. Nicolas Sarkozy a toujours affiché son appartenance à la religion catholique. Il a mis ses deux aînés, Pierre et Jean, au collège privé Sainte-Croix de Neuilly. Selon un proche, après son premier divorce, il a cependant pris quelque distance avec l'Eglise : «Marie-Do refusait de briser les liens du mariage, c'était contraire à ses principes. Il a dû attendre quatre ans avant de pouvoir se remarier avec Cécilia, ça laisse des traces.» Malgré tout, un peu plus tard, il a fait baptiser son petit dernier, Louis, issu de son second mariage avec Cécilia. «Sans doute parce qu'il est sincèrement croyant», dit le père Benoît. Quoi qu'il en soit, le maire Sarkozy a toujours porté une attention particulière aux trois principales communautés religieuses de la ville (catholique, protestante, juive) . «Il ne nous a jamais rien refusé», dit aujourd'hui le père Dognin, un autre prêtre de Neuilly.

Marie Vaton
Le Nouvel Observateur


16/02/2008 22:24
Vade retro, Sarko (4/8)  0 commentaires

La gêne des évêques de France

Le pape apprécie Nicolas Sarkozy. Mais les évêques de France ? C'est une autre histoire. Même ceux qui s'inquiètent, comme Benoît XVI, de la «déchristianisation» de la France et de l'Europe craignent que la croisade sarkozyenne réveille l'anticléricalisme. Surtout, depuis son passage à Beauvau, Sarko n'est pas en odeur de sainteté. Des membres du clergé ont manifesté à plusieurs reprises leur hostilité aux lois sur l'immigration. En octobre dernier encore, l'évêque de Saint-Denis et celui de Montbéliard écrivaient à Brice Hortefeux pour s'élever contre les tests ADN. D'autres dossiers heurtent certains représentants de l'Eglise de France : la déjudiciarisation du divorce ou l'encouragement à travailler le dimanche. Les moins conservateurs ne sont pas emballés non plus par ces «raànes chrétiennes» qui semblent obséder Nicolas Sarkozy. Ils préfèrent parler de «christianisme» plutôt que de «chrétienté», vision ethnique et politique de la religion. Ils préfèrent surtout mettre en avant le dialogue interreligieux entre chrétiens, juifs et musulmans.
Nicolas Sarkozy pour sa part n'a jamais caché qu'il n'aimait guère les évêques de France. Plutôt que de donner des leçons sur les droits de l'homme, ils feraient mieux de s'occuper de leurs églises vides, disait-il en substance dans son livre. «Il trouve la plupart des évêques ennuyeux et mous», explique un proche du président. Mgr Philippe Barbarin, le dynamique évêque de Lyon, trouve en revanche grâce à ses yeux. Il a d'ailleurs salué le discours du Latran. Il a été surnommé il y a quelques années «Monseigneur 100 000 volts», et aussi «le Sarkozy de l'épiscopat».

Marie-France Etchegoin
Le Nouvel Observateur


16/02/2008 17:16
Ces cathos qui inspirent Sarko (2/8)  0 commentaires

Emmanuelle Mignon
Directrice de cabinet du président, a écrit le discours du Latran, supervise le « toilettage » de la loi 1905.

Henri Guaino
Conseiller spécial à l’Elysée, instigateur du discours de Riyad et des envolées de Sarko sur l’identité nationale.

Philippe Verdin
Dominicain, « confesseur » de Sarkozy pour son livre sur la religion.

Claude Guéant
Secrétaire général de l’Elysée, catholique, néanmoins discret sur ses convictions.

Patrick Buisson
Directeur de la chaîne Histoire, conseiller officieux mais très influent du chef de l’Etat, ancien de « Minute ».

Guy Gilbert
« Prêtre des loubards », ami de Sarkozy, au-delà des divergences politiques, depuis neuf ans.

Max Gallo
Gaullo-souverainiste, revenu au christianisme, sarkozyste depuis 2007.


Le Nouvel Observateur


16/02/2008 16:53
Villepin, Royal, Bayrou contre la "monarchie élective"  0 commentaires

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16/02/2008 13:01
Le croisé de l'Elysée (1/8)  0 commentaires

Une nouvelle alliance du trône et de l'autel ?

Depuis sa visite au Vatican, Nicolas Sarkozy ne jure que par les «racines chrétiennes» de la France. Il est devenu le nouveau prophète d'une «république de croyants». Ce discours n'est pas que de circonstance. Le président prépare depuis longtemps cette offensive. «Le Nouvel Observateur» a enquêté sur ses convictions politico-religieuses et celles du «parti catho» qui l'entoure. Et aussi sur ses liens avec la communauté juive et les musulmans.. Dans ce domaine au moins, la rupture est nette. Et elle inquiète les défenseurs de la laïcité

Dans la vieille basilique, il a l'air ému. Chanoine d'honneur de Saint-Jean-de-Latran, ce n'est pas rien quand même ! Un titre réservé par le Vatican aux seuls rois et présidents français, et depuis Henri IV ! En ce 20 décembre, Nicolas Sarkozy, héritier d'une tradition séculaire, assiste aux vêpres dans la mère de toutes les églises... Concentré, recueilli. Il semble prier. Dans les travées, les invités qui l'accompagnent depuis Paris entonnent mollement les litanies. Soudain s'élève un tonitruant «Kyrie eleison». C'est Philippe Verdin, le «confesseur» du président. Enveloppé dans sa cape, le jeune dominicain, qui avait en 2004 accouché la pensée du futur président sur les religions, s'époumone. Sarko l'entend. Il se retourne, et lui lance un superbe clin d'oeil.
Que faut-il lire dans le clignement adressé au frère Verdin ? La connivence entre un chef de l'Etat décidé à «revisiter» la laïcité et un prêtre engagé dans le même combat politico-religieux ? Ou la mimique d'un cynique qui fait de l'oeil à l'électorat catholique tout en se moquant des pompes vaticanesques ? Monsieur Bling-Bling sur le chemin de Damas ? Cocasse virée que celle de Rome. On aurait tort pourtant de n'en retenir que le côté farce : Sarkozy, toujours tactile, tripotant et secouant Benoît XVI pour lui présenter Bigard («Il remplit le Stade de France») Jean-Claude Gaudin, harcelant les services consulaires pour récupérer «ma photo avec le saint-père», indispensable à sa campagne municipale. Et le pape accueillant le premier chanoine divorcé de l'histoire du Vatican, organisant spécialement pour lui un office du soir, et non une messe, comme le veut la tradition. Sinon le président remarié aurait bien été capable de communier, comme il l'a fait aux obsèques de l'abbé Pierre, foulant aux pieds les canons de l'Eglise ! Mais le discours du Latran valait bien ces vêpres pour l'ex-cardinal Ratzinger. Enfin un président digne de la fille aînée de l'Eglise, qui ramène la France dans le droit chemin, qui dénonce une «laïcité qui s'épuise» et affirme que jamais l'instituteur ne pourra «remplacer le curé dans la transmission des valeurs» ! Discours de circonstance ? Non. Nicolas Sarkozy parle trop souvent religion, à Rome, à Riyad ou à Paris, pour ne pas être pris au sérieux. Le président est en croisade. Reste à savoir pourquoi. A-t-il été touché par la grâce ? Compte-t-il sur Dieu pour apaiser une opinion rétive à la diablesse Bruni ? Espère-t-il calmer les évêques de France hostiles à ses lois sur l'immigration (voir p. 17) ? Ou est-il simplement le reflet de l'air du temps ? L'homme politique, l'homme du «projet de civilisation», l'homme fasciné par les religions, le stratège ou le calculateur. Il y a de tout' cela dans le Sarkozy du Latran. On pourrait gloser à l'infini pour savoir lequel l'emporte sur l'autre. Une chose est certaine en revanche : dans le Sarkozy en habit de chanoine, il y a aussi un entourage.

 


Ce pouvoir est le plus «catho» qu'on ait connu depuis longtemps. Le gouvernement est rempli de croyants qui s'assument (Christine Boutin, François Fillon, Jean-Marie Bockel, Xavier Darcos, Michèle Alliot-Marie) . Jusqu'à Rachida Dati, qui fait campagne pour les municipales à Paris en allant à la messe et qui a demandé - en vain - à participer au voyage de Rome... Plus troublant encore, l'Elysée prend des airs d'aumônerie ! Catho, Claude Guéant, surnommé «le Cardinal». Catho, Henri Guaino, la plume «républicaine» de Sarkozy, amoureux du «long manteau d'églises et de cathédrales qui recouvre la France», (une formule qu'il a glissée à plusieurs reprises dans les discours de son patron) . Catho enfin, Emmanuelle Mignon, directrice adjointe du cabinet, l'auteur du discours du Latran. «Chrétienne plutôt», corrige-t-elle : «Aujourd'hui, je me sens plus proche du dogme protestant.» Elevée par des parents catholiques mais non pratiquants, éduquée à Sainte-Marie de Neuilly («parce que c'était la meilleure école du quartier»), Mignon a eu sa révélation à l'âge de 15 ans. «J'ai rencontré une religieuse qui par son exemplarité m'a initiée à la dimension spirituelle de l'existence.» Elle a commencé une licence de théologie («j'adore l'exégèse») et a été tentée par la «vie monastique». Elle a finalement choisi un ordre laïque : l'ENA, puis le Conseil d'Etat, puis le sarkozysme, dont elle a été la boîte à idées... Et l'évangélisatrice ? «Le service du bien public fait partie des missions du chrétien, répond-elle. La religion serait de l'ordre de la vie privée, nous assène-t-on en permanence. C'est absurde. Quand on est croyant, cela irrigue toute votre vie.» Et cela a irrigué le discours du Latran. «Je sais ce que l'on va dire. Le président est manipulé par une catho cinglée. Vous croyez qu'il a besoin de moi pour arrêter sa ligne de conduite ?» Il n'y a pas d'amicale papiste à l'Elysée, prévient-elle. La preuve ? Elle entretient des relations conflictuelles avec Guéant. Et parfois avec Guaino. «Mettre les curés au-dessus des instituteurs est pour le moins maladroit», explique le conseiller, qui avait pourtant relu le discours du Latran. «Guaino a autant de talent que de lâcheté», rétorque Mignon.


Tout ce petit monde s'est retrouvé (réconcilié ?) à Rome pour accompagner le président. «Ils rayonnaient, tout à la joie d'être là», assure Guy Gilbert, le «prêtre des loubards», invité lui aussi. Heureux aussi, Max Gallo, le gaullo-souverainiste revenu au christianisme, et aujourd'hui étoile de la galaxie sarkozyste. Il s'est respectueusement incliné devant Benoît XVI. Patrick Buisson, autrefois directeur de «Minute», l'hebdomadaire d'extrême droite, aujourd'hui patron de la chaîne Histoire, ami et conseiller influent du chef de l'Etat, a, lui, baisé l'anneau papal en murmurant : «Merci Très Saint-Père pour votre motu proprio.» Motu proprio ? En diplomatique vaticane, le terme désigne un décret du pape. Le dernier en date remonte à juillet dernier et autorise la messe en latin, revendiquée notamment par les intégristes et les partisans de Mgr Lefebvre ! Si tout cela ne fait pas un «lobby» catho à l'Elysée, cela crée une ambiance. «Aujourd'hui, je me sens un peu isolé sur mes positions», constate le conseiller culturel Georges-Marc Benamou. L'ex-mitterrandôlatre devenu sarkophile rappelle ses quartiers de noblesse laïque : la manifestation «anti-Clovis» en 1996, lors des célébrations du quinzième centenaire du baptême du roi franc, ou la bataille contre la révision de la loi Falloux en 1994. «J'ai rejoint Sarkozy sur une base laïque et républicaine, dit Benamou, parce qu'il me semblait dans le droit-fil de Clemenceau et de Mandel.» Il explique même que certains de ses amis de gauche sont devenus sarkozystes pendant la présidentielle «parce qu'ils ne supportaient pas Ségo, qui fleurait trop le bénitier» ! Beau résultat ! Aujourd'hui, Benamou veut écrire à Sarkozy pour lui demander de «respecter le pacte laïque». Il pourrait aussi s'interroger sur sa propre naïveté. Car la passion religieuse du président n'a pas éclos soudain à l'Elysée. Tout ou presque était déjà écrit depuis des années.

Le président et le dominicain
C'est dès 2003, avec le père Verdin, le chanteur du Latran, que Sarkozy a théorisé son «Dieu politique». En ce temps-là, d'ailleurs, il dialogue plutôt avec Allah. Alors ministre de l'Intérieur, il veut construire un «islam à la française» et s'investit dans la création du très controversé Conseil français du Culte musulman (CFCM) . Il défend le droit des musulmans à vivre leur religion dans la dignité républicaine. Mais il noue aussi avec l'Union des Organisations islamiques de France (UOIF), version française des Frères musulmans, une relation ambiguë (voir p. 24). «Ce ne sont pas des intégristes, mais des orthodoxes», proclame -t-il. On parle déjà de l'influence d'Emmanuelle Mignon, alors conseillère à Beauvau. Celleci hausse les épaules. «Dès 2002, raconte-t-elle, Nicolas Sarkozy nous avait tous soufflés en déclarant devant la communauté juive que le fait spirituel était aussi important que le fait social.» Quoi qu'il en soit, ces affirmations iconoclastes, ces propos inédits dans la bouche d'un membre du gouvernement n'ont pas échappé au père Verdin, alors éditeur au Cerf, la maison d'édition des dominicains. Ce religieux peu banal sent le coup éditorial et la possibilité de faire resurgir un débat qui lui tient à coeur. Car l'homme de Dieu s'intéresse à la politique. Il a tourné autour de la Fondation Marc-Bloch et du chevènementisme. Il connaît Gallo et Debray. Ordonné en 1999, responsable du pèlerinage du Rosaire à Lourdes, critique au «Figaro littéraire» à ses heures, il est aussi président des Amis du Signe de Piste et auteur de quelques polars cathos. Son ordre, les dominicains, réputé pour la qualité de ses intellectuels, a beaucoup recruté ces dernières années, tout en devenant plus conservateur. Bref, il a tout pour plaire à Sarkozy. Surtout, Verdin est l'ami d'Emmanuelle Mignon : il l'a rencontrée dans les années 1990 aux Scouts unitaires de France, une branche traditionnelle du scoutisme. La future énarque y était commissaire nationale des Guides. Le futur prêtre appartenait à l'Equipe nationale des Eclaireurs. Un livre sur la religion, est-ce bien raisonnable pour un ministre de l'Intérieur ? Cécilia est contre. Mignon est tentée, mais juge l'idée «politiquement risquée». Sarkozy, lui, est immédiatement partant. Mieux, il veut l'enthousiaste Verdin non seulement comme éditeur, mais aussi comme interlocuteur.
Régulièrement, pendant près de deux ans, en présence d'Emmanuelle Mignon et de Viannay Sevestre, alors directeur du bureau des cultes, lui aussi catholique pratiquant, Nicolas Sarkozy reçoit donc le volubile dominicain, flanqué d'un deuxième intervieweur, Thibaud Collin. Auteur d'une thèse sur les fondements de l'anticléricalisme, puis plus tard d'un essai («le Mariage gay») pourfendant le «lobby homosexuel», Collin est aussi membre de la Fondation de Service politique. Cette association, qui s'est donné pour mission de «travailler à la promotion d'une pensée politique française cohérente avec l'enseignement social de l'Eglise», a aussi lancé une pétition contre l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, un manifeste parlementaire contre l'homoparentalité, a dénoncé l'entreprise de «désinformation» de «Da Vinci Code» sur l'Opus Dei ! C'est devant ce quatuor que Nicolas Sarkozy va se dévoiler. Il parle de ses moments de prière, de sa fascination pour ceux qui croient, de son admiration pour soeur Emmanuelle ou Guy Gilbert, du mystère de la mort, de l'espérance nécessaire pour donner un sens à la vie. Autant d'aveux qui, quand ils seront publiés, étonneront certains proches du ministre. Un croyant, Sarkozy ? Un homme taraudé par la question de la transcendance ? «Je ne m'en étais pas aperçu», dit Bernard-Henri Lévy, qui l'a longtemps fréquenté. Est-il une sorte de «born again Christian» à la française, trouvant ou retrouvant subitement la foi, comme George Bush ? Cherche-t-il, inconsciemment, un brevet de francitude, lui qui subit parfois des attaques xénophobes ou antisémites ? Ou célèbre-t-il des sentiments dont il se rêverait capable ? «Il aime le catholicisme monastique, assure l'un de ses amis, parce qu'il y a là tout ce qui ne lui ressemble pas. Le voeu de pauvreté, la chasteté, le silence, la méditation !» Son dialogue avec l'au-delà, en tout cas, est particulier. Rien à voir avec l'austérité d'un de Gaulle, qui fréquentait discrètement l'office à Colombey-les-Deux-Eglises et avait aussi fait installer une chapelle à l'Elysée; ou à l'inverse avec les interrogations métaphysiques d'un Mitterrand, l'agnostique qui lisait assidûment les grands écrivains catholiques et qui, au soir de sa vie, confessa : «Je crois aux forces de l'esprit.» Nicolas Sarkozy, ancien élève du cours Saint-Louis-de-Monceau, a conservé assez peu de souvenirs du catéchisme. Il n'est pas non plus un passionné de la figure du Christ, un fou de l'Evangile. Ce n'est pas l'Amour qui le bouleverse, ni bien sûr le message subversif des Ecritures. Pas plus que l'orthodoxie de la foi. Ce qui intéresse Sarkozy, c'est l'élan intérieur qui soulève les montagnes. C'est Dieu comme moteur de l'action. Jésus ou Mahomet comme meneurs d'hommes. Jean-Paul II superstar. «C'est la force de la parole, confie un proche. Il a compris qu'en politique comme en religion au commencement était le Verbe.» Dieu, au fond, n'a pas besoin d'exister, ni même qu'on croie en lui, pour jouer un rôle. Sarkozy fait de la politique.
Ses conversations avec la petite équipe du dimanche soir vont l'aider à mettre en forme ses intuitions. A se créer une doctrine. Au cours de ces entretiens publiés en 2004 (1), il va théoriser une double rupture. En parlant ouvertement de sa pratique religieuse, il s'écarte délibérément de la tradition française qui veut que les hommes publics relèguent dans la sphère du privé leur rapport à la transcendance. La seconde rupture est politique : Sarkozy affirme sa volonté de réintroduire la religion dans le débat public. Latran est déjà annoncé. Il plaide pour une «laïcité ouverte» («positive», dira-t-il à Rome) , où les religions sont un «atout» : la foi produit du lien social, le curé apaise, l'imam calme les banlieues.

Haro sur la laïcité
Rien n'a vraiment changé quatre ans plus tard. Mais Sarkozy parle moins de l'islam, dont les notables l'ont déçu. Il recentre son propos sur le christianisme, et durci ses charges contre le «laïcisme militant», les fanatiques qui voudraient selon lui, encore aujourd'hui, tuer les croyances. Le président revisite l'histoire de France. En pourfendant l'«intolérance» des pères fondateurs de la République - lui qui, sur d'autres sujets, refuse vertement la repentance -, il se pose en défenseur des religieux brimés il y a un siècle. Surprenant combat, quand les évêques de France eux-mêmes n'ont aucune envie de déterrer la hache de guerre et considèrent la loi de 1905 comme un compromis honorable. Avait-il déjà ces convictions avant de converser avec ses visiteurs du dimanche soir ? Les accompagnateurs de Sarkozy sur les chemins de la religion portent en tout cas ce credo en bandoulière. Quand il accueille le visiteur dans son couvent de la rue Saint-Honoré, où une jolie église est cachée derrière un immeuble profane, Philippe Verdin s'écrie : «Voilà ce qu'a fait la III République, elle nous a interdit d'avoir une façade sur la rue !» Et, dans son bureau élyséen, Emmanuelle Mignon revendique : «Depuis un siècle, on nous répète le même discours : la laïcité, la loi 1905, c'est formidable ! On oublie les moines et les religieuses qu'on a chassés de leurs monastères, le sort fait aux congrégations. En réalité, la loi de 1905 n'a pas apaisé, elle a voulu éradiquer la religion. Et de cela on en voit encore des signes tous les jours !» Pour autant, la dite loi, c'est juré, ne sera pas modifiée (bien que Sarkozy l'ait envisagé un moment) . Elle sera «toilettée», selon la terminologie en vigueur. On ne touchera pas aux grands principes, seulement à des «aménagements techniques». A voir.
En attendant, Sarkozy continue à prendre dans la religion, comme dans les mythes fondateurs de la République ou de la gauche, ce qui l'intéresse. Il ne s'agit pas d'appliquer l'Evangile ni de réinventer la démocratie chrétienne. Mais de montrer à la France une image d'elle-même valorisante et rassurante. France chrétienne, éternelle et durable, capable d'affronter le présent ! «Dès le début de la campagne, explique Guaino, nous avions posé que le problème majeur de la France était identitaire. La question religieuse en fait partie.» Elle est au centre du «projet de civilisation» prôné ou fantasmé par Sarkozy. Il est persuadé que l'irruption de l'islam et la perte des anciennes valeurs angoissent aussi bien les croyants que les non-croyants. Est-ce pour conjurer cette peur qu'il est devenu papiste ? Ira-t-il jusqu'à profiter de la présidence française de l'Europe pour introduire une référence au christianisme dans une Constitution européenne ?

Sarkozy joue avec le feu
«Ce fut une erreur de tourner le dos à notre passé et de renier d'une certaine façon des racines chrétiennes qui sont évidentes», a-t-il insisté devant Angela Merkel, le 30 janvier. Spectaculaire rupture, quand Jacques Chirac, au nom de la France laïque, avait combattu avec succès la référence chrétienne de feu la Constitution ! Le président rad'soc (qui avait refusé d'assister à la messe célébrée à Reims en l'honneur de Clovis) avait même affirmé que l'Europe avait des racines «aussi musulmanes que chrétiennes». «Une bonne partie des catholiques ne l'ont toujours pas digéré», affirme le père Verdin. Ceux-là continueront-ils à parier sur le chanoine Sarkozy ? A la présidentielle, 70% des catholiques pratiquants avaient voté pour lui. Le voyage à Rome devait d'une certaine façon leur rendre hommage. Emmanuelle Mignon avait proposé au chef de l'Etat d'inviter 30 personnes : intellectuels catholiques, comme René Girard ou Rémi Brague, religieuses dynamiques ou laïques engagés. Une délégation «représentative de la vitalité de l'Eglise de France», selon la conseillère. Un président VRP du catholicisme français ? Les contraintes protocolaires du Vatican en ont décidé autrement. Impossible de faire venir tant de monde. Alors Sarkozy a juste amené ses copains, du père Gilbert à Bigard en passant par Buisson. Et ce faisant a choqué nombre de paroissiens. Mais il n'est pas à une contradiction près.
A Rome, la dénonciation du matérialisme; et à Paris, le Fouquet's. Ce grand écart heurte une partie de son électorat qui s'interroge sur sa sincérité. Effet boomerang pour celui qui a tant mis en avant ses convictions et son «authenticité». Et s'il n'était qu'un opportuniste ? S'il ne faisait que surfer sur le retour du religieux ? Besoin de spiritualité, renouveau charismatique, succès des Journées mondiales de la Jeunesse, Tony Blair converti au catholicisme, Ségolène Royal citant l'Evangile. «Si la laïcité avait été à la mode, Nicolas aurait bouffé du curé», explique un persifleur qui croit bien le connaître. Sarkozy le caméléon. «Pendant la campagne présidentielle, il a été invité par les francs-maçons, raconte Alain Bauer, ancien grand maître du Grand Orient et proche du président. Il leur a tellement bien parlé qu'il a été applaudi à la fin du débat. Cela n'arrive jamais chez nous.» Tancé par les loges après Latran, Nicolas Sarkozy a promis de rendre visite aux frères au printemps prochain (voir p.27) ! Sarkozy l'activiste veut être au centre de tout, le premier en tout. Il veut qu'on l'aime partout. Chez les libres-penseurs, chez les musulmans, les catholiques ou les juifs (voir p. 26). Devant le Grand Orient, une ode à la «morale laïque»; en Arabie Saoudite, les louanges du rôle «civilisateur» de l'islam wahhabite ! Il ouvre des brèches... et joue avec le feu. «La République est moins frileuse envers les religions», s'est réjouit quelques jours après Latran et Riyad Fouad Alaoui, le secrétaire général de l'UOIF, qui encourage le CFCM à intervenir sur «les sujets de société». Et Dalil Boubakeur, le modéré recteur de la Grande Mosquée de Paris, vient lui de réclamer un «moratoire» sur la loi de 1905 pour favoriser la construction de mosquées.
Sarkozy, apprenti sorcier ? Ses détracteurs les plus féroces le comparent à Maurras pour son utilisation identitaire de la religion ! «Ces incultes feraient mieux de lire Bernanos», méprise le père Verdin. D'autres décèlent chez lui l'influence de Tocqueville, qui voyait dans la religion le fondement du lien social. Sarko l'américain ? Sarko le nouveau moderne ou Sarko renouant au contraire avec les vieilles traditions. «Dieu pour les armes, l'argent pour les corps. Après l'opium des misérables, l'alibi des richards», s'insurge Régis Debray (1), pourtant néo-catho, suite au discours du Latran. A l'âge du pouvoir d'achat en berne et du bling-bling au sommet de l'Etat, on pourrait aussi citer cet adage : «La société ne peut exister sans l'inégalité des fortunes, et l'inégalité des fortunes ne peut exister sans la religion.» C'est Bonaparte qui l'avait dit.

(1)«La République, les religions, l'espérance», Editions du Cerf.
(2) "Le Monde", 25 janvier 2008.

Marie-France Etchegoin, Claude Askolovitch
Le Nouvel Observateur


16/02/2008 12:25
Le réquisitoire de Simone Veil  0 commentaires

Sa condamnation est sans appel :  "On ne peut pas infliger ça à des petits de dix ans". Simone Veil, déportée à 16 ans et demi à Auschwitz, juge "inimaginable, insoutenable et injuste" la proposition de Nicolas Sarkozy d'associer chaque élève de CM2 à un enfant victime des persécutions nazies. Le projet annoncé mercredi par le Chef de l'Etat a continué vendredi de semer trouble. 
 
"On ne peut pas demander à un enfant de s'identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter", a expliqué Simone Veil l'ancien ministre sur le site de l'Express. Pour elle, la suggestion de
Nicolas Sarkozy risque aussi d'attiser les antagonismes religieux : "Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur fils ou à leur fille d'incarner le souvenir d'un petit juif ?", s'interroge-t-elle.
 
"Armer moralement les enfants contre les idéologies extrêmes"
 
"Il ne s'agit pas de s'identifier de façon morbide à un enfant mort en déportation, mais de faire acte de vigilance", estime pour sa part Serge Klarsfeld, président de l'Association des fils et filles des déportés juifs de France, qui soutient la proposition de
Nicolas Sarkozy."Il s'agit d'armer moralement les enfants contre les idéologies extrêmes", dit l'historien et avocat dans Libération.
 
Après l'historien Henry Rousso, dénonçant un "marketing mémorial", Annette Wieviorka, spécialiste reconnue de l'histoire de la Shoah et petite-fille de déportés, s'élève elle aussi contre la proposition de
Nicolas Sarkozy. "Je pense qu'il y a quelque chose de réellement monstrueux de vouloir faire porter par un enfant de neuf, dix, ou onze ans la mémoire d'un enfant mort à une autre période", a-t-elle dit sur France Info.
 
Parmi les enseignants, les premières réactions sont négatives. Le Snuipp-FSU, majoritaire dans le primaire, évoque les "risques de troubles psychologiques (...) de sentiment de culpabilité ou de responsabilité pour le destin d'un élève." Le syndicat des enseignants-Unsa se dit "particulièrement choqué de cette initiative du président, qui ignore tout de la façon dont un jeune se construit."
 
"Quelque chose de très lourd à porter"
 
Sur le plan politique, François Bayrou, président du MoDem a critiqué une décision prise "sans que l'on y ait réfléchi." L'ex Premier ministre Dominique de Villepin a jugé "étrange" la démarche du chef de l'Etat, estimant que la charge de la mémoire d'un enfant mort est "quelque chose de très lourd à porter". "Cette façon de faire traduit un manque de respect et une étonnante légèreté", a souligné Ségolène Royal. Mais tant le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, que Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, soutiennent ce projet. Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a quant à lui souligné qu'il fallait aborder "avec tact et désintéressement" le devoir de mémoire. "Je ne juge pas des intentions de
Nicolas Sarkozy. (...) Mais ce sont des sujets très graves", a-t-il déclaré.
 
Face à la polémique, le président a de nouveau défendu vendredi son idée de faire parrainer par des élèves de CM2 des enfants victimes de la Shoah par la nécessité d'avoir "des enfants aux yeux ouverts".
(Lire notre article) "Si vous ne leur parlez pas de ce drame-là, ne vous étonnez pas que ça se reproduise. C'est l'ignorance qui fait la reproduction de situations abominables, c'est pas la connaissance", a-t-il dit lors d'un discours à Périgueux, en Dordogne. "Faites de nos enfants des enfants aux yeux ouverts, sans complaisance", a-t-il ajouté, en réponse aux critiques qu'a suscitées le parrainage annoncé, à partir de la rentrée prochaine, des 11.000 enfants français victimes de la Shoah par des élèves de 10 ans.

Source: LCI.fr


15/02/2008 19:42
Appel du 14 février: "démarche de conviction et non d'opposition" (Villepin)  0 commentaires
L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a présenté vendredi comme une démarche "de conviction" et non "d'opposition", sa décision de cosigner "l'appel du 14 février pour une vigilance républicaine" avec notamment Ségolène Royal (PS) et François Bayrou (MoDem).

 

Dans cet appel publié par Marianne, les signataires affirment "leur refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective".

"Cet appel est pour moi une démarche de conviction et non une démarche d'opposition. J'ai toujours défendu la nécessité d'une vigilance républicaine qui est pour moi essentielle, tout particulièrement dans un temps d'incertitude et de confusion", souligne M. de Villepin dans un communiqué.

Selon lui, "la laïcité est un principe fondamental qui nous permet d'éviter qu'en France, comme on voit à travers le monde, la religion ne soit un facteur de division et d'affrontement".

L'ancien Premier ministre de Jacques Chirac juge aussi nécessaire une vigilance républicaine pour "l'équilibre de nos institutions qui est une garantie de démocratie, de stabilité et d'efficacité", et pour "la défense de notre indépendance nationale, à l'heure où l'on peut craindre certains infléchissements de notre politique étrangère".

"Je ne peux transiger sur de tels enjeux qui touchent à l'identité française. Ils méritent un vrai débat et je souhaite qu'une très large majorité de Français puisse se rassembler pour défendre cette vision de la France et de notre idéal républicain", conclut l'ancien chef du gouvernement.

Interrogé vendredi sur cet appel, le Premier ministre François Fillon avait dénoncé "l'acharnement que mettent certains responsables politiques, qui n'ont pas été élus par les Français, pas été choisis par les Français, à tenter de déstabiliser" Nicolas Sarkozy.

Source: http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-34336381@7-58,0.html


15/02/2008 13:29
A l'attention des lecteurs de ce blog.   2 commentaires

Nous sommes le 15 février 2008 et je n'ai pu fêter, hier,  les 5 ans du discours de Dominique de Villepin à l'ONU du 14 février 2003, en raison de problèmes familliaux. Je vais d'ailleurs, prochainement rajouter des vidéos de l'époque pour retracer la situation de l'époque.  

Cependant, ce discours reste, pour moi, un moment fondateur de la vie politique française, internationale et de l'Histoire. Il a contribué à représenter les peuples et les individus en quête de respect de l'autre en privilégiant la discussion à l'offensive militaire systématique.

Je ne suis pas persuadée que Dominique de Villepin soit un pacifique au sens strict du terme car il précisait bien que le recours à la force devrait intervenir en cas de problème non soutionné. Je crois surtout qu'il comprend, comme beacuoup de personnalités et de citoyens aux quatres coins du monde, de toutes origines politiques, ethniques,... que le plus important s'est de trouver des solutions pour rétablir le dialogue entre les cultures; Que ce sera de cette façon, que "nous pourrons construire un monde meilleur".

Au delà du message humaniste de ce discours, il y a aussi l'empreinte forte d'un homme de vision qui sait distinguer "l'action" de "l'offensive" de par son expérience personnelle de "citoyen du monde". C'est pour cela que lorsque que j'entends dire, par certains, que la France a  été arrogante en 2003 lors de crise irakienne, je suis choquée et indignée, surtout lorsque l'on connaît la situation du "bourbier irakien" qui ne cesse de se détériorer tant du côté des américains et de ses alliés qui l'ont suivis dans cette "irresponsable" attaque. Mais aussi de l'Irak et de son peuple qui ne cesse de se déchirer sur des questions ethniques, idéologiques et religieuse. Ce qui a également pour conséquences de destabiliser, un peu plus, la région du Moyen-Orient. Certes Saddam-Hussein n'est plus là mais l'Irak s'enfonce de jour en jour.

Dominique de Villepin a démontré en accord avec son discours de 2003, que la reconstruction est toujours plus difficile que la guerre.

Depuis 3 ans, et en particulier depuis son arrivé à Matignon, en 2005, Dominique de Villepin ne cesse d'essuyer les critiques, à tort ou à raison. Certains le tiennent responsable de la dissolution ratée de 1997, on le dit méprisant vis à vis du peuple, on le traîte d'illuminé.

Lors de la crise du CPE en 2006, il a certes fait preuve de précipitation même si ses intentions étaient honorables.

Pourtant malgé les tempêtes CPE, Clearstream qui reste toujours pour moi, une tentative de certains de vouloir trouver un moyen de faire écran, par une diversion sur une rivalité politique, sur l'affaire "financière" Clearstream en elle-même, qui prend ses sources lors de la vente des frégates de Taïwan et des rétro-comissions qui se sont "envolées". Je reste attachée à cet homme, qui aime tant la France. Il a "le service de la France chevillée au corps", comme dirait Bruno Le Maire, son ancien Directeur de cabinet à Matignon.

On dit qu'il se prend pour Napoléon, alors que son but est surtout de comprendre l'homme mais aussi la situation politique de l'époque pour en retenir les leçons. Il dit lui-même, qu'il ne fait pas de concessions sur certains actes de Napoléon.   

Je ne vais pas continuer à m'étendre car j'aurai de quoi noicir plusieurs pages. Mon engagement a débuté en 2003, le jour de la Saint Valentin, alors on peut dire que oui, j'ai eu un "coup de foudre" politique pour cet homme discret mais fougueux, pour cet homme de principes, simple mais passioné. Pour ce caractère "insolent" diraient certains, mais pour moi, "flamboyant". Je suis intriguée par cet plume et le mystère qui règne autour de sa conception de la vie.  

Je suis très élogieuse même si je suis consciente de certains de ses défauts.

Pour conclure, je ne dirai qu'une chose:

Ce 14 février 2003,

Dominique de Villepin était lyrique, il est la France.

Rédactrice:  Laetimeg


15/02/2008 11:32
Shoah: Villepin surpris par l'idée de Sarkozy  0 commentaires

"Je ne crois pas que l'on puisse imposer la mémoire, que l'on puisse la décréter ou légiférer dans ce domaine", a expliqué Dominique de Villepin sur Radio Classique. L'ancien Premier ministre faisait allusion à l'idée de Nicolas Sarkozy de confier à chaque élève de CM2 la mémoire d'un enfant victime de la Shoah. Pour Dominique de Villepin, la charge de la mémoire d'un enfant mort est en outre "quelque chose de très lourd à porter". En revanche, il juge nécessaire "d'expliquer, faire comprendre ce qui a été une époque à travers ceux qui ont vocation à le faire".

Source: Le JDD.fr


15/02/2008 11:23
Matignon en lettres capitales   0 commentaires

Dominique de Villepin évoque les figures littéraires qu'il aime,Celan, Pessoa… et qui peuplèrent ses nuits lorsqu'il était aux affaires.

hotel de l'insomnie.bmp

 

Attablédevant les premières pages d'Hôtel de l'insomnie, je demande à qui, en fin de compte, j'ai affaire ? On eût naguère parlé de « voyageurs ». Soudain, les vieux plis tricolores se laissent retomber. Un parfum d'exotisme envahit le salon, les terrasses… Il en rirait assez pour nourrir notre rêveur. Sur un chêne, des feuilles se sont mises à trembler.

Bravo, jeunes gens!

Voici un nouveau venu ; il n'est pas ordinaire, non plus que cet accompagnateur, ce «D.V.» qui est venu en curieux chercher le mot juste au dos du volume. Mais quelle est au juste la zone à mieux éclairer ? Chez Dominique de Villepin, l'énergie est dépensée sans compter. Partout autour de nous les lecteurs , il y a comme une trémulation, l'homme en perte d'équilibre d'un départ d'énergie. La vie, ça se dévore, ça ne se bostonne pas. À la rigueur, ça se bostonne, mais il faut entendre la ­musique…

Trois constatations me ­frappent à lire le début d'Hôtel­ de l'insomnie. Comment convient-il de nommer en langage un tant soit peu littéraire une « petite bande », un parti ? Beaucoup de characters, de silhouettes comme on dit sur les scènes d'Angleterre. Des voyages pour les uns, un statut d'utopie pour les autres. L'insomnie pourrait y avoir lieu et place. De grands chiens, des amertumes, les frères Alberto et Diego ­Giacometti nés aux Grisons, à Stampa. Devant une telle générosité de reprises de thèmes, on hésite. Doit-on se montrer avare ? Didactique? Je plante mes repères, esquisse une explication. Des nuées de visages et de noms survolent notre paysage. Il faudrait tenir bon ; est-ce ­jouable?

Sommes-nous dans le dur ou le doux de ce siècle «qui bouge encore»? Citons quelques noms. Vous rappelez-vous Celan… le général d'Evita… Max Frisch… Ingeborg Bachmann… Nâzim Hikmet, croisé peut-être sur un quai d'une gare de Moscou, etc. Peut-être une de ces petites « bandes » s'est-elle ainsi constituée ? On rêve ainsi les grands rêves.

Des citations de feu

À cette question fallait-il répondre ? Pardi « Maître, as-tu eu peur? ». Quoi qu'on entreprenne, remarque Villepin, on trouve toujours au bord du chemin vautours et velours. À quoi bon recruter des compagnons de la nuit ? Et s'il n'y avait pas de crépuscule au soir des batailles ? Rien d'autre dans le noir quadrillé d'une cible que le fracas où s'écroule la nuit.

Son lecteur se reconnaît au miroir. Des citations de feu traversent une prose magnifique. Un homme, un vrai homme est là, écoutez-le !

Plongez dans la grande prose, lyrique et secrète à la fois.
Hôtel de l'insomnie de Dominique de Villepin Plon, 195p., 19€.

Source: LeFigaro.fr


14/02/2008 11:34
Politique : Dominique de Villepin est l'invité de Christophe Barbier  0 commentaires

   

 

 

 

 Pour voir ou revoir les autres interventions télévisées de Dominique De Villepin, je vous invite à consulter notre espace Dailymotion "Ensemble-avec-Villepin":

 http://www.dailymotion.com/ensemble-avec-villepin


14/02/2008 11:31
Dominique De Villepin sera l'invité de la "Bibliothèque Médicis" sur la chaine Public-Sénat  0 commentaires

Le vendredi 15 février à 18h30,

Dominique De Villepin sera l'invité

 de la "Bibliothèque Médicis" sur la chaine Public-Sénat

hotel de l'insomnie.bmp

Des auteurs parlent du temps, de la mémoire, de leur vie.  
" Ecrire, c'est sauver quelque chose du temps où l'on ne sera plus jamais " (Annie Ernaux).
Rediffusion le :
samedi 16/02/2008 à 04h30
samedi 16/02/2008 à 13h00
samedi 16/02/2008 à 21h00
Durée : 60 minutes
Avec :
Annie ERNAUX, «Les années» (Gallimard)
Anna FUNDER, «Stasiland» (Ed Héloïse d'Ormesson )
Jérôme GARCIN, «Son excellence , Monsieur mon ami» (Gallimard)
Yves POULIQUEN, «Le médecin et le dictateur» (O Jacob)
Dominique DE VILLEPIN, «Hôtel de l'insomnie» (Plon)


12/02/2008 18:30
A venir: "Thé ou Café" sur France 2  0 commentaires

Le dimanche 17 février 2008,

Dominique de Villepin sera l'invité

de "Thé ou Café" sur France 2

à 7h

villepindegustvin.bmp

Une émission produite et présentée par Catherine Ceylac

Pour poser vos questions:

http://the-ou-cafe.france2.fr/avenir/4190609-fr.php


11/02/2008 0:22
Interview de Dominique de Villepin au Parisien  0 commentaires

villepin simple 2.bmp

L'ancien Premier ministre publie "Hôtel de l'insomnie" (195 pages, Ed. Plon, 19 €) , un récit insolite, fruit de ses nuits blanches à Matignon. Il y évoque les écrivains et les artistes qui lui sont chers et qui, dit-il, l'aident à vivre.

L'insomnie est-elle bonne ou mauvaise conseillère ?

Dominique de Villepin. L'insomnie, c'est d'abord la marque d'une inquiétude. Une inquiétude qui nous tient en état de veille, un formidable stimulant. Mais c'est aussi un moyen d'approfondir sa recherche intérieure. La vie politique soumet à de constantes sollicitations : il est important d'avoir un fil à tirer chaque jour, de maintenir sa conscience en éveil...

Vous déplorez la "fascination de l'éphémère et du superficiel" et parlez d'un "journal de résistance". Résistance à quoi ?

Résistance aux pressions de l'urgence, du friable, de la mode ou de la rumeur, pour essayer de se retrouver sur l'essentiel. Il y a toujours le risque de se replier sur soi, de se rétrécir, de s'ankyloser.

Beaucoup de Français ont, aujourd'hui, peur de l'avenir...

Nous sommes dans des temps où il faut accepter de vivre sans avoir forcément de territoire fixe. Tout est mouvant. Ma conviction, c'est que nous sommes à un rendez-vous stratégique de notre histoire. La France doit accomplir un certain nombre de réformes. Elle ne peut plus les différer. Je souhaite que le président de la République et le Premier ministre aillent au bout de ces réformes. Des choses ont été lancées. Il faut saisir cette chance.

Un Premier ministre beaucoup plus haut dans les sondages que le chef de l'Etat, est-ce tenable ?

Ce qui me semble important, c'est que la répartition des tâches et des responsabilités entre eux soit clairement définie. Rien ne serait pire qu'une suspicion au sein de l'exécutif. Le président de la République a une responsabilité d'impulsion. La responsabilité du Premier ministre, c'est d'assurer la coordination et la cohérence de l'action gouvernementale.

Quand les taxis crient victoire et que Jacques Attali est désavoué, est-ce une reculade devant les corporatismes ?

Il y a un temps pour tout. Un temps pour la réflexion, c'est ce qu'a fait Jacques Attali. Et il y a un temps pour la décision et l'action qui doit associer étroitement le gouvernement, les élus et les partenaires sociaux. C'est un gage de démocratie et d'efficacité. Il serait dommage que le gouvernement se détermine au coup par coup en fonction du nombre des mécontents ou d'impératifs politiciens. Plutôt que d'isoler telle ou telle mesure ou de rentrer dans des intérêts catégoriels, il faut avoir une approche globale, s'appuyer sur des principes, une vision, avec un mode d'emploi clair.

Les députés UMP sont très critiques envers les interventions médiatiques des conseillers de l'Elysée. Leur donnez-vous raison, vous qui avez été secrétaire général de l'Elysée ?

Je suis personnellement réservé sur de telles interventions. Mais c'est un choix qui appartient au président de la République. En tout état de cause, les conseillers devraient se limiter à l'explication de la politique engagée, pour éviter tout risque d'interférences ou d'incohérences.

Comment expliquez-vous que Nicolas Sarkozy soit aujourd'hui à ce point en difficulté ?

Les attentes des Français se traduisent par une certaine impatience et les réformes engagées peuvent susciter des mécontentements. Il y a le sentiment de ne pas savoir toujours où on va. Il y a peut-être aussi des incompréhensions vis-à-vis de la stratégie politique, et notamment de la stratégie d'ouverture, qui doit se traduire par un véritable apport sur le fond. Enfin, sur un plan plus personnel, les images des derniers mois ont pu donner le sentiment d'une perte de concentration sur l'essentiel...

Rama Yade dénonce une "chasse à l'homme" contre Nicolas Sarkozy et s'en prend aux "charognards"...

Je n'ai pas à porter de jugement sur la vie privée du chef de l'Etat. Elle doit être respectée. Cela dit, il faut faire en sorte en permanence que l'action soit lisible et tout entière consacrée au service des Français. Il a pu y avoir des malentendus, des difficultés, des incohérences. L'important, c'est que chacun, très vite, en tire les conséquences.

Souhaitez-vous que la Société générale cherche une alliance avec une grande banque française ?

Ce qui me paraît prioritaire, c'est de rechercher des solutions dans un cadre amical. Ce serait bien de valoriser les atouts nationaux ou d'intégrer une vision européenne tout en défendant nos intérêts stratégiques.

Est-ce le rôle de l'Etat d'aider une entreprise privée, comme Nicolas Sarkozy l'a annoncé à Gandrange pour ArcelorMittal ?

J'appuie pleinement le président de la République dans sa volonté de réformer, de moderniser, d'adapter notre pays. Je suis un fervent soutien de tous ceux qui font preuve de dynamisme, d'énergie, d'imagination. Mais, l'action doit être conduite dans la cohérence et dans la durée. Chacun doit exercer ses responsabilités, l'Etat comme les entreprises. Il n'appartient pas à l'Etat de se substituer aux entreprises. Il lui appartient en revanche d'anticiper et d'accompagner les évolutions à partir d'une stratégie économique et industrielle qui est à définir tant au plan national qu'européen. En tout état de cause, l'Etat doit se situer du côté des solutions d'avenir. Face à l'ampleur des défis, on ne peut pas se contenter d'agir au coup par coup.

Etes-vous optimiste ?

Oui, si l'on se situe résolument du côté de l'action. Dans un temps de grands changements, il y a un double devoir : un devoir de vigilance républicaine et un devoir d'adaptation. Pour cela, il faut rassembler les Français sur l'essentiel : le respect de nos valeurs et de nos institutions, la défense de l'indépendance nationale, la réforme économique et sociale. Tout ce qui divise inutilement doit être laissé de côté : pourquoi rouvrir aujourd'hui la question de la laïcité ou poser celle d'un retour dans l'Otan ? Restons fidèles à nos priorités. Donnons plus de sens à l'action entreprise. Agissons, au total, avec ambition, pragmatisme et humilité.

Source: propos recueillis par Didier Micoine et Dominique de Montvalon (Le Parisien)

Source: http://2villepin.free.fr/index.php/2008/02/10/661-interview-de-dominique-de-villepin-au-parisien


10/02/2008 19:06
Le DVD crypté qui fait pschitt!!! (C'est comique!!!!!)  0 commentaires

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Depuis des mois, les juges Jean-Marie d'Huy et Philippe Pons, de l'affaire Clearstream, s'acharnaient à faire "parler" un mystérieux DVD crypté saisi en juillet 2007 au bureau particulier de Dominique de Villepin, avenue Kléber à Paris.

Ce disque, leur avait expliqué Villepin, avait été remis par un inconnu à son assistante au Quay d'Orsay en mars 2004. "Je ne l'ai jamais ouvert", avait-il ajouté, "et je ne sais pas ce qu'il contient". N'empêche que le ministre l'avait conservé avec lui pendant trois ans, à l'Intérieur puis à Matignon. Avant, enfin, de le ranger soigneusement dans son bureau après son départ des affaires.

La curiosité des magistrats était d'autant plus aiguisée que le disque contenait un fichier image particulièrement lourd (3,9 mégas), laissant espérer quelques bonnes photos ou une jolie vidéo bien croustillante.

Mais voilà, le disque était crypté à un niveau tel que même le célèbre expert informatique Philippe Joliot - qui avait réussi à reconstituer les fichiers effacés de l'ordinateur d'Imad Lahoud - déclare forfait le 23 octobre.

Pas découragés pour autant, les juges transmettent alors le DVD à l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), réputé pour être le meilleur de France en la matière. Nouvel échec: "Celui qui a chiffré ce dossier possède des compétences informatiques certaines", écrivent les pandores dépités aux magistrats. Qui décident alors de saisir un troisième organisme, dépendant du ministère de la Défense.

Mais, entre-temps, d'Huy et Pons, déchaînés, ont fait fouiller de fond en comble les scellés entreposés au greffe et découvert, dans le coffret d'un autre DVD, un autocollant sur lequel étaient tracés 17 caractères et chiffres ressemblant furieusement à un mot de passe.

Bingo: le sésame marche et le DVD livre enfin ses secrets.

Stupéfaction: il ne contient que des oeuvres littéraires du ministre: "Les cent jours", "Le cri de la gargouille", "Eloge des voleurs de feu", etc. Sans compter quelques morceaux de choix, dont un intitulé "La branloire pérenne", d'après un texte de Montaigne.

Dépités, les juges se demandent qui a pu se donner autant de mal pour graver sur un disque hautement crypté les oeuvres de Villepin, certes immortelles, mais qui n'en sont pas pour autant des secrets d'Etat. D'autant plus qu'un autre DVD saisi chez l'ex-Premier ministre possède un contenu exactement identique, mais en clair celui-là.

Grâce à ce gag, entre les juges et les gendarmes décrypteurs, Villepin aura au moins gagné quelques lecteurs !

Source: Le Canard Enchaîné

Source: http://2villepin.free.fr/index.php/2008/02/09/660-clearstream-selon-le-canard-enchaine-le-dvd-crypte-a-fait-pschitt


10/02/2008 18:47
Gandrange: l'Etat ne doit pas "se substituer aux entreprises" (Villepin)  0 commentaires

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L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin estime qu'"il n'appartient pas à l'Etat de se substituer aux entreprises", dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France.

Interrogé sur l'aide annoncée par Nicolas Sarkozy à Gandrange (Moselle) pour ArcelorMittal, M. de Villepin répond que "chacun doit exercer ses responsabilités, l'Etat comme les entreprises".

"Il n'appartient pas à l'Etat de se substituer aux entreprises", ajoute-t-il.

"Il lui appartient en revanche d'anticiper et d'accompagner les évolutions à partir d'une stratégie économique et industrielle qui est à définir tant au niveau national qu'européen", ajoute-t-il.

Pour lui, "face à l'ampleur des défis, on ne peut pas se contenter d'agir au coup par coup".

Interrogé sur la baisse de Nicolas Sarkozy dans les sondages, M. de Villepin estime qu'"il y a le sentiment de ne pas savoir toujours où on va".

"Il y a peut-être aussi des incompréhensions vis-à-vis de la stratégie politique, et notamment de la stratégie d'ouverture, qui doit se traduire par un véritable apport sur le fond", ajoute-t-il.

"Enfin, sur un plan plus personnel, les images des derniers mois ont pu donner le sentiment d'une perte de concentration sur l'essentiel", dit-il.

Source: AFP


09/02/2008 14:51
Le cake de Villepin  0 commentaires

Dominique de Villepin ne cache plus le dédain que lui inspire sa mise en cause dans l'affaire Clearstream. Réentendu le 31 janvier, il a multiplié les traits d'ironie, présentant le dossier comme « un cake » dans lequel « le mauvais fruit confit remonte à défaut de descendre » -métaphore pâtissière qui a laissé les juges pantois. Citant les travaux d'Edgar Morin sur la rumeur, il a rappelé, moqueur, que le sociologue était l'inspirateur de la « politique de civilisation » récemment invoquée par Nicolas Sarkozy, « politique que je ne peux manquer d'appeler de mes voeux à cet instant du dossier judiciaire », a-t-il dit

Source: LePoint.fr


07/02/2008 23:50
Dominique de Villepin invite le pouvoir à "sortir du coup par coup"  0 commentaires

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L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a invité jeudi le pouvoir à "sortir du coup par coup" pour agir en fonction de "l'intérêt général" après l'annonce d'un coup de pouce de 200 euros pour le minimum vieillesse et la volte-face du gouvernement sur la réforme des taxis.

"Il faut que nous intégrions l'ensemble des mesures qui sont prises ou qui sont à prendre dans le cadre d'une véritable stratégie", a déclaré M. de Villepin sur RTL.

"Il faut restituer ça dans une perspective globale", a-t-il souligné.

"Il y a des mesures qui évidemment sont douloureuses, qui mettent un certain nombre de nos concitoyens dans la rue, qui suscitent des incompréhensions", a-t-il dit à propos des chauffeurs de taxi. Mais, a-t-il ajouté, "il faut sortir du coup par coup pour voir ce qu'est l'intérêt général".

"Il y a beaucoup de mesures dans le rapport Attali. Maintenant il faut choisir et il faut expliquer quelle va être la stratégie. Au président et au Premier ministre de définir la stratégie qui va permettre à notre pays de se moderniser, de s'adapter et à la croissance de revenir", a-t-il insisté.

"Prendre des mesures ponctuelles c'est en somme relativement facile, il faut éviter de le faire sous la pression, et j'en sais quelque chose", a aussi expliqué M. de Villepin faisant allusion à l'échec du CPE sous son gouvernement.

Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi le versement de 200 euros aux bénéficiaires du minimum vieillesse au début du second trimestre, somme "à valoir" sur une hausse de 5% en 2008. Le même jour les taxis, qui ont manifesté dans toute la France, ont assuré avoir obtenu le retrait de la réforme de leur profession inspirée du rapport Attali.Source:  20minutes.fr


05/02/2008 10:43
Villepin: sous Sarkozy, la présidence "a perdu en concentration sur l'essentiel"  0 commentaires

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L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a jugé lundi que, depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, la présidence "a perdu en concentration sur l'essentiel, c'est-à-dire le service de la France et le service des Français", et que la présence médiatique des conseillers du chef de l'Etat était "un problème".

"Je crois qu'elle a perdu en concentration sur l'essentiel, c'est-à-dire le service de la France et le service des Français et qu'il faut revenir à cet essentiel", a déclaré l'ancien chef du gouvernement lors de l'émission "Le Franc-Parler" sur France-Inter et itélé. "Je pense qu'il est bon que la France mette ce qu'elle a toujours été, c'est-à-dire une ambition, au-delà de tout. Les hommes passent, la France reste".

Interrogé sur la "peoplisation" de la vie politique, Dominique de Villepin s'est prononcé "pour moins de personnalisation, davantage de défense du bien public, davantage de défense des intérêts de la France, davantage de défense des projets et de la vision de la France"

Il a également estimé que la prise de parole fréquente des conseillers de Nicolas Sarkozy était "un problème".

"Dans la Constitution de la Ve République, c'est vrai que les conseillers n'ont pas vocation à s'exprimer publiquement. Nous avons là un changement par rapport à cette conception traditionnelle de la Ve", a-t-il expliqué. "C'est un changement, à mon avis, qui est source de dérives".

Selon lui, que la présence médiatique des conseillers "soit l'expression de différences, et donc, que cela conduise à des arbitrages et que cela puisse placer le président de la République ou tel et tel responsable politique dans une situation difficile" constitue "un problème". "Nous sommes évidemment devant un problème. Il appartient au président de la République de trancher cette question", a-t-il jugé. AP

Source: LaTribune.fr




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