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La route sera longue et parsemée d'embûches mais finalement nous pourrons conclure par ceci: "Tout vient à point à qui sait attendre..." Laetimeg

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10/04/2007 16:45
Commémoration de la bataille de Vimy (0 commentaire)

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Dominique de Villepin s’est rendu, le 9 avril, sur le site de la bataille de la crête de Vimy, en compagnie de la reine d’Angleterre et du Premier ministre canadien.

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Majesté,
Monsieur le Premier ministre du Canada,
Mesdames et Messieurs les ministres
Mesdames et Messieurs les parlementaires et les élus,
Mesdames et Messieurs les ambassadeurs,
Monsieur le préfet,
Messieurs les officiers généraux,
Mesdames, Messieurs

Nous sommes réunis aujourd’hui devant le monument à la mémoire des soldats canadiens tués lors de la bataille de Vimy.

Il y a quatre-vingt dix ans, le lundi de Pâques de l’année 1917, une offensive alliée s’attaquait ici à une forteresse ennemie, une forteresse protégée par du béton armé, des barbelés, des nids de mitrailleuses, des mines et des tranchées, une forteresse qui avait déjà coûté la vie à plus de 150 000 soldats de l’entente.

Ninety years ago this Easter Monday, after a week of shelling the enemy lines, in driving sleet thirty-five thousand Canadian soldiers launched their assault. Beneath a deluge of fire, they advanced towards the German defences. By midnight on Tuesday, Vimy Ridge had fallen. Three thousand six hundred Canadian troops were dead and eleven thousands wounded. By their courage and their spirit of sacrifice, those who fought at Vimy struck one of the first of the blows that opened the way to victory a year and a half later.

Altogether sixty-six thousand Canadians, all volunteers, many of them so young, coming from all over Canada, were to give their lives for this war fought so far from home. They did so out of solidarity with Great Britain and with France, their brothers. That is why on July twenty-sixth nineteen thirty-six, King Edward the eighth, your uncle, Madam, inaugurated this monument of commemoration and gratitude.

Your nation, Mr. Prime Minister, displayed this same solidarity again at Dieppe on August nineteenth nineteen forty-two, and on D-Day, when Canadian troops were in the front line on Juno Beach, paving the way for the Liberation of Europe.

Les héros de Vimy sont morts pour défendre des valeurs qui depuis n’ont cessé de nous unir et de nous rassembler : des valeurs de paix, de liberté, de tolérance et de respect de l’homme. Ces valeurs, nos démocraties doivent continuer à les défendre partout à travers le monde. C’est pour cela que nous nous engageons ensemble pour sauvegarder la paix en Bosnie, en République démocratique du Congo, en Haïti ou en Afghanistan. C’est pourquoi je veux, au nom de la France, rendre un hommage solennel aux soldats canadiens tombés sur le sol français. J’ai également une pensée émue pour les six militaires canadiens qui ont trouvé la mort hier alors qu’ils accomplissaient leur devoir en Afghanistan.

A nos alliés britanniques, je veux exprimer notre indéfectible reconnaissance.

Sur cette terre d’Artois qui a tant souffert, et où nos alliés ont été nos libérateurs, la France dit merci au Canada. Thank you Canada.

Aux vétérans de la grande guerre, je veux dire avec émotion, l’admiration et la profonde gratitude de la nation toute entière.

Honneur aux soldats canadiens ! Honneur au Canada ! Vive la République ! Vive la France !

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09/04/2007 21:33
Visite du ministre palestinien des Affaires étrangères (0 commentaire)

 

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Le Premier ministre a reçu M. Ziyad Abou Amro, ministre palestinien des Affaires étrangères, le 3 avril, à l’Hôtel de Matignon.

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03/04/2007 16:42
Villepin prend ses distances avec Sarkozy (0 commentaire)

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PARIS (AP) - Dominique de Villepin a beau soutenir officiellement Nicolas Sarkozy, il a profité lundi de sa 20e et dernière conférence de presse mensuelle pour se démarquer du "candidat de sa famille politique" et vider son sac sur tous les sujets.

Le chef du gouvernement n'a pas hésité à prendre ses distances avec la proposition de ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale défendue par le candidat UMP, tout en réaffirmant son soutien à Nicolas Sarkozy.

"Aujourd'hui, s'il faut aller plus loin, j'aurais tendance à préconiser plutôt une agence de l'immigration, comme cela existe dans d'autres pays", a lâché M. de Villepin.

Le Premier ministre a confié avoir été en désaccord avec cette proposition lorsqu'il était ministre de l'Intérieur en 2004-2005 avant sa nomination à Matignon et que M. Sarkozy avait évoqué cette idée dans les réunions interministérielles.

Dominique de Villepin a multiplié les piques en direction de Nicolas Sarkozy durant cet ultime rendez-vous mensuel avec la presse, comme aux plus belles heures de sa cohabitation tumultueuse avec l'ex-ministre de l'Intérieur. Alors que le candidat UMP est accusé par ses adversaires d'opposer les Français les uns aux autres, il a fortement insisté dans son propos liminaire sur la "nécessité du rassemblement".

"Si nous n'avons pas en permanence le souci de donner une place à chacun, il y a des risques de fracture", a-t-il répondu lorsqu'on l'a interrogé sur le fossé entre le candidat UMP et certains jeunes de banlieue.

"Nous sommes un pays qui connaît des pulsions, des soubresauts, des tentations, et il faut en permanence être soucieux de rassembler. Par définition celui qui a cette charge au premier rang, c'est le président de la République", a-t-il rappelé.

Loin des "ruptures" préconisées par M. Sarkozy, Dominique de Villepin a de nouveau plaidé pour une "adaptation" du modèle social français. Sur l'éducation, la santé, les transports, "on peut rester fidèle à une tradition française de service public".

Le Premier ministre a certes réaffirmé son soutien, annoncé le 12 mars, au "candidat de sa famille politique", mais du bout des lèvres et sans citer son nom. Il n'a ainsi pas prononcé une phrase de son discours écrit affirmant qu'il était "aux côtés" de M. Sarkozy. "La chose est prévue", a-t-il simplement lâché quand on lui a demandé s'il comptait faire un déplacement de terrain avec le candidat.

Et il n'a pas désavoué François Goulard et Azouz Begag, les deux ministres qui soutiennent François Bayrou. "Un gouvernement, ce n'est pas une caserne", a-t-il dit.

Dominique de Villepin a passé le reste de sa conférence de presse à défendre le bilan de ses 22 mois à Matignon. "Je crois laisser la France dans un meilleur état que celle que j'ai trouvé", s'est-il vanté.

Alors que la réalité de la baisse du chômage est contestée par la gauche et les associations, il a rappelé avoir ramené le taux de chômage de 10,1% à 8,4% de la population active et mis en garde ceux qui entretiennent la polémique contre le risque de favoriser les extrêmes.

Le Premier ministre est en revanche resté discret sur son avenir personnel. S'il a confié vouloir enseigner "aux Etats-Unis, en Chine, au Moyen-Orient, en Afrique", il a expliqué que ce ne serait pas son "activité principale".

Celui qui semblait en position de rivaliser avec Nicolas Sarkozy jusqu'à la crise du CPE a juré ne nourrir aucun regret. Dans une confidence, Dominique de Villepin a affirmé que "la chose était claire" depuis le jour où Jacques Chirac l'a nommé à Matignon. "Il m'a dit: 'mon cher Dominique, est-ce que vous savez que dans ce cas-là vous ne serez pas candidat à la présidence de la République?' Je lui ai dit oui, je le sais, mais je pense que la situation de notre pays le justifie", a confié le Premier ministre. "Cette mission s'achève, c'est la vie." AP


02/04/2007 21:56
Allocution lors de la 20e conférence de presse mensuelle (0 commentaire)

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Je suis heureux de vous accueillir pour cette dernière conférence de presse, après deux ans de travail intense au service de tous les Français.

Je voudrais d’abord remercier tous les ministres et ministres délégués qui ont participé à ce gouvernement de mission. Chacun ici a fait preuve d’engagement, d’énergie et de compétence. Oui, du fond du cœur, merci. Nous aurions tous voulu faire davantage. Nous aurions tous voulu apporter plus de solutions aux difficultés de chacun. Mais nous pouvons être fiers du chemin parcouru.

Alors vous me permettrez de tirer les enseignements de ces deux ans pour mieux préparer l’avenir de notre pays.

Le premier enseignement c’est que la politique peut encore changer les choses. A trois semaines d’une échéance majeure, chacun doit avoir conscience que notre pays ne sera pas le même suivant les choix qui seront faits.

On dit partout aujourd’hui que la politique ne peut plus rien, que la mondialisation a restreint les marges de manœuvre, qu’elle est au mieux condamnée à gérer les affaires courantes. Je crois exactement le contraire : la politique reste le seul outil démocratique pour construire un avenir meilleur pour tous les Français.

Simplement la politique doit changer : elle doit être plus attentive aux attentes des citoyens, elle doit obéir comme n’importe quelle autre activité publique à des principes et à des règles.

D’abord, établir un diagnostic partagé : c’est le point de départ de toute action. Cela exige à la fois beaucoup d’énergie et de lucidité. Les différentes conférences que le gouvernement a organisées, sur le désendettement, sur la croissance, sur l’emploi et les revenus, ont répondu à cet objectif.

S’appuyer sur des principes communs : la laïcité, la diversité, l’égalité des chances, l’unité républicaine, voilà une deuxième exigence. Car une action reconnue et soutenue par une majorité de Français s’appuie toujours sur des principes partagés.

Troisième règle : fixer des objectifs clairs. Les Français doivent savoir où ils vont, ils doivent comprendre et connaître les priorités du gouvernement. Ensemble, avec le président de la République, nous avons fait de l’emploi la priorité absolue de ces deux années. Cet engagement a été compris, et il a été tenu. En 24 mois, plus de 400 000 emplois ont été créés. Nous avons ramené le taux de chômage de 10,1 à 8,4 % de la population active. Ce sont les chiffres de l’Insee, confirmés par l’OCDE. Au lieu de polémiquer sur les chiffres, essayons plutôt de faire baisser davantage le chômage et de créer davantage d’emplois de qualité dans notre pays.

Apporter des résultats : autre exigence. Les Français veulent une politique de l’action et des résultats, ils ont raison. J’ai donc tenu une conférence de presse mensuelle, afin de présenter régulièrement les résultats que nous avions obtenus et les améliorations à apporter. Sur le chômage, sur la croissance, sur le désendettement, sur l’éducation, j’ai à chaque fois voulu rendre compte, évaluer et améliorer : après le CPE par exemple, nous avons lancé un grand débat national sur l’université et l’emploi qui a conduit à la mise en place d’un service public de l’orientation.

Enfin il est impératif de tenir ses engagements. Rien n’est plus dommageable à l’action publique que les changements de cap incessants, les revirements à la moindre difficulté, le renoncement à l’intérêt général au profit des intérêts particuliers. Prenez par exemple le désendettement : pour faire progresser les choses, il faut de la détermination et de la constance. Fixer des normes de dépenses, réduire les emplois publics intelligemment et au bon endroit, limiter le train de vie de l’Etat : c’est comme cela que nous sommes parvenus à passer sous la barre des 3 % de déficit public. Aujourd’hui, nous visons pour 2007 un chiffre de 2,3 % qui nous rapprochera des pays les plus vertueux en Europe. Notre endettement public a lui aussi reculé rapidement. Il pourra passer cette année sous les 63% du PIB.

De l’action et des résultats, voilà ce que le gouvernement a voulu apporter chaque mois aux Français : voilà également la ligne de conduite que doit se fixer le prochain Gouvernement.

Le rythme de l’action publique a changé. Nous sommes en quinquennat : les résultats doivent venir vite, les changements doivent être perceptibles rapidement. Mais ils doivent être décidés dans la concertation et le dialogue, conformément aux principes de la loi sur le dialogue social que nous avons fait adopter. Pour répondre à l’exigence de rapidité, j’ai demandé à chacun des ministres de remettre un état des lieux des grands dossiers en cours et des priorités à traiter. Le changement de Gouvernement ne doit pas se traduire par une perte de temps pour les Français. Tous les éléments nécessaires à une prise de décision efficace et juste seront transmis à nos successeurs par les ministres eux-mêmes : je sais que je peux compter sur leur engagement personnel pour favoriser une passation de pouvoir républicaine préparée et organisée.

Parmi ces décisions, tout ce qui concerne l’emploi, la compétitivité de nos entreprises, le pouvoir d’achat des Français me paraît prioritaire. Ce qui a été entrepris doit être poursuivi. Ne perdons pas de temps à détruire ce qui marche, par idéologie ou par volonté de faire autrement. Soyons capables de garder les outils et les réformes qui ont apporté leurs preuves, preuves de leur efficacité pour nous consacrer à de nouveaux chantiers. Ne perdons pas de temps non plus dans des débats théoriques qui n’apporteront aucune réponse aux difficultés de nos compatriotes. De ce point de vue, les institutions de la Vème République me paraissent répondre parfaitement aux impératifs de la décision publique. Ce n’est pas la République qu’il faut transformer : ce sont les blocages de la société française qu’il faut lever. Ne nous plaignons pas des institutions, c’est en général la volonté qui fait défaut beaucoup plus que les instruments.

Pour que la politique puisse vraiment changer les choses, pour que ses résultats puissent s’inscrire dans la durée, il y a une condition sur laquelle je voudrais insister avec beaucoup de force : c’est la nécessité du rassemblement des Français. La France aujourd’hui doit avant tout garantir sa cohésion. C’est le rôle de la politique. C’est aussi son honneur.

Notre vie en commun souffre encore de trop de discriminations. Tout le monde n’a pas les mêmes chances sur notre territoire et dans notre société.

Avec tout le Gouvernement, nous nous sommes battus pour faire évoluer les mentalités et faire une place à chacun. Nous avons pris des décisions très concrètes : la mise en place de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations, la réforme des Zep, le renforcement de l’accompagnement scolaire, la rédaction d’une charte de la diversité.

Ce combat doit être poursuivi : c’est un impératif moral, c’est une condition de l’unité de notre pays. Si nous ne levons pas les difficultés que rencontrent les jeunes les moins qualifiés à l’embauche, si nous n’allons pas plus loin dans la reconnaissance de la diversité française, si nous ne valorisons pas le dynamisme des quartiers difficiles comme celui de toutes les parties de notre territoire, nous allons alors vers une société divisée. Cette société, nous n’en voulons pas, cette société, elle fera perdre la France.

Pas besoin de grandes réformes pour changer la donne dans ce domaine : il faut de la constance, de la détermination, une attention de tous les instants, une conviction partagée par tous. De l’imagination aussi, pour surmonter les blocages : regardez le succès de la classe préparatoire du lycée Henri IV pour les élèves issus des Zep, regardez le succès des projets lancés par l’Essec ou l’Institut d’Etudes politiques de Paris. Ce sont autant de portes qui s’ouvrent, ce sont autant de préjugés qui tombent.

La cohésion de notre pays, elle dépend aussi du respect de la règle de droit et de l’autorité de l’Etat.

L’exigence de sécurité n’est pas une exigence parmi d’autres : c’est le premier droit de tous les Français. Lorsque les règles ne sont pas respectées, lorsque la sécurité n’est pas garantie, lorsque le sentiment d’impunité se développe dans certains quartiers, c’est l’ensemble du pacte social qui est fragilisé. La lutte contre l’insécurité et contre les violences est un combat de tous les instants : elle n’autorise aucune pause, aucun relâchement. Avec Nicolas Sarkozy, nous avons fait avancer les choses : la loi sur la prévention de la délinquance en est le meilleur exemple.

Au-delà de la sécurité, défendons sans relâche un comportement civique : la France a tout à gagner à rester un exemple en matière de défense des valeurs républicaines. Vivre ensemble, c’est respecter les mêmes règles, c’est accepter les mêmes droits et les mêmes devoirs.

Le deuxième enseignement que je tire de ces deux années à Matignon, c’est que les Français demandent des choix courageux et modernes. Ils veulent renouer avec l’esprit pionnier de la France. Il est temps que notre pays retrouve cette audace qui a impressionné les autres peuples du monde et qui a toujours fait notre force.

Nous sommes face à des choix qui doivent nous permettre de refonder le pacte entre le pouvoir et la société française pour les prochaines décennies, comme le pacte fondateur de 1945 avait permis d’ouvrir 30 années de prospérité pour les Français.

En 1945 nous étions les premiers à ouvrir la voie de la reconstruction, de la solidarité et de la croissance. Nous étions à la pointe du combat pour l’Europe. Aujourd’hui nous devons regarder les choses en face : l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne se sont engagées dans la voie de réformes courageuses qui leur ont permis de tirer le meilleur parti de la mondialisation et d’améliorer la vie quotidienne de leurs citoyens. Aussi, nous devons franchir ce pas, en restant nous-mêmes et en confirmant les choix courageux que nous avons faits. Nous sommes au milieu du gué. Rien ne serait pire que de revenir en arrière, comme le propose aujourd’hui le parti socialiste.

Sachons regarder la réalité avec lucidité : il ne sert à rien de refuser de voir la mondialisation. Nous ne dresserons pas des barrières entre le monde et nous : ce n’est pas possible, et ce n’est l’intérêt de personne. Notre intérêt, c’est de nous préparer à ce monde, c’est de nous donner les moyens de nous battre à armes égales avec les autres puissances de la planète. Ne faisons pas croire aux Français qu’ils peuvent s’inventer un monde à part : donnons plutôt à chacun les moyens de conquérir sa place, de réussir et de profiter des opportunités nouvelles.

Car oui, nous sommes bien à la veille de choix majeurs pour la nation : des choix qui engagent l’avenir et qui définiront la place de la France dans le monde. Je suis convaincu que le candidat de notre famille politique est aujourd’hui le mieux à même de porter ces choix. Nous voulons tous ensemble défendre la vision d’un pays qui poursuit, rassemblé dans la voie du changement.

Ce changement, avec le Gouvernement de J.-P. Raffarin, avec mon gouvernement, avec les Français, nous l’avons d’ores et déjà engagé :

Je pense par exemple au développement durable : nous avons pris de l’avance en lançant un programme ambitieux de développement des biocarburants et des énergies propres. Nous avons trouvé des sources de financement originales, comme le Livret vert. Il est essentiel pour la survie de notre planète que nous poursuivions dans cette voie : la mise en place de la charte du développement durable voulue par le président de la République sera un pas important dans cette direction.

Je pense aussi à la santé publique : l’interdiction de fumer dans les lieux publics, qui était attendue par une très large majorité de Français, montre que notre pays est prêt à changer ses comportements pour le bien de tous. Avançons encore dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer, soyons des modèles dans la lutte contre le cancer ou les maladies orphelines : ce sera un atout pour tous nos compatriotes, ce sera un geste de solidarité pour les plus vulnérables, ce sera aussi un exemple pour les autres pays développés.

Je pense enfin au développement des territoires partout en France : avec les pôles de compétitivité, avec le soutien sans réserve au dynamisme des PME, avec les pôles de recherche, nous avons été fidèles à un certain esprit français : celui qui garantit l’équilibre entre les territoires, celui qui sait reconnaître et valoriser les entrepreneurs, celui qui sait installer dans les régions mêmes les plus reculées des entreprises et des laboratoires performants pour ouvrir des perspectives et créer de l’emploi.

Car je crois à l’esprit d’innovation et de mouvement de la France : je crois à l’originalité française, pourvu qu’on lui donne des raisons et des endroits où s’investir. Et c’est bien le rôle des responsables politiques de les définir et de les éclairer. Nous ne rassemblerons pas les Français par la peur de l’avenir ou par la suspicion à l’égard des autres : nous les rassemblerons autour d’idées ambitieuses, nous les rassemblerons autour de projets qui leur permettront d’exprimer leur générosité et leur talent.

Pour relever ce défi, il est temps de définir ensemble un nouveau partage. Partage entre le rôle de l’Etat et le rôle des collectivités locales, partage entre les revenus de l’assistance et les revenus du travail, partage entre la protection sociale de l’Etat et la responsabilité des individus, partage entre le salaire et les profits. Sur toutes ces grandes questions, nous devons redéfinir ensemble nos choix collectifs. Nous ne pouvons plus nous contenter des recettes anciennes. Nous ne pouvons plus adapter, il nous faut refonder.

Prenez l’exemple des salaires : qui peut contester que leur évolution n’a pas été défavorable aux salariés les plus modestes ? Qui peut contester que cette réalité alimente l’individualisme, le doute sur l’efficacité de notre modèle social et la méfiance à l’égard du travail ? Comment peut-on revaloriser le travail si le travail ne paie pas suffisamment, ou moins que les revenus d’assistance ? Il est très généreux d’assurer la gratuité des transports publics à tous les bénéficiaires du RMI : mais est-ce responsable de ne demander aucune contrepartie concrète et vérifiée en matière de recherche d’emploi ? Et que répond-on à tous les salariés qui doivent assumer eux-mêmes leurs frais de transport ?

A force de procéder au coup par coup, au lieu d’avancer au nom d’une politique, on risque d’alimenter le chacun pour soi et d’épuiser les réserves d’enthousiasme, d’innovation, de créativité dans notre pays. Posons les problèmes avec lucidité. Ayons le courage d’assumer qu’un travail intéressant et sûr est la meilleure garantie d’épanouissement de notre société : et nous retrouverons cet équilibre dont dépend notre avenir commun.

Parmi les grands choix qui permettront à la France de retrouver son esprit pionnier, il y en a deux qui sont essentiels : l’éducation d’abord. Nous avons un système d’enseignement qui a toujours été parmi les plus performants en Europe. Il est aujourd’hui à un tournant.

Soit il prend le virage de l’accompagnement personnalisé, de la formation continue, de l’alternance, de l’orientation, du regroupement des forces et de l’attractivité : alors il retrouvera sa vocation première, qui est de permettre à chacun de s’élever dans la société, il retrouvera son mérite et sa grandeur aux yeux de tous les étudiants.

Soit il refuse les adaptations nécessaires, et il fera chaque jour davantage le jeu de ceux qui savent, de ceux qui connaissent les bonnes filières, les bons circuits, les bonnes formations, et il laissera de côté une partie importante des jeunes du pays pour laisser place à une simple cooptation.

Le deuxième choix c’est celui de l’indépendance. Une indépendance qui ne veut pas dire fermeture ou aveuglement devant les réalités du monde : mais une indépendance conquise sur la résignation ou l’alignement, une indépendance qui nous permet de défendre l’Europe politique, de participer au développement des pays les plus fragiles, une indépendance qui refuse la violence et l’intolérance au profit de la paix et du dialogue des cultures.

Chers amis, cela a été un immense honneur pour moi de conduire le gouvernement de notre pays. A travers vous, je voudrais remercier le président de la République Jacques Chirac, qui m’a accordé sa confiance. Je voudrais remercier chaque Français et leur dire que je serai toujours soucieux de les servir, que je serai toujours à leur service où que mes choix me conduisent.

La France ne sera jamais un pays comme les autres. Son originalité fait sa force. Son rassemblement fait sa force. Ne nous divisons pas. Restons nous-mêmes, avec nos singularités, avec nos différences, mais toujours soucieux d’avancer unis, sans jamais laisser personne au bord du chemin.

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02/04/2007 21:49
Renforcer les liens d’amitié entre la France et la Chine (0 commentaire)
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Dans le cadre du programme d’échanges de 800 jeunes entre la France et la Chine, Dominique de Villepin a reçu, le 29 mars, la première délégation de 100 jeunes Chinois, responsables politiques et d’organisations de jeunesse.
"Vous symbolisez la force du partenariat entre la France et la Chine" : c’est en ces termes que Dominique de Villepin s’est adressé à la délégation chinoise venue découvrir la France à travers les domaines artistique, culturel, associatif, politique, scientifique et technologique. Imaginé par le Premier ministre et son homologue chinois, Wen Jiabao, le programme a déjà permis à 400 jeunes Français d’aller visiter la Chine, en mai 2006, à l’invitation des autorités chinoises. Dominique de Villepin a salué ces jeunes Chinois et Français, " pionniers d’une nouvelle relation entre nos deux pays", et a souhaité "permettre à ceux qui ont appris à se connaître et à s’apprécier, de continuer à travailler ensemble au service de nos deux nations".

Mieux répondre ensemble aux nouveaux défis du monde

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En insistant sur l’importance des liens tissés entre les deux pays, "des liens de fascination et de proximité, de respect et d’admiration", le Premier ministre a plaidé, plus largement, pour l’unité de la communauté internationale dans la lutte contre la prolifération nucléaire, notamment en ce qui concerne la question iranienne. "La solution ne peut être militaire", a-t-il rappelé. En rendant hommage à la Chine pour son rôle "très positif" dans le dossier nord-coréen, Dominique de Villepin a insisté sur les grands principes qui doivent guider les relations internationales : le respect du droit, le respect des identités - "une condition morale mais aussi de notre sécurité" - et "l’encadrement de la force par le droit et le primat de la sécurité collective".





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