Face à la campagne de mensonge, de calomnie, de désinformation, et de manipulation, les jeunes villepinistes lancent une pétition à la mobilisation pour soutenir l'ancien vrai Premier Ministre Dominique de Villepin . Nous voulons que la justice fasse son travail, librement avec le souci de faire éclater la vérité. Nous avons confiance en la Justice, et nous apportons notre soutien à l'homme d'Etat Dominique de Villepin.
Vous appréciez la personne de Dominique de Villepin ? Vous souhaitez exprimer concrètement ce soutien ?
Vous êtes donc invités dès maintenant à signer la pétition de soutien à Dominique de Villepin.
En effet, vous trouverez ici la pétition citoyenne de soutien à Dominique de Villepin, qui se veut de rassembler les signatures des citoyens français de tous horizons, de toutes les professions et situations sociales, ainsi que de toutes les tendances politiques.
-Pour signer la pétition, rien de plus simple. Connectez-vous surBlogvillepin@hotmail.fret joignez obligatoirement à votre message de soutien votre prénom, nom, ville ou commune de résidence et son département. L'absence d'un seul de ces critères ne permettra pas la validation de votre signature à la pétition. Ces critères sont en effet indispensables, afin de crédibiliser et concrétiser le soutien citoyen à Dominique de Villepin. Si vous le souhaitez, vous pouvez également joindre votre profession ou votre situation sociale (critère facultatif). Votre nom et prénom seront obligatoirement publiés sur le blog.
La pétition sera actualisée régulièrement et sera la première publication que vous trouverez affichée sur ce blog.
Vous êtes également libre de demander le retrait de votre signature à tout moment et sans aucune justification. Pour cela, adressez nous simplement un message àBlogvillepin@hotmail.fr
-Etant donné que la Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL) ne peut garantir la protection des informations personnelles sur l'ensemble des blogs, vous reconnaissez en transmettant vos coordonnées avoir pris connaissance que celles-ci seront publiées sur ce blog et donc directement consultables par les internautes.
-Si vous souhaitez soutenir Dominique de Villepin sans signer la pétition, vous êtes entièrement libre de nous poster des commentaires de soutien sur ce blog ou même de nous adresser des tribunes de soutien et des contributions. Nous acceptons évidemment les critiques et les commentaires qui peuvent apporter la contradiction à ce soutien. Nous sommes ouverts à tous les citoyens pour débattre en direct sur cette affaire. C'est un point fondamental qui distingue le blog (ou "Web-log") du site internet.
Les sorties sur le perron, Dominique de Villepin maîtrise. Même quand les nouvelles sont rudes. Vendredi, les juges Jean-Marie d’Huy et Henri Pons ont mis en examen l’ancien Premier ministre pour «complicité de dénonciation calomnieuse et d’usage de faux, recel de vol et d’abus de confiance» dans l’affaire Clearstream. L’ancien chef du gouvernement a été placé sous contrôle judiciaire. Il lui est interdit de rencontrer les autres mis en examen, mais surtout, fait exceptionnel, l’ancien Président Jacques Chirac. S’il peut se déplacer en France et à l’étranger, Dominique de Villepin doit acquitter une caution de 200 000 euros.
Sa démarche reste nonchalante. Il passe les portiques de sécurité, et déjà il offre son regard à la meute des photographes. Sourit, s’arrête. Il rejoue l’exercice tant renouvelé du point presse sur les marches du pôle financier, entouré à distance de gendarmes .
PARIS - "C'est la Cour de justice de la République qui est compétente" pour juger l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, mis en examen dans l'affaire Clearstream, a estimé lundi le député UMP Hervé Mariton.
"Comme tout Français, Dominique de Villepin doit répondre au juge. Simplement ce qu'il a fait, il l'a fait comme ministre, et la constitution est claire: un ministre répond de ses actes devant la Cour de justice de la République", a déclaré Hervé Mariton sur France-2.
"Je pense personnellement que c'est la Cour de justice de la République qui est compétente", a-t-il ajouté. "Il s'agit de répondre aux juges que les institutions ont défini".
Selon Hervé Mariton, l'ex-Premier ministre est "en mesure de répondre aux questions que la justice veut lui poser".
D'après le député villepiniste, "la mise en examen était prévisible" mais "les mesures de contrôle judiciaire sont extrêmement sévères".
A la question de savoir si l'ex-Premier ministre avait agi dans "l'intérêt de la France", l'élu de la Drôme a répondu: "C'est plausible. A la justice d'établir les faits". AP
PARIS (Reuters) - Dominique de Villepin, mis en examen vendredi dans le cadre de l'affaire Clearstream, sera à nouveau entendu par les juges en septembre, selon un de ses avocats.
Le Journal du dimanche, qui annonçait cette convocation pour la fin août, ajoutait que les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons "semblent plus que jamais décidés à recueillir les explications de Jacques Chirac et à réentendre Michèle Alliot-Marie".
Dominique de Villepin a été mis en examen pour "complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol, recel d'abus de confiance et complicité d'usage de faux" par les juges dans l'enquête sur une possible conspiration politique.
Vendredi, l'ancien Premier ministre a demandé aux juges un délai avant de répondre à leurs questions afin de prendre connaissance du volumineux dossier.
Soupçonné d'avoir participé à une manipulation visant à nuire à Nicolas Sarkozy à l'aide des faux listings de la société Clearstream, il a fait appel du contrôle judiciaire qui lui a été imposé et qui prévoit le versement d'une caution de 200.000 euros ainsi que l'interdiction de rencontrer les protagonistes désignés de l'affaire ainsi que l'ancien président Jacques Chirac.
Il avait déclaré vendredi à la presse qu'il répondrait "à l'ensemble des questions qui (lui) seront posées" mais ses avocats avait précisé qu'il n'avait pas encore décidé de contester ou non la compétences des juges.
Les actes commis par les ministre ne peuvent en effet, en principe, faire l'objet de procédures que devant la Cour de justice de la République, une juridiction spéciale.
Jean-Louis Gergorin, un des protagonistes de l'affaire, a de son côté dit aux juges que Dominique de Villepin lui avait demandé de communiquer à un juge les listings falsifiés de comptes bancaires sur lesquels apparaissait le nom de Nicolas Sarkozy.
Selon des extraits de l'audition de Jean-Louis Gergorin publiés dans la presse, il a précisé que Dominique de Villepin lui avait dit que cette instruction émanait du président de la République de l'époque, Jacques Chirac.
Michèle Alliot-Marie, une des intervenantes de ce dossier alors qu'elle était ministre de la Défense, a déjà été interrogée par les juges en novembre 2006.
PARIS - Volant au secours de Dominique de Villepin mis en examen vendredi dans l'affaire Clearstream, le député UMP de l'Hérault Jean-Pierre Grand a proposé dimanche de lui offrir sa place à l'Assemblée afin que l'ancien Premier ministre puisse "se défendre politiquement".
"Cette affaire, c'est une véritable affaire Dreyfus", a affirmé le député sur iTélé, après avoir fait sa proposition dans une tribune publiée par le "Journal du Dimanche".
"Vous avez vu la violence de ce qui est fait contre Dominique de Villepin? Les perquisitions... ils sont allés jusqu'à démonter les lits des enfants! Dans quel monde on vit?", s'est-il indigné.
"On veut le mettre à terre, on veut l'humilier, parce que demander 200.000 euros de caution c'est une mesure qui généralement s'applique aux très grands délinquants pour qu'ils ne quittent pas le territoire national", a-t-il dénoncé.
"Aujourd'hui, si on veut vraiment qu'il puisse se défendre (...) il faut qu'il rentre dans le jeu politique, il faut qu'il siège au Parlement français", a expliqué Jean-Pierre Grand.
"En traitant Dominique de Villepin comme s'il était à la tête d'un réseau de trafiquants de drogue, les juges et les policiers portent atteinte à la démocratie", assure le député dans le JDD, estimant que Dominique de Villepin "n'a fait que son devoir de ministre en demandant, probablement, la vérification normale d'un fichier intimement lié à l'affaire des frégates de Taïwan et donc aux intérêts stratégiques de la France".
"Nous sommes suffisamment nombreux comme députés à le soutenir pour que l'un d'entre nous fasse le geste politique fort de démissionner afin qu'il puisse siéger à l'Assemblée nationale. (...) Je suis prêt à lui proposer le mien si cela peut être utile à la défense de son honneur et de la démocratie", affirme-t-il, jugeant cette mise à l'écart "tellement grave et injuste".
Mis en examen vendredi pour "complicité de dénonciation calomnieuse, complicité d'usage de faux, recel de vol et recel d'abus de confiance" et placé sous contrôle judiciaire, l'ancien Premier ministre sera de nouveau entendu par les juges d'instruction dans le courant du mois de septembre, a-t-on appris de sources judiciaires. AP
PARIS - La mise en examen de Dominique de Villepin dans le cadre de l'affaire Clearstream va permettre à l'ancien Premier ministre de mieux se défendre et à l'enquête d'entrer dans une "nouvelle phase", a déclaré le député UMP Hervé Mariton vendredi.
"On entre dans une nouvelle phase qui permettra à Dominique de Villepin de connaître le fond du dossier, de savoir exactement ce qu'on lui reproche", a estimé sur RMC l'élu de la Drôme, proche de M. de Villepin. "Plutôt que de commenter des papiers de presse, et souvent de commenter des commentaires, (...) on va venir aux faits directement", a-t-il ajouté.
Exprimant sa "sympathie" à l'égard d'un homme pour qui il a "beaucoup d'estime(...) comme homme politique et comme homme", Hervé Mariton a estimé que "sans le travail et les résultats de Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy n'aurait pas pu être élu président de la République".
Hervé Mariton a reconnu que les relations entre MM. Sarkozy et de Villepin n'étaient pas bonnes, "tout le monde s'en est rendu compte", mais "ça n'a pas empêché Dominique de Villepin, en responsabilité, de prendre position pour Nicolas Sarkozy, à l'élection présidentielle", a-t-il souligné.
"Est-ce que ces relations avaient atteint un degré de détérioration, le commentaire est libre là-dessus", a déclaré M. Mariton, avant de conclure qu'il fallait "différencier le fait politique et le fait judiciaire".
Dominique de Villepin a été mis en examen vendredi pour "complicité d'usage de faux", "complicité de dénonciation calomnieuse","recel de vol" et "recel d'abus de confiance". Il est soupçonné par les juges d'avoir participé à un montage visant à discréditer Nicolas Sarkozy. AP
PARIS (AFP) - L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a été mis en examen vendredi par les juges de l'affaire Clearstream notamment pour "complicité de dénonciation calomnieuse", avec interdiction de rencontrer les principaux protagonistes du dossier dont Jacques Chirac.
L'ancien Premier ministre a nié avoir participé à une "quelconque manoeuvre politique", annonçant qu'il faisait appel du contrôle judiciaire qui lui impose en outre une caution de 200.000 euros.
M. de Villepin, arrivé à 09H40 au pôle financier, de retour de vacances en Polynésie française, est resté moins d'une heure au pôle financier, refusant de répondre aux questions des magistrats dans l'attente de "prendre connaissance du dossier". Ceux-ci l'ont mis en examen pour "complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol, recel d'abus de confiance et complicité d'usage de faux".
Ils l'ont placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction de rencontrer Jacques Chirac, ainsi que les principales personnes mises en cause. M. de Villepin est toutefois autorisé à se déplacer librement.
A sa sortie, M. de Villepin a affirmé qu'"à aucun moment", il "n'avait demandé d'enquête sur des personnalités politiques" ni "participé à une quelconque manoeuvre politique", ayant agi "pour faire face à des menaces internationales" et de nature "économique".
"C'est strictement dans ce cadre que j'ai agi, c'était mon devoir comme ministre", a-t-il dit, ajoutant: "Je ne vous cache pas que ces mises en cause sont douloureuses pour moi et pour ma famille mais je me battrai pour que dans le cadre de l'instruction, la vérité puisse enfin apparaître".
Il est soupçonné d'avoir participé à une conspiration visant à déstabiliser l'actuel chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, partie civile dans ce dossier depuis janvier 2006.
Le nom de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Economie, est mentionné dans des listings de l'organisme financier Clearstream.
Un "corbeau" les avait envoyés anonymement au juge Renaud van Ruymbeke en 2004, accompagnés de lettres. De nombreuses personnalités y étaient accusées d'avoir perçu des pots-de-vin sur la vente de frégates à Taïwan en 1991. Le magistrat a démontré que ces documents avaient été trafiqués.
La publication en mai 2006 de premières notes du général Philippe Rondot, témoin capital qui a tout consigné dans des fiches personnelles, suggérait déjà une implication de Dominique de Villepin mais aussi de Jacques Chirac: "Si nous apparaissons, le PR (président) et moi, nous sautons", aurait notamment dit M. de Villepin au militaire.
En visite à Libreville, le président Sarkozy n'a eu aucun commentaire, tout comme le successeur de M. de Villepin, François Fillon, en déplacement à Madrid.
La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a souhaité "que la justice puisse le plus rapidement possible donner le fin mot" de l'affaire.
Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a jugé que M. de Villepin devait bénéficier de "la présomption d'innocence".
Dominique de Villepin avait déjà été entendu 17 heures en décembre 2006. Il avait alors écarté toute responsabilité. Mais la révélation fin juin de notes informatiques inédites du général Rondot, qui pensait les avoir effacées, a relancé l'affaire.
Jean-Louis Gergorin - ex-vice-président d'EADS et ami de M. de Villepin - qui avait reconnu en mai 2006 être l'expéditeur des courriers anonymes, a affirmé aux juges la semaine dernière que c'est bien à la demande de celui-ci qu'il avait décidé de "saisir" un juge, et ce sur "instruction" de Jacques Chirac. L'interdiction faite à M. de Villepin de le rencontrer, souligne son implication potentielle dans le dossier même si l'ancien chef de l'Etat a déjà fait savoir qu'il ne pourrait répondre à une convocation des juges, arguant de l'immunité liée à sa fonction présidentielle.
M. Gergorin a cependant certifié que M. de Villepin avait cru, comme lui-même, à l'authenticité des listings.
La position de M. de Villepin qui dit avoir agi en tant que ministre est d'importance car seule la Cour de justice de la République (CJR) CJR peut juger les anciens ministres pour des faits commis dans le cadre de leurs fonctions.
Face à la campagne de mensonge, de calomnie, de désinformation, et de manipulation, les jeunes villepinistes lancent un appel à la mobilisation pour soutenir l'ancien Premier Ministre Dominique de Villepin dans le cadre du complot qui s'organise contre lui. Nous voulons que la justice fasse son travail, librement avec le souci de faire éclater la vérité. Nous mettons en place un blog libre, d'information, d'actualité, et de soutien.
"L'équipe du blog halte au complot contre Villepin"
Dominique de Villepin est arrivé jeudi soir à 21h50 (heure de Tahiti) à l'aéroport de Tahiti-Faa'a pour des "vacances privées" avec sa femme et deux de ses enfants. Il a été couronné par le sénateur UMP, Gaston Flosse, proche de Jacques Chirac.
"Je reste une dizaine de jours", a déclaré aux médias l'ancien Premier ministre à sa descente d'avion, soit jusqu'au 24 juillet. Il sera donc à temps à Paris où il est convoqué le 27 juillet par les juges dans le cadre de l'affaire Clearstream. Une affaire qui fait apparaître le supposé compte japonais de Jacques Chirac, mentionnant Gaston Flosse comme l'un des acteurs de cette filière nippone. Jacques Chirac a fermement démenti tout comme Gaston Flosse d'ailleurs.
La famille Villepin devrait séjourner à Bora Bora jusqu'au 18 juillet avant de rejoindre les Marquises et Moorea du 21 au 24 juillet. Dominique de Villepin ne devrait pas assister aux festivités officielles du 14 Juillet dans la capitale polynésienne. AP
PARIS (AFP) - L'ancien Premier ministre, Dominique de Villepin, mis en cause dans l'affaire Clearstream, est de nouveau convoqué, "fin juillet" chez les juges d'instruction Jean-Marie d'Huy et Henri Pons "qui envisagent de le mettre en examen", a-t-il annoncé mardi dans un communiqué.
Cette convocation devrait avoir lieu le 27 juillet, a indiqué à l'AFP l'un de ses avocats, Me Olivier d'Antin, qui a précisé que l'ancien Premier ministre comptait "bien sûr" se rendre à ce rendez-vous que lui ont fixé les juges financiers.
M. de Villepin "réaffirme à cette occasion qu'il a agi strictement dans le cadre de ses fonctions de ministre des Affaires étrangères et de ministre de l'Intérieur et dément toute implication pénale dans ce dossier".
Cette précision est liée à l'alternative procédurale qui se présente dans ce dossier. Seule la Cour de justice de la République (CJR) peut juger les ministres ou anciens ministres pour des faits commis dans le cadre de leurs fonctions mais si ces faits sont reconnus détachables de la fonction, ils peuvent être traduits devant une juridiction de droit commun.
Selon une source judiciaire, trois possibilités existent: soit le ministre reconnaît la compétence des juges et accepte de répondre à leurs questions, soit il refuse de leur répondre et fait appel de sa mise en examen devant la chambre de l'instruction, soit enfin, il peut saisir la chambre criminelle de la Cour de cassation pour obtenir le déssaisissement des juges de droit commun au profit de la CJR.
L'ancien Premier ministre avait déjà été convoqué le 22 décembre 2006 et avait passé environ 17H00 dans le cabinet des juges, réfutant toute implication dans l'affaire Clearstream.
L'ex Premier ministre « dément formellement avoir pris quelque initiative que ce soit, ni en direction du juge van Ruymbeke, ni en faveur de Imad Lahoud ».
- Comment avez-vous vécu ces deux perquisitions en moins de 24 heures ? - Je suis stupéfait et indigné de voir qu'on peut instruire le procès de quelqu'un dans les médias alors qu'il n'a même pas accès au dossier. Les attaques dont je suis victime sont d'autant plus insupportables qu'elles sont alimentées par des violations sélectives, orientées et répétées du secret de l'instruction. J'ai toujours agi en pleine transparence vis-à-vis de la justice. En répondant en tant que témoin pendant 17 heures à toutes les questions des magistrats, j'ai montré que je n'entendais pas me dérober. Je ne réclame aucun traitement particulier. Seulement le respect des droits élémentaires de tout citoyen. Or, ces derniers jours, ces droits sont bafoués. Trois ans après les faits, est-il vraiment utile de perquisitionner mon domicile, poser des scellés dans mon bureau, tout cela en mon absence, pour saisir les quelques documents que j'aurais mis spontanément à disposition de la justice si cela m'avait été demandé ? - N'est-il pas normal que les juges cherchent à établir la vérité ? - On veut à tout prix présenter cette affaire comme un règlement de comptes politique. Mais je le redis : à aucun moment je n'ai demandé à qui que ce soit d'enquêter sur des personnalités politiques, encore moins de les compromettre. Au contraire, les demandes d'évaluation que j'ai faites dans le cadre de mes fonctions de ministre des Affaires étrangères et de ministre de l'Intérieur, témoignent de mon souci de discrétion et de prudence. Toutes ces évaluations n'ont d'ailleurs rien donné. L'origine de cette affaire, ce sont des rivalités industrielles et financières. Je comprends bien qu'il soit plus intéressant de se concentrer exclusivement sur de soi-disant rivalités politiques. Mais ce n'est pas le sujet et cela ne l'a jamais été. Comment passe-t-on d'un dossier économique à un dossier politique ? Il y a là un mystère. A force de s'acharner contre moi, on s'éloigne de la vérité.
« Me battre pour la vérité »
- Alors selon vous, le général Rondot ment ? - Je démens formellement avoir pris quelque initiative que ce soit, ni en direction du juge van Ruymbeke, ni en faveur de Imad Lahoud que je n'ai jamais rencontré. Comment peut-on instruire une affaire à partir d'éléments approximatifs, parcellaires, parfois contradictoires ? Je suis bien placé pour savoir que je n'ai jamais tenu les propos rapportés aujourd'hui par la presse. On ne cesse de citer le général Rondot : mais je note qu'il n'aurait été que très rarement le témoin des faits ou des citations qu'il mentionne. Il fait état de confidences de la part d'acteurs de ce dossier, mais il ne les a pas recueillies lui-même. De simples rumeurs, on fait des preuves. Dans ce contexte, comment peut-on considérer comme des preuves fiables ces éléments informatiques ? Je serais curieux de connaître les raisons ou les motivations qui poussent certains à présenter une version des faits qui sert probablement leurs intérêts, mais certainement pas la vérité. - Qu'allez-vous faire maintenant ? - Je suis tout à fait serein sur ce dossier. Je vais bien évidemment me battre pour la vérité. Je n'accepterai pas d'être un bouc émissaire, ce serait trop facile.
PARIS - L'ancien ministre de l'Economie Hervé Gaymard a qualifié vendredi d'"abracadabrantesque" l'affaire Clearstream et la perquisition chez Dominique de Villepin.
"Cela ne m'intéresse pas vraiment" mais "tout le monde assiste à cette affaire comme un feuilleton télévisé ou une bande dessinée", a commenté Hervé Gaymard sur LCI. "Tout cela ne doit pas nous détourner des problèmes réels de la France d'aujourd'hui".
"Si l'expression n'avait pas été déjà employée, je dirais que tout cela est abracadabrantesque", a lancé l'ancien ministre, qui avait été contraint à la démission pour une affaire d'appartement dont les travaux avaient été en partie réglés par l'Etat.
"Cette affaire Clearstream, je n'ai pas de commentaire particulier à faire, personne n'y comprend rien", alors que "cela fait deux, trois ans qu'on nous parle de ce sujet", a déploré le député UMP de Savoie. AP
PARIS - Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a noté vendredi qu'"une perquisition peut aussi servir à disculper" au lendemain de la perquisition au domicile de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin dans le cadre de l'affaire Clearstream.
"Je n'ai aucune espèce de raison de penser" que Dominique de Villepin est impliqué dans cette affaire, a déclaré Jean-Louis Borloo sur RTL.
En tant qu'"ancien avocat, avant de me laisser penser que quelqu'un est condamné ou coupable parce qu'il y a une perquisition, ou parce que la justice essaie d'y voir clair, je vous rappelle qu'une perquisition peut aussi éventuellement servir à disculper quelqu'un", a-t-il souligné.
Cette perquisition intervenait après l'audition comme témoin assisté du général Philippe Rondot, qui a été interrogé sur des fichiers retrouvés au terme d'une expertise informatique de son ordinateur portable.
Dans l'une de ces notes, le militaire écrit que Jean-Louis Gergorin, corbeau présumé de l'affaire, lui a confié, le 4 mai 2004, avoir reçu des instructions de Dominique de Villepin de rencontrer le juge Renaud van Ruymbeke. Dans une note ultérieure, Rondot écrit que, selon Imad Lahoud, alors informaticien à EADS, M. Gergorin aurait reçu instruction de Dominique de Villepin, elle-même formulée par le président Jacques Chirac, de "balancer Nicolas Sarkozy". AP
PARIS - L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a indiqué jeudi dans un communiqué qu'il n'avait cherché ni "à enquêter ni compromettre aucune personnalité politique dans l'affaire Clearstream".
Une expertise informatique de l'ordinateur du général Philippe Rondot, personnage-clé de l'affaire Clearstream, laisse apparaître des notes du militaire à la retraite dans lesquelles M. De Villepin aurait donné pour instruction à Jean-Louis Gergorin de transmettre des listings falsifiés de Clearstream à la justice.
Dominique de Villepin, qui a été entendu comme témoin dans cette affaire, souhaite dorénavant bénéficier du statut de témoin assisté pour "se défendre et faire valoir la vérité". AP