Dominique de Villepin serait-il inspiré par Napoléon Bonaparte ? Une question qui semble aller d’elle-même lorsque ce dernier révèle sa fascination pour cet homme de la Révolution, comme il se plait à dire. Une admiration qui s’est déclarée à l’adolescence et qui se poursuit encore aujourd’hui puisqu’il publie son troisième ouvrage sur celui qui fut l’homme de l’Ancien Régime. Il évoque ensuite l’affaire Clearstream. Malgré les accusations portées contre lui et son entourage, il n’en reste pas moins serein et persuadé de son intégrité dans le regard des Français.
C'est bien connu : quand tout va mal, c'est la faute à la presse. Nicolas Sarkozy, qui qualifie désormais en privé les journalistes de «connards», a décidé d'interdire l'accès des voyages présidentiels à la journaliste du «Point» Anna Bitton, auteur du livre «Cécilia», dans lequel l'ex-épouse du président ne mâchait pas ses mots à l'encontre de son ex-mari. Cette journaliste n'a ainsi pas pu participer au voyage en Guyane, faute d'accréditation, et elle n'est pas près d'y revenir, à en croire Franck Louvrier, conseiller pour la presse de Sarkozy à l'Elysée. Selon lui, «on ne peut pas être accrédité» pour ces voyages lorsqu'on est «impliqué dans une procédure judiciaire avec l'ex-épouse du président» (Cécilia ex-Mme Sarkozy a été déboutée de sa demande de saisie du livre, mais elle a fait appel). «Elle a insulté le président de la République, poursuit Louvrier, elle ne peut donc pas monter dans des avions de la République. Avoir voulu venir en Guyane, en pleine promotion de son livre, était une provocation. Il y a des limites à l'indécence. On accepte qui on veut. Mais rien ne l'empêche de faire son métier. Elle a accès aux conférences de presse.» La preuve, selon lui, elle pourra suivre le prochain Conseil européen de Bruxelles. Certes, mais ce voyage-là - un trajet court - ne nécessite aucun transport collectif, chaque journaliste y allant par ses propres moyens. Le conseiller pour la presse ajoute enfin que les mêmes pratiques valaient sous Mitterrand et Chirac. Que Nicolas Sarkozy répugne à recevoir ou à accorder des entretiens à ceux qui lui déplaisent, on le conçoit. Tous les hommes politiques, de droite ou de gauche, le font. Qu'il leur interdise l'entrée de son bureau et celui de tous ses collaborateurs, c'est son droit. Mais quoi qu'on pense par ailleurs du livre - au-delà des limites de l'intime de cette consoeur, la décision de Nicolas Sarkozy pose un vrai problème de principe : est-ce à l'Elysée de choisir ses journalistes ?
Voilà un président qui avait toutes les cartes en mains, une droite domestiquée, une gauche évanescente, une extrême-droite marginalisée. Comment a-t-il fait, lui le conquérant de 2007, pour devenir aussi vite l'homme de tous les échecs ?
L'autre jour, à Marseille, un socialiste facétieux s'est amusé à reproduire puis à coller sur les murs de son canton l'affiche de son adversaire victorieux aux législatives de juin dernier. «Mes engagements aux côtés du président». Ce témoignage gênant d'une passion révolue a été prestement escamoté. Ce sont les militants UMP qui se sont chargés de cette tâche. Ainsi va la politique, sous l'ère Sarkozy. Le quinquennat n'a pas encore un an et le président est déjà un boulet pour la droite. Hier, on s'affichait à son côté. Aujourd'hui, on le cache. Tous les candidats UMP qui battent en ce moment la campagne le reconnaissent aisément, en regardant le bout de leurs chaussures. Comme le dit un baron de la droite bourguignonne, revenu effaré la semaine dernière d'une tournée dans ses cantons : «Le nom de Sarkozy est devenu imprononçable. La gressivité de nos électeurs à son endroit est d'une violence inouïe. Si, demain, il fallait voter dans des élections nationales, nous serions tous balayés.» Plus que de la contestation d'une politique, c'est du rejet d'un homme qu'il s'agit. Les sondages qui, les uns après les autres, soulignent un mouvement que rien ne paraît pouvoir freiner donnent la mesure de ce divorce. Sous la Ve République, il y a eu des présidents plus impopulaires que ne l'est désormais Nicolas Sarkozy. Ils étaient usés après un long parcours à la tête de l'Etat. Rien de tel, en l'occurrence. Même Jacques Chirac, début 1996, ne se trouvait pas dans une situation aussi originale. S'il plongeait, c'était avec son Premier ministre. Ce qu'il payait au prix fort, à l'époque, c'était le non-respect de ses engagements de campagne, comme François Mitterrand, en son temps. Sa rupture avec l'opinion était à la fois moins intense et moins personnalisée. Au fond, elle semblait plus logique et plus aisément décryptable.
On est là au coeur du mystère Sarkozy : ce qui arrive aujourd'hui est, au sens propre du terme, inimaginable. D'où cette panique, à droite, que le petit livre nostalgique et navré de François Léotard exprime à la perfection. A l'origine, l'ex-patron de l'UDF avait prévu de le titrer : «J'ai voté Sarkozy et je ne me sens pas très bien». Qu'il ait finalement opté pour une formule d'une rare brutalité («Ca va mal finir !») montre que le malaise a laissé place au ressentiment. Ce qui se passe au sommet de l'Etat a d'abord surpris. Puis cela a inquiété. Désormais, ça exaspère. Il n'a pas fallu plus de quelques semaines pour que cette cristallisation produise ses effets délétères. Seul Sarkozy, durant cette période, n'a pas changé. Entre l'échange de Guilvinec en novembre («Descends un peu le dire ! Viens, viens...») et l'altercation du Salon de l'Agriculture, samedi dernier («Casse-toi, pauvre con»), le registre reste identique. C'est là une partie du problème. Cela ne suffit pas à le résumer. François Bayrou l'avait dit depuis belle lurette. Dominique de Villepin l'avait confirmé. Ségolène Royal ou François Hollande le répétaient à l'unisson. Ce quinquennat, fondé sur le mensonge, ne peut pas bien se terminer. On était là dans le registre classique d'une rhétorique politique un brin surjouée quand elle se pique de vigilance. Vieille histoire... Même Pierre Mendès France en avait usé - et abusé - à l'égard du fondateur de la Ve République. On connaît la suite. Les orages annoncés ne sont pas toujours au rendez-vous.
Si Nicolas Sarkozy innove, à ses risques et périls, c'est dans cette manière inconsidérée de gâcher les unes après les autres les cartes qu'il avait eu tant de mal à réunir. Son élection triomphale en mai dernier avait signé la réconciliation des droites et du peuple. Pour la première fois, depuis 1958, un président issu du camp conservateur avait réussi cette synthèse qui aurait dû lui permettre à la fois d'innover et de durer. Une gauche éparpillée, un centre enfoncé ou rallié, une droite domestiquée, une extrême-droite marginalisée : cette martingale était exceptionnelle. Nicolas Sarkozy avait devant lui un boulevard. Il a pris la première impasse qui se présentait à lui. D'où le sentiment qui s'installe que le maître de l'Elysée est l'unique responsable des maux qui aujourd'hui l'assaillent et que seul son caractère précisément l'empêche de redresser la barre. Edouard Balladur, qui au moins dans l'expression est un véritable anti-Sarko, vient de le dire avec des mots qui, dans sa bouche, valent condamnation maximale : «La sincérité n'est pas exclusive d'une certaine sobriété. La prise de décision n'interdit pas la concertation préalable. Il n'est pas non plus indispensable de créer tous les jours l'événement.» En effet... Dans l'équation politique actuelle, il y a bien sûr d'autres facteurs qui entrent en ligne de compte. La crise internationale qui plombe la croissance. Un slogan de campagne ( «Travailler plus pour gagner plus» ) trop bien mémorisé et qui revient soudain comme un boomerang. Tout cela entraîne des turbulences, sans justifier pour autant le crash qui menace. La faute du président, celle qui lui coûte si cher, va bien plus loin qu'une gestion du changement souvent à contretemps et toujours marquée au coin d'un narcissisme un tantinet infantile. Les ruptures que Nicolas Sarkozy a introduites dans la conception d'une présidence moderne sont toutes d'ordre symbolique. Son péché capital est d'avoir remis en cause, parfois par de purs détails ou de simples comportements, ce qui, dans un pays comme la France, légitime l'autorité du chef de l'Etat. Un jour, c'est le pacte républicain, à travers la question laïque. Le lendemain, c'est la mémoire nationale, avec l'affaire des enfants de la Shoah. Un autre jour, ce sont les règles institutionnelles qui fondent le système d'équilibre entre le président et ses conseillers, d'une part, les ministres et le Parlement, de l'autre, le Conseil constitutionnel, enfin. Il n'y a pas de bonne gouvernance sans mesure ni distance. Ce qui suppose que le chef de l'Etat ne soit pas un chef de bande qu'on interpelle ou qu'on tutoie. Ce qui implique aussi que sa simplicité nécessaire ne transforme pas le monarque républicain, propre à la Ve, en un jet-setter fasciné par les paillettes du pouvoir. Sauf à alimenter ces pulsions trop françaises autour du thème éculé d'un prince étranger aux traditions nationales... Il fut un temps, au milieu des années 1990, où Nicolas Sarkozy, alors au creux de la vague, fréquentait un homme qui fut le conseiller en communication de François Mitterrand et de Jacques Chirac. Jacques Pilhan, puisque c'est de lui qu'il s'agit, lui avait expliqué que la position symbolique du chef de l'Etat pouvait certes évoluer en fonction des hommes et des situations mais que cette construction exigeait doigté et surtout persévérance. Il lui avait dit aussi que le pouvoir était avant tout un enfant du désir et que, pour le faire croître, il fallait savoir se faire attendre. Pilhan ne théorisait pas le silence en tant que tel mais le silence qui précède la foudre. Ces leçons-là aussi, Nicolas Sarkozy les a oubliées. Au coeur de l'orage politique et médiatique qui gronde, le président a choisi de s'exposer plus que de raison. A chaque jour sa déclaration en forme de transgression ou de provocation. Radicaliser et flatter sans vergogne les instincts sécuritaires d'une opinion déboussolée. Cliver et victimiser. Plus qu'une méthode, c'est la recette du sauve-qui-peut. Nicolas Sarkozy se promène avec un paratonnerre à la main. Le risque pour lui - et surtout pour la fonction qu'il incarne est que la foudre ne tombe pas de la présidence mais sur la présidence. Ce qui n'est pas tout à fait la même chose !
Branle-bas de combat chez les militants antisectes ! La semaine dernière, Michèle Alliot-Marie a critiqué l'action de la très officielle Miviludes (Mission interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives sectaires) qui, selon la ministre de l'Intérieur, «s'en tient à une vision arbitraire, stigmatisant a priori» des mouvements sur la base de critères «peu rigoureux». Colère de Philippe Vuilque, député socialiste et président du groupe d'étude sur les sectes à l'Assemblée nationale : «Depuis 2002, la Miviludes ne s attaque pas à des mouvements prétendument spirituels, elle traque les extorsions de fonds et la sujétion qui ont cours dans toutes sortes de milieux. Dire que la lutte contre toutes les dérives sectaires mena ce la liberté de croyance, c'est l'argument des sectes mêmes. Le retrouver dans le discours d'un ministre est très inquiétant.» Alliot-Marie assure qu'il s'agit d'un mauvais procès, et qu'elle entend juste rendre plus efficace le combat contre les dérives sectaires. Pourtant un vilain soupçon empoisonne le débat. En 2004, Sarkozy, alors ministre de l'Economie, a reçu avec les honneurs la star Tom Cruise, numéro deux et ambassadeur international de l'Eglise de Scientologie, puissante organisation inscrite sur la liste des organisations sectaires. «Je ne connais pas [la Scientologie], je n'arrive pas à me faire une idée», avait expliqué Sarkozy, un an plus tard, sur Canal+. Cette neutralité a été évidemment appréciée par les disciples de Ron Hubbard qui dénoncent le «harcèlement» de la Miviludes. «Nous sommes victimes de discrimina tien. La France est l'un des seuls pays où nous nous heurtons à de tek préjugés», peste Danièle Gounord, porte-parole de la Scientologie tricolore qui se vante d'avoir fait tomber la Mils, ancêtre de l'actuelle mission. Les scientologues sont-ils à la manoeuvre ? Siégeant à droite comme à gauche, les parlementaires du groupe d'étude des sectes ont demandé un rendez-vous au Premier ministre. «Le gouvernement est tombé dans le piège dialectique d'organisations sectaires qui ont un discours effrayant», accuse Philippe Vuilque.
Malgré sa mise en cause dans l'affaire Clearstream - dans laquelle il doit être entendu jeudi -, l'ancien Premier ministre entend rester présent sur la scène politique et multiplie les critiques à l'encontre de Nicolas Sarkozy.
Depuis la présidentielle, on le disait groggy et lui-même expliquait vouloir « tourner la page » ; aujourd'hui pourtant, on n'entend plus que lui. Depuis le 27 août, Dominique de Villepin profite de la sortie de son livre sur Napoléon (1) pour enchaîner les interventions médiatiques et décocher, tous azimuts, ses flèches contre Nicolas Sarkozy et son équipe. La violence des attaques irrite l'Elysée et étonne jusqu'à ses proches, qui l'expliquent essentiellement par la volonté de l'ancien Premier ministre de « régler ses comptes » après « les humiliations, les vexations, les blessures » subies dans l'affaire Clearstream, dans laquelle il est mis en examen et doit encore être entendu par les juges ce jeudi.
Au passage, la critique lui permet aussi de se poser comme le principal opposant au chef de l'Etat, alors que la gauche ne parvient toujours pas à être audible. Ici, Dominique de Villepin compare le chef de l'Etat à un « bourgeois gentilhomme » entouré « de béni-oui-oui, de cire-pompes et de courtisans ». Là, il s'en prend à sa stratégie de communication, rappelant que les collaborateurs du président n'ont pas « la légitimité politique » pour s'exprimer publiquement. Et, partout, il s'applique à dénigrer sa politique.
La diplomatie ? Il fustige sa politique africaine et met en garde contre le risque de « soumission » vis-à-vis de l'administration Bush. La « rupture » économique ? « Pas sûr que la France aille mieux » si Nicolas Sarkozy « se contente » d'appliquer ses promesses, assène-t-il, prenant la défense du Conseil constitutionnel, critiqué à droite pour avoir refusé le crédit d'impôt sur les intérêts des anciens emprunts immobiliers : « On doit promettre des choses aux Français, mais ces choses doivent être réalisables. » Et s'il félicite Nicolas Sarkozy d'avoir « marqué l'essai » sur Suez-GDF, c'est pour mieux s'enorgueillir d'avoir, lui, « conçu » le projet. Dominique de Villepin, qui entend être la « conscience » et l'« aiguillon » de la majorité et prévient qu'il aura « à l'évidence l'occasion de revenir » dans la vie politique, veut donc exister.
« Le moment viendra »
En a-t-il les moyens ? Pour l'heure, l'ancien chef du gouvernement fait face à deux difficultés majeures. Judiciaire d'abord, l'affaire Clearstream hypothéquant tout scénario personnel. Politique ensuite : il est très isolé. « Sans troupe ni mouvement d'opinion, une stratégie d'opposition frontale ne mène nulle part », tranche un de ses fidèles. Nombre de villepinistes se disent d'ailleurs « dubitatifs » quant aux attaques formulées par l'ancien locataire de Matignon à l'encontre de Nicolas Sarkozy. Non sur le fond, mais sur le moment choisi, alors que l'état de grâce dont bénéficie le chef de l'Etat n'est pas encore terminé. « Le moment viendra. Il faut être patient, méticuleux, raisonnable », affirme un proche. « Nous ne devons pas pécher par excès de critique », dit un autre. En attendant, la vingtaine de députés proches de Villepin n'exclut pas de s'organiser, mais aucune disposition n'est encore prise. Ce mercredi, Hervé Mariton, le député de la Drôme, réunit son club Réforme et modernité sur le thème « Nouvel âge, quelle nouvelle page ? » Tous les villepinistes n'ont pas prévu d'y être.
Les vœux que j’avais exprimés en 2006 n’ont pas été tout à fait inutiles parce que la tendresse a fait au moins une émule et cela me touche. Je suis heureux ma chère Chantal Didier que vous ayez compris si justement mon attente de vœux qui sont tout entier tournés vers le bonheur et la prospérité des Français. A chacune et chacun d’entre vous je souhaite, bien sûr le meilleur pour 2007 sur un plan personnel et sur un plan professionnel. A chacun des médias que vous représentez, je souhaite qu’ils puissent relever les défis de l’action et du développement dans un contexte de profonde transformation que je sais difficile.
Plus que jamais, à quelques mois d’échéances essentielles pour notre pays, je connais la lourde responsabilité qui est la vôtre : éclairer nos concitoyens, leur permettre de se prononcer sur les grands enjeux en toute connaissance de cause. Informer, vous le savez mieux que quiconque, c’est un métier. C’est un métier exigeant et parfois dangereux, vous l’avez rappelé Chantal. Mais c’est aussi un engagement, une exigence morale et l’un des piliers de notre démocratie.
Oui, 2007 marquera un profond changement. Nous ne choisirons pas seulement un Président de la République et une majorité pour diriger notre pays. Nous dessinerons surtout une volonté et un destin pour la France. Quelles sont les valeurs qui nous feront vivre ensemble ? Quel rôle pouvons-nous jouer en Europe ? Quelle voix voulons-nous porter dans le monde ? Voilà les grandes questions auxquelles nous devrons répondre.
Je souhaite que le débat soit le plus riche possible, le plus serein possible. Il doit être l’occasion d’un véritable échange des Français entre eux. Depuis des semaines nous voyons non seulement s’exprimer des responsables politiques mais aussi des chefs d’entreprise, des responsables syndicaux, des présidents d’association : c’est indispensable. Le débat politique ne doit pas se limiter à un débat entre responsables politiques. Il concerne tous les Français, qui attendent de nous un projet collectif à construire.
Comme Premier ministre, je suis fier, sous l’autorité du Président de la République Jacques Chirac, d’assurer dans des circonstances aussi essentielles pour notre pays la tâche qui est la mienne. Dans les semaines à venir, j’aurai à cœur de partager mon expérience, de tirer les leçons de ce qui marche en France et de ce qui ne marche pas. Je le ferai avec mes convictions, pour faire gagner la France. Je le ferai en défendant les valeurs qui sont celles de ma famille politique, parce qu’elles me paraissent les mieux à même d’apporter la liberté, le dynamisme, les protections dont nos compatriotes ont besoin. Je le ferai dans un esprit de rassemblement, parce que je crois que l’unité est la condition de la victoire. Et c’est pour cela que j’ai voulu me rendre dimanche au congrès de l’UMP avec Nicolas Sarkozy.
Vous avez, chère Chantal Didier, évoqué les tourments et les épreuves de Matignon. Vous savez que je n’ai jamais partagé cette vision, je ne retiens que le bonheur et l’honneur de servir les Français. Dans les mois à venir, je serai fidèle à mes engagements et soucieux de la mise en œuvre des changements qui ont été décidés. Dès le début de cette année, des mesures importantes vont intervenir pour les Français Je pense à la baisse de l’impôt sur le revenu : elle est effective depuis le 1er janvier et représente du pouvoir d’achat en plus pour la grande majorité des ménages. Je le dis avec force : il n’y aurait rien de plus décourageant pour tous ceux qui travaillent que de revenir sur ces baisses, comme le propose la gauche. La fiscalité ne doit pas décourager les Français, elle doit au contraire les aider et les motiver. Elle doit être plus simple, plus lisible, pour que chacun sache ce qu’il apporte à la collectivité. Elle doit être orientée vers les nouvelles priorités, comme nous avons commencé à le faire en faveur du logement et de l’environnement. Je pense aussi à l’augmentation de la prime pour l’emploi, qui représente désormais l’équivalent un treizième mois : c’est la juste récompense des efforts accomplis par les salariés les plus modestes. Je pense encore à la distribution d’actions gratuites pour tous les salariés : c’est la clé du développement d’un véritable actionnariat salarié. Avec elle, nous garantissons la stabilité du capital et nous récompensons l’engagement des hommes et des femmes au service de leur l’entreprise. Sortir du capitalisme de spéculation pour construire un capitalisme salarial, voilà l’un des grands défis des sociétés européennes.
Je veux profiter des mois qui viennent pour renforcer avec l’ensemble du gouvernement le cercle vertueux de la croissance, de l’emploi et du désendettement. Ce travail a déjà donné des résultats et je veux en remercier personnellement chacun des ministres. Il conforte les chances de notre famille politique en 2007. A mon arrivée à Matignon, j’ai proposé une nouvelle donne aux Français : la donne de la croissance sociale. La croissance sociale c’est une ambition : donner un emploi à chacun. La croissance sociale c’est un principe : mettre l’innovation au cœur de toutes les entreprises, industrielles ou de service. La croissance sociale c’est une volonté : mieux partager les résultats de nos efforts. Dans quelques semaines nous tiendrons pour la première fois une conférence sur la croissance : elle servira à identifier les verrous, à faire sauter pour passer d’un chiffre de 2% à un chiffre de 3% par an. Elle devra aussi réfléchir aux moyens de tirer les salaires vers le haut sans affecter la compétitivité de nos entreprises. La motivation des salariés et la poursuite de l’innovation, voilà les deux clés d’une croissance forte qui est la condition d’une vie plus facile pour tous les Français. Car la croissance, c’est plus d’argent pour moderniser les services publics, c’est plus de revenu pour les salariés, c’est un pays qui attire les entreprises et crée de l’emploi. L’emploi : c’est mon premier engagement à la tête du gouvernement, et il le restera. A force de volonté, nous approchons tous ensemble du taux de chômage le plus bas depuis un quart de siècle. Mais je le redis : la nouvelle frontière, ce sont les 6% de taux de chômage. Elle suppose de mettre en place de nouveaux instruments et d’apporter des réponses à tous ceux qui aujourd’hui continuent d’avoir des difficultés réelles sur le marché du travail : les salariés sans qualification, les chômeurs de longue durée, les jeunes. Je veux mettre mon expérience au service du débat et proposer quatre pistes de réflexion : Première piste, un service public de l’emploi unique, pour mieux accueillir et mieux servir les demandeurs d’emploi comme l’a demandé le Président de la République. Dans le prolongement de cette réforme, et c’est une deuxième piste de réflexion en cohérence avec ce que nous avons fait, il importe maintenant de réfléchir à la définition d’allocations chômage plus incitatives au retour à l’emploi mais aussi plus avantageuses pour les jeunes et les salariés précaires. Pourquoi ne pas ouvrir le droit à l’assurance chômage dès le 4ème mois au lieu du 6ème, pour tenir compte des contrats courts ? Pourquoi ne pas étudier un meilleur plafonnement des allocations pour inciter à un retour plus rapide à l’emploi ? La troisième piste, c’est l’élargissement et l’amélioration du contrat nouvelles embauches sur la base d’une concertation étroite avec les partenaires sociaux. Enfin quatrième piste, la mise en place d’une année de formation gratuite pour tous ceux qui n’ont pas un niveau de qualification suffisant, sur la base de ce que nous avons mis en place pour les apprentis juniors. Pour terminer, vous me permettrez d’insister sur le désendettement : il doit être poursuivi avec obstination. Chaque euro que nous dépensons en plus pour le service de la dette, nous le distribuons en moins aux salariés français. Chaque euro que nous dépensons en plus pour le service de la dette, nous le donnons en moins à la modernisation de nos services publics. Le désendettement n’est pas un dogme : c’est un choix collectif, que je rappellerai lors de notre prochaine conférence sur le désendettement. Nous sommes aujourd’hui à 64% de dette publique, nous pouvons être en dessous des 60% en 2010 et viser 55% en 2012 : nous rejoindrons là aussi les grands pays européens. 3% de croissance, 6% de chômage, 55% de dette publique, voilà une ambition qui est désormais possible grâce aux résultats du gouvernement.
Les mois à venir seront aussi consacrés à la modernisation de notre vie sociale : La France est un grand pays moderne. Et notre société a connu en quelques décennies des bouleversements majeurs : je pense par exemple à la recomposition des familles ou au vieillissement de la population. Toutes ces évolutions ont des conséquences concrètes sur la vie quotidienne de nos compatriotes : quand il faut deux logements au lieu d’un, quand il faut assurer seul la garde de ses enfants, quand il faut trouver une solution pour la prise en charge de ses parents âgés, c’est à chaque fois une inquiétude nouvelle et persistante. Depuis des années les Français se sont débrouillés seuls pour trouver des solutions. Il est temps de leur apporter des réponses. En mettant en place le droit au logement opposable, en instituant le nouveau régime des successions qui permet la transmission des biens dans une famille recomposée, en renforçant la parité dans la vie politique, nous prévoirons le cadre nécessaire pour aider chacun avec le concours et le soutien de la majorité. L’Etat n’est pas là pour contraindre les Français, il est là pour leur simplifier la vie, il est là pour prévoir et accompagner. Prenez les tutelles : en adoptant un nouveau projet de loi, nous allons alléger les procédures administratives, permettre de désigner en toute sérénité une personne de son choix pour assurer sa protection. Dans quelques années il y aura plus d’1 million de personnes victimes de la maladie d’Alzheimer en France. N’est-il pas temps de se préparer ? J’ai donc voulu faire de cette maladie la grande cause nationale 2007, mais j’ai aussi tenu à accélérer la réforme des tutelles pour laquelle le gouvernement demandera l’urgence.
Ce travail du gouvernement et celui de toute notre majorité, je veux qu’il puisse bénéficier à tous les Français pour qu’ils se convainquent de l’efficacité de l’action politique, pour qu’ils sachent également que rassemblée, la nation est plus forte et mieux capable d’affronter les défis d’aujourd’hui. En ce début d’année, après près de deux ans d’expérience à la tête du gouvernement, je voudrais partager avec vous trois convictions, qui fondent pour moi la nécessité impérative de tout faire pour renforcer notre communauté nationale.
En premier lieu notre pays a besoin de règles et de valeurs fortes et respectées, qui font une Nation : La société française est diverse : cette réalité est une chance. Mais ne sous-estimons pas le risque de voir les incompréhensions, les différences et le repli sur soi l’emporter sur ce qui nous rassemble. Le mouvement vers un communautarisme existe, comme dans tous les autres pays européens : pourtant nous savons que ce n’est pas la solution pour la France, qui a toujours défendu la nécessité de valeurs partagées et respectées par tous. La maîtrise de la langue française, la laïcité, l’égalité entre les hommes et les femmes, voilà des combats que nous ne devons pas laisser tomber. C’est la condition nécessaire pour que l’ouverture à d’autres religions et à d’autres pays reste acceptée par tous les Français. Nous travaillons aujourd’hui à une charte de la laïcité : sur cette base, peut-être faudra-t-il aller plus loin. Soyons aussi exigeants sur la nécessité de faire respecter l’équilibre entre les droits et les devoirs de chacun. C’est une exigence à laquelle il faut se tenir et qui est la condition de l’équilibre social : l’accompagnement personnalisé des chômeurs suppose une recherche active d’emploi, l’attribution d’un logement social pour une famille de 4 personnes suppose de le rendre lorsqu’on n’est plus que deux, le versement du RMI suppose de travailler à sa réinsertion. Les droits ne doivent pas devenir des statuts, ils sont là pour aider chacun à surmonter ses difficultés et à sortir d’une situation précaire.
La deuxième conviction que je tire de mon expérience, c’est la nécessité de tisser de nouveaux liens entre les générations pour garantir une fois encore l’unité de la Nation : Les jeunes sont les grands perdants de ces trente dernières années. Ils subissent à la fois une insertion tardive dans la vie professionnelle, des problèmes d’orientation scolaire et universitaire, des difficultés de logement. A l’autre bout de l’échelle, les plus de 50 ans sont exclus de manière précoce du marché du travail. Sans le savoir, nous avons fait le choix d’une société qui exclut au lieu de rassembler. L’urgence absolue, c’est de s’attaquer au chômage des jeunes. Il faut le faire le plus tôt possible, en poursuivant la réforme de l’orientation que nous avons engagée et en divisant par trois d’ici à 2012 le nombre de jeunes qui sortent du système scolaire sans diplôme ni qualification. Au-delà de l’année de formation gratuite que j’ai proposée, nous devrons aussi engager une réforme en profondeur des universités et des grandes écoles : peut-on gagner la compétition universitaire internationale avec les mêmes règles de gestion et d’administration ? peut-on rivaliser avec les meilleures écoles mondiales sans chercher à regrouper nos grandes écoles et à élargir leur recrutement pour qu’elles atteignent une taille européenne et mondiale ? Je ne le crois pas : nous avons besoin d’ouverture et de rassemblement de nos forces, nous avons besoin de refonder le pacte entre la société française et son enseignement supérieur. Nous l’avons appris ces derniers jours, nous avons l’un des taux de natalité les plus élevés en Europe : c’est un atout décisif pour notre pays. Un atout qui crée aussi des obligations, notamment pour aider les femmes à concilier plus facilement vie familiale et vie professionnelle : malgré les avancées que nous avons enregistrées, les choses restent encore trop compliquées pour beaucoup de femmes qui veulent faire garder leur enfant. Nous pouvons encore progresser, j’en suis certain : le rapport parlementaire qui me sera remis dans quelques jours ouvrira des perspectives.
Ma troisième conviction, c’est que la France a besoin d’une ambition européenne pour être elle-même et donner un véritable horizon à notre Nation : La France a voté non à la Constitution européenne et pourtant elle garde une ambition politique pour l’Europe, que porte le Président de la République : une Europe qui protège, une Europe qui défend les intérêts économiques de ses entreprises, qui offre de vraies garanties sociales et qui affirme ses valeurs sur la scène internationale. Je le mesure tous les jours à Matignon : pour la plupart des grands enjeux de l’avenir de notre pays, l’Europe est bien la bonne échelle. Qu’il s’agisse d’environnement, de recherche, d’énergie, de lutte contre l’immigration clandestine, c’est avec nos partenaires européens que nous construisons les vraies solutions. Et pourtant nous le voyons aussi : même si nos idées rejoignent les préoccupations de beaucoup de peuples voisins, elles risquent de perdre du terrain. Sur l’énergie, sur l’harmonisation des normes sociales, sur la gouvernance économique et la politique monétaire, c’est le cas : notre non nous a affaiblis. Il est donc essentiel que la France prenne la tête d’une nouvelle dynamique politique européenne : elle doit le faire avec humilité, en sachant faire évoluer ses positions et en se battant sur l’essentiel. L’essentiel, c’est d’arriver à construire une Europe politique plutôt qu’une Europe du marché. L’essentiel, c’est de promouvoir l’harmonisation sociale contre la dérégulation à tout va. Pour atteindre ces objectifs majeurs, il nous appartient de faire des choix clairs. Pour ma part, même si ce chemin peut paraître long, je pense que dans la nouvelle phase qui s’ouvre nous ne devons pas hésiter à remettre en chantier un nouveau projet institutionnel en liaison avec nos partenaires européens et en particulier l’Allemagne. Un tel texte ne pourra gagner sa pleine légitimité qu’en trouvant l’accord d’une majorité des Français. Nos compatriotes doivent mesurer la responsabilité qui est la nôtre dans la relance de l’Europe. A nous d’être à la hauteur de cette attente.
Chers amis,
Pour conclure, je veux vous dire ma conviction dans les capacités et les atouts de la France. Nous progressons et nous avons des résultats, même si les Français restent souvent impatients et inquiets. Avec de la persévérance, nous pouvons construire demain une société où chacun trouve sa place, où chacun peut espérer une vie meilleure pour soi-même et pour ses enfants.
Je vous l’ai dit, ma volonté à travers l’action gouvernementale que je veux mener jusqu’au dernier jour, c’est de faire gagner la France et les Français. Mon engagement depuis des années est au service de la France et au service des Français. Que cette année 2007 soit une année d’ambition et d’espoir pour notre pays.
PARIS (Reuters) - Dominique de Villepin a réitéré son opposition à l'idée d'un service civique obligatoire, reprise tant dans le programme législatif de l'UMP que dans le projet du Parti socialiste.
Lors d'un déjeuner avec 120 jeunes membres d'associations intervenant dans les quartiers difficiles et dans la lutte contre les discriminations, le Premier ministre a également exposé sa conception de la correction des inégalités.
"Plusieurs réflexions sont en cours pour insérer dans un parcours professionnel" l'expérience des jeunes qui font un service civil volontaire et valoriser cette "contribution apportée à la société", a-t-il déclaré. "Je crois qu'on peut considérablement renforcer l'incitation et la reconnaissance de ce rôle exceptionnel."
En revanche, un service civique obligatoire serait quelque chose de "très complexe, de très lourd et de très difficile" à mettre sur pied, sur le plan financier et juridique, sur le plan de l'organisation et des structures d'accueil, sans être sûr des résultats, a-t-il ajouté.
Généraliser et rendre obligatoire un service civique supposerait de trouver autant de missions que de membres d'une classe d'âge, c'est-à-dire environ 800.000 personnes, a fait valoir Dominique de Villepin.
"Rien ne serait pire que d'avoir des jeunes utilisés dans des placards comme l'ont été hier de jeunes recrues militaires utilisés à laver les latrines", a-t-il ajouté. "Ça n'est pas valorisant, ce n'est pas utile, ce n'est pas positif et on n'en sort pas avec une belle image de la société ni une belle image de soi-même. Passer neuf mois à ne rien faire, ça n'a jamais servi à quiconque."
PRIVILEGIER LE "TEMPERAMENT"
Une femme de 25 ans, Karima, qui a effectué un service civil volontaire avec l'association Unis-cité, active dans la lutte contre l'exclusion et les discriminations, a apporté de l'eau à son moulin. "A titre personnel, il était important que soit pour moi un choix et non une obligation, que ça soit l'aboutissement d'une démarche mûrement réfléchie", a-t-elle dit.
Les échanges sur la notion de "discrimination positive", chère au ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy mais rejetée par Dominique de Villepin, ont été moins consensuels.
"Je suis pour le CV anonyme, je suis pour la discrimination positive", a déclaré Nicole, une jeune noire, qui a raconté son parcours infructueux à la recherche d'un emploi, d'entretien d'embauche en entretien d'embauche.
"La discrimination positive c'est le fait de réserver un certain nombre de postes à des personnes en fonction de leur race, de leur origine, de leur religion, de leur confession", a répondu le Premier ministre. "C'est pré-sélectionner sur une base qui rompt avec l'égalité républicaine (...) ce qui risque de placer ces personnes dans une situation très difficile."
Il n'en a pas moins plaidé implicitement pour une forme de discrimination positive en soulignant que la question de l'égalité des chances était "un immense défi" à relever.
Dominique de Villepin a souhaité au passage que les concours d'entrée aux grandes écoles donnent leur chance à ceux qui ont un "tempérament" et pas seulement un savoir.
"Moi je n'étais pas le premier de ma promotion de l'ENA et je suis Premier ministre. Ségolène Royal n'était certainement pas la première de sa promotion et elle est candidate du Parti socialiste", a-t-il dit.
PARIS (AP) - Dominique de Villepin a réaffirmé mercredi son opposition à la discrimination positive proposée par Nicolas Sarkozy, "un chemin sans issue (...) dans un pays aussi attaché au mérite et à l'égalité".
"Je l'ai dit, je ne crois pas à la discrimination positive. C'est peut-être un raccourci pour répondre à une attente dont nous sommes tous d'accord pour dire qu'elle urgente. Mais c'est un chemin sans issue, en particulier dans un pays aussi attaché au mérite et à l'égalité", a déclaré le Premier ministre devant le congrès des maires.
"Alors poursuivons sans relâche la lutte contre les discriminations, sachons faire une place dans nos partis politiques à d'autres tempéraments, à d'autres histoires, à d'autres façons d'aborder la politique. Nous y gagnerons tous, et les Français au premier chef", a ajouté M. de Villepin.
"C'est probablement un chemin plus long, plus exigeant. Mais le résultat, j'en suis convaincu, sera plus solide, durable et accepté par tous", a conclu le Premier ministre.
La discrimination positive est l'un des nombreux sujets de désaccord entre les proches de Jacques Chirac et ceux de Nicolas Sarkozy. Michèle Alliot-Marie avait elle aussi exprimé publiquement son désaccord avec cette proposition jeudi dernier devant le conseil national de l'UMP. AP
PARIS (AP) - Dominique de Villepin a réaffirmé mercredi son opposition à la discrimination positive proposée par Nicolas Sarkozy, "un chemin sans issue (...) dans un pays aussi attaché au mérite et à l'égalité".
"Je l'ai dit, je ne crois pas à la discrimination positive. C'est peut-être un raccourci pour répondre à une attente dont nous sommes tous d'accord pour dire qu'elle urgente. Mais c'est un chemin sans issue, en particulier dans un pays aussi attaché au mérite et à l'égalité", a déclaré le Premier ministre devant le congrès des maires.
"Alors poursuivons sans relâche la lutte contre les discriminations, sachons faire une place dans nos partis politiques à d'autres tempéraments, à d'autres histoires, à d'autres façons d'aborder la politique. Nous y gagnerons tous, et les Français au premier chef", a ajouté M. de Villepin.
"C'est probablement un chemin plus long, plus exigeant. Mais le résultat, j'en suis convaincu, sera plus solide, durable et accepté par tous", a conclu le Premier ministre.
La discrimination positive est l'un des nombreux sujets de désaccord entre les proches de Jacques Chirac et ceux de Nicolas Sarkozy. Michèle Alliot-Marie avait elle aussi exprimé publiquement son désaccord avec cette proposition jeudi dernier devant le conseil national de l'UMP. AP