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La route sera longue et parsemée d'embûches mais finalement nous pourrons conclure par ceci: "Tout vient à point à qui sait attendre..." Laetimeg

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30/09/2007 19:35
Citations de Dominique de Villepin chez Laurence Ferrari sur canal +, le 30 septembre 2007 (0 commentaire)

 

12.bmp

Pour Dominique de Villepin, une véritable révolution à l'américaine consisterait, pour l'Elysée, à tenir un point de presse quotidien et, surtout, à "faire des réponses au fond" au lieu de s'efforcer de "corriger le tir."

"Ce qui est important en matière d'information journalistique, c'est d'apporter des éléments de fond aux journalistes et de ce point de vue, je crois qu'il y a encore du chemin à faire", a-t-il dit.


30/09/2007 19:28
Jean-Louis Missika : "La stratégie médiatique de Nicolas Sarkozy finira par avoir un coût politique" (2 commentaires)

L'intégralité du débat avec Jean-Louis Missika, enseignant en communication politique à l'Institut d'études politiques de Paris, mercredi 05 septembre 2007

 

Politeia : La communication médiatique du paraître de M. Sarkozy marque-t-elle une conception nouvelle du métier de politicien ?

 

Jean-Louis Missika : La nouveauté n'est pas dans le paraître, parce que la politique, dans les démocraties, passe par un dialogue permanent entre gouvernants et gouvernés, notamment pendant les campagnes électorales par un travail de séduction et de conviction des candidats auprès des électeurs.  Donc le paraître est consubstantiel à la politique. Mais Nicolas Sarkozy a poussé à son paroxysme cet usage des médias pour en faire un de ses principaux instruments de gouvernement.



Maxitof : La stratégie de Nicolas Sarkozy ne s'apparenterait-elle pas plus à du marketing politique qu'à de la communication politique ?

Jean-Louis Missika : C'est subtil, comme distinction. Marketing et communication dans l'entreprise ont toujours été liés. Le marketing politique fait référence à l'idée que la sphère politique est un marché dans lequel il y a des consommateurs de politique qui peuvent être analysés par cible et par catégorie, pour lesquels on va fabriquer des produits et une communication politique adaptés. Comme je viens de le dire, Nicolas Sarkozy a tendance à pousser à son extrême cette conception de la politique. Il n'empêche que la politique ne se réduit pas à ça et qu'à trop vouloir la faire entrer dans ce cadre, on peut avoir de mauvaises surprises.

gaetan : Selon vous, Nicolas Sarkozy peut-il tenir la distance ? Continuer à surenchérir en communiquant et en se montrant toujours plus ? Peut-on prévoir un revers de médaille prochain ?

Jean-Louis Missika : Il est clair qu'il ne pourra pas non seulement tenir ce rythme, mais surtout bénéficier durablement de l'effet de nouveauté qu'ont provoqué sa conception du rôle présidentiel et cette surmédiatisation. Il y a bien sûr un revers évident à la saturation médiatique, c'est l'usure de l'image et de la parole, la banalisation de la parole, et le risque de se contredire. On voit très bien qu'il sera plus difficile à Nicolas Sarkozy, s'il y a un deuxième acte pédophile qui se produit en France et qui émeut les Français, de tenir une position médiatique et un discours semblables à ceux qu'il vient de tenir dans l'affaire du petit Enis.

NICOLAS SARKOZY EST UN "VOLEUR DE LUMIÈRE"

Isabelle : A raison d'une intervention ou d'une proposition tous les jours, sur tous les sujets, n'y a-t-il pas un risque que rien ne reste au final des messages ?

Jean-Louis Missika : Nicolas Sarkozy est un homme politique intelligent, il a pesé les risques de sa stratégie médiatique. Je pense que le raisonnement qui sous-tend sa démarche est le suivant : aujourd'hui, l'événement, l'actualité, écrase tout le reste. Si un homme politique veut exister médiatiquement, il doit en permanence surfer sur l'événement et l'actualité. Un bon exemple est la lettre qu'il a envoyée à Angela Merkel à propos de la crise du "subprime" et de la nécessaire transparence des marchés financiers. Il a envoyé cette lettre dans un timing médiatique excellent, au sommet de la couverture médiatique de la crise. Du coup, il a été repris dans tous les médias, non seulement français, mais internationaux. Mais il a beaucoup irrité Mme Merkel parce que celle-ci avait mis le sujet à l'ordre du jour du G8 plusieurs mois auparavant, et a eu le sentiment que l'on se moquait d'elle. Nicolas Sarkozy est un "voleur de lumière" et il irrite aussi bien son premier ministre que la chancelière allemande. Et cela finira par avoir un coût politique.

arno50 : Le danger de répondre par une intervention médiatique à chaque fait divers n'est-il pas de se faire dicter sa politique par les médias ?

Jean-Louis Missika : A mon sens, il ne se fait absolument pas dicter sa politique par les médias, il se sert de l'actualité pour "dialoguer" avec les Français, montrer qu'il est sensible à leurs émotions et qu'il les partage. C'est ce que j'ai appelé avec d'autres la politique compassionnelle. Les médias, en l'occurrence, sont instrumentalisés, ils ne dictent rien du tout.

nelson : Est-ce que, à travers le monde, dans une démocratie, il y a un exemple similaire à Nicolas Sarkozy ? Un leader aussi dynamique, aussi omniprésent, qui veut être présent sur tous les fronts à la fois ? Combien de temps cela peut durer avant une "overdose" Sarkozy, avant que la popularité du personnage ne se retourne contre lui ?

Jean-Louis Missika : Le meilleur exemple à mon sens est Tony Blair, qui, lors de son premier mandat, a été omniprésent dans les médias. On se souvient par exemple du rôle qu'il a joué lors de la mort de la princesse Diana. Le film de Stephen Frears en a donné une lecture très intéressante. On voit d'ailleurs là un exemple typique de la politique compassionnelle, c'est-à-dire que Tony Blair avait compris, contrairement à la famille royale, la charge émotionnelle qu'a provoquée cette mort sur l'opinion publique anglaise, et a cherché à trouver le ton juste pour y répondre et s'en faire l'écho. La différence essentielle est que Tony Blair n'a jamais eu tous les pouvoirs comme Nicolas Sarkozy. Il avait en face de lui Gordon Brown dans son propre camp, dont on ne voit pas l'équivalent en France. Il y a deux manières de tirer des enseignements de l'exemple Blair : soit se focaliser sur ses trois réélections, soit examiner sa cote de popularité au moment où il a quitté le pouvoir. Cette cote était mauvaise et son conflit avec les médias anglais était d'une violence inouïe. Il les a même traités de "bêtes sauvages".

vinc : La technique de communication de Nicolas Sarkozy peut-elle être comparée à celle de M. Berlusconi, qui avait toujours son mot à dire sur tout ?

Jean-Louis Missika : La comparaison Sarkozy-Berlusconi me paraît moins pertinente que celle entre Sarkozy et Blair. Silvio Berlusconi est un cas exceptionnel d'un magnat des médias qui conquiert le poste de premier ministre tout en continuant à contrôler et gouverner son empire médiatique. Dans le cas de Nicolas Sarkozy, pas de contrôle direct, mais des "amitiés", un peu comme on a parlé de l'amitié entre Blair et Murdoch. En revanche, je ne comparerai pas la façon de Berlusconi de commenter l'actualité sans nécessairement vouloir apparaître comme un homme d'action qui veut changer cette actualité, avec celle de Sarkozy qui, lui, intervient sur un événement, notamment un fait divers, a tendance à présenter des mesures d'urgence et un plan d'action.

Maxitof : La perception de Nicolas Sarkozy à l'étranger est différente de ce qu'elle est en France. Est-ce qu'on peut dire que les médias français sont incapables d'avoir du recul sur les discours et les sujets politiques du moment ?

Jean-Louis Missika : D'abord, la perception de Sarkozy dans les médias étrangers est très contrastée. Il a été très critiqué en Allemagne et dans quelques autres pays européens pour son "cavalier seul" en Libye. La presse économique européenne se méfie de son discours anti-Banque centrale européenne et de son étatisme plus que de son libéralisme. Les journaux américains sont encore sous le charme. Quant à la presse française, elle est tiraillée entre plusieurs problèmes : d'abord, le rythme infernal des apparitions médiatiques et des sujets traités par Nicolas Sarkozy. Comment, par exemple, parler durablement de la crise de la Sécurité sociale ou de la compétitivité de la France lorsqu'il publie une lettre à 800 000 enseignants ? Ensuite, il y a la prolongation de l'état de grâce. L'opinion publique française est encore largement favorablement disposée à l'égard de Nicolas Sarkozy. Enfin, il y a la difficulté à trouver le bon angle d'attaque, à trouver la piste critique qui va faire sens et montrer une des failles du système.



Fantasio : Aux Etats-Unis, le président communique bien plus que les présidents français jusqu'à présent. Les journalistes français ne se posent pas la question de "trop de communication" dans le cas des Etats-Unis. Nicolas Sarkozy, dans son style, ne se rapproche-t-il pas tout simplement de cela ? Le problème n'est-il pas plus institutionnel que sur l'efficacité de la communication de Nicolas Sarkozy ?

Jean-Louis Missika : Oui, le problème est institutionnel. La France n'est pas dans un modèle de Constitution semblable à celui des Etats-Unis, où les contre-pouvoirs se situent du côté de l'appareil judiciaire et législatif. En France, par exemple, le temps de parole du président de la République n'est pas compté dans celui de la majorité par le CSA pour calculer l'équilibre des temps de parole en période non électorale. La voix du président de la République est considérée comme au-dessus de celle de la majorité et de l'opposition, et n'est donc pas décomptée de façon partisane. Mais qu'advient-il lorsque le président de la République est aussi un super-premier ministre qui prend parti, polémique avec l'opposition et présente les décisions gouvernementales ? En outre, dans le système américain, sauf dans une période d'exception comme celle d'après le 11-Septembre, les médias ont suffisamment de puissance et de pouvoir pour négocier l'agenda politique avec le président et le Sénat. A mon sens, ce n'est pas le cas en France.

alex : Que penser de la réforme constitutionnelle désirée par Nicolas Sarkozy visant à lui permettre de pénétrer dans l'Hémicycle pour "communiquer" directement avec l'Assemblée ? M. Sarkozy y voit là le ressort d'une meilleure interaction entre le législatif et l'exécutif. Mais n'y a-t-il pas un risque que ses interventions viennent court-circuiter l'activité parlementaire ?

Jean-Louis Missika : Il est clair que cette réforme irait dans le sens d'une présidentialisation du régime. Le risque, bien sûr, est que cette présidentialisation ne se traduise pas par un renforcement des pouvoirs du Parlement et de sa capacité à négocier l'agenda politique avec le président, à enquêter sur l'exécutif et à être indépendant de celui-ci. Il me semble, par exemple, que cette présidentialisation devrait nécessairement passer par une suppression du pouvoir de dissolution de l'Assemblée par le président.

"SA MANIÈRE DE COMMUNIQUER ILLUSTRE ASSEZ BIEN (...) LA PRÉFÉRENCE FRANÇAISE POUR L'IDÉOLOGIE"

stephane93 : Je ne vois pas vraiment en quoi la façon de faire de Nicolas Sarkozy est si nouvelle. De Gaulle avait déjà cette vision du chef de l'Etat qui décide et dirige au premier plan. Quant à la communication, on a bien eu Giscard et ses parties de foot, son accordéon, ses petits déjeuners avec les éboueurs ou ses repas à domicile chez les Français.

Jean-Louis Missika : Je partage partiellement votre point de vue. Il est clair que Nicolas Sarkozy n'a pas inventé la communication politique, la recherche de la proximité, ni même l'exercice solitaire du pouvoir. Simplement les temps ont changé, nous vivons une période de "pipolisation" de la politique, une période où les états d'âme du dirigeant deviennent non seulement une matière première pour la presse people, mais également un fait politique en tant que tel. Et bien sûr une période où l'identification partisane des citoyens a tendance à s'affaiblir pour une conception plus consumériste et plus individuelle de la relation du citoyen au pouvoir. C'est dans ce contexte-là qu'il faut analyser la stratégie médiatique de Nicolas Sarkozy. Les visites impromptues de Giscard d'Estaing chez les Français moyens ont fait long feu. Il s'est ensuite enfermé dans une conception beaucoup plus aristocratique, voire monarchique, de la fonction présidentielle. Nous verrons si Nicolas Sarkozy suit la même trajectoire.

savonarole : On reproche à la communication de M. Sarkozy de ne demeurer que communication, mais ne constitue-t-elle pas paradoxalement un acte politique ? Elle force les autres à se positionner, à réagir, donc à alimenter le débat démocratique.

Jean-Louis Missika : Je partage ce point de vue depuis très longtemps. Je n'ai jamais considéré qu'il y avait d'un côté la communication et de l'autre l'action politique. L'action politique étant propre et la communication sale. En politique, communiquer, c'est agir, et agir, c'est communiquer. Quand Nicolas Sarkozy adresse une lettre à tous les enseignants pour définir sa conception de l'école, il pose un acte politique qui est aussi un acte de communication. Et cet acte de communication a des effets politiques. On l'a bien vu en lisant la presse ce matin : réactions des syndicats, des partis d'opposition, des enseignants eux-mêmes. Un débat est lancé. Je dirai simplement que sa manière de communiquer illustre assez bien ce qu'on pourrait appeler la préférence française pour l'idéologie. Sa lettre est plus idéologique que pragmatique, et les réponses des autres acteurs ont tendance à se situer elles aussi sur le plan de l'idéologie.

yves : On n'imagine pas M. Sarkozy seul ayant l'initiative de toutes ces communications. Comment s'organise au quotidien cette communication ? Y a-t-il un staff dédié, comment est-il structuré ? Qui propose des communications ? Qui décide ? Y a-t-il un plan de com' établi ?

Jean-Louis Missika : Je ne suis pas un spécialiste de l'entourage proche de Nicolas Sarkozy. Bien évidemment, il y a des gens qui écrivent des discours. Le livre de Yasmina Reza montre très bien, par exemple, la relation entre Henri Guaino et Nicolas Sarkozy. Il y a des gens qui suggèrent des interventions. Mais on sait aussi que Nicolas Sarkozy se fie beaucoup à son instinct. Il a dit à plusieurs reprises que sa principale mission était de réagir aux événements comme l'ensemble des Français. Pendant la campagne et après la campagne, il est obsédé par l'idée de refléter le nuancier de toutes les émotions que peuvent éprouver les Français en prenant connaissance de l'actualité.
Est-ce là la tâche d'un président de la République ? C'est toute la question.



stephane93 : La communication du président Sarkozy ne ressemble-t-elle pas à celle du candidat Sarkozy ?

Jean-Louis Missika : Absolument. On a parfois l'impression que la campagne électorale ne s'est pas arrêtée le 6 mai. La façon qu'il a de s'emparer des dossiers et de promettre le changement ressemble à s'y méprendre à ce qu'il avait fait pendant sa campagne.  De la même façon, le rythme médiatique qu'il impose est plus un rythme de conquête du pouvoir que d'exercice du pouvoir. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle tout le monde s'interroge sur les risques d'essoufflement de celui qui parle et de lassitude de ceux qui écoutent.

Garibaldo : Depuis peu, on voit un Nicolas Sarkozy qui communique plus sur l'idéologie (Lettre aux éducateurs, discours du Medef) que sur les propositions concrètes. Est-ce, selon vous, un revirement ?

Jean-Louis Missika : Ce n'est pas un revirement, c'est pour moi une nécessité politique. Lorsque vous avez fait un paquet fiscal de 15 milliards d'euros, il est difficile d'en faire un autre instantanément... Au Medef, il a tenté de répondre aux critiques de ceux qui disaient qu'il faisait une politique de la demande alors que le problème de la France était celui de la compétitivité internationale. Mais il n'avait pas grand-chose à offrir en termes de mesures concrètes, et donc il a replacé le débat sur le plan idéologique. Quant à la lettre sur l'éducation, elle manifeste bien ce qu'est la pensée de Nicolas Sarkozy. Il est convaincu que le volontarisme politique, que la faculté d'impulsion d'une parole forte peut avoir des effets aussi importants, voire plus importants, qu'un ensemble de mesures composant une réforme classique de l'éducation nationale. De la même façon, son discours sur la confiance économique des Français qui va permettre de respecter la prévision de croissance relève de ce volontarisme politique. Le risque qu'il prend est majeur car là, la réalité des faits donnera une réponse assez rapide à cette conception de la toute-puissance de la volonté politique.

"LES JT COURENT APRÈS LA LOCOMOTIVE SARKOZY"

momo : Ne risque-t-il pas d'asphyxier son gouvernement ?

Jean-Louis Missika : En tout cas, il semble que François Fillon manque d'oxygène, puisqu'il a tenu à préciser, à juste titre, qu'il n'était pas un collaborateur du président, mais un homme politique à part entière. Et l'on voit bien que la dualité de pouvoir entre M. Guéant, secrétaire général de l'Elysée, et M. Fillon, premier ministre, pose un problème de gouvernance malgré la souplesse des institutions de la Ve République.

stephane93 : Pourra-t-il tenir ce rythme effréné et ce style si dans quelques mois les résultats ne sont pas au rendez vous ? Ou au contraire les difficultés pourraient-elles l'inciter à se préserver davantage en utilisant enfin son premier ministre ?

Jean-Louis Missika : Il aura du mal à utiliser son premier ministre comme fusible dans la configuration que nous connaissons aujourd'hui. Il est clair qu'il a choisi délibérément d'être en première ligne, et donc de n'être pas protégé vis-à-vis de l'opinion publique ni par ses ministres, ni par son premier ministre. Effectivement, il y aura une heure de vérité, qui se jouera sans doute sur le plan économique et financier. Nicolas Sarkozy est un acrobate, il trouvera peut-être une réponse au problème pour conserver sa popularité et son dynamisme, ou alors il sera confronté à une difficulté majeure, et la question de l'individuel et du collectif dans l'exercice du pouvoir se posera de façon criante.

yan : L'omniprésence du président n'est-elle pas causée par le manque de discernement des médias ?

Jean-Louis Missika : La question est : quels médias ? La "une" du Figaro de ce matin, qui semble tracer un parallèle entre Jules Ferry et Nicolas Sarkozy, peut prêter à sourire. Il y a aussi des journaux très critiques, comme Marianne ou Libération, et des journaux qui cherchent à maintenir une distance, comme Le Monde ou Le Nouvel Observateur. Dans le domaine de la télévision, les choses sont plus compliquées, parce qu'ils sont asphyxiés par les propositions de sujets et de thèmes émanant de l'Elysée et ils courent après la locomotive Sarkozy. Pour caricaturer le trait, je dirais qu'on se demande parfois qui présente le journal télévisé : Nicolas Sarkozy ou Patrick Poivre d'Arvor ?

Source: Le Monde.fr


30/09/2007 19:14
Le style Sarkozy, "c'est moins l'action que la communication" (0 commentaires)

Ecoutez les 2 commentaires de Dominique Reynié, chercheur au Cevipof:

 "Il y aura un choc entre l'univers de Sarkozy et la réalité"

http://www.lemonde.fr/web/panorama/0,11-0@2-3224,32-947098@51-946634@1-7850,0.html

Pour Dominique Reynié, le style de Nicolas Sarkozy est en rupture avec le style des présidents précédents. Mais l'univers "people" qu'il véhicule pourrait se heurter aux réalités économiques et sociales.

"Nicolas Sarkozy met en scène la fiction de l'action"

http://www.lemonde.fr/web/panorama/0,11-0@2-3224,32-947098@51-946634@1-7849,0.html

Pour Dominique Reynié, chercheur au Cevipof, Nicolas Sarkozy "est moins dans l'action que dans la communication". "Il se saisit de l'actualité, enchaîne les déclarations d'intention et se comporte comme si le problème était réglé", explique le politologue.
Source: Le Monde.fr

30/09/2007 18:58
Dominique de Villepin fait feu de tous bois contre la majorité (0 commentaires)

Interrogé sur Canal+, l'ancien Premier ministre a critiqué l'UMP, qui "n'a plus de chef", la politique d'ouverture, le cumul des mandats envisagé par le porte-parole de l'Elysée, David Martinon, ainsi que la "déontologie" de l'exécutif.

Dominique de Villepin (Reuters)

Dominique de Villepin (Reuters)

L'ancien Premier ministre, Dominique de Villepin, interrogé sur Canal + dans l'émission "Dimanche+" s'est montré très critique envers la majorité, notamment sur la question du cumul des mandats, de la stratégie d'ouverture ou encore sur l'organisation interne de l'UMP.

"Plus de chef"

L'UMP "a perdu le rôle fondamental" qu'elle "avait pu avoir durant les dernières années", du fait qu'elle "n'a plus de chef", a estimé l'ancien premier ministre ."Je regrette que l'UMP n'ait pas voulu se doter d'un président" pour "occuper toute la place qui devrait être celle du parti majoritaire", en tant que "force de proposition", "de critique", "de vigilance", a-t-il déclaré.
"Si nous voulons que nos idées puissent être débattues et l'emporter, nous avons besoin de ce laboratoire qu'est l'UMP", a-t-il ajouté. "Il a été décidé que le président de la République, venant d'être élu, il ne fallait pas le remplacer" après sa démission de la présidence de l'UMP, a expliqué Dominique de Villepin."Je note que ce n'est pas tout à fait le raisonnement qui avait prévalu dans les années qui ont précédé" où "Nicolas Sarkozy a joué tout son rôle comme président de l'UMP et il doit une partie de son élection à son rôle au sein du parti".
La réforme des statuts, voulue par Nicolas Sarkozy après son élection à l'Elysée, et entérinée à l'issue d'un congrès le 23 septembre, instaure en effet une direction collégiale à six membres pour se substituer au poste de président, jusqu'à la prochaine élection présidentielle, en 2012.
Questionné sur l'ouverture des listes municipales de l'UMP, il a estimé qu'"ouvrir est toujours une bonne idée" qu'il faut mettre en œuvre "en ne perdant pas le sel, c'est à dire les idées". Sur l'ouverture du gouvernement à des personnalités de gauche, il considère que "les ministres de l'ouverture se font peu entendre" et trouve "dommage" qu'une "partie de leur différence" se soit "perdue en chemin".

Cumul des mandats

Concernant la compatibilité d'une éventuelle candidature de David Martinon à la mairie de Neuilly avec ses fonctions de porte-parole de l'Elysée, Dominique de Villepin a demandé "est-ce que c'est compatible avec des fonctions de porte-parole? L'avenir nous le dira. Je fais partie de ceux qui pensent qu'on ne peut bien faire en politique que ce qu'on fait à temps complet".
David Martinon, devrait, en effet, conduire la liste UMP aux élections municipales de mars prochain à Neuilly-sur-Seine, fief de Nicolas Sarkozy. Selon Arnaud Teullé, actuel adjoint au maire et qui convoitait sa succession, sera finalement le premier adjoint de David Martinon.
Interrogé à ce sujet samedi 29 septembre lors d'un déplacement à Clermont-Ferrand, Nicolas Sarkozy a répondu: "Demain, j'aurai l'occasion de dire des choses là-dessus". Une cantonale partielle doit en effet avoir lieu dimanche 30 septembre à Neuilly. Conseiller diplomatique du ministre Sarkozy de 2002 à 2007, David Martinon, 36 ans, a été promu porte-parole de l'Elysée en mai dernier. Sa candidature à Neuilly mettrait ce jeune homme ambitieux sur orbite pour une brillante carrière politique.
L'ancien Premier ministre a également commenté le cumul controversé des mandats politiques de Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, maire de Meaux et avocat à temps partiel dans un cabinet juridique mais il considère que Jean-François Copé est "une exception, parce que c'est quelqu'un qui a une force de travail et une compétence.S'il y en a un qui peut faire d'autres choses, c'est lui. Mais je ne suis pas sûr que beaucoup d'autres puissent prétendre à faire autant de choses que Jean-François Copé", a-t-il ajouté.
     
Source: NouvelObs.com


30/09/2007 18:39
Dominique de Villepin regrette un certain effacement de l'UMP (0 commentaires)
PARIS (Reuters) - Opposant "quand il le faut", Dominique de Villepin regrette le léger effacement de l'UMP qui n'a plus de chef, selon lui, depuis que Nicolas Sarkozy en a quitté la présidence.

 

"Je regrette que l'UMP n'ait pas voulu se doter d'un président de façon à occuper toute la place qui doit être celle du parti majoritaire", a déclaré l'ancien Premier ministre sur Canal +.

Pour Dominique de Villepin, "l'UMP a perdu du rôle fondamental qu'il avait pu avoir durant les dernières années", à savoir "une force de propositions, une force de critiques, une force de vigilance."

"Je regrette un tout petit effacement dans cette période", a-t-il ajouté.

En revanche, l'ex-Premier ministre s'est dit heureux "de voir qu'avec les ajustements des dernières semaines, peu à peu le président de la République et le Premier ministre trouvent leur juste place."

"On a hésité pendant quelques semaines, on a bien vu qu'il y avait la volonté de l'un de jouer le rôle de l'autre (...) Devant les difficultés, chacun est en train de trouver sa place", a-t-il ajouté.

Source: Lemonde.fr


28/09/2007 16:04
Villepin sur Sarkozy (0 commentaires)

A NE PAS MANQUER!!!!

L'interview choc de Dominique de Villepin

 

marianne.bmp

Ce numéro sera en vente en kiosques à partir du samedi 29 septembre au matin jusqu'au vendredi 5 octobre inclus, au prix de 2,50 euros.


28/09/2007 15:10
Le moral des ménages chute, les chances d'atteindre 2% de croissance s'éloignent (0 commentaires)
Ce sont deux mauvais chiffres que l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publiés vendredi 28 septembre : le premier révèle un net recul du moral des ménages (- 6 points) en septembre, le second confirme le chiffre décevant de la croissance française au deuxième trimestre (+ 0,3 %). Il éloigne – voire compromet – les chances de voir le produit intérieur brut (PIB) progresser de 2 % en 2007, ce qui était l'hypothèse basse retenue par le gouvernement Villepin pour bâtir son projet de budget pour 2007.

 


Publiés au plein cœur de l'été, les premiers résultats de la croissance française au deuxième trimestre avaient surpris nombre d'économistes par leur faiblesse – un petit + 0,3 % –, liés notamment au ralentissement de l'industrie manufacturière, à la contribution négative du commerce extérieur et au fléchissement de l'investissement. Vendredi matin, l'Insee a confirmé ce chiffre et réévalué de 0,1 point à + 0, 6 % la progression du PIB au premier trimestre. Selon Ronan Mahieu, chef de division des comptes trimestriels, "ces révisions à la marge portent l'acquis de croissance pour 2007 de 1,3 % à 1,4 %". "Il faudrait, ajoute-t-il, une croissance soutenue au second semestre, de l'ordre de + 0,8 % à chacun des deux derniers trimestres, pour atteindre les 2 % de croissance en 2007". Compte tenu de l'environnement international, du ralentissement de la croissance aux Etats-Unis et de l'appréciation de l'euro qui va creuser le déficit commercial français (plus de 30 milliards d'euros en cumulé), on voit mal les raisons qui pourraient permettre un tel redécollage de l'économie française.

Sur la foi notamment des chiffres "catastrophiques" de la balance commerciale, Jean-Christophe Caffet, économiste France chez Natixis, table sur une progression de 0,5% du PIB aux deux derniers trimestres, et sur une croissance annuelle de 1,8% cette année comme en 2008. Depuis l'été, la plupart des économistes ont revu à la baisse leurs prévisions et s'attendent à la persistance d'une croissance molle en 2008. Si leurs chiffres se révélaient justes, ils compliqueraient singulièrement la tâche du ministre du budget Eric Woerth et celle de la ministre de l'économie Christine Lagarde.
 
PESSIMISME

Le climat, en tout cas, a bien changé depuis le printemps. En mai, dans la foulée de l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence, l'Insee avait constaté une amélioration spectaculaire du moral des ménages : une hausse de 6 points. Il fallait remonter aux législatives de juin 1997 pour trouver une plus forte progression (+ 9 points). En septembre, c'est l'évolution inverse qui est relevée : l'indicateur mesurant ce moral est en net recul, puisqu'il s'établit à - 21 points contre - 15 en juillet. La baisse la plus notable, souligne l'Insee, concerne l'opinion des ménages sur les perspectives d'évolution du niveau de vie en France, qui se dégrade fortement (- 15 points). Les ménages sont de nouveau plus pessimistes sur leur situation financière future et plus nombreux, ce qui est mauvais signe, à douter de l'opportunité de faire des achats importants. Tout se passe comme si l'opinion publique française n'anticipait pas d'effet bénéfique sur le pouvoir d'achat des mesures prises depuis le printemps par le gouvernement Fillon, "paquet fiscal" présidentiel en tête.

Source: LeMonde.fr


26/09/2007 16:01
Extraits de l'entretien accordé par Dominique de Villepin à France culture, le lundi 24 septembre (0 commentaires)
Retranscription d’une partie (seulement) de l’émission à laquelle a participé Dominique de Villepin sur France culture. Vous y trouverez, une nouvelle fois, des analyses inspirées par la sagesse que confère l’expérience, mais aussi la sérieuse connaissance de l’Histoire : à consommer sans modération ! N’hésitez pas à écouter également l’émission à l’adresse:

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/matins/fiche.php?diffusion_id=55973

Ali Baddou : « Si l’on considère qu’on est Européens, Dominique de Villepin et qu’on considère ce qu’est la figure de Napoléon chez nos voisins Britanniques, Espagnols, Belges ; c’est plutôt un repoussoir ? »
DDV : « Ah je ne dirais pas ça. Je pense même qu’il y a aujourd’hui en Europe, très souvent une plus grande fascination, pour Napoléon, en dehors de nos frontières, qu’en France (…) Parce qu’il a quand même apporté des fondamentaux : le Code civil qui s’est exporté, des fondations. La figure de Napoléon dépasse et de loin nos frontières. On la retrouve très vivante aux Etats-Unis et au Canada et dans beaucoup d’autres endroits (…) Certains hommes arrivent à apprivoiser ce torrent de l’histoire et c’est le cas de Bonaparte qui prend les choses en main, parvient à doter la France d’un gouvernement, qui parvient à doter la France de nouvelles fondations après l’effondrement de l’Ancien régime. »
……….
Ali Baddou : « Il est intéressant de voir comment la Révolution change tout (…)Avec la proclamation de la souveraineté du peuple, il s’agit moins de commander que d’entrainer les masses sans qu’elles s’en aperçoivent (…) On n’est pas si loin de cette problématique là aujourd’hui ? »
DDV : « Non et je crois que l’enjeu c’est toujours d’arriver à apprivoiser et à maitriser les passions pour leur donner un objectif et entrainer effectivement (…) Aujourd’hui encore, il faut essayer de faire converger les esprits ; c’est tout l’enjeu démocratique pour rendre possible ce qui ne le serait pas. Si chacun dans notre coin nous nous attelons à faire une réforme ; nous n’y arriverons pas. Il faut arriver à entrainer et c’est bien toute l’ambition du pouvoir politique : entrainer, rendre possible à force de convictions, à force de galvanisation, rendre possible ce qui ne le serait pas. »
……..
DDV : « Je suis convaincu que dans la Démocratie, et c’est un point de divergence avec Régis Debray qui pense que c’est irréversible, cette tyrannie de l’image, de l’émotion, du spectacle. Moi je pense que dans une démocratie, le citoyen ne cesse d’apprendre et il ne cesse d’apprendre qu’il y a des choses vaines. Et l’image et l’émotion, quand elles sont surmultipliées, eh bien finissent par lasser et finissent même parfois par se retourner contre leurs auteurs. Je le vois aux Etats-Unis où trop d’images tue l’image donc il faut déjà chercher à anticiper  là où le citoyen se situera dans quelques années. Là où on pourra plus facilement le convaincre et je crois qu’il ne faut pas du tout être esclave du temps et l’homme politique doit être capable d’anticiper ou en tout cas de s’opposer à un certain nombre de facilités d’une époque. »
Ali Baddou : « Est-ce que Nicolas Sarkozy incarne aujourd’hui le Bonapartisme ? »
DDV : « Je n’ai jamais considéré que cette famille politique se situait dans l’héritage et la continuité du Bonapartisme qui est beaucoup plus rugueux que ne l’est, aujourd’hui, ce courant d’idées à partir duquel se nourrit Nicolas Sarkozy. Je crois que le Bonapartisme est beaucoup plus ancré dans un tempérament historique qui recherche la difficulté ; c’est infiniment plus rude, le Bonapartisme alors que là chez Nicolas Sarkozy, c’est beaucoup plus une science de la modernité, c’est beaucoup plus une capacité à gérer les esprits, à séduire les esprits. Je crois que ce sont deux registres totalement différents. Il y en a un qui se situe dans la tradition du commandement militaire et on le retrouve jusqu’au Général De gaulle. Là, nous ne sommes plus du tout dans la tradition du commandement militaire. Nous sommes dans un exercice de convictions, de séduction, d’apprivoisement, de répétition. Je crois que ça n’a rien à voir avec le Bonapartisme.
Ali Baddou : « C’est quelle Droite qui est au pouvoir aujourd’hui ? »
DDV : « Je crois que c’est beaucoup plus une Droite soucieuse de correspondre à une époque, donc soucieuse de saisir des opportunités. Si le mot n’était pas malsonnant, je dirais une Droite opportuniste, mais je crois que c’est beaucoup plus ça, c’est une Droite qui s’adapte, qui essaie de se renouveler, de se repenser en permanence; c’est une Droite un peu tourbillonnaire mais je ne crois pas du tout qu’elle se situe dans cette tradition historique que nous évoquions tout à l’heure.
Ali Baddou : « Vous vous y reconnaissez dans cette Droite là ? »
DDV : « C’est pas du tout ma famille de pensée, ni de sensibilité. Moi j’appartiens à quelque chose de beaucoup plus rugueux une fois de plus. J’ai beaucoup moins le sens du compromis et beaucoup moins le goût des opportunités que celle-ci (…) J’ai toujours préféré être dans l’arrière-scène que dans l’avant-scène ; je trouve qu’on voit mieux les choses quand on les regarde de côté plutôt que devant un peu aveuglé par les spots et par les lumières. »
…..
Sur l’esprit de Liberté
DDV : « Le reniement en quelque sorte de l’esprit de liberté à travers l’évolution révolutionnaire, fait qu’on s’est tourné vers autre chose et c’est vrai que l’égalité égalitariste, c’est vrai que la vanité par laquelle Napoléon a beaucoup commandé la France, ont en quelque sorte trahit l’idéal de liberté et je reste convaincu que s’il y a une grande mission historique aujourd’hui dans notre pays c’est de replacer la Liberté au cœur des choses ; nous n’aimons pas assez la Liberté et ça me frappe et ça me fait peur aussi. C’est plus facile de gouverner à travers les hochets que de gouverner à travers cette espèce de vertige qu’est celui de la liberté qui conduit l’homme à donner le meilleur de lui-même en se plaçant en situation de responsabilité. Donc je suis plus dans la logique Responsabilité/Liberté que dans la logique Egalité/Vanité. »
Intervention d’Alain-Gérard Slama : nous n’en reproduisons qu’un tout petit extrait. Son intervention est, comme à son habitude, remarquable et nous vous conseillons de l’écouter dans son intégralité. Dans cette intervention Alain-Gérard Slama évoque, entre-autre, « le  rôle des Libéraux dans la construction du mythe de Napoléon et sa récupération par les Conservateurs, les hommes de l’ordre et de la Droite autoritaire. » 
AGS poursuit avec: « Quand à l’homme du 18 juin et au fondateur de la Vème République, la composante bonapartiste du Gaullisme n’est plus à démontrer. » AGS souligne « le rôle majeur des Libéraux qui sont aussi des hommes d’ordre dans l’entretien d’un mythe qui  crée un climat favorable à la prise de pouvoir par les hommes d’autorité. » puis il s’interroge : « Notre vie politique entretiendra t-elle longtemps encore cette forme d’adolescence ? La Démocratie c’est vrai, n’a rien d’exaltant ; elle a besoin de s’incarner dans un homme pour ne pas vaciller mais on serait heureux qu’il ne soit plus nécessaire d’accoucher la France au forceps pour la moderniser ! »
DDV : « J’adhère tout à fait à ce que dit Alain-Gérard Slama (…) Je crois que les Libéraux doivent aussi faire leur examen de conscience. Les Libéraux ont mis en avant, pour l’essentiel, le libéralisme économique et ils ont oublié que, dans le fond, ce qu’il fallait d’abord sauver c’est le libéralisme politique. Nous Français, avons joué un grand rôle dans l’éclosion de ce libéralisme politique mais nous avons en quelque sorte renié cette réflexion pour nous laisser aller à une stricte vision économiste du Libéralisme qui je crois a, peu à peu, flétri l’image libérale dans notre pays. Elle s’est très fortement éclose dans les pays anglo-saxons mais c’est vrai qu’en France, elle n’a jamais pris racine. »
Ali Baddou : « Qu’est-ce qui vous inquiète dans le fonctionnement de la démocratie française aujourd’hui? »
DDV : « La multiplicité des défis ; le sentiment que peut-être par incapacité à faire face aux défis les plus importants, nous détricotons des choses essentielles de notre pacte républicain. Moi je pense qu’il faut garder ce pacte républicain, le défendre, à aucun moment le renier et parallèlement accepter les refondations essentielles là où il faut les faire. C’est vrai qu’en matière économique, c’est vrai qu’en matière sociale, il faut reprendre les choses, refonder. Refonder ça ne veut pas dire replâtrer et ça veut dire aller suffisamment en profondeur pour que les fondations nouvelles aient une légitimité. Je crois que c’est la vraie difficulté de la réforme aujourd’hui, il faut qu’elle soit légitime. Pour qu’elle soit légitime il faut qu’elle s’impose à chacun comme étant la meilleure possible et c’est là où les grands débats nationaux sont indispensable. »
Ali Baddou : « Mais la légitimité on l’a à travers le suffrage universel. Là pour le coup on vient de trancher la question, non ?
DDV : « C’est une bizarrerie de la démocratie. Le suffrage universel c’est une idée relativement récente dans l’histoire de l’humanité et il y a d’autres légitimité que le suffrage universel mais je pense que le suffrage universel ne suffit pas à fonder la légitimité. La Nation c’est un plébiscite de tous les jours.Si le suffrage universel n’est pas renouvelé par la vérité et le résultat et c’est quelque chose qu’il faut porter tous les jours, eh bien la contestation, très vite, se développe et cette légitimité originelle s’effrite. Vous savez, gouverner dans un quinquennat c’est 5 ans, l’élection c’est 1 jour ! Il faut, tous les jours, qu’il se passe quelque chose qui conforte la démocratie. Et c’est là où la relation entre le peuple et les gouvernants est essentielle. Comment ressourcer en permanence cette relation ; c’est une des grandes difficultés sachant que bien souvent la transparence dite médiatique est en fait une immense opacité.
Sur le dossier iranien :
DDV : « Nous savons tous, historiquement, que les sanctions sont une arme à double tranchant et difficiles à mettre en œuvre (…) Une grande partie des entreprises américaines n’appliquent pas ces sanctions (celles économiques votées par les Nations-Unis contre l’Iran). Donc il faut savoir que cela (les sanctions) fait partie d’un dispositif mais que ce dispositif à lui tout seul ne suffit pas. Si on veut vraiment marquer des points dans cette affaire, il faut ajouter, superposer différents éléments. Il y a les sanctions, bien sûr ; il est très important de poursuivre des négociations et pour arriver à une négociation utile avec Téhéran, il faut ajouter au paquet, d’autres éléments, les Européens ont initié les choses (j’étais moi-même à Téhéran avec les Allemands et les Anglais). Il faut que les Américains rentrent dans la partie. Sans les Américains il n’y a pas de négociation sérieuse possible avec Téhéran. Et puis il faut aussi que ceux qui sont les plus proches de l’Iran ; je pense en particulier à la Russie, acceptent de rentrer dans le jeu (…) Il y a, à mon sens un troisième volet qui est important car il faut, à mon sens, ne pas être amnésiques, le problème de la prolifération ne fait que commencer et quelque soit l’issue des choses à Téhéran, c’est un problème qui se pose maintenant à l’ensemble de la planète. C’est tout le problème du Traité de non prolifération et ça implique que nous réfléchissions, que nous posions la question de la sécurité régionale particulièrement pour le Moyen-Orient. A terme c’est une réflexion sur la dénucléarisation de l’ensemble de cette zone. »
Parmi les fondamentaux de notre pays, Dominique de Villepin cite la politique étrangère de la France.
DDV : « Bernard Kouchner, en employant les mots qu’il a employé ne se mettait pas dans la meilleure situation pour essayer de trouver des solutions (…) On a régulièrement voulu améliorer nos relations avec les Etats-Unis et puis nous avons, c’est vrai, été déçus, successivement, à plusieurs reprises, par la politique étrangère de l’Administration Bush, mis devant le fait accompli ; une administration qui n’écoutait pas ses alliés, et Tony Blair en sait quelque chose ! Donc je crois que le réalisme nous a conduits à nous adapter. Alors qu’il y ait une bonne intention aujourd’hui dans la volonté d’améliorer les choses avec l’Administration Bush oui, mais pour quoi faire ? (…) Je pense qu’il faut être très prudents quand on veut prendre des tournants en matière de politique étrangère parce qu’on touche aux fondamentaux d’un pays. Il y a un terrain d’entente national, il y a  une forme de consensus qui s’exprime sur la politique étrangère. Avant, par exemple de toucher aux relations entre la France et l’OTAN, il faut vraiment y réfléchir. Je crois que de ce point de vue là, les déclarations du Ministre de la Défense étaient un peu légères. On ne peut pas dire que la France chipotait vis-à-vis de l’OTAN. Ce n’est pas chipoter que de poser des conditions pour l’engagement sur tel et tel théâtre des opérations. Ce sont des choses très importantes et qui touchent à la sécurité de la France. Je ne fais pas partie de ceux qui pensent qu’on puisse être immunisés d’une quelconque façon vis-à-vis du terrorisme et je pense par contre, je pense quand même, qu’en matière de vulnérabilité au terrorisme, il y a des positions, il y a des attitudes qui peuvent accroître ce risque donc, il faut être conscients des conséquences pour notre pays même.
DDV : « Le problème c’est quelle politique étrangère ? Or je pense qu’il y a pour la France un enjeu central. C’est la question de notre indépendance parce que derrière la question de notre indépendance c’est la question de notre crédibilité, de notre légitimité et de l’écoute que nous avons sur la planète. Tout ce qui peut limiter cette indépendance fait que la voix de la France, en particulier dans le vaste monde, c’est-à-dire le Sud, eh bien est diminuée. Si nous perdons cette légitimité là, nous trahissons, je crois, une partie de notre idéal national… »
DDV : « Il faut toujours conserver ce qui fait notre différence, notre capacité à parfois mieux comprendre un certain nombre de crises, mieux comprendre un certain nombre de peuples. C’est vrai que nous sommes en proximité avec le Proche et Moyen-Orient, le Monde arabe, l’Afrique du Nord. Nous sommes en proximité avec l’Afrique. Tout ce qui peut atténuer, diminuer notre légitimité est inquiétant… »
DDV : « La parole n’est qu’un des éléments mais quand la parole obscurcit l’action, eh bien il faut s’inquiéter (…) Le discours diplomatique ne doit pas tuer l’action diplomatique. »
Sur la relation Europe/Etats-Unis d’Amérique et l’éventualité du retour de la France dans le commandement militaire de l’OTAN :
DDV : « (…) Les Américains ne sont pas prêts, aujourd’hui, à évoluer. Ils le seront peut-être dans quelques années et les Européens n’ont pas montré une très grande capacité à s’imposer dans le débat transatlantique. Voilà encore un sujet qu’il faudra bien ouvrir : la relation entre les Etats-Unis et l’Europe et c’est vrai que nous sommes aujourd’hui en Europe sur un mode mineur. Chacun est dans une course personnelle, nationale, vers Washington ; personne n’a encore pris la dimension indispensable d’un pilier européen qui apporterait au monde une vraie vision en matière de sécurité et une vraie capacité à agir sur les théâtres. C’est pour ça, préservons l’indépendance avant d’entrer dans un dialogue avec les Etats-Unis où nous serions affaiblis et, pour une part, un tout petit peu discrédités.
Ali Baddou : Est-ce que vous pensez qu’il y a une part de réalité quand le Président de la République revendique le leadership en Europe, lorsqu’il revendique non seulement un retour de la France en Europe mais d’en être le moteur et le meilleur porte-voix ?
DDV : (…) Chaque fois que nous faisons une part de notre chemin avec un autre Européen, il faut mettre en avant l’autre Européen. Je crois que ça fait partie de la gestion familiale mais aussi de la gestion diplomatique donc, se mettre en avant est parfois contre-productif sauf quand on est dans des débats à puissance symbolique et politique essentielle. C’était le cas de la guerre en Irak. Le leadership français était indispensable pour permettre aux autres pays du Sud, qui sans nous n’auraient pas pu assumer leurs responsabilités. Je me rappelle encore le Mexique, le Chili, les pays Africains, le Pakistan, nous dirent : nous avons besoin de la France pour affirmer nos convictions. Si la France ne met pas son véto, si elle n’assume pas ses responsabilités, nous ne resterons pas en première ligne face aux Américains qui alors nous écraseront en jouant de la division de nos pays sur la scène internationale et en jouant de nos intérêts. Donc là, il y avait un leadership à assumer ; nous l’avons fait ! »
Sur la politique intérieure.
DDV : «  (…) Nous avons tous une responsabilité collective. Je suis convaincu que l’avenir de notre pays pour des décennies se joue aujourd’hui et convaincu que si ces choix ne sont pas les bons choix ; si ces choix ne vont pas suffisamment profondément dans le laboratoire politique français, eh bien nous allons rater une occasion historique de faire ce travail de refondation et d’aménagement (…) Je constate aussi que les phénomènes de Cour sont plus puissants que jamais et là aussi je pense qu’il faut que les hommes politiques de tous bords jouent à plein leur rôle. Je constate enfin que jamais, sans doute, les pouvoirs n’ont été autant apprivoisés ; c’est vrai du pouvoir médiatique ; c’est vrai du pouvoir judicaire ; c’est vrai du pouvoir législatif et qu’il convient de créer davantage de dissonance. L’intelligence nait toujours du choc des idées (…) »
DDV : « L’UMP fait une erreur historique. Si l’UMP n’avait pas pris une forme d’indépendance vis-à-vis de la Majorité que j’ai conduite, rendant ma tâched’ailleurs beaucoup beaucoup plus compliquée, jamais Nicolas Sarkozy n’aurait été élu. Comment peut-on  espérer gagner les élections dans 5 ans sans avoir justement cette force indépendante, capable d’être fort critique d’ouvrir de nouveaux chemins. »
Ali Badou : « Vous êtes le Sarkozy du nouveau quinquennat ? »
DDV : « Pas ça car ce n’est pas le modèle qui est le mien, mais je pense qu’il faut des aiguillons ; il faut des questions (…) Tout nouveau pouvoir a tendance à circonvenir la critique. Je crois que la politique d’ouverture permet aujourd’hui de débaucher des hommes ; ce qui m’intéresse moi c’est que ce sont les idées qui progressent, voire qui galopent dans notre pays. Si les hommes qui arrivent dans notre Majorité deviennent très silencieux sur leurs convictions et sur leurs idées : nous avons un problème (…) Donner l’image du « tout est possible » parce qu’un nouveau pouvoir est capable de donner la main au premier qui passe, je ne crois pas que ce soit la bonne, ni la juste idée de la politique ! »
Sur l’utilisation du secret Défense et sur l’indépendance de la Justice
DDV : « (…) Le secret Défense en tout cas, ce n’est pas l’occultation de la vérité et de ce point de vue là, il faut certainement trouver des passerelles, des accommodements (...) On pourrait imaginer qu’au-delà de rendre publique telle et telle pièce, elle ait un pouvoir d’appréciation sur le fond et qu’elle fasse rapport en quelque sorte (…) Je pense qu’il est temps, il est temps, en France, que l’on se dote d’une Justice indépendante. Or, les moyens d’impression du pouvoir politique sur la Justice sont quotidiens, ne serait-ce qu’à travers les promotions. Quand vous disposez des hochets qui permettent de promouvoir la haute hiérarchie judiciaire, eh bien vous disposez d’un moyen d’influence considérable (…) L’indépendance de la Justice, c’est un enjeu national ! (…) Il faut beaucoup de sérénité pour traiter le dossier de l’indépendance de la Justice mais je crois que nous sommes arrivés à un point où les Français ont le droit d’avoir une Justice qui, véritablement, ait toute sa légitimité, toute sa crédibilité.»
Sur la relation Franco-Allemande :
DDV : « (…) L’objectif aujourd’hui, c’est de trouver des vrais terrains d’entente avec l’Allemagne et vraiment créer une concertation (…) La relation Franco-Allemande mérite des sacrifices parce que c’est l’intérêt de la France, c’est l’intérêt de l’Allemagne et c’est aussi l’intérêt de l’Europe.
Sur le progrès dans le domaine des libertés politiques :
Alain-Gérard Slama : « (…) On imagine très bien, l’actuel Président de la République, dire « mais je fais avancer la liberté politique au sens américain du terme, c’est-à-dire les corporations, les groupes, les communautés, les discriminations positives etc, etc » et d’un autre côté il y a une autre conception des libertés politiques qui est la Liberté, la conception  individualiste Républicaine, universaliste (…) Il n’en reste pas moins que c’est sur ce point que j’aimerais vous entendre, parce que je crois que c’est un problème crucial, et puis ça serait assez bien qu’un membre du comité constitutionnel vous entende également. Actuellement ça pourrait ne pas être totalement inutile. »
DDV : « (…) Le principe d’Egalité entre les nationaux, et les règles qu’on applique à nos nationaux en matière civile et celles qu’on applique aux étrangers ; je pense en particulier aux tests ADN, à mon sens ne doivent pas connaître de différences. Donc je pense que cette pratique est tout à fait contestable et sur le plan du respect de la Loi, et en même temps sur le plan de nos principes républicains. Au-delà de ça on voit bien que le Parlement n’a aujourd’hui pas la capacité à peser sur le débat public ( …) Sur le plan des libertés politiques, je pense que le Parlement doit retrouver ses droits (…) »
Au sujet des discussions actuelles sur nos Institutions, et sur la situation critique des médias :
Corinne Lepage : « Est-ce que vous avez une idée, Dominique de Villepin, de ce que vous souhaiteriez pour l’évolution des Institutions de la France? Sûrement !»
               
DDV : « Une idée, oui ! Je crois d’abord que la Constitution de 58, avant d’y toucher, il faut y réfléchir de très près (…) Si elle a pu fonctionner avec François Mitterrand et le Général De Gaulle ; il n’y a pas de raison qu’elle ne fonctionne pas avec Nicolas Sarkozy ! Il faut un équilibre au pouvoir et LE REGIME PRESIDENTIEL, j’allais dire, EST UN RISQUE POUR NOTRE PAYS. Je crois que la concentration du pouvoir à travers le régime présidentiel c’est le risque de voir le pouvoir personnel s’installer (…) Je le vois à travers la situation des médias dans notre pays ; spontanément la capacité de peser sur des groupes industriels ; la capacité de peser à travers l’information qui est donnée aux journalistes fait que la liberté se gagne et elle se gagne difficilement et il vaut mieux, de ce point de vue là, plusieurs pouvoirs qu’un seul pouvoir. Donc l’équilibre des pouvoirs, le jeu des contre-pouvoirs surtout dans une société qui ne comporte pas de contre-pouvoir (…) Nous mettons notre avenir, à mon avis, en péril en nous en remettant à un personnage providentiel ; je ne crois pas au personnage providentiel en politique ! (…) Je ne crois pas du tout que le Président et le Premier ministre sont interchangeables le moins du monde. Ils doivent être complémentaires (…) C’est une garantie pour les libertés (…) »

24/09/2007 13:56
La droite cogne sur la droite (0 commentaires)
Quand la droite modérée, par le biais de Dominique de Villepin cogne sur la droite, ou pourrait t'on l'appeler maintenant l'extrême droite francaise, en l'occurence la droite sarkozienne, cela fait quelque peu désordre et génére quelques agitations tant à droite qu'à gauche.

En effet dimanche, sur Radio J, dimanche, Dominique de Villepin a confirmé une fois de plus la faillite, non de l'état, mais la politique extrêmiste de Sarkozy sur l'euro, l'ancien Premier ministre francais a accusé le chef de l'Etat de faire de a BCE et de l'Europe, "le bouc émissaire de nos plaintes et de nos critiques". "Il ne faut pas se tromper de cible. La cible, c'est les Etats. Il faut que les Etats s'entendent sur une stratégie économique et financière", a déclaré l'ancien premier ministre francais.

Dominique de Villepin a également condamné, après une autre personnalité de droite, Fadéla Amara, l' adoption de l'amendement sur les tests ADN pour les candidats au regroupement familial, le jugeant "pas constitutionnel". "Cela me blesse", a-t-il ajouté, c'est "une entorse à un principe, même sur un mode facultatif et expérimental, ce n'est pas acceptable" et qui pourrait participer à "détricoter ce modèle républicain au gré des besoins".

Patrick Marguillier.

Source: http://pmgraphcom.blog.20minutes.fr/archive/2007/09/23/la-droite-cogne-sur-la-droite.html


23/09/2007 16:47
Dominique de Villepin lance une nouvelle charge contre Nicolas Sarkozy (0 commentaires)
Après avoir contesté les propos tenus par Nicolas Sarkozy sur l'affaire Clearstream, après avoir critiqué les déclarations de François Fillon sur la "situation de faillite" de la France, Dominique de Villepin continue son offensive. Interrogé dimanche 23 septembre sur Radio J, il a lancé une nouvelle charge contre le président de la République.



Sur le plan diplomatique, d'abord. "Il y a un infléchissement dans la politique française dans un sens qui peut paraître aujourd'hui un rapprochement, parfois même un alignement sur certaines positions de l'administration Bush", a lancé l'ancien premier ministre, en référence aux récentes déclarations de Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner.

"Je m'en inquiète (...) parce que c'est une administration finissante, qui s'est beaucoup trompée en matière de politique étrangère", notamment sur l'Irak, a-t-il ajouté. S'agissant de l'Iran, M. de Villepin estime qu'il faut "affiner les sanctions" de l'Onu "pour être le plus efficace possible" sans "s'enfermer dans un choix manichéen".

SORTIR DE LA "FRÉNÉSIE"

 

Mais il s'est aussi interrogé sur l'attitude de la France vis-à-vis de la Banque centrale européenne. "Je comprends très bien la réaction de Nicolas Sarkozy vis-à-vis de la Banque centrale européenne. Est-ce que cela fait avancer les choses ? Je n'en suis pas sûr", a-t-il décalré. Avant d'ajouter : "Il ne faut pas se tromper de cible. La cible, ce sont les Etats. Il faut qu'ils s'entendent sur la définition d'une stratégie économique et financière (...) Trop souvent, l'Europe a été le bouc émissaire de nos plaintes et de nos critiques".

Dominique de Villepin s'est également dit "blessé" par l'instauration de tests ADN pour les candidats au regroupement familial. "Je pense que ce n'est pas constitutionnel et je pense surtout que cela ne correspond pas à l'histoire et à l'esprit de notre pays. Regardons les autres pays qui (pratiquent ces tests ADN). La Grande-Bretagne n'a pas du tout la même histoire que nous, elle n'a pas connu les rafles" , a-t-il insisté.

"Qu'il s'agisse des quotas, qu'il s'agisse de ces tests ADN, qu'il s'agisse de réunir des préfets pour qu'ils remplissent des critères dans ce domaine, je pense que ce n'est pas utile, ce n'est pas nécessaire et je pense surtout que cela peut diviser les Français", a martelé M. de Villepin.

Et l'ancien premier ministre de conseiller au président de changer de style : "Il faut qu'on sorte un peu de la frénésie actuelle (...) Les Français ne peuvent pas vivre dans un tourbillon permanent", a martelé l'ancien locataire de Matignon."Nicolas Sarkozy a une ambition, il faut qu'il apprivoise cette ambition et qu'il s'apprivoise lui-même pour atteindre la sérénité" et "être dans un rapport avec la nation qui évite les divisions", a-t-il déclaré sur Radio J.


22/09/2007 18:36
Le Blog Halte-au-complot-contre-Villepin (0 commentaires)

L'agenda de Dominique de Villepin sur le blog "halte au complot"

 

"Ensemble avec Dominique de Villepin"

http://halte-au-complot-contre-villepin.over-blog.com


21/09/2007 20:53
Fillon et Villepin s'engueulent (1 commentaires)

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21/09/2007 19:01
Villepin tacle Guéant (0 commentaires)

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Dominique de Villepin a qualifié de «bévue journalistique» la prétendue puissance de Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée. Et a donné raison à son successeur François Fillon d'avoir «marqué son territoire».

«Bévue journalistique.» C'est en ces termes que Dominique de Villepin, ancien secrétaire général de l'Elysée, a qualifié sur BFM la prétendue puissance de Claude Guéant, l'actuel secrétaire général. Allusion à la couverture du Point de cette semaine, qui le qualifie d'«Homme le plus puissant de France».

«Le secrétaire général est une émanation du président de la République, il est au service du président de la République, il est son conseiller, son collaborateur. En aucun cas, il n'a la légitimité pour peser dans la décision» a poursuivi Villepin.

Par ailleurs, l'ancien Premier ministre a donné raison à son successeur François Fillon d'avoir «marqué son territoire», ajoutant que Nicolas Sarkozy et le chef du gouvernement avaient «intérêt à s'entendre». Il a pointé «un risque permanent» pour tout Premier ministre, que «l'Elysée attire à lui toutes les décisions et que les ministres se détournent de Matignon». Or, selon lui, «quand les ministres se détournent de Matignon, le Premier ministre ne peut pas jouer son rôle de coordinateur de l'action gouvernementale». Sarkozy et Fillon «ont intérêt à s'entendre, ils sont complémentaires», a-t-il conclut.

Dans un entretien à Paris-Match, François Fillon s'était dit «agacé» de certains propos de Nicolas Sarkozy, en particulier de l'emploi du mot «collaborateur» à son égard.

Source: Liberation.fr


21/09/2007 18:57
Clearstream: caution réduite mais Villepin veut se pourvoir en cassation (0 commentaires)

PARIS (AFP) - Dominique de Villepin a obtenu vendredi la révision à la baisse du montant de la caution prévue par son contrôle judiciaire dans l'affaire Clearstream mais annoncé son intention de se pourvoir en cassation, contestant le principe même de toute caution.

Presque deux mois après la mise en examen, le 27 juillet, de l'ancien Premier ministre pour "complicité de dénonciation calomnieuse", la cour d'appel de Paris a réduit à 50.000 euros la caution de 200.000 euros initialement exigée par son contrôle judiciaire, a-t-on appris auprès de l'un de ses avocats, Me Olivier d'Antin.

Cette somme correspond à une provision qu'il a déjà versée.

Dans un communiqué publié peu après, Dominique de Villepin a annoncé sa décision de se "pourvoir en cassation pour qu'il soit reconnu qu'il n'y a pas lieu à cautionnement", qualifiant la décision de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris de "première étape".

Le jour de sa mise en examen, M. de Villepin avait contesté le montant du cautionnement, jugé "inutilement vexatoire" par ses avocats, et "rare" par une source judiciaire.

A titre de comparaison, l'ancien vice-président d'EADS Jean-Louis Gergorin et le mathématicien Imad Lahoud ont dû verser chacun une caution de 80.000 euros.

Le parquet général avait de son côté estimé qu'elle n'était pas nécessaire.

L'arrêt rendu vendredi maintient l'interdiction imposée à M. de Villepin -et qu'il ne conteste pas- de rencontrer Jacques Chirac et les principaux personnages du dossier Clearstream, notamment Jean-Louis Gergorin, Imad Lahoud, et le général Philippe Rondot, selon une source judiciaire.

M. de Villepin est soupçonné par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons d'avoir participé à une conspiration visant à déstabiliser Nicolas Sarkozy.

Il a par ailleurs adressé vendredi une lettre au président de la République -au lendemain d'un entretien télévisé au cours duquel Nicolas Sarkozy a estimé que son nom avait été "sali"- contestant qu'une quelconque campagne calomnieuse le visant ait été menée par le biais de l'enquête sur l'affaire Clearstream.

"Le dossier d'instruction ne comporte aucun élément de mise en cause de votre personne ni sur le plan médiatique ni sur le plan judiciaire", écrit-il dans cette lettre que l'AFP a pu consulter.

Le patronyme de M. Sarkozy était apparu parmi plusieurs dizaines d'autres dans des listings falsifiés de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream, adressés au juge Renaud Van Ruymbeke.

"Les commissions rogatoires lancées par le juge Van Ruymbeke (pour vérifier la réalité de l'existence de ces comptes, ndlr) correspondent à un travail de vérification confidentiel pour lequel vous n'avez été à aucun moment sollicité", écrit-il.

M. de Villepin demande au chef de l'Etat d'apporter lui-même la preuve de la campagne qui l'aurait visé: "Peut-être que tous les éléments ne figurent pas au dossier des juges d'Huy et Pons et, dans ce cas, je suis certain que vous ne manquerez pas de les leur faire parvenir", conclut-t-il.

Depuis sa mise en cause, l'ancien Premier ministre conteste la thèse d'une machination politique contre M. Sarkozy et suggère que les faux listings relevaient d'une manipulation industrielle, dans le cadre d'une guerre de succession à la tête du géant aéronautique EADS.

Dans une note aux juges, il a accusé le président d'avoir "privatisé" à son profit le dossier, dont il avait été informé "tôt".

M. de Villepin doit être à nouveau entendu par les juges le 11 octobre.


21/09/2007 18:52
Villepin donne raison à François Fillon d'avoir "marqué son territoire" (0 commentaires)

PARIS (AFP) — L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a donné raison vendredi à son successeur François Fillon d'avoir "marqué son territoire", ajoutant que Nicolas Sarkozy et le chef du gouvernement avaient "intérêt à s'entendre".

M. de Villepin a estimé sur BFM qu'il existait "malgré tout un rapport de force" entre l'Elysée et Matignon.

Il a pointé "un risque permanent" pour tout Premier ministre, que "l'Elysée attire à lui toutes les décisions et que les ministres se détournent de Matignon". Or, selon lui, "quand les ministres se détournent de Matignon, le Premier ministre ne peut pas jouer son rôle de coordinateur de l'action gouvernementale". MM. Sarkozy et Fillon "ont intérêt à s'entendre, ils sont complémentaires", a-t-il dit.

Interrogé sur le rôle de secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, M. de Villepin, qui occupa cette fonction pendant le premier mandat de Jacques Chirac, a qualifié de "bévue journalistique" la prétendue puissance de M. Guéant. "Le secrétaire général est une émanation du président de la République, il est au service du président de la République, il est son conseiller, son collaborateur. En aucun cas, il n'a la légitimité pour peser dans la décision".

Dans un entretien à Paris-Match, François Fillon s'était dit "agacé" de certains propos de Nicolas Sarkozy, en particulier de l'emploi du mot "collaborateur" à son égard.

Par ailleurs, Dominique de Villepin a adressé vendredi une lettre à Nicolas Sarkozy contestant qu'une quelconque campagne le visant ait été menée par le biais de l'enquête sur l'affaire Clearstream et lui suggère de fournir au juge des éléments prouvant le contraire. "Le dossier d'instruction ne comporte aucun élément de mise en cause de votre personne ni sur le plan médiatique ni sur le plan judiciaire", a-t-il écrit dans cette lettre que l'AFP a pu consulter.

L'ancien Premier ministre, mis en examen depuis le 27 juillet pour "complicité de dénonciation calomnieuse" dans ce dossier, a adressé ce courrier M. Sarkozy au lendemain de déclarations de ce dernier se plaignant d'avoir été "sali". "J'ai noté l'insistance avec laquelle vous avez fait valoir combien votre nom avait été +sali+ et qu'il avait fallu que vous +démontriez à la justice+ de votre pays que vous n'aviez pas de compte" chez Clearstream (chambre de compensation financière luxembourgeoise, ndlr).

"Que je sache, les commissions rogatoires lancées par le juge Van Ruymbeke (pour vérifier la réalité de l'existence de ce compte, ndlr), correspondent à un travail de vérification confidentiel pour lequel vous n'avez été à aucun moment sollicité", écrit-il encore. "Mais peut-être que tous les éléments ne figurent pas au dossier des juges d'Huy et Pons (magistrats saisis de l'affaire de dénonciation calomnieuse dans ce dossier, ndlr) et dans ce cas, je suis certain que vous ne manquerez pas de les leur faire parvenir", écrit-il encore.


21/09/2007 10:49
Un village français refuse le portrait du président Sarkozy (0 commentaires)

GUERET (AFP) - Le conseil municipal de Sannat, un village de 380 habitants de la Creuse, a refusé, par cinq voix contre quatre, de suspendre en mairie le portrait du président de la République Nicolas Sarkozy, a indiqué le maire, Henri Sauthon.

"La question s'est posée lorsqu'on nous a proposé de recevoir un portrait du président", a expliqué l'édile, un exploitant agricole de 81 ans à la retraite qui se dit sans étiquette. "Lors de la séance, mardi, certains se sont élevés contre cet accrochage et un élu a demandé un vote qui s'est soldé par un refus à la majorité de cinq voix contre quatre", a-t-il dit, précisant que l'accrochage du portrait du président en mairie n'était "pas une obligation légale".

"Il n'y avait eu aucun problème pour afficher Jacques Chirac, qui reste accroché aux murs de la mairie, au côté de François Mitterrand", a estimé M. Sauthon.

"Ici, nous nous faisons une haute idée de la démocratie, de la République. Nous sommes certes un peu rebelles. Nous avons peut-être la tête un peu dure. Tout le monde n'est pas béni oui-oui. Ce n'est pas pour autant que nous sommes des sauvages", a conclu le maire de Sannat.


20/09/2007 15:37
France 2 a-t-elle désinvité Villepin deux soirs de suite? (0 commentaires)

Tout avait bien commencé pour France 2.

Nicolas Sarkozy devait passer au 20 Heures jeudi soir. Carton d'audience assuré.

Mardi soir, selon Ariane Massenet de Canal+, le projet aurait changé: ce serait une intervention...sur TF1 et France 2.

Confirmation mercredi matin: Sarkozy, comme il se doit, sera sur TF2. France 2 n'a plus droit qu'à un demi-scoop.

L'Elysée a-t-il voulu punir France 2 pour avoir invité Villepin au 20 Heures quelques jours auparavant ?

Le Canard enchainé l'affirme, en citant des journalistes de France 2: l'Elysée aurait fait pression sur Arlette Chabot pour qu'elle désinvite Villepin.

Arlette Chabot dément. Dans un communiqué, elle nie toute pression de la part de l'Elysée et précise : "C'est nous qui avons demandé à Dominique de Villepin de ne pas venir en raison de la place donnée dans le journal à la mort de Jacques Martin".

Là, on comprend mieux, en effet. Devant le poids de l'information, l'ancien premier ministre ne pouvait que s'effacer.

Mais ce n'est pas tout. Chabot a-t-elle désinvité Villepin une deuxième fois?

On pouvait le croire le lendemain samedi, en regardant "Revu et corrigé", en direct sur France 5.

C'est malin. Du coup, on quittait Amar pour aller guetter Villepin sur France 2. Avant qu'Amar, à la fin de son émission, n'annonce la désinvitation de Villepin...

Pour ces 2 cas, regarder les vidéos correspondantes:

http://arretsurimages.net/post/2007/09/19/Comment-Sarkozy-sest-impose-sur-TF2

Alors, une deuxième invitation a-t-elle bien été lancée, puis annulée par France 2, ou bien "Revu et corrigé" s'est-elle emmêlée dans les dates ?

D'après l'AFP, qui reçoit chaque matin la liste des invités du jour sur toutes les chaînes de télévision et toutes les radios, l'ancien Premier ministre n'est jamais apparu sur cette liste pour la journée du samedi 15 septembre.

Ni la direction de l'information de France 2, ni Dominique de Villepin, ni l'équipe de Paul Amar, n'ont souhaité nous répondre à propos de cette deuxième invitation du samedi soir.

Source: Arrêt Sur Images


20/09/2007 13:50
L' agenda médiatique de Dominique de Villepin: (0 commentaires)
- le 21 septembre: 13h30 à 13h55, Dominique de Villepin sera l'invité de BFM avec Hedwige Chevrillon,

- le 23 septembre: 14h00, Dominique de Villepin sera sur Radio J, le forum,

- le 24 septembre: 7h40 à 9h00, France Culture avec ALI BADDOU,

- le 25 septembre: 11h45 à 12h45, la chaine du senat "bibliothèque medicis" avec Elkabach,

- le 26 septembre: de 16h à 16h30 Dominique de Villepin sera sur la chaine histoire,

- le 30 septembre: Dominique de Villepin sera l'invité de Laurence Ferrari sur Dimanche Plus à 12h40.
Source: Halte-au-complot-contre-villepin

18/09/2007 17:40
Clearstream: Villepin à nouveau entendu le 11 octobre (0 commentaires)