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Contacté vendredi 29 février par MediaPart, Dominique de Villepin estime que ce rapport final «brille essentiellement par les questions qu’il n’aborde pas» et ajoute qu’il laisse «de côté tous les éléments qui ne démontrent que trop qu’à aucun moment je n’ai participé à une entreprise de dénonciation calomnieuse».
L’ancien premier ministre (2005-2007) nous a fait parvenir le texte suivant :
« Les éléments rassemblés à la clôture de l’instruction font ressortir clairement que les accusations portées contre moi ne reposent que sur des partis pris et des procès d’intention. Plusieurs accusations infondées ne sauraient en rien constituer une accusation forte ; elles témoignent au contraire d’une vision biaisée du dossier où écrans de fumée, instrumentalisations et rumeurs se sont multipliés. Le rapport final des enquêteurs brille essentiellement par les questions qu’il n’aborde pas, affirmant sans preuves et avouant sa faiblesse, en laissant de côté tous les éléments qui ne démontrent que trop qu’à aucun moment je n’ai participé à une entreprise de dénonciation calomnieuse. Ce qui sera aisément démontré dans les prochaines semaines.
Je regrette que cette instruction n’ait pas dépassé ce que rapportait la rumeur médiatique et politique. Ainsi il a d’abord été fait état d’un prétendu rapport de la DST, que j’aurais ordonné à mon arrivée au ministère de l’Intérieur, dont l’instruction a pu finalement montrer qu’il n’existait pas. De même, les perquisitions à mon domicile et à mon bureau n’ont servi qu’à monter en épingle un mystérieux DVD crypté qui s’est avéré, après plusieurs mois d’enquête et de coûteuses investigations, n’être qu’une transcription de mes discours diplomatiques. Puis certains ont voulu voir un nouveau rebondissement dans la découverte d’un ordinateur à Beyrouth, mais là encore l’affaire a tourné court.
Entre le grand spectacle auquel a donné lieu l’affaire Clearstream et la réalité des faits, il y a au bout du compte un fossé considérable. L’essentiel a été oublié. Seul le procès permettra de répondre aux deux questions essentielles : qui a commencé à falsifier les listings en 2003 et dans quel but, alors même que je n’ai été saisi de ce dossier qu’en janvier 2004 ? qui a pu faire pression dans ce dossier pour imposer un préjugé aussi contraire à la vérité ?
En tout état de cause, je suis convaincu qu’il ne s’agit pas d’une affaire politique, mais bien d’une affaire industrielle et financière. Je sais que la vérité et la justice finiront par l’emporter.
Dominique de Villepin. »
Source: http://www.mediapart.fr/atelier-journal/article/29022008/l-ancien-premier-ministre-reagit-des-partis-pris-et-des-proces-d-in
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L'ancien premier ministre Dominique de Villepin a préconisé aujourd'hui de "ne pas diviser les Français", de "se concentrer sur l'essentiel" et d'"éviter la confusion", en commentant sur Canal+ les difficultés du président Nicolas Sarkozy et de sa majorité. Tout en se refusant à "donner des conseils à quiconque", M. de Villepin a estimé qu'il y avait "un certain nombre de solutions assez simples: ne pas diviser les Français, se concentrer sur l'essentiel, définir des priorités, rassembler".
"Ce que je crois déterminant, c'est de continuer à pousser les réformes pour maintenir et défendre la compétitivité française. Il n'y a pas de remède miracle (...) C'est un travail très humble et très difficile", a déclaré l'ex-premier ministre.
"C'est pour cela qu'il faut beaucoup d'explication, beaucoup de mise en perspective et éviter autant que faire se peut la confusion. Il faut définir des priorités. Plus on définira ces priorités, plus on accompagnera d'explication et de clarté l'action, plus on a de chances d'avoir tous les Français avec soi", a-t-il ajouté.
Source : AFP
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Villepin au salon de l'agriculture 2007,
cela donnait ça!!!!!







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Entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, la rivalité des ambitions a été mortelle. Après s’être longtemps disputé le statut de fils préféré de l’ancien président de la République Jacques Chirac, Sarkozy avait perdu la bataille.

Pour tous les journalistes politiques avisés, cela est devenu un reflexe naturel qui ne supporte même plus d’interrogations : chaque fois qu’ils estiment opportun de donner la parole à l’opposition pour évaluer et commenter l’action de Nicolas Sarkozy, ils font appel, entres autres personnalités, à Dominique de Villepin, ancien Premier ministre de Jacques Chirac. L’homme, dont la chevelure a réussi une belle synthèse entre le blanc précoce et le gris branché, la taille sportive et élancée, le verbe aussi souvent euphorique que parfois malicieusement envenimé, a pris en quelques mois de quinquennat de Nicolas Sarkozy la stature enviée de premier opposant au président de la République. Au point de donner souvent le tempo à la vague de critique qui va accompagner telle ou telle mesure. Il est vrai qu’entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, la rivalité des ambitions a été mortelle. Après s’être longtemps disputé le statut de fils préféré de l’ancien président de la République Jacques Chirac, Nicolas, Sarkozy qui avait perdu cette bataille, s’était emparé de la machine UMP pour la transformer en véritable machine à conquérir le pouvoir. Et depuis les deux hommes se livrent à un bras de fer revanchard. Nicolas Sarkozy tente de faire payer à Dominique De Villepin sa possible implication dans une machination nommée «Clearstream» avec cette grave inculpation «dénonciation mensongère» au préjudice de l’actuel président de la République, tandis que l’héritier naturel de Jacques Chirac tente non seulement de prouver son innocence mais aussi de faire payer sa rancune à Nicolas Sarkozy en se livrant à des réquisitoires contre son action. Cela donne un feu d’artifice dans les déclarations et les prises de positions. Que Nicolas Sarkozy évoque « la laïcité positive», Dominique de Villepin s’insurge : «Sur la laïcité je ne transige pas, je ne comprend pas pourquoi nous ouvrons la boîte de Pandore de la laïcité, alors que c’est une des forces de notre société». Qu’il parle de la rétention de sûreté et menace de passer outre les recommandations du Conseil constitutionnel, de Villepin est un des premier à la qualifier de « monstruosité juridique » et d’ajouter que «Dans notre droit, le Conseil constitutionnel, c’est la clef de voûte. A partir du moment où les sages ont parlé, cette décision s’applique». Et quand Nicolas Sarkozy se hasarde à proposer de parrainer la mémoire d’un enfant juif tué lors de la Shoah par des enfants du CM2, Dominique de Villepin le renvoie sèchement : «Je ne crois pas que l’on puisse imposer la mémoire, que l’on puisse la décréter ou légiférer dans ce domaine». Même quand le président de la république se déplace dans une usine à Gandrange, en Moselle, pour essayer de la sauver de la décision prise par Arcelor Mittal de la fermer et propose un plan de financement pour pérenniser le site, Dominique de Villepin est sans appel : «Il n’appartient pas à l’Etat de se substituer aux entreprises (…) Il lui appartient en revanche d’anticiper et d’accompagner les évolutions à partir d’une stratégie économique et industrielle qui est à définir tant au niveau national qu’européen». Et d’ajouter cette déclation assassine : «face à l’ampleur des défis, on ne peut pas se contenter d’agir au coup par coup». Même le choix de ne pas élire un président de l’UMP est contesté par Dominique de Villepin. L’homme qui affirme de ne pas adhérer à l’UMP constate : «quand on fait le choix de ne pas avoir de président de l’UMP, on a le risque d’avoir une majorité très absente». Sur les raisons qui expliquent l’installation durable de Nicolas Sarkozy dans l’impopularité, Dominique de Villepin a une justification que ne renierait pas le plus dur opposant au président de la République : «sur un plan plus personnel, les images des derniers mois ont pu donner le sentiment d’une perte de concentration sur l’essentiel». Il va de soi que sur le plan de la politique étrangère, les divergences entre les deux hommes sont béantes. Dominique de Villepin se dit «inquiet de certaines dérives et tentations» en la matière citant souvent comme exemple «le retour de la France dans l’Otan» et «un engagement inconsidéré sur le théâtre extérieur, ou en tout cas non justifié». Après avoir raté le coche de la présidentielle, Dominique de Villepin, signataire de « l’appel à la vigilance républicaine» semble avoir trouvé sa vocation : démonter pièce par pièce l’argumentation de Nicolas Sarkozy. La fébrilité naturelle du président de la République semble lui faciliter la tâche dans sa mission de «premier opposant» après avoir été longtemps indissociable allié.
Source: http://www.aujourdhui.ma/international-details60090.html
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ARIS (Reuters) - Les Français considèrent à une forte majorité de 81% que leur pouvoir d'achat a baissé au cours de l'année écoulée, selon un sondage Ifop publié mercredi.
La proportion était de 65% en novembre dernier et de 59% en janvier 2007, précise l'Ifop dans cette enquête pour le journal L'Humanité, effectuée le 25 février auprès de 977 personnes.
D'après cette enquête, 12% des personnes interrogées estiment que leur pouvoir d'achat - thème que le président Nicolas Sarkozy avait placé au coeur de sa campagne électorale en 2007 - a augmenté en un an et 7% qu'il est resté stable.
La publication de ce sondage a coïncidé avec la révélation d'informations selon lesquelles une vaste entente illégale sur les prix de produits ménagers a été mise au jour en France.
Selon Le Figaro, neuf multinationales sont suspectées d'avoir participé à un accord secret qui date de 2005. Cette entente a été dénoncée par l'une des compagnies et les autorités de la concurrence et de la répression des fraudes ont déjà effectué des perquisitions, ajoute le journal.
Dans ce genre de procédures, souligne Le Figaro, les entreprises risquent des amendes pouvant atteindre 10% de leur chiffre d'affaires total.
Cette affaire s'ajoute à celle de la flambée des prix alimentaires dans la grande distribution, dénoncée par une enquête menée par le magazine 60 millions de consommateurs publiée mardi.
Le gouvernement, après une réunion convoquée d'urgence à Matignon lundi, a annoncé des opérations "coup de poing" dans le secteur alimentaire. Le président Nicolas Sarkozy a précisé avoir demandé au ministère de l'Economie et des Finances une enquête et dit sa volonté "de porter le fer où ça fait mal".
Face à ce qu'il a qualifié "d'effet d'annonce", le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, s'est étonné que le gouvernement ait attendu une enquête de 60 millions de consommateurs pour diligenter à son tour des enquêtes.
"Il serait temps qu'on fasse des contrôles (...) les enquêtes, cela devrait être fait tous les jours, il devrait y avoir tous les jours des mises en cause de distributeurs pour concurrence déloyale ou position dominante", a-t-il dit à la chaîne Public Sénat lors d'une visite au Salon de l'agriculture.
Dans le cadre de ces opérations "coup de poing", la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, s'est rendue mercredi dans un supermarché d'un grand centre commercial de Paris. Sous l'oeil des caméras de presse, elle y a acheté une bouteille de lait.
Source: http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-34479709@7-37,0.html
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La justice est saisie d'une enquête qui va créer des remous. Le parquet de Paris dispose d'éléments qui suggèrent l'implication de la société DCN – l'ex-Direction des chantiers navals, aujourd'hui DCNS, détenu à 75 % par l'Etat et à 25 % par Thales –, premier constructeur français de porte-avions, sous-marins et autres frégates, dans des opérations de corruption pour acquérir des documents judiciaires et fiscaux.
Selon les enquêteurs, le grand groupe d'armement aurait eu recours aux services de sociétés d'intelligence économique, gérées par d'ex-membres des services secrets français, pour se procurer des pièces de procédures judiciaires liées à des affaires, comme Clearstream ou les frégates de Taïwan, et pour enquêter sur l'entourage de magistrats, tels que le juge Renaud Van Ruymbeke ou le juge Paul Perraudin en Suisse, mais aussi sur l'entourage de personnalités politiques. Une information judiciaire a été ouverte, début février, contre X…, des chefs de "corruption active et passive", "abus de biens sociaux", "violation du secret de l'instruction" et "violation du secret de la défense nationale".
Nom de code de l'opération : "mission Bonaparte". But avoué, dans un courrier daté du 10 janvier 2002 : "Entrer en contact avec les avocats et experts désignés par la partie adverse, et d'en soutirer le maximum d'informations." D'après un échange de courriers saisis par les enquêteurs, la société Eurolux Gestion, basée au Luxembourg, est chargée par la DCNI, la branche commerciale de la DCN – qui deviendra DCNS en 2007 – d'investiguer sur la procédure judiciaire et le contentieux financier lié à l'affaire des frégates de Taïwan, construites par la DCN. Un dossier dans lequel Taïwan réclame 1,2 milliard de dollars à la France. C'est Gérard-Philippe Menayas, alors directeur financier et administratif de DCNI, qui signe les courriers. Joint par Le Monde, celui-ci n'a pas souhaité faire de commentaires.
"LUSTUCRU"
Rien d'illogique, au demeurant, à ce que la DCNI veuille aussi en savoir plus sur les investigations menées par les juges Van Ruymbeke et Perraudin dans le versant judiciaire du dossier des frégates. Mais, selon l'enquête préliminaire confiée en mars 2006 aux policiers, ce sont les moyens utilisés dans ce but qui posent problème. D'autant que la DCNI, à l'époque, cherche aussi à en savoir plus sur Thales, qui s'apprête à entrer dans son capital.
A cet effet, une deuxième mission est lancée, qui répond au nom de code, selon les policiers, de "Lustucru". Pour satisfaire la DCNI, Eurolux Gestion va avoir recours aux services d'une société d'intelligence économique, MJM Partners, basée à Kourou, en Guyane.
En janvier 2006, les services fiscaux effectuent une perquisition au siège de MJM Partners, une société fondée par Michel Mauchand, 67 ans, un ancien de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), et Claude Thevenet, 58 ans, qui œuvrait, lui, à la direction de la surveillance du territoire (DST). "C'est abracadabrantesque, nous a indiqué M. Thevenet, il s'agit d'une intoxication, ma société n'a jamais commercé avec DCNI." MJM Partners est chargée de veiller à la sécurité du site de Kourou. Elle est liée à trois autres sociétés, créées par le duo Mauchand-Thevenet. Le fisc s'intéresse d'abord à des flux financiers jugés "atypiques" entre ces sociétés et découvre des abus de biens sociaux. Par ailleurs, lors de la perquisition, il découvre des propositions commerciales qui sont de réelles missions de renseignement réalisées, pour le compte, entre autres, de DCNI.
En mars 2006, une enquête préliminaire est lancée, suivie par des perquisitions à la DCN et à la DCNI. Les enquêteurs saisissent des documents : des pièces issues de procédures judiciaires auraient été acquises, contre rémunération. Il semble qu'un agent des services fiscaux ait accepté de communiquer des données bancaires confidentielles.
"REMISE GRACIEUSE"
Ces documents, émis par les sociétés des ex-espions, sont des comptes rendus de missions opérées entre 2001 et 2004 pour le compte de DCNI, via Eurolux Gestion. Les services d'anciens collègues de M.Mauchand auraient été utilisés : il précise, dans une note, que la majeure "partie des sources utilisées par nos diverses missions à l'étranger ont appartenu ou étaient d'honorables correspondants" de la DGSE.
Les enquêteurs mettent la main sur un courrier du 4 janvier 2002, adressé à Eurolux, signé par M.Menayas, qui, dans le cadre du "dossier Bonaparte", souhaite "étudier les modalités de mise en place d'un dispositif local apte à recueillir des informations juridiques et politiques". Eurolux propose en retour une mission "Méditerranée", à savoir "contacter les autorités judiciaires proches de ce dossier". Renaud Van Ruymbeke est désigné sous le nom de code "Méditerranée 1". Dans un document, la mission "Méditerranée" est jugée "fructueuse mais délicate".
Trois factures, qui établiraient les liens financiers entre Eurolux et la DCNI, sont dénichées par les policiers : 28 000 euros en janvier 2003, 28000 euros en novembre 2002, et 39 200 euros en mai 2002. Une autre facture, datée de mai 2002, porte la mention suivante : "Méditerranée 1 et 2 =remise gracieuse".
D'autres documents retrouvés en perquisition sont très précis. Le 28 février 2003, il est ainsi fait état du recrutement d'une source dans un cabinet d'avocats, avec comme objectif "la manipulation de la source recrutée". Le budget de l'opération se monte à 12 000 euros mensuels pour les "frais de manipulation".
Un compte rendu de mission daté du 17 mars 2004 parle d'une recherche sur l'ambiance "régnant au ministère de la défense, approche de personnalités (…) entourage de MAM [Michèle Alliot-Marie, ministre de la défense]". Le 28 juillet 2004, un compte-rendu mentionne la "recherche de sources dans l'entourage immédiat de décideurs politiques français", et l'acquisition de la liste Clearstream (les listings informatiques truqués contenant les noms de personnalités, dont Nicolas Sarkozy, accusés à tort de détenir des comptes à l'étranger) "émanant des milieux judiciaires" Le 10 décembre 2004, des pièces de procédure judiciaire liées aux fichiers Clearstream, dont "la copie intégrale de l'original reçu par la justice", auraient été acquises par Eurolux, contre la somme de 18 550 euros.
Lors d'une perquisition chez Armaris, la structure d'exportation de DCNS, les policiers tombent sur des copies d'auditions du dossier Clearstream, dont celle de Renaud van Ruymbeke. Pour les enquêteurs, la DCNI a confié depuis 1994, successivement aux sociétés Heine, Eurolux et Armaris, des missions illégales de "lobbying". Un autre courrier de M.Menayas est saisi : "J'ai mis en place l'organisation financière et juridique appropriée en vue de la gestion des réseaux internationaux, aussi bien chez DCNI que par la suite chez Armaris." Un contrat de prestations de services, entre Eurolux et DCNI, signé le 20 juin 2000, en fait foi.
Source: http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/02/26/un-groupe-d-armement-francais-est-suspecte-par-la-justice-d-espionnage-et-de-corruption_1015716_3224.html#ens_id=1015722
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C’est un retour vers la poésie et ses illustres figures pour Dominique de Villepin. Depuis son dernier ouvrage consacré aux poètes français et du monde entier, Eloges des voleurs de feu (Gallimard, 2003), l’ancien Premier ministre revient avec Hôtel de l’insomnie.
Le feu, l’insomnie, c’est tout un vocabulaire de l’éveil que l’on retrouve dans les oeuvres de Dominique de Villepin. La poésie a marqué son enfance et perdure au-delà de son parcours politique aujourd’hui achevé.
En effet, chez Dominique de Villepin, les poèmes sont des fragments éparpillés dans la vie de tout homme, cette vie perçue comme un labyrinthe sombre et tortueux, où l’homme s’y égare, à la merci du fils adultérin de Pasiphaé :
"Face aux Minotaures, ce fil d’encre et de papier m’a aidé à tenir le cap. A chaque feuillet, j’ai voulu m’alléger, me désamarrer : creuser en moi la force d’avancer jusqu’au retournement de la conscience où l’épreuve devient une chance de libération."
Face à la peur et à l’incertitude qui frappent une vie vacillante, l’homme doit devenir poète et recomposer les fragments laissés par ces prédécesseurs ; de là se dégage une lumière parmi les ténèbres, la renaissance perpétuelle de l’espoir humain grâce aux poètes :
"Mais peut-être notre meilleur allié est-il parfois le mauvais sort. A minuit, la solitude se brise par la grâce des compagnons sollicités, compagnons invisibles qui défrichent la vie aux avant-postes, qui fixent des repères, qui nous donnent des mots comme autant d’armes pour notre propre combat (...) Et au matin, le miracle se renouvelle : l’homme s’éveille, libre de toutes entraves."
Dominique de Villepin écrit au fil de l’ouvrage les nombreux et sombres épisodes qui ont marqué la vie de poètes reconnus : la fin tragique de Federico Garcia Lorca, tombé sous les balles franquistes après avoir été le héraut du "duende", l’esprit caché espagnol ; le suicide de Celan, poète en quête d’une identité perdue et finissant par écrire avec la langue de ses bourreaux ; la mort brutale de Charles Péguy sur le front en 1914 et la fin précoce de Guillaume Apollinaire...
Nombre d’exemples de ces vies perturbées par le destin mettent aussi en avant l’espoir que fait naître "la chair des mots", cette création du langage, fruit de l’esprit libre et libéré des poètes. Or, s’ils sont encerclés par des fléaux mortels, ces poètes, par leurs créations, parviennent à faire jaillir la lumière de la vie, alors qu’ils sont aux frontières de la mort.
La plus belle et la plus émouvante des proses est celle consacrée à Adonis, poète syrien, mais dont le destin a toujours été celui d’un être déraciné. Dominique de Villepin y rappelle sa perpétuelle quête de soi :
"Le déraciné, à défaut de pouvoir atteindre un point insaisissable dans l’avenir, remonte vers l’incertitude des origines. ’Je porte mon abîme et je marche’, clame Adonis. la chute est son état. Où donc se fixer, quel repère trouver ?"
C’est aussi avec Adonis que l’ancien Premier ministre réaffirme que le poète peut vaincre la mort par la littérature et la poésie : si la mort l’emporte souvent sur l’être de chair, elle ne peut pas vaincre la force d’un poème devenu éternel.
Exilé par la meute des courtisans qui déjà le haïssait, Dominique de Villepin a malgré tout conservé l’oeil politique. Son ouvrage est de son propre aveu "un carnet de résistance" devant l’état déplorable de la politique française :
"Prisonnier des miroirs, privé de l’aiguillon tragique, le pouvoir se peuple de chimères. Et si puissant l’effondrement de la conscience, le reniement de l’âme. Eloge des vanités, triomphe du friable, tout cela n’est pas la France. [Les poètes] qui, au fil des nuits, parlent à travers ces pages, le disent avec force : il y a encore une idée de l’homme à défendre."
Et l’ancien Premier ministre de conclure sur son propre avenir :
"A l’instant de passer la lanterne du veilleur, je sais que d’autres viendront, travailleurs du solstice. (...) Alors s’arracher, apprivoiser le large, offrir son visage au sel. Je n’ai pas peur. Ici, l’écume s’effrite et se disperse devant la parole intérieure qui grandit. Avec le ciel et le vent, il y a d’autres vies à vivre."
Le voleur de feu vient ainsi de transmettre son bien le plus précieux, la conviction que d’autres lui succéderont pour une humanité meilleure.
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Dominique de Villepin, Hôtel de l’insomnie, Paris, Plon, 2008, 106 p., 19 euros.
Source: http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=36512
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Dominique de Villepin, accompagné de sa femme Marie-Laure, était samedi soir au cinéma Georges V, pour la diffusion de Redacted , le dernier film de Brian de Palma, qui a pour sujet les bavures de l'armée américaine en Irak. À l'issue de la séance, l'ancien Premier ministre n'a pu retenir une larme, alors que des spectateurs le félicitaient chaleureusement pour son fameux discours anti-guerre, prononcé en 2003 à l'Onu.
Source: http://www.lepoint.fr/actualites-confidentiels/villepin-emu-jusqu-aux-larmes-par-redacted/915/0/225480
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Pour voir ou revoir l'entrevue de Dominique de Villepin, le 24 février 2008, dans Dimanche+, sur canal+, cliquez sur le lien suivant:
http://www.canalplus.fr/tous-les-programmes/pid2180-c-p-dimanche.html?
et
Pour écouter les confidences+ de Dominique de Villepin aux internautes, cliquez sur le lien suivant:
http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid1895-c-dimanche.html
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Question de : Elsa
Bonjour M. de Villepin. J´ai beaucoup respecté votre attitude lors de l´intervention américaine en Irak et je m´adresse à vous en tant qu´ancien ministre des affaires étrangères et gaulliste de stricte obédience. Pensez-vous vraiment que Nicolas Sarkozy veut aligner la France sur les Etats-Unis ?
Réponse : Bonjour à tous. Je suis très heureux d´être avec vous ce matin pour répondre à vos questions dans une actualité chargée, tant sur le plan national qu´international. La France est un allié ancien des Etats Unis, et à ce titre, il est normal que nous cherchions à avoir les meilleures relations possibles avec ce pays. Je perçois néanmoins une tentation d´infléchissement de notre politique traditionnelle d´équilibre. Et c´est pourquoi je pense qu´il faut être vigilant, qu´il s´agisse d´un éventuel retour dans l´Otan, d´une augmentation de nos troupes sur certains théâtres extérieurs comme l´Afghanistan, ou d´un appui à la politique américaine au Moyen-Orient. Le monde a besoin d´une France fidèle à sa vocation d´équilibre et de médiation entre l´est et l´ouest, le nord et le sud. Fidèle également à sa défense d´un monde multipolaire et d´un multilatéralisme renforcé, par opposition à la tentation unilatérale américaine comme à la méconnaissance par les Etats-Unis de l´identité des peuples et de la diversité culturelle.
Question de : jean-louis
Bonjour M. de Villepin, Dans un appel publié par Marianne, vous avez affirmé votre "attachement au principe républicain" et votre "refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective". Le pouvoir actuel est-il un "pouvoir purement personnel"? Jean-Louis (Paris).
Réponse : Là encore, je veux souligner la nécessité de la vigilance face à un risque de dérive, qu´il s´agisse du déséquilibre des pouvoirs au sein de l´exécutif entre le président de la République, le Premier ministre et le gouvernement, ou encore de l´autonomie revendiquée par les conseillers de l´Elysée. Il me paraît important, tant du point de vue institutionnel qu´au plan de l´efficacité politique, d´être respectueux des principes d´équilibre et de bonne répartition des tâches. Cette exigence est d´autant plus importante que les problèmes sont complexes et qu´il faut satisfaire à une double exigence de bonne coordination et de continuité de l´action. Le Premier ministre et les ministres sont au contact direct et quotidien de l´administration, et ils doivent donc être en première ligne pour que l´Etat soit mobilisé dans la mise en oeuvre des réformes décidées et impulsées par le président de la République.
Question de : Internaute
Bonjour, A votre avis, le Nouvel Obs avait-il raison de publier le fameux SMS de Sarko à Cécilia? Si c´était vous le président, vous porteriez plainte au pénal? Et qu´est-ce que vous avez pensé des éditos sur le sujet dans l´hebdo? L´hebdo lâche son site?
Réponse : Je crois qu´il faut constamment, sur des sujets délicats, en revenir aux principes et en l´occurrence, au principe de séparation entre la vie publique et privée. Chacun a droit au respect de sa vie privée, de sa famille, de son courrier... Cela implique un effort de tous, de la part des responsables politiques qui ne doivent pas céder à la pente d´une pipolisation facile, de la part des médias, qui doivent se fixer des codes de conduite et des règles de déontologie strictes. Faut-il pour autant que le président de la République porte plainte? Je ne le crois pas, même si je respecte évidemment la décision de Nicolas Sarkozy, qui exerce son droit comme n´importe quel citoyen. Mais la tradition de la Ve République, qui est que les présidents ne portent pas plainte, me paraît doublement justifiée, d´une part pour éviter que le président de la République ne soit entraîné dans d´innombrables procédures, ce qui pourraient nuire à la fonction en lui enlevant de la sérénité et de la hauteur, d´autre part pour éviter cette situation incongrue d´un président qui pourrait ester en justice alors qu´il ne pourrait pas lui-même être attaqué devant la justice. Je crains que dans un certain nombre de cas, cela ne conduise à de véritables imbroglios juridiques. En ce qui concerne les réactions au sein du journal, je crois au principe de solidarité, même s´il doit s´accompagner à l´occasion d´une crise comme celle-ci, d´une introspection collective pour dégager à l´avenir les meilleures règles possibles de conduite.
Question de : Internaute
Le conseil constitutionnel qui censure la rétroactivité de la rétention de sureté: vous qui êtes un ancien ministre de l´Intérieur, qu´en dites-vous?
Réponse : Le Conseil constitutionnel est dans son rôle. Il doit avoir le dernier mot. Le risque existe avec la saisine du président de la Cour de Cassation d´un conflit entre l´ordre judiciaire et le Conseil constitutionnel, ce qui me paraît dangereux. Outre que la rétention de sureté pose d´énormes problèmes juridiques en découplant la durée de la peine de la durée de la rétention, elle modifie l´esprit de notre justice qui passerait, comme l´a très bien dit Robert Badinter, d´une logique de responsabilité à une logique de sureté. Qu´il faille se protéger contre de dangereux criminels sexuels, c´est l´évidence. Il existe à l´étranger des exemples qui peuvent utilement nous inspirer et des propositions intéressantes ont été faites, comme celle du Bâtonnier de l´Ordre des avocats. Encore faut-il être respectueux du droit. C´est l´honneur de toute démocratie.
Question de : Internaute
Le fait que Sarkozy saisisse le président de la cour de Cassation, est-ce que cela ne risque pas une fois de plus de porter atteinte à la séparation des pouvoirs?
Réponse : C´est la première fois, en effet, qu´une telle saisine est décidée. Il faut veiller à ce que cela ne porte pas atteinte au principe de séparation des pouvoirs qui est dans l´intérêt de tous.
Question de : jean-louis
Bonjour M. de Villepin, Trouvez-vous normal qu´un Président de la République dise "Casse-toi, pauvre con!" à quelqu´un qui refuse de lui serrer la main? Jean-Louis (Paris).
Réponse : La vie politique est faite de tensions et il peut arriver que l´on soit tenté de laisser percer son irritation ou que l´on perde son sang-froid. L´important est de se reprendre vite, d´en tirer les leçons et de s´excuser.
Question de : Internaute
Monsieur le Premier ministre, Pensez vous pouvoir représenter un recours pour la France aux présidentielles de 2012 ?
Réponse : Nous sortons d´une élection présidentielle et l´important, me semble-t-il, c´est le combat d´aujourd´hui pour permettre à la France d´avancer et de se réformer. C´est pour cela que je souhaite que le président de la République et le gouvernement réussissent. C´est pour cela que je crois important de tirer les leçons des difficultés et confusions des derniers mois. C´est dans ce sens que je n´ai cessé d´intervenir en proposant au président et au gouvernement de mieux expliquer et de mieux valoriser les réformes engagées, de clarifier également les priorités des prochains mois. C´est essentiel pour donner plus de visibilité et de sens à la politique menée alors que les défis à relever sont nombreux: compétitivité de notre économie, réduction des déficits publics, modernisation du marché du travail... Ce travail d´explication et de mise en perspective me paraît d´autant plus important que la conjoncture économique et sociale est difficile. Je veux croire que le président de la République finira dans les prochains jours par prendre en compte ces appels répétés. En politique, les meilleurs amis ne sont pas ceux qui s´écrient en permanence: "tout va bien, madame la marquise..." mais au contraire ceux qui attirent l´attention sur les difficultés et qui proposent des solutions. En l´occurrence, il faut clarifier le jeu et concentrer son énergie sur l´essentiel, c´est-à-dire la réforme économique et sociale, en rassemblant les Français et non pas en les divisant sur des sujets comme la laïcité ou l´immigration... Revenons-en à l´action et non pas à l´éparpillement, c´est la condition du résultat.
Question de : Internaute
Bonjour Monsieur Dominique de Villepin, Je voulais savoir si vous aussi comme des millions de Français vous avez été choqué par les propos du président lors de l´inauguration du salon de l´agriculture.
Réponse : Déjà répondu.
Question de : Internaute
Déclaration de Badinter: "Au terme de la Constitution, les décisions du Conseil constitutionnel s´imposent à toutes les autorités administratives et juridictionnelles et aux pouvoirs publics, par conséquent cela vaut aussi pour le président de la République", la République, "ce n´est pas l´ancienne monarchie où le principe était: ´si veut le roi, si fait la loi´". Vous êtes plutôt Sarkozy ou Badinter?
Réponse : Je crois comme toujours que Robert Badinter parle avec sagesse.
Question de : Internaute
Cher Dominique de Villepin, bonjour, M.Frnaçois Goulard, votre ancien Ministre de la Recherche et Député UMP de Bretagne envisage de créer un mouvement voire un groupe parlementaire. Compte tenu de vos propos concernant l´UMP sur Canal ce dimanche 24 février, que pensez vous de cette initiative? A la vue de la dégradation très sérieuse de notre démocratie ici en France(recul des libertés, Test ADN, atteinte à la Laicité, sur-exposition des forces de répréssion....épisodes guignolesques de l´UMP à Neuily, du Modem à Lyon...etc...etc) et de l´attitude de nombre de Parlementaires UMP, je deviendrai pour un peu pessimiste. Heureusement, à la lecture des sondages thématiques, il semblerait que La France que vous chérissez tant comme nous tous ait encore des ressorts. Outre l´écriture, quels peuvent être vos moyens d´actions? Quel type d´avocat serez-vous? Comment éclairer les Fançais sans déclancher l´hystérie de la Sarkosie( surtout la jeune génération qui n´a pas encore souffert comme vous en 2005 et surtout 2006)? Voici, Monsieur le Premier Ministre, les quelques réflexions que je veux vous soumettre. Recevez, Cher Dominique de Villepin, depuis la Capitale des Gaulles mes plus chaleureuses et respectueuses salutations. Christine HOUBART ch.houbart@voila.fr http://christineh7.hautetfort.com/
Réponse : Je souhaite que l´UMP se ressaisisse. Il est très important pour l´action du président et du gouvernement de disposer d´une majorité exigeante et proposante. Dans ce contexte, le rôle du principal parti majoritaire est bien sûr déterminant. Je crois important, comme Nicolas Sarkozy l´a martelé au cours des dernières années, que l´UMP puisse agir en autonomie et avec responsabilité. C´est ce que l´UMP a pu faire jusqu´aux élections présidentielles avec un président élu. Je regrette donc pour ma part la situation actuelle et estime que parmi les leçons à tirer, il y a la nécessité d´un président élu de l´UMP, crédible, responsable, visible, capable de jouer tout son rôle dans notre jeu politique en protégeant notamment davantage l´exécutif par son propre engagement. On a besoin en politique d´acteurs forts et clairement identifiés. La question, pour le président de la République, n´est pas de savoir s´il y a des concurrents au sein de sa propre famille. Cela est absurde. Mais la question est de savoir comment la volonté de réforme peut être mise en oeuvre et démultipliée. Une majorité forte et une opposition forte, voilà bien des gages pour la démocratie comme pour plus d´efficacité.
Question de : Internaute
Bonjour M.le PM N´est il pas singulier pour un admirateur de Bonaparte de signer l´appel de Marianne ?! Francoise
Réponse : Bonaparte a été grand tant qu´il a voulu agir en s´appuyant sur des principes. Il a pu ainsi poser les bases de la France moderne, qu´il s´agisse du Code civil, du Concordat, de la création de l´institution préfectorale, de la légion d´honneur... Quand il s´est laissé aveugler par son ambition et par la soif de conquête, quand il s´est laissé impressionner par les jeux de la cour, il a alors marché vers sa perte et celle de notre pays. Il me paraît essentiel aujourd´hui d´en revenir encore et toujours aux principes. Et comme je l´ai toujours fait, je crois qu´il y a des grandes questions sur lesquelles il ne faut pas transiger. C´est vrai pour les principes républicains, comme la laïcité. C´est vrai pour l´indépendance nationale et l´équilibre de notre politique étrangère. C´est vrai pour notre équilibre institutionnel. J´ai moi-même parlé de l´exigence de vigilance républicaine. La vigilance c´est la conscience en action du citoyen et dans des temps difficiles comme ceux que nous traversons, elle me paraît indispensable, tout comme l´exigence de rassemblement. La France doit réussir sa réforme. Nous avons une chance de la faire aujourd´hui. C´est la responsabilité du président de la République et du gouvernement. C´est aussi notre devoir à tous. Chacun doit être dans son rôle. J´ai été très heureux d´être avec vous pour ce tour d´horizon de l´actualité. La liberté d´information est un bien précieux. Exerçons-la et préservons-la ensemble avec passion et responsabilité. Je sais que c´est le cas de l´immense majorité des internautes. A ciao bonsoir!
Source: http://forums.nouvelobs.com/politique/518116-1293/1-nok/Dominique+de+Villepin.html
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Lundi 25 février de 10h00 à 11h30
Posez votre question
à
Dominique De Villepin

sur le Forum
du Nouvel Obs.com
Thème du Forum: La situation Politique
http://forums.nouvelobs.com/politique/518065-1293/0-nok/Dominique+de+Villepin.html
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Après des réactions virulentes samedi (lire notre article), les condamnations continuent ce dimanche, avec les mêmes mots sévères sur la saisine par Nicolas Sarkozy de la Cour de cassation pour trouver un moyen d'appliquer immédiatement la loi sur la rétention de sûreté malgré la censure partielle du Conseil constitutionnel. Et à droite, les voix commencent aussi à s'élever. L'ancien garde des sceaux UMP, Pascal Clément, a estimé dimanche que "plutôt que de demander à la cour de cassation des propositions contre la récidive des criminels dangereux, il serait plus opportun de consulter les travaux réalisés par l'Assemblée nationale". "En 2004, a-t-il rappelé, des propositions ont été formulées", comme "le placement sous surveillance électronique mobile (PSEM)" qu'il a mis en oeuvre sur le plan législatif en 2006 et "une politique de soin psychiatrique considérablement renforcée". Cette politique "a prouvé son efficacité au Canada", a-t-il dit. "Même coûteuse", elle "le sera moins que les centres psychiatriques prévus et différés par le Conseil constitutionnel".
Villepin : "risque à voir le judiciaire contre le constitutionnel"
L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a qualifié, dimanche sur Canal+, "l'étonnante question de la rétention de sûreté" de "monstruosité sur le plan juridique". "Cette loi porte atteinte à l'idée que nous nous faisons de cette justice", a-t-il déclaré. L'ancien ministre de la justice socialiste Robert Badinter "a parfaitement raison quand il dit : ‘nous avons une justice de responsabilité'" et qu'il ne faut pas "passer à une justice de sûreté", a poursuivi Dominique de Villepin. "Chacun voit bien le risque à voir le judiciaire contre le constitutionnel", selon lui. "Dans notre droit, le Conseil constitutionnel, c'est la clef de voûte. A partir du moment où les Sages ont parlé, cette décision s'applique", a-t-il lancé. Le n°1 du PS, François Hollande, a qualifié dimanche, sur Canal+, la décision du président de "manquement une nouvelle fois à ses obligations". Le rôle du président, "ce n'est pas de contourner" la décision du Conseil constitutionnel, "c'est de l'appliquer", a-t-il dit.
Delanoë : Sarkozy a "été pour le moins désinvolte" Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a considéré que Nicolas Sarkozy a "été pour le moins désinvolte", dimanche sur Radio J. "Je ne le prends ni pour un putschiste ni pour un homme d'extrême droite. Par moments, il a des côtés un peu aventurier" a-t-il dit, précisant que "le Conseil constitutionnel ne juge que de la constitutionnalité des lois, pas de leur pertinence". "Il faut absolument dans notre République respecter la légitimité du président élu, d'une majorité élue (...) Je ne soupçonne pas Nicolas Sarkozy de penser factieux. Il faut qu'il revienne à un état d'esprit beaucoup plus rassembleur", a-t-il estimé. Le président UMP de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a quand affirmé : "il ne saurait être question d'une remise en cause du fonctionnement de nos institutions, ni des décisions du Conseil constitutionnel qui sont sans appel". Pour lui, "l'introduction de la rétention de sûreté dans notre droit, validée par le Conseil constitutionnel, est une avancée importante pour protéger nos compatriotes et assurer leur sécurité". Pour autant, "la question de la protection des citoyens, face à des criminels à la dangerosité avérée, susceptibles de récidiver à la fin de leur détention, demeure prégnante". Le porte-parole du PS, Julien Dray a estimé dimanche que son homologue de l'UMP, Nadine Morano, "se range du côté de la bêtise" en accusant le PS "de se ranger du côté des assassins" à propos de la rétention de sûreté.
Source: http://tf1.lci.fr/infos/france/justice/0,,3721583,00-polemique-continue-.html
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"Je veux un procès" car "je veux la vérité" a déclaré dimanche sur Canal+ l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin affirmant avoir été "sali" dans l'affaire Clearstream où il est mis en examen.
"Je veux un procès, pour la vérité et pour la justice. J'apporterai la vérité des choses, l'ensemble des victimes y ont droit" et "c'est un combat que je veux mener", a-t-il affirmé.
M. de Villepin a estimé avoir "été sali" et a mis en cause "l'instruction qui a été faite par la rumeur". Il a notamment cité "un DVD crypté" trouvé lors d'une perquisition à son domicile sur lequel "au terme d'une enquête extrêmement longue et coûteuse" on a trouvé "mes discours diplomatiques".
Il a également cité la découverte d'un ordinateur "dans les sables à Beyrouth". "Cet ordinateur devait m'accabler, il ne contient rien qui me concerne", a-t-il affirmé.
"Je veux savoir deux choses dans cette affaire, qui a falsifié les listings et pourquoi? et je veux savoir aussi qui a instrumentalisé le dossier, qui a fait pression sur ce dossier", a-t-il lancé.
"Ce n'est pas une affaire politique, c'est une affaire financière et industrielle" a-t-il assuré.
Les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons ont notifié vendredi la fin de leur enquête sur l'affaire de dénonciation calomnieuse Clearstream, dans laquelle l'ancien Premier ministre est mis en examen. Ils le soupçonnent d'avoir participé à une tentative de déstabilisation en 2004 de l'actuel chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, partie civile dans le dossier.
Source: http://www.lexpress.fr/info/infojour/afp.asp?id=5975
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Pour (ré)écouter l'entrevue de Dominique de Villepin, rendez-vous sur le site de France Bleu:
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-bleu/?nr=772b2055dcfc8b7a5f17e7d3b761271b&ad722c985a2ffa2408ac6839d6cf9680_container_id=38253&ad722c985a2ffa2408ac6839d6cf9680_container_mode=instances&ad722c985a2ffa2408ac6839d6cf9680_article_id=218846
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"Hôtel de l'insomnie" est un livre étonnant :
il nous révèle Dominique de Villepin et non pas l' ancien premier ministre. Ce recueil de pensées intimes rédigées -le plus souvent - la nuit nous invite à distinguer l'important de l'essentiel.
L'ouvrage est réussi ; il est émouvant parfois. ERIC YUNG
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Le Dimanche 24 février :
à 10h00,
Dominique de Villepin sera l'invité
de France Bleu (107.1)
et
Le Dimanche 24 février:
à 12H45,
Dominique de Villepin sera l'invité
de Dimanche + sur Canal +
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Premier ministre du gouvernement Chirac, il court aujourd'hui le monde pour parler poésie. De passage en Suisse, il confie qu'il n'en a pas encore fini avec la politique

Dominique de Villepin, vous venez de publier un nouveau livre, «Hôtel de l'insomnie». Est-ce qu'écrire est pour vous une façon de laisser une trace, ce qui n'est pas toujours certain lorsqu'on fait de la politique? Pas du tout. J'ai toujours beaucoup écrit. Tôt le matin. Tard le soir. Et sur des sujets très divers. Ecrire est pour moi une discipline de vie et maintenant que j'ai davantage le temps pour voyager, je peux me pencher autrement sur les problèmes du monde. C'est ce que j'aime et ce que j'ai toujours aimé faire, car j'ai une formation de diplomate. Le monde a besoin d'être davantage pensé et notre regard sur la planète renouvelé.
Vous êtes un des derniers hommes politiques lettrés de France. Qu'est-ce que ce talent apporte de plus à un homme d'Etat? Sans doute une démarche pour se penser soi-même et ce qui nous entoure. Par exemple, mon dernier livre est une sorte de journal qui relate mes réflexions sur ma vie par le biais des arts, de la poésie, de la peinture. J'ai voulu écrire pour expliquer comment on peut faire face aux épreuves pour avancer, quelles règles de vie il faut se fixer pour tirer les leçons de l'existence et grandir.
Et quel est ce fil? Dans mon livre, je parle surtout de ma passion pour les écrivains et les artistes. Les hommes et les femmes que j'ai rencontrés m'ont donné l'envie de partager les émotions ressenties lors de la lecture des grands classiques et des grands poètes. Tous répondent à leur façon à ma curiosité du monde. Tous ont réussi à inventer la vie, même lorsque celle-ci semblait se dérober. Ma démarche littéraire est très fraternelle. Je veux raconter à travers des cultures différentes comment chacun d'entre nous peut inventer son chemin et chercher à mieux vivre. Je me suis lancé le défi d'être capable de mêler le rêve à la rugosité du réel. Aller voir ce que font les autres m'aide à réfléchir sur ma propre vie.
Votre ouvrage est durement perçu par certains critiques. Est-ce que ces attaques font aussi mal que celles que l'on doit encaisser lorsqu'on est en fonction à la tête de l'Etat? Je n'écris pas pour la critique. Bien sûr, je n'y suis pas insensible, ce serait vous mentir que de dire le contraire. Mais je suis surtout soucieux de partager avec ceux qui ressentent les mêmes besoins que moi. Je n'écris pas pour faire joli. D'ailleurs j'ai longtemps écrit sans publier. J'ai enseigné autrefois et ce côté didactique se retrouve dans mes ouvrages. J'aime partager, faire un bout de chemin avec le lecteur. Je ne prends pas la pose lorsque je prends la plume, j'y mets simplement quelque chose de moi-même sans me demander si cela va plaire ou non.
Votre carrière politique derrière, vous sentez-vous plus libre d'écrire ce que vous pensez? Je me suis toujours senti extrêmement libre lorsque j'écrivais. Cela a toujours été un rendez-vous en dehors de tout pouvoir et de toute contrainte. Un moment de vérité durant lequel je n'ai jamais eu de raison ni d'envie de tricher. Un exercice sur la corde raide et jamais un confort.
Lorsqu'on vous lit, on sent un être très tourmenté voire torturé. D'où cela vient-il? Lorsque j'écris, je suis dans des zones d'asphyxie, je sors du temps ordinaire, je ne pense ni au quotidien, ni à la monotonie. Ce qui m'intéresse c'est de pousser plus loin la réflexion et l'interrogation. Quand je prends des poètes pour modèles, je parle de leur maladie et de leurs insomnies. Aller jusqu'au bout des choses est forcément une prise de risques. Il faut sortir de soi pour être à la hauteur de ce qu'est la vie.
Je vous parlais tout à l'heure de votre retraite politique. C'est vraiment fini pour vous tout cela? Quelqu'un qui a participé à la vie publique comme je l'ai fait peut-il se retirer du jour au lendemain sous sa tente? Je ne le crois pas. La vie publique est faite de moments particuliers et de respirations différentes. Ce sont les circonstances et les possibilités de participer à l'action publique qui décideront pour moi. Il ne peut en être autrement quand on a le sens de l'engagement, comme je l'ai.
C'est pour cette raison qu'on vous entend beaucoup ces derniers mois? Est-ce que l'on m'entend vraiment beaucoup? J'ai surtout énormément de sujets d'inquiétude. Le monde n'est pas toujours pensé tel que je le souhaiterais. J'estime avoir beaucoup à dire et à entreprendre pour le faire évoluer. Il n'y a aujourd'hui pas assez de continuité dans l'action. Il est des situations qui m'interdisent de me taire au niveau international, national et européen. On ne peut pas simplement laisser la politique à ses acteurs. Faire partager son expérience et ses connaissances est une responsabilité qui nous échoit à tous. J'essaie de faire cela avec la plus grande sérénité possible. Dommage et tant pis si certains y voient des interférences insupportables.
Il est vrai que l'entourage de Nicolas Sarkozy considère vos interventions comme des attaques directes sur sa personne et vous prête un esprit revanchard... Mais je suis tout l'inverse de cela. Je n'ai jamais été guidé par l'ambition, donc je ne peux pas ressentir de rancune. On a souvent prétendu que j'aurais souhaité être candidat à la présidence lorsque j'étais premier ministre ce qui n'a jamais été le cas. Il est normal que ceux qui l'ont cru me prêtent ces fausses intentions aujourd'hui. Peut-être que certaines personnes sont simplement inquiètes de me voir prendre la parole. Mais si je le fais c'est seulement dans l'intérêt général et pour faire avancer les choses.
Par exemple en signant l'appel pour une vigilance républicaine dans «Marianne», aux côtés de Ségolène Royal ou encore de François Bayrou. Pourquoi ne pas avoir nommément adressé ce manifeste à Nicolas Sarkozy puisque c'est bien de ses manquements qu'il s'agit? Il faut justement sortir de la personnalisation du pouvoir. L'objectif de cette déclaration était de rappeler les principes qui pourraient faire aboutir les réformes engagées. Il faut aller au bout des choses pour les Français et les valeurs républicaines sont l'outil de ce changement. On peut toujours tourner cela en dérision et y voir des accusations gratuites envers le p | |