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La route sera longue et parsemée d'embûches mais finalement nous pourrons conclure par ceci: "Tout vient à point à qui sait attendre..." Laetimeg

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31/05/2008 10:38
Voir ou revoir: "De Vous A Moi", Serge Moati reçoit Dominique de Villepin sur Vivolta (1 et 2) (0 commentaire)

Vidéo 1

 

 

Vidéo 2


31/05/2008 10:34
Voir ou revoir: "De Vous A Moi", Serge Moati reçoit Dominique de Villepin sur Vivolta (3 et 4) (0 commentaire)

Vidéo 3

 

Vidéo 4


30/05/2008 20:58
Reportage de Kazados TV sur Dominique de Villepin (0 commentaire)

Je vous invite à regarder ce petit reportage frais et drôle réalisé, par Kazados TV, en marge de la conférence donnée par Dominique de Villepin à l'Université Paris-Dauphine:

 

 

http://www.boosterblog.com logo.gif


29/05/2008 22:49
Vidéo du Débat avec Dominique de Villepin à l'Université Paris Dauphine (Partie 4) (0 commentaire)


29/05/2008 20:42
A l'attention des lecteurs de ce blog ... et les autres!!! (0 commentaire)

Tout d'abord, un grand merci à vous tous.

Depuis la création de ce blog en novembre 2006, je me suis efforcée de vous fournir une information riche et renouvelée de l'actualité de Dominique de Villepin. Très souvent, par le biais d'articles trouvés sur des blogs, des sites d'informations,...qui méritaient d'être relayés. D'autre part, il est vrai que je n'ai que très peu publié de notes personnelles. J'ai donc pris une résolution: Publier plusieurs fois par mois, des notes écrites de ma main. La prochaine arrive d'ailleurs prochainement.

Depuis le début de mon activité de bloggueuse, je me suis surtout efforcée que la lecture et le visuel de ce blog soit agréable. J'enrichis donc , entre autres, les albums photos.

Pour ceux qui me suivent depuis longtemps, vous avez pu remarquer que depuis le début de l'année 2008, j'ai la possibilité d'ajouter des vidéos provenant de Dailymotion et de You Tube notamment.  Ce qui permet de rendre toujours plus vivant ce blog. D'ailleurs, la plupart des entrevues ou émissions de TV/Radio de Dominique de Villepin, proviennent de notre galerie vidéo réservé à DDV ( http://www.dailymotion.com/ensemble-avec-villepin) et créé à l'initiative du créateur du blog: http://dominiquedevillepin.over-blog.com/.

N'hésitez d'ailleurs pas à vous rendre dans cette galerie pour voir, revoir, écouter ou réécouter les entrevues de Dominique de Villepin et ainsi pouvoir les relayer au maximum, dans le but de mieux faire connaître les idées de cet homme d'Etat, ainsi que de pouvoir faire découvrir sa vraie personnalité, très loin de l'image tronquée, donnée par les médias et ses adversaires/contradicteurs politiques.

J'ai le plaisir également de vous annoncer que depuis le début de cette année, ce blog enregistre un nombre record de visites. Nous sommes passés de 50/100 visites par jour à plus de 1000 visites journalières. Ce blog est d'ailleurs le 2ème blog le plus visité de la plate-forme "Space-blogs", avec au mois de mai 2008, 25061 visites enregistrées ce mois-ci. Plutôt pas mal pour un hébergeur qui compte plus de 6OOO blogs en activité!!!

Cependant, je pense pouvoir faire beaucoup mieux!!!

Et, pour cela, j'ai besoin de vous!!!!

Si vous avez des suggestions pour rendre ce blog encore plus actif et visible sur la toile, je les attends avec impatience... Si vous avez des remarques, des critiques ou suggestions d'amélioration de ce blog, vous pouvez m'en faire part, soit en déposant un commentaire à cette note ou en me contactant directement par mail à: laetimeg@yahoo.fr

La blogosphère villepiniste est l'une des blogosphère les plus active réservée à un homme politique. Faisons en sorte qu'elle le reste et qu'elle prenne encore plus d'ampleur.

Je compte sur vous!!!!


29/05/2008 2:06
De Vous A Moi: Dominique de Villepin, la face cachée (5/5) (2 commentaires)

On découvre ici, grâce à la curiosité toujours maîtrisée de Serge Moati, un homme passionné d'écriture, sensible, loin de cette image rigide qu'on a pu lui donner.

Pour voir la vidéo:

http://www.vivolta.com/http://www.vivolta.com/societe/portraits-de-celebrites/dominique-de-villepin-la-face-cachee.html

Si Dominique de Villepin a été un homme du pouvoir, il est également un homme de lettres. En nous dévoilant sa passion pour les mots, l’invité de Serge Moati montre une facette très humaine, loin de l’image guindée qu’il pouvait donner lorsqu’il occupait la fonction de Premier Ministre. Avec un désir apparent de transparence, il s’ouvre volontiers aux questions intimes que lui glisse son hôte, et se livre au travers d’anecdotes, d’états d’âmes, de convictions.

Source: Vivolta.fr


28/05/2008 22:01
De Vous A Moi: Dominique de Villepin, l’homme politique (3/5) (0 commentaires)

L'ex-Premier Ministre expose ici sa vision de la politique, à travers ses rencontres et les difficultés du métiers.

Pour voir la vidéo:

http://www.vivolta.com/http://www.vivolta.com/societe/portraits-de-celebrites/dominique-de-villepin-l-homme-politique.html

Bien entendu l’invité de Serge Moati et ex-Premier Ministre ne manque pas d’aborder la politique, et relate sa rencontre cocasse avec Jacques Chirac. Il nous livre aussi sa vision du métier à travers la solitude, l’incompréhension ou la colère de la population rencontrée parfois, notamment lors du CPE, mais aussi la gratitude lorsqu’il prend position contre la guerre en Irak en 2003.

Source: Vivolta.fr


28/05/2008 21:32
De Vous A Moi: Dominique de Villepin, ses racines, sa famille (2/5) (0 commentaires)

L'ex-Premier Ministre se raconte à travers son enfance nomade, ses racines et sa famille.

Pour voir la vidéo:

http://www.vivolta.com/http://www.vivolta.com/societe/portraits-de-celebrites/dominique-de-villepin-ses-racines-sa-famille.html

 

Cette séquence, nous plonge dans l’enfance douce-amère de Dominique de Villepin. Enfance passée entre le Maroc, l’Algérie et New-York, et marquée par la disparition prématurée de son frère ainé, âgé de seulement 18 ans. Avec tendresse et admiration, il évoque tour à tour son frère, son père ainsi que sa mère et l’héritage laissé par chacun d’entre eux, un héritage avant tout humain empreint d’amour de l’autre, du don de soi et de poésie.

Source: Vivolta.fr


28/05/2008 21:16
De Vous A Moi: avec Dominique de Villepin (1/5) (0 commentaires)

 

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L’appartement cosy de Serge Moati accueille cette fois-ci l’ex-Premier Ministre Dominique de Villepin. Sur le ton de la confidence teintée d’une subtile complicité, Moati nous livre une interview profonde et touchante. Portrait d’un homme passionné.


26/05/2008 19:38
Les vérités de Dominique de Villepin (0 commentaires)

 Dominique de Villepin se confie et se révèle auprès de Serge Moati dimanche 25 mai à 20h45 sur VIVOLTA.  

 

 

 Serge Moati reçoit Dominique de Villepin pour un tête à tête intimiste. Dimanche 25 mai à 20h45 sur VIVOLTA (60 minutes). Ne manquez pas les confidences de l'ancien Premier Ministre.

Un entretien d’une heure, parsemé de confidences, d’aveux, d’anecdotes savoureuses et de souvenirs émouvants, à la découverte d’un homme sous des facettes parfois inhabituelles, souvent inattendues.
  

 

 

 Ils ont marqué notre époque, et continuent de la marquer par leurs mots, leurs voix, leurs pensées, leurs actions. Artistes, intellectuels, écrivains, grands patrons, personnalités politiques, ils viennent tous se raconter et se livrer chez Serge Moati, chaque mois, en toute intimité, pour notre plus grand plaisir. Un entretien qui donne à voir le parcours d’hommes et de femmes qui ont eu plusieurs vies et qui nous en dévoile les grands moments.

Source: Vivolta.fr


22/05/2008 22:19
Intervention de J-P GRAND lors du débat sur le projet de loi constitutionnelle (0 commentaires)

grand.bmp

Je vous invite à lire ou à écouter l'intervention du député Villepiniste Jean-Pierre Grand à l'Assemblée Nationale concernant le projet de loi constitutionnel, en cliquant sur le lien suivant:

http://www.jeanpierregrand.fr/archive/2008/05/21/intervention-lors-du-debat-sur-le-projet-de-loi-constitution.html#c1980697


22/05/2008 15:44
Les marchés spéculent désormais sur une pénurie de pétrole en 2016 (0 commentaires)

Le baril de light sweet crude pour livraison en juillet a atteint 133,17 dollars, mercredi 21 mai, sur le New York Mercantile Exchange (+ 4,10 dollars), tandis que le Brent de la mer du Nord terminait la séance à Londres à 132,70 dollars (+ 4,76 dollars). Le baril a dépassé 135 dollars, jeudi 22 mai au matin, dans les échanges électroniques en Asie. Les marchés ont peu apprécié la chute des stocks de brut et d'essence aux Etats-Unis la semaine dernière et la baisse du dollar. Mais c'est une inquiétude plus générale et plus sourde sur la capacité des pays producteurs à répondre à la demande future qui alimente la flambée pétrolière et menace gravement la croissance mondiale.

Mardi, le brut avait fortement progressé, notamment en raison des propos pessimistes tenus par T. Boone Pickens. Enrichi dans l'or noir avant de créer un fonds d'investissement, le milliardaire américain prédit un baril à 150 dollars fin 2008 – une perspective encore peu envisagée il y a quelques mois. "85 millions de barils par jour, c'est tout ce que le monde peut produire, et la demande est à 87 millions. C'est aussi simple que cela", avait-il déclaré, la veille, sur la chaîne CNBC.

Pas de détente des cours en vue Les raffineries ne souffrent pas de ruptures d'approvisionnement. Pour autant, les spécialistes n'envisagent pas de détente des cours, comme en témoigne l'envolée des futures depuis le 1erjanvier. Dans la seule journée de mardi, le prix d'un baril livrable en 2016 (l'échéance la plus longue) a augmenté d'environ 8,50 dollars pour atteindre 139,50 dollars. Du jamais vu de mémoire de traders! Ces barils, livrables au cours de la prochaine décennie, se renchérissent plus vite que ceux livrables dans le mois à venir : depuis janvier, les premiers ont augmenté d'environ 60% et les seconds de 39% "seulement".

Patrons de groupes pétroliers, experts ou financiers, tout le monde s'inquiète de l'offre à moyen terme. Peu de dirigeants de majors croyaient aux données optimistes de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui prévoyait une production quotidienne de 116 millions de barils en 2030. Comme d'autres pétroliers, le directeur général de Total, Christophe de Margerie, répétait qu'il serait très difficile, voire impossible, de dépasser le seuil de 100 millions de barils.

Défenseur des intérêts des pays consommateurs de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l'AIE semble revenir à plus de raison. Elle va fortement réviser à la baisse ses prévisions d'augmentation de la production, indique jeudi le Wall Street Journal. Ce resserrement de l'offre, au moment où les pays émergents (Chine, Inde, Golfe persique, Russie…) consomment de plus en plus de pétrole, s'explique par le déclin des grands champs pétrolifères (Arabie saoudite, Russie, Mexique…) et le manque d'investissements dans de nombreux pays producteurs. Ainsi, au Moyen-Orient (deux tiers des réserves mondiales), l'avenir n'est pas assuré. Notamment en Iran, où la production stagne, et en Irak, qui dispose des troisièmes réserves mondiales. Toujours dans l'attente d'une loi sur le pétrole, les investisseurs ne se risquent pas dans ce pays qui est loin d'être stabilisé. Cet avenir n'est pas mieux assuré en Russie ou au Mexique.

Le renchérissement des matières premières, des équipements et de la main-d'œuvre a fait exploser les coûts des projets et réfréné l'ambition des pétroliers. "Ces coûts sont devenus un des nouveaux fondamentaux orientant les prix du pétrole", expliquait récemment Daniel Yergin, le président du Cambridge Energy Research Associates (CERA). Selon l'index des coûts en capital des projets d'exploration-production établi par les experts de cet organisme réputé, ces coûts sont restés stables entre 2000 et 2004, avant de doubler entre 2005 et 2008. De nombreux projets ont été retardés pour des raisons financières et techniques, accroissant les tensions sur l'offre à venir.

Source: Lemonde.fr


21/05/2008 0:22
Entrevue de Dominique de Villepin accordée au journal belge "La Libre" (0 commentaires)

"Le défi est économique et social"

Réorienter la politique étrangère et les institutions ne paraît pas prioritaire à Dominique de Villepin. Qui attend davantage d'efforts pour rassembler.

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Le site Internet de l'hebdomadaire français "Marianne" a cru pouvoir annoncer dimanche que "le réquisitoire de l'affaire Clearstream [...] va probablement demander un non-lieu général pour Dominique de Villepin". Une information que le parquet de Paris a aussitôt démentie indiquant qu'aucune décision n'avait été prise. Dans cette histoire tortueuse de dénonciation calomnieuse censée atteindre l'honneur du candidat à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy, les avocats de l'ancien premier ministre français avaient réclamé en avril un non-lieu, arguant notamment de "l'inexistence de l'instruction" et de "la fragilité des témoignages que l'on peut opposer à M. de Villepin".

Dominique de Villepin était à Bruxelles, lundi, pour parler de son livre "Hôtel de l'insomnie". Au cours de l'interview qu'il nous a accordée, il a évoqué ce dossier et l'actualité politique en France. "Je n'ai jamais été très inquiet sur la vérité des choses puisqu'à la fois, la réalité des faits et la réalité du droit sont pour moi extrêmement claires", explique-t-il à propos de l'"affaire Clearstream". "J'ai agi dans le cadre de mes fonctions avec le souci de l'intérêt général. Je n'ai donc pas de doute sur ce que sera la décision finale. Alors sera-t-elle prise dans quelques jours ou dans de longs mois ? Nous verrons. Je regarde tout cela avec beaucoup de confiance."

Des députés français qui vous sont proches ont évoqué un malaise, la semaine dernière, à propos de certains projets du gouvernement. S'agit-il d'un malaise profond ?

Pour un pays comme la France, qui est engagé dans une voie de modernisation et de réformes, il y a une clé, indispensable, celle du rassemblement. Cette clé est d'autant plus indispensable que, parmi les pays européens, il y en a qui ont de très forts consensus sociaux et politiques, les pays anglo-saxons notamment, et il y en a d'autres qui ont de moins fort consensus. C'est le cas d'un pays comme la France où ma conviction est que la Révolution française n'est pas tout à fait terminée. Il y a toujours ces suspicions entre le pouvoir et la société et ces divisions au sein de la société et des pouvoirs, qui affichent en permanence des rivalités. Si nous voulons avancer, nous réformer et nous adapter, nous avons besoin de plus de cohésion, de plus de rassemblement. C'est pour cela que j'ai plaidé depuis de longs mois pour que nous nous retrouvions sur ce qui doit faire l'essentiel du défi à relever, le défi économique et le défi social. Dans cette période, poser la question de la réorientation de la politique étrangère ou celle des institutions ne me paraît pas prioritaire par rapport à cette exigence.

Avez-vous l'impression que le Président et son gouvernement ne font pas suffisamment d'efforts pour rassembler ?

J'ai l'impression que c'est le défi qu'il nous faut relever aujourd'hui et que c'est difficile. Mais j'ai le sentiment que c'est une idée qui chemine. J'ai bon espoir que cet esprit de rassemblement et de mobilisation autour d'une vision claire de l'avenir pourra se dégager au fil des prochains mois.

"Montrer que nos idéaux ne sont pas de papier"

Pour cela, il faut redonner un moteur à l'Europe et créer des instruments adaptés.

Que vous ont apporté les grands auteurs auxquels vous vous référez dans "Hôtel de l'insomnie" ?

C'est un livre dont l'écriture m'a accompagné tout au long de mon périple à l'Hôtel Matignon. L'exercice du pouvoir m'a conduit à souhaiter cheminer à travers la réflexion et le questionnement d'un certain nombre de grandes figures de la poésie ou de la peinture. C'est un livre de questionnement sur le sens des choses, de l'action, de la relation aux autres... C'est d'autant plus nécessaire dans un monde qui change vite. Le maître-mot de ce livre, c'est se désinstaller, se dépouiller, partant de l'idée que nous sommes toujours trop encombrés d'un fatras de certitudes, de choses inutiles. C'est une invitation à se recentrer sur l'essentiel.

Quel est-il ?

 

Parmi les grands défis du monde, il y a la nécessité d'établir des passerelles. Il y a surtout la nécessité pour l'Occident, les Européens comme les Américains, de montrer que nos idéaux ne sont pas des idéaux de papier. On ne peut pas défendre le principe de liberté, de justice, de paix sans être capable de relever les grands défis du monde. Force est de constater que la communauté internationale n'a pas fait les progrès que l'on attendait d'elle. Nos démocraties auront de plus en plus de mal à se justifier, à défendre leurs causes, dès lors qu'elles ne parviennent pas à franchir ces étapes indispensables de la paix, de la lutte contre la pauvreté, de la justice... Si nous voulons éviter ce déclin, nous devons montrer que nos idéaux, nous sommes capables de les appliquer. Il y a urgence.

 

Faut-il créer de nouveaux instruments pour mener à bien ces projets ?

 

Nos instruments sont en crise. Les Etats-nations n'ont pas la capacité de porter, à travers la diplomatie traditionnelle, les exigences du monde. Cela implique une gouvernance mondiale, une communauté internationale qui se dote de règles adaptées. La tentation a été pour nous de prendre les règles de l'Occident et de les étendre au reste du monde; cela ne marche pas. Regardez la crise financière. Elle met en défaut les normes comptables, financières, juridiques établies pour nos propres pays et que nous pensions adaptées au reste du monde. Nous devons penser l'organisation du monde via un système qui ne peut être légitime qu'à travers notre propre regard occidental et à travers celui des autres pays d'autant que ceux-ci affirment leur puissance. Plus que jamais, il y a la nécessité d'un monde multipolaire et multilatéral. Je pense à une grande organisation mondiale de l'Environnement, à une fusion des compétences des grands organes économiques comme le FMI, la Banque mondiale, l'OMC... Cela implique aussi que l'Europe soit capable de prendre ses responsabilités. Or l'Europe, même avec la perspective du traité simplifié, reste en panne. D'idées, d'idéaux, de projets. Elle est repliée sur elle-même. Il faut redonner un moteur, un horizon, des projets à l'Europe.

Source: lalibre.be


20/05/2008 19:28
Vidéo du Débat avec Dominique de Villepin à l'Université Paris Dauphine (Partie 1) (2 commentaires)


20/05/2008 8:22
Café politique avec Bruno Le Maire ( Partie 1 et 2 ) (0 commentaires)

Partie 1

 

 

Partie 2


20/05/2008 8:16
Café politique avec Bruno Lemaire ( Partie 3 et 4 ) (0 commentaires)

Partie 3

 

Partie 4


19/05/2008 20:39
Non lieu de Villepin : Marianne persiste et signe ! (0 commentaires)

Malgré les affirmations du procureur de la République, nous maintenons nos affirmations selon lesquelles le réquisitoire est bel et bien entre ses mains.

Après la publication sur Marianne2.fr d'un article relatif à l'affaire Clearstream intitulé : «non lieu probable pour Villepin», le procureur de la République s'est fendu, dimanche soir, du communiqué suivant à l'AFP : «le parquet de Paris dément que le réquisitoire définitif soit actuellement à la signature du procureur de la République de Paris et précise qu'à ce stade aucune décision n'a été prise dans ce domaine.»
Marianne maintient naturellement que le réquisitoire est bien entre les mains du procureur de Paris depuis une dizaine de jours, information qui nous a été confirmée à plusieurs reprises la semaine dernière par diverses sources judiciaires.
Il est exact, en revanche, qu'avant d'être signé par le procureur – son paraphe rendant le réquisitoire définitif – le document doit être validé par le parquet général et donc par la chancellerie. Le communiqué publié par le procureur de Paris laisserait donc à penser que le fameux réquisitoire était (au moins jusqu'à dimanche soir) entre les mains de son supérieur, le procureur général Laurent Lemesle pour d'éventuels aménagements…

Le parquet peut cependant opter pour un non lieu partiel, histoire de faire plaisir à Sarkozy

Quoiqu'il en soit, au-delà de ce nouvel avatar dans un dossier qui n'en manque pas, c'est bien les réquisitions définitives et officielles qui sont attendues. Marianne maintient là encore que les magistrats du parquet ont conclu à un «non lieu technique» pour Dominique de Villepin, considérant que la preuve de sa connaissance de la fausseté des listings n'avait pas été apportée par l'enquête. Hier, on soulignait toutefois que le parquet et le parquet général pourraient au final choisir de ne prononcer qu'un «non lieu partiel», histoire, commente un avocat du dossier de «ne pas totalement déplaire à la principale partie civile du dossier», aujourd'hui président de la République.
Non lieu total ou partiel, analyse technique ou politique, jusqu'au bout l'affaire Clearstream aura mêlé et emmêlé justice et politique pour plonger le dossier dans la plus grande confusion.
Enfin, officiellement le suspense devrait s'interrompre jeudi, la date du 22 mai correspondant au délai de 3 mois dont dispose le parquet à partir de la fin de l'instruction pour rendre son réquisitoire. Mais, là encore, les textes étant suffisamment flous, le procureur pourrait s'octroyer une semaine supplémentaire…
Quant aux juges, nullement tenus par ce réquisitoire, ils peuvent à partir de ce jeudi choisir de renvoyer tous les acteurs de l'affaire Clearstream devant le tribunal correctionnel.

Source: Marianne2.fr


18/05/2008 20:15
Exclusif : non-lieu probable pour Villepin sur Clearstream (0 commentaires)

Surprise : le réquisitoire de l'affaire Clearstream par le procureur Jean-Claude Marin va probablement demander un non lieu général pour Dominique de Villepin.

villepinregardscroisés.bmp

Le document est sur le bureau de Jean-Claude Marin, le procureur de la République de Paris, depuis une dizaine de jours et n'attend plus que son paraphe pour être transmis aux juges de l'affaire Clearstream, Henri Pons et Jean-Marie d'Huy. « Il est à la signature », confirme-t-on au parquet qui se refuse « pour l'instant » à tout commentaire.. Ce devrait être fait en tout début de semaine.
L'enjeu est d'importance. Le document en question, appelé réquisitoire, est l'analyse faite par le parquet de Paris de l'ensemble du dossier Clearstream et de ses acteurs. Surtout, en conclusion de ce réquisitoire, le procureur de la République demande le renvoi ou non devant le tribunal correctionnel des différents mis en examen…
Dans une affaire qui a pris, un temps, des allures de scandale d'Etat, et dans laquelle Nicolas Sarkozy s'est présenté comme la première victime d'un complot impliquant Dominique de Vilepin qui aurait cherché à lui imputer de faux comptes bancaires à l'étranger, ce réquisitoire est décisif.
Autant dire que sa rédaction entamée il y a plusieurs semaines par les services du parquet du pôle financier de Paris, a été suivie avec la plus grande attention par la Chancellerie. La semaine dernière il était d'ailleurs encore soumis à l'analyse du procureur général, Laurent Lemesle, qui fut au passage le conseiller justice de Jacques Chirac au moment de l'affaire Clearstream… Quoi qu'il en soit, le ministère de la Justice, sollicité par Marianne, nous a fait savoir jeudi dernier « qu'il n'y avait aucune consigne et que le procureur était absolument maître » du réquisitoire. Aucun rebondissement ne devrait donc avoir lieu d'ici la signature.
Et il devrait faire du bruit. Car selon nos informations confirmées de plusieurs sources judiciaires, le procureur Marin va demander le renvoi en correctionnelle de Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud, pour « dénonciation calomnieuse, faux et usage de faux » mais solliciter le non-lieu total pour Dominique de Villepin.
Si au fil du réquistoire le parquet n'épargne guère, l'ancien Premier ministre pour ses « méthodes » dans le dossier Clearstream lorsqu'il était ministre des Affaires étrangères puis ministre de l'Intérieur, s'il souligne également ses « contradictions », il conclut qu'aucun élément matériel n'a été recueilli prouvant qu'il connaissait la fausseté des listings de Clearstream. Or, dans une procédure qui porte essentiellement sur des soupçons de « dénonciation calomnieuse » un délit qui suppose que son auteur n'ignorait pas que ces listings avaient été falsifiés, le parquet estime que Dominique de Villepin ne peut être poursuivi pour « complicité ».
Du même coup en affirmant que l'enquête n'a pas démontré qu'il savait non seulement que les documents de Clearstream était faux mais qu'il ignorait également leur origine, l'accusation fait tomber les trois autres mises en examen dont il fait l'objet : la complicité d'usage de faux, le recel d'abus de confiance et le recel de vol.
En d'autres termes, en s'écartant des polémiques politiques le parquet a voulu se cantonner à une analyse strictement juridique et technique d'un dossier dont l'instruction malgré son retentissement n'a guère apporté de preuves quant aux implications de la plupart des protagonistes. Le procureur Jean-Claude Marin adopte d'ailleurs là une attitude tout à fait conforme à la ligne qui avait été la sienne au cours de l'instruction et qui avait parfois tourné à l'affrontement avec les juges d'instruction et profondément agacé Nicolas Sarkozy…
Pour autant, Jean-Louis Gergorin, qui a transmis les fameux listings bancaires au juge Van Ruymbeke, ne bénéficie pour sa part d'aucune indulgence du parquet. Bien qu'il ait toujours affirmé avoir tout ignoré de la falsification, et déclaré à plusieurs reprises avoir communiqué les documents sur ordre de Dominique de Villepin, il reste considéré comme le premier acteur de la dénonciation calomnieuse.
Quant à l'informaticien Imad Lahoud, les éléments le mettant en cause pour son rôle dans les manipulations des listes de Clearstream sont tels, qu'à ce stade il ne se fait guère d'illusions sur son renvoi devant le tribunal…
Reste à connaître la suite d'une histoire qui est loin d'être à son épilogue. Quatre enjeux majeurs demeurent.
Sur le terrain judiciaire tout d'abord. En premier lieu, ce réquisitoire ne contraint nullement les juges. Henri Pons et Jean-Marie d'Huy peuvent en effet décider, contre l'avis du parquet, de renvoyer Dominique de Villepin devant le tribunal. A l'audience, il appartiendrait alors à ce même parquet de soutenir une accusation à laquelle il ne croit pas…
Seconde inconnue. Quelle attitude va adopter Jean-Louis Gergorin ? L'ancien vice-président d'EADS qui se décrit comme une sorte d'exécutant dans cette affaire apparaît désormais en première ligne face à la cohorte des parties civiles. Nul ne peut affirmer qu'il acceptera ce rôle sans piper mot.
Sur le terrain politique ensuite.
Chacun sait que Nicolas Sarkoy a très longtemps été obnubilé par l'affaire Clearstream. Il le serait d'ailleurs encore. Devant les députés UMP, il y a deux semaines, il serait ainsi revenu à la surprise de beaucoup d'entre-eux sur ce complot dont il dit avoir été l'objet. Président de la République mais toujours partie civile, comment réagira-t-il à un réquisitoire qui résonne, pour lui, comme une défaite ?
Enfin, comment penser que, dans un contexte om renaissent à droite toutes les ambitions, Dominique de Villepin ne va pas profiter d'un non lieu qui l'innocente pour repartir au combat ?
Eric Decouty

Source: Marianne2.fr

17/05/2008 8:18
Croissance : Sarkozy peut remercier Villepin et Merkel ! (0 commentaires)

Par Hervé Nathan, rédacteur en chef à Marianne. La croissance du PIB ne doit rien aux réformes de Sarkozy : c'est un effet conjugué des réformes Villepin et de l'augmentation du pouvoir d'achat des Allemands. Alors merci qui?

C'est fou ce que la politique française peut être accrochée aux statistiques. C'est même une des « exceptions françaises » dont nous n'avons pas forcément lieu d'être très fiers (à la différence du cinéma). Les exemples de fausses polémiques à propos de la croissance sont légion dans notre histoire politique. Un exemple : dans les années 90, on s'aperçut avec plusieurs années de retard que le gouvernement de Michel Rocard avait bénéficié d'une croissance du PIB d'environ 5%. Historique !… Les mitterrandiens s'en étaient d'ailleurs aussitôt servi pour reprocher à Rocard de ne pas avoir profité de cette période exceptionnelle pour réformer davantage…
Rebelote cette semaine avec le chiffre de la croissance. De quoi s'agit-il ? D'une variation picrocholine de l'estimation du PIB par l'institut de la statistique. Au lieu du +1,9% prévu en 2007, nous avons eu 2,2%. Et le premier trimestre 2008 est bon, à +0,6%. Des chiffres qui seront bientôt rectifiés à leur tour, en positif ou en négatif, puisque l'Insee met plus d'un an à établir des données définitives. Mais cela a suffi à déclencher des tempêtes de félicitations dans la majorité. La ministre de l'Economie a « jubilé » publiquement. Embrassons-nous, Folleville ! Ecrasons la volaille socialiste !
C'est de bonne guerre politique ? Peut-être, mais c'est jouer avec la réalité en tirant la couverture à soi que de prétendre, comme le fait notre président, que « Cette croissance, on l'a dopée par toutes les mesures que nous avons prises (...) L'économie française, si on la libère de ses contraintes, si on encourage les gens à travailler au lieu de les décourager, elle créé des emplois. C'est une réalité. »

Les effets du paquet fiscal sur la croissance? Pas avant juin 2008 !
Et bien non, ce n'est pas une réalité. Si la consommation a bien tenu en 2007, ce n'est pas grâce à la loi TEPA, (le paquet fiscal, 14 milliards d'euros en année pleine), votée en juillet, appliquée à partir de novembre, et dont les effets ne se feront sentir pleinement qu'en milieu d'année 2008. Et encore si les ménages les plus aisés ne profitent pas des milliards distribués pour garnir leur épargne. Non, s'il y a eu un effet fiscal sur l'activité du pays, il est dû à la réforme de Dominique de Villepin. 5 milliards d'euros de réduction de l'impôt sur le revenu redistribués en 2007 . Voici ce qui a un peu amélioré le revenu disponible des ménages, même si cela a accentué les inégalités dans notre pays.
De même, si au début de 2008 les exportations se portent mieux, entraînant la croissance, c'est certainement parce que l'Allemagne, notre premier client, connaît un rebond spectaculaire : +1,5%, grâce à une légère augmentation du pouvoir d'achat.
Alors, à quand un flash spécial, montrant notre Nicolas national, sur le perron de l'Elysée, disant « Merci Dominique, merci Angela, au nom de la France, de l'UMP, de François, de Carla et moi-même ». Et puis leur faisant porter, en notre nom à tous, une Patek Philippe avec son effigie en fond de cadran. Cela aurait de la gueule, et, ce qui est rare, ce serait politiquement honnête.
Source: Marianne2.fr

15/05/2008 23:11
L'UMP se lance dans la chasse aux connards de l'Elysée (0 commentaires)

Par Nicolas Domenach. Les conseillers du Président se font canarder à l'Assemblée. Ce n'est pas encore une révolution mais déjà une fronde.

Il y a eu un lâché de «connards» hier à l'Assemblée nationale. Vous avez dit Bigard ? C'est plus que Bigard, c'est le député UMP Claude Goasguen qui a qualifié les conseillers élyséens de «connards». Jamais un élu ne s'était permis d'utiliser cette injure, un élu de la majorité de surcroît et du XVIe ! Tout fout le camp…

Et la majorité du groupe a applaudi à cette mise en cause injurieuse des serviteurs du roi qu'on a coutume, sous la Ve République, de plutôt saluer bien bas comme porteurs d'une parcelle de la majestueuse autorité. Mais il faut croire qu'à droite, on ne respecte plus rien ou pas grand-chose. En tout cas la présidence et le président n'inspirent plus la révérence et surtout plus la crainte d'autrefois. Ce n'est pas une révolution, Sire, pas encore ! C'est une fronde…

Il est vrai que l'accusation de « connardises» répondait à «des assauts en règle» de l'Elysée contre la gestion malencontreuse du groupe UMP par son chef «obsédé par sa propre carrière et ses vaniteuses ambitions pour 2007… mais pas assez soucieux de l'intendance parlementaire». Assauts menés par le chef en personne «avant de prétendre sauter 2 mètres 40 en hauteur, s'est moqué Nicolas Sarkozy lors du Conseil des ministres, il faut savoir passer 1 mètre 80». Il est vrai que la loi OGM, ce ne fut pas pour Copé une démonstration de Fosbury-flop mais un flop tout court. L'occasion était idéale pour le président et ses hommes de rabattre le caquet et la crête de ce Copé que «Nicolas n'a jamais pu saquer», comme le concède, navré, leur ami commun, Brice Hortefeux.

La coproduction une blague pour la télé

Chaque fois qu'il a pu, Sarkozy a tenté de contrer ce jeune paltoquet qui, avec une morgue toute sarkozyenne, a toujours prétendu qu'à 44 ans, soit près de 10 de moins que le président, il avait le temps pour lui succéder mais qu'il s'y préparait dès à présent. Depuis qu'il s'est imposé à la tête du groupe UMP, les frictions n'ont pas manqué, sur l'ouverture à gauche, sur la commission Attali, etc. Copé s'en est bien sorti pourtant jusque-là en dépit de quelques maladresses comme son entrée dans un prestigieux cabinet d'avocats. Mais cette fois on allait le recadrer et l'encadrer. Le très sarkozyste et ministre des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, se laissait même aller à promettre à un collaborateur de Copé qu'il allait «leur trancher la gorge» ! Un boucher, ce Roger…

Sauf que Copé leur a fait un coup à la Sarkozy. Dans la difficulté, il en a rajouté. Le président de groupe a sauté et « capriquer » sur tous les hauts plateaux télévisés. On l'a vu, on l'a entendu partout trompéter une autocritique finement ouvragée de politicien madré. «J'ai failli, j'en prends ma part de responsabilité». Et hop, c'est oublié. «Je ferai mieux la prochaine fois». Aveu vaut pardon et promesse d'action, certificat d'honneur pour bonne volonté.

Copé a inventé la speed confession publique où l'on efface soi-même ses fautes, ce qui est une façon de montrer qu'on est le plus fort et que la contrition publique vous rend plus fort encore. Mais le chef du groupe qui s'était raté a fait mieux encore. Au lieu de baisser la tête, il l'a relevée pour mieux renforcer son autorité sur un groupe que le président il y a quelques jours encore avait prétendu reprendre en main de fer. «L'UMP parlementaire, c'est moi», a répliqué Copé et «vous ne pouvez pas réformer sans en passer par moi». C'est ainsi que Copé a préparé et obtenu de ses élus un sacre de solidarité. Le groupe l'a applaudi debout et longuement. Non «Jef», enfin Jean-François, tu n'es pas tout seul. Il avait les larmes aux yeux «Jef» de voir tout ce monde à ses côtés, rassemblé pour lui mais aussi contre l'Autre, contre l'hôte de l'Elysée. Car les députés ont choisi leur camp, celui de la rébellion. Ils ne se laisseront plus dicter leur conduite ni leur vote comme avant.

La coproduction législative qu'ambitionne Copé - «une blague pour plateau télé», selon l'Elysée - ils l'ambitionnent, ils la veulent tout de suite. Sans attendre une réforme constitutionnelle dont ils doutent. Ca promet pour les textes à venir comme la loi de modernisation de l'économie. Voilà les députés qui, eux aussi, prétendent entrer dans la modernité, dans une ère démocratique où ne s'appliquerait plus ce vieux principe : «quand tu es dans la majorité, c'est ferme ta gueule quand tu es dans l'opposition, c'est cause toujours».

Source: Marianne.fr


15/05/2008 19:35
Nicolas Dupont-Aignan (ex-UMP) : "Comme beaucoup, je suis déçu par Nicolas Sarkozy" (1/3) (0 commentaires)

Le député ex-UMP annonce son intention de constituer des listes pour les élections européennes de 2009 et de "rassembler les Français qui ont été trahis par le traité de Lisbonne".

Olivier-Yerres :  Comment jugez-vous l'ampleur de la mobilisation aujourd'hui, dans l'éducation nationale et plus généralement dans le service public ?  

Nicolas Dupont-Aignan :  Cette mobilisation est compréhensible dans la mesure où la réforme de l'Etat est importante. Toute la difficulté est de bien doser, ministère par ministère, les efforts à fournir. Attention à ne pas affaiblir l'Etat.  


Je doute que l'objectif du gouvernement soit faisable : ne pas remplacer un départ à la retraite sur deux, dans certains services, et notamment à l'éducation nationale, posera vite des problèmes.  

Encore une fois, après des années d'immobilisme, évitons l'excès inverse d'une vision trop idéologique du "moins d'Etat".  

Stravigor :  Que pensez-vous de la réaction du député UMP François Grosdidier qui persiste et signe quant au rejet du projet de loi sur les OGM ?  

Nicolas Dupont-Aignan :  Il a raison. Pour ma part, je voterai contre ce projet, qui obéit, certes avec quelques précautions de forme, aux diktats de la Commission de Bruxelles et de ses donneurs d'ordre, les semenciers américains.  

Ce projet de loi représente un vrai danger pour notre environnement. Le gouvernement et la majorité ne se rendent pas compte de la responsabilité qu'ils prennent devant l'histoire.  

Je ne suis pas, bien évidemment, hostile aux progrès scientifiques, il faut poursuivre les recherches sur les OGM, mais il ne faut surtout pas autoriser aujourd'hui, en l'état des connaissances, les cultures en plein champ.  

Encore une fois, il y a un manque de cohérence entre les avancées remarquables du Grenelle de l'environnement et les actes concrets du gouvernement.  

D'une manière générale, c'est ce décalage entre les discours du président de la République et la pratique de ses décisions qui devient de plus en plus insupportable aux Français, et même à bon nombre de députés de la majorité.  

étudiant_38 :  Les mesures de la commission Balladur pour réformer nos institutions sont-elles suffisantes à vos yeux ?  

Nicolas Dupont-Aignan :  Tout d'abord, sincèrement, je ne crois pas que la révision de la Constitution soit une priorité pour les Français. La vraie question aujourd'hui, c'est la guerre économique que nous sommes en train de perdre, avec ses dommages collatéraux en termes de délocalisations et de régression sociale.  

Pour autant, pourquoi pas une réforme institutionnelle si, là aussi, il y a cohérence et honnêteté intellectuelle ? Malheureusement, le projet de loi de révision me paraît être davantage un coup de pub qu'une réforme sérieuse et profonde.  

On nous parle de droits renforcés pour le Parlement et de démocratisation de notre pays. Mais au même moment, le projet supprime l'obligation de référendum pour l'élargissement de l'Union européenne. Où est le progrès ?  

Par ailleurs, comment imaginer renforcer les droits du Parlement si l'on n'aborde pas la question clé du mode de scrutin ? Je ne suis pas favorable à une proportionnelle intégrale, mais je crois sincèrement qu'une dose de proportionnelle sur 10 % ou 20 % des sièges ne remettrait en rien en cause la stabilité de la Ve.  

N'oubliez pas que cela ne sert pas à grand-chose de renforcer les droits du Parlement si un seul parti, aujourd'hui de droite, l'UMP, hier ou demain de gauche, détient la majorité parlementaire et prend ses ordres à l'Elysée.  

Enfin, il serait temps d'aborder la question essentielle de la diversité des médias et de leurs liens avec certains milieux d'affaires, dépendant des commandes de l'Etat, pour garantir, comme dans les autres pays occidentaux, une vraie pluralité d'opinions.  

Enfin, je regrette que le président de la République refuse l'usage du référendum, qui est un élément essentiel de respiration démocratique voulu par le général de Gaulle. Vous le comprenez, je voterai contre cette réformette constitutionnelle.  

bobby :  Que pensez-vous de la première année de présidence de Sarkozy ?  

Nicolas Dupont-Aignan :  Comme beaucoup de Français, je suis plus que déçu. Jamais le décalage n'a été aussi grand dans notre pays entre les discours, les promesses et les actes.  

Pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait pointé du doigt, avec raison, les origines profondes de nos difficultés (euro cher, libre-échange déloyal, manque de volontarisme industriel, immigration incontrôlée, etc.). Une fois élu, il s'est résigné à subir le carcan de Bruxelles et s'est engagé dans une politique, notamment économique, peu efficace (le fameux paquet fiscal).  

Je ne méconnais pas sa volonté de réforme, mais ce ne sont pas des réformes en désordre qui permettront d'obtenir les résultats qu'attendent les Français.  

Enfin, et c'est peut-être là le plus grave, le président a engagé une réorientation de la politique étrangère et de défense dont il n'avait jamais parlé pendant la campagne (réintégration dans l'OTAN, envoi de soldats en Afghanistan), qui porte un tort considérable à l'image de notre pays dans le monde. Le général de Gaulle doit se retourner dans sa tombe.  

Et tous ceux qui, comme moi, croient à une certaine idée de la France sont profondément tristes de l'occasion perdue de 2007.  

Denis :  Pouvez-vous nous en dire plus sur votre positionnement politique ? Sous la bannière de la majorité présidentielle UMP, il y a encore peu de temps, interviewé dans Minute en décembre, votant la censure en avril... où vous situez-vous ?  

Nicolas Dupont-Aignan :  Je suis gaulliste, républicain. Je ne peux pas accepter la dérive atlantiste dont je vous parlais il y a un instant. Je refuse cette soumission à l'ordre des lobbies de Bruxelles. Je siège, vous l'avez compris, aux non-inscrits.  

Je ne crois pas pour autant que le Parti socialiste ferait une politique fondamentalement différente de celle engagée par Nicolas Sarkozy. Et je crois que les Français sont lassés de ce jeu hypocrite entre deux partis dominants qui, sur le fond, ne font que gérer les affaires courantes d'un ordre mondial qui prend ses décisions ailleurs.  


Mon mouvement politique Debout la République a, il est vrai, penché pour Sarkozy à la présidentielle, car ce dernier avait repris bon nombre de nos thèmes de campagne. Ce n'était qu'illusion, certes, nous le découvrons maintenant. Cela ne doit pas nous empêcher, pour l'avenir, de préparer l'après-Sarkozy et de proposer une offre politique nouvelle.

Source: LeMonde.fr


15/05/2008 19:30
Nicolas Dupont-Aignan (ex-UMP) : (0 commentaires)

Augustin-de-V :  Subissez-vous des pressions de la part de l'UMP ? La vie d'un député indépendant est-elle impossible ?  

Nicolas Dupont-Aignan :  Je ne subis pas de pressions de l'UMP, car ils savent qu'elles n'auraient aucun effet. La vie d'un député indépendant dans un système de quasi-bipartisme est extrêmement difficile.  

Pour autant, devrais-je renoncer à ce que je crois de plus important pour mon pays : l'indépendance nationale, une Europe des nations, une république intègre, une économie croissante au service du partage social.  

Non, bien sûr. Car tous les jours Debout la République reçoit des adhésions d'anciens UMP, d'anciens chevénementistes, de citoyens sans étiquette, qui sont convaincus que le système actuel court à sa perte.  

Les Français, et j'en fais partie, je ne le renie pas (même si, vous le savez, j'avais émis des doutes en voulant me présenter à la présidentielle), ont cru que Nicolas Sarkozy pouvait incarner le sursaut. Malheureusement, ils comprennent aujourd'hui qu'il accélère la "normalisation" de la France, une sorte de Länder de l'Europe supranationale sous influence américaine. Les Français, j'en suis convaincu, réagiront d'une manière ou d'une autre et ne se laisseront pas faire, à la condition bien sûr qu'une autre politique existe.  

Romain :  Si la droite nationale rassemblant les partis du FN, du MNR et du MPF décidaient de lancer une nouvelle formation rassemblant tous les patriotes dans une véritable alternative à Nicolas Sarkozy, accepteriez-vous d'y participer ?  

Nicolas Dupont-Aignan :  Je ne vois pas ceux qui n'ont pas été capables de le faire au cours des dix dernières années s'y mettre aujourd'hui. En revanche, il va de soi que les républicains, de gauche comme de droite, et les patriotes, de gauche comme de droite, devraient davantage unir leurs forces politiques.  

C'est pourquoi je proposerai dans les semaines qui viennent la constitution de listes pour les élections européennes de juin 2009. Il ne s'agira pas de regrouper les groupuscules de M. X ou de Mme Y, mais, à partir d'un vrai projet pour l'Europe du XXIe siècle, de rassembler les Français qui ont été trahis par le traité de Lisbonne, qui a repris, vous le savez, la Constitution européenne pourtant rejetée par le peuple le 29 mai 2005.  

Car, ne l'oublions pas, il ne peut y avoir de redressement de la France sans une refondation européenne. C'était le sens de la campagne de Nicolas Sarkozy, c'est la raison aujourd'hui de son échec.  

Républicain :  Allez-vous vous allier à M. De Villiers pour les prochaines européennes ?  

Nicolas Dupont-Aignan :  Philippe de Villiers est resté totalement silencieux lors du vote du traité de Lisbonne. Je le regrette. La question maintenant n'est pas d'additionner M. X ou Mme Y comme je l'ai déjà dit, mais d'être capable de porter un projet concret pour une Europe efficace, car nous avons besoin de l'Europe, au service du progrès social.  

Je crois aussi sincèrement que les Français attendent des visages nouveaux, une nouvelle génération politique capable – on le voit bien avec Besancenot à gauche – de rassembler.  

denis 75 :  Debout la République sera-t-il présent aux élections européennes 2009 ?   

Nicolas Dupont-Aignan :  Debout la République sera bien sûr présent, mais je crois qu'il faudrait aller au-delà et associer tous ceux qui se reconnaîtront dans mon projet. Nous serons la surprise de 2009.  

Républicain :  Dans vos discours vous parlez souvent d'une "autre Europe". Qu'entendez-vous par là exactement ?  

Nicolas Dupont-Aignan :  Dans la mondialisation et le monde multipolaire des cinquante prochaines années, il va de soi que l'Europe doit exister. On me caricature d'ailleurs souvent comme un anti-européen, ce qui est totalement faux.  

Mais pour que cette Europe réussisse, elle doit répondre à plusieurs conditions. Premièrement, elle doit mettre fin à son élargissement et établir un partenariat avec la Russie, la Turquie et le Maghreb.  

Ensuite, l'euro doit être radicalement réformé pour en faire un instrument de croissance économique, et une politique industrielle et scientifique avec de très forts investissements publics doit être mise en œuvre autour de projets de coopération à la carte.  

Enfin, il faut passer d'une Europe supranationale, oligarchique, qui a donné tous les pouvoirs à trois organismes non élus (Commission, Cour de justice, Banque centrale), à une Europe confédérale qui s'appuie sur les démocraties nationales et qui met en œuvre ces fameuses coopérations à la carte, qui sont les seules qui marchent concrètement. En témoignent Ariane ou l'Airbus.  

Vous le voyez, c'est une redéfinition complète du système européen que je propose. Je ne suis pas le seul à le faire en Europe. En Italie, en Espagne, en Allemagne, de plus en plus de voix s'élèvent contre la dénaturation du beau projet européen initial.  

Comment croire que l'on puisse construire l'Europe contre les peuples, en violant leur souveraineté et leur démocratie ? C'est une hérésie, et de surcroît, c'est inefficace.  

Vous pouvez retrouver le détail de mes propositions dans mon dernier livre, Le Coup d'Etat simplifié, aux éditions du Rocher.  

Source: LeMonde.fr


15/05/2008 19:28
Nicolas Dupont-Aignan (ex-UMP) : "Comme beaucoup, je suis déçu par Nicolas Sarkozy" (3/3) (0 commentaires)

Blogos :  Que pensez-vous de la politique à l'égard des travailleurs clandestins ? Faut-il leur donner des papiers ? Est-ce que vous êtes sur la ligne de Brice Hortefeux pour la politique de l'immigration ?  


Nicolas Dupont-Aignan :  Il faut savoir faire preuve de fermeté même si, humainement, cela n'est pas facile. Quand comprendra-t-on que certains chefs d'entreprise se servent de l'immigration clandestine comme moyen de peser sur les salaires à la baisse ? Il serait suicidaire pour notre pays d'ouvrir à nouveau les vannes de l'immigration.  

Il y a tant de jeunes dans nos quartiers, souvent d'ailleurs d'origine étrangère, qui sont au chômage et qui mériteraient d'être embauchés, que je ne comprends pas cette fausse sentimentalité des organisations de gauche qui viennent en renfort du Medef.  

La vraie question, c'est le développement de l'Afrique et du Maghreb, mais là aussi, on revient à la case départ : quelle Organisation mondiale du commerce voulons-nous ? Il y aurait tant de mesures simples à prendre pour développer l'agriculture africaine, pour donner un espoir à la jeunesse du Maghreb. La solution pour cette jeunesse n'est pas de venir en France.  

Quant à l'action de M. Hortefeux, j'approuve sa fermeté, mais je suis hostile à l'immigration choisie, qui rend sa politique incohérente.  

Nous devons freiner au maximum l'immigration pour intégrer le mieux possible toutes celles et tous ceux, d'origine étrangère, qui vivent sur notre sol. Un point, c'est tout.  

Républicain :  Qu'avez-vous prévu pour le 29 mai (anniversaire du "non" au référendum sur la Constitution européenne) ?  

Nicolas Dupont-Aignan :  Sur le site Deboutlarépublique.fr, vous trouverez très prochainement une invitation pour une manifestation symbolique que je ne veux pas révéler pour l'instant, mais qui est d'ores et déjà prête, et qui se produira au même moment dans tous les pays d'Europe.  

Blogos :  Qu'est-ce qui vous distingue, finalement, de l'extrême droite "classique" ?  

Nicolas Dupont-Aignan :  Je n'ai rien à voir avec l'extrême droite. Je n'ai jamais tenu un discours de rejet de quiconque. Je suis un républicain gaulliste, il suffit de lire tous mes discours ou mes écrits pour le comprendre. A l'inverse, je n'ai jamais rejeté les patriotes qui ont pu s'engager dans l'impasse du Front national.  

Je crois à la nation, à la république, à l'Etat, à la liberté, à l'égalité, à la fraternité. Seraient-ce des valeurs d'extrême droite ?  

GUITOU :  Etre gaulliste, c'est quoi en 2008 ? Etes-vous un gaulliste de "gauche" ou un gaulliste de "droite" ?   

Nicolas Dupont-Aignan :  Ni l'un ni l'autre. Le principe même du gaullisme, c'est d'être au-dessus des partis !  

Plus précisément, être socialiste aujourd'hui, pourriez-vous dire, c'est quoi ? dans la mesure où le socialisme date de 1900 et même d'avant. Il y a toujours eu des courants de pensée dans notre histoire. Le socialisme de 2008 n'est pas celui de 1905. Le gaullisme de 2008 n'est pas celui de 1958.  

Pour autant, il y a des continuités historiques qui structurent notre sensibilité nationale, et même internationale, car entre nous, sans polémique aucune, croyez-vous que les peuples de la Terre préfèrent Nicolas Sarkozy en goguette chez George Bush ou le général de Gaulle demandant à Phnom Penh, à Québec ou à Mexico, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ?  

Ce qui me fait le plus de peine aujourd'hui pour mon pays, c'est de voir la droite française prisonnière d'un petit clan anglo-saxon conservateur, ultralibéral, alors même que le général de Gaulle avait su rompre avec le pire de la droite.  

En conclusion, je comprends bien que ma position politique puisse surprendre les uns et les autres. Mais je crois que dans ce désarroi général, au moment où beaucoup de Français se demandent si vraiment la politique sert à quelque chose, qu'il y a besoin dans notre pays d'hommes libres (je ne suis d'ailleurs pas le seul), de structures politiques indépendantes et de discours sans langue de bois.  

Je sais bien que ma tâche est difficile, mais le nombre de témoignages de soutien qui, depuis un certain temps, m'arrive prouve que malgré une certaine omerta médiatique mes idées font leur chemin. Il reste bien sûr à muscler mon parti, c'est pourquoi j'invite toutes celles et tous ceux qui partagent mon idéal à m'aider. 

Source: LeMonde.fr


15/05/2008 19:08
Les économistes prévoient des lendemains qui déchantent (0 commentaires)

Les bons chiffres de la croissance annoncés ce matin ont surpris, y compris les économistes. Voici les réactions de Nicolas Bouzou (Asterès), Marc Touati (Global Equities), et  Alexander Law (Xerfi). Malgré l'annonce par l'Insee jeudi d'une croissance du PIB de la France de 0,6% au premier trimestre 2008 et de 2,1% sur l'ensemble de 2007, ils restent globalement pessimistes pour l'économie française.

 

Nicolas Bouzou : "Un changement de moteur"

C'est clairement un bon chiffre. Ce chiffre constitue également un signal encourageant de par sa  composition. Déjà, la contribution des stocks est nulle. La croissance n'a donc pas été tirée par un effet technique et temporaire de restockage. Mais le phénomène le plus notable tient au changement de moteur de l'activité. En effet, ces dernières années, l'économie française s'était reposée sur le couple consommation/investissement/logement, alors que la contribution des entreprises (investissement/exportations) avait eu tendance à tirer la croissance vers le bas. La configuration est désormais inverse.
 
Deux commentaires pour nuancer toutefois. Le premier est lié aux effets de la politique économique menée depuis mai dernier. Disons le clairement: ils sont difficilement visibles. La défiscalisation des heures supplémentaires n'a pas empêché la consommation des ménages de freiner fortement. Même chose pour la trentaine de mesures prises en faveur du pouvoir d'achat mises régulièrement en avant pour le gouvernement. La seule chose véritablement visible, c'est le creusement du déficit public. Autrement dit, le gouvernement se réjouit de bons chiffres dont pas grand-chose de tangible ne montre qu'ils puissent être mis à son crédit. Deuxième commentaire: il est clair que les données mensuelles dont nous disposons sur l'industrie, le commerce extérieur et les achats des ménages suggèrent que la
croissance du PIB sera faible au deuxième timestre.

 

Marc Touati : "Ça ne va pas durer"

L'embellie du premier trimestre ne va pas durer. Même si la première estimation de la croissance du premier trimestre est supérieure aux attentes, la tendance au ralentissement de la croissance française n'est pas remise en cause.  La croissance hexagonale se dirige doucement mais sûrement vers la barre des 1,5% qu'elle devrait d'ailleurs rapidement enfoncer. Et le plus dur reste à venir. En effet, jusqu'à présent, l'économie française a pu bénéficier d'une bonne résistance de l'investissement des entreprises  et de la consommation. Mais des résultats beaucoup moins favorables devraient être enregistrés dans les prochains trimestres. C'est du moins ce qu'indiquent les dernières enquêtes de l'INSEE auprès des ménages, mais aussi des chefs d'entreprise tant dans l'industrie que dans les services. Dans ce cadre, une croissance de plus en plus proche de zéro devrait être observée au cours des trois derniers trimestres 2008. Cela signifie qu'en dépit d'un premier trimestre correct, la croissance du PIB devrait avoisiner les 1,4% en moyenne sur l'année 2008.

Alexander Law : "Un miroir déformant"

Voilà un chiffre bien flatteur pour l'économie française. La croissance économique est ressortie à 0,6% au premier trimestre, ce qui correspond à un glissement annuel de 2,2%. Le tout avec une contribution nulle des stocks.   Mieux encore, en rythme annualisé, la hausse du PIB ressort à 2,6%, loin, très loin devant le 0,6% enregistré aux Etats-Unis ou le 1,2% espagnol. De plus, la croissance 2007 a été revue à la hausse à 2,1% (le chiffre grimpe même de 0,1 point si l'on fait abstraction de la correction des jours ouvrables). Il n'en faudrait pas plus pour en conclure que l'économie de la France est sacrément résistante et immunisée contre la crise. Hélas, loin de nous rassurer complètement, les comptes du premier trimestre servent plutôt de miroir déformant de la réalité économique française. Les ménages, qui sont pourtant traditionnellement le moteur le plus robuste de notre croissance sont en train de lâcher prise. La dégradation à la vitesse grand V de leur moral, le moindre recours au crédit à la consommation, le pic d'inflation, la perte de vitesse du marché du travail: tous les éléments sont réunis pour freiner la consommation cette année.

Source: LCI.fr


14/05/2008 13:07
L'inflation française se modère légèrement en avril, à 3,0% sur un an (0 commentaires)

PARIS (AFP) - Les prix à la consommation en France ont augmenté de 0,3% en avril par rapport au mois précédent, soit une hausse de 3,0% sur les douze derniers mois qui reste élevée mais en léger ralentissement par rapport au pic enregistré en mars, a annoncé l'Insee mercredi.

Après avoir initialement annoncé une hausse des prix de 3,2% sur un an en mars, l'Institut national de la statistique l'a révisée à la baisse à 3,1%.

"Une très légère accalmie mais qui ne change pas la tendance de fond: il y a des tensions inflationnistes en France", résume l'économiste Nicolas Bouzou (Asterès).

L'inflation d'avril résulte d'augmentations de prix dans de nombreux secteurs, en particulier "la poursuite du renchérissement de l'énergie" (+1,0% sur un mois) et des produits alimentaires (+0,7% en moyenne, soit +5,2% sur un an), explique l'Insee.

Après avoir bondi de 4,3% en mars, le prix des produits pétroliers s'est quelque peu assagi en avril (+1,6%), de même que celui des carburants (+1,4% après +4,0% en mars) et des combustibles liquides +2,9% après +6,7%).

Sur un an, les prix de l'énergie enregistrent une petite amélioration par rapport à mars: +12,0% contre 12,7% en moyenne et +15,1% contre 16,4% pour les seuls carburants.

Dans l'alimentation, les produits frais progressent de 3,1% en avril (+0,8% sur un an). Hors produits frais, les prix augmentent de 0,3% mais accusent tout de même une hausse de 5,9% par rapport à avril 2007. Les prix des viandes sont en hausse de même que ceux des produits à base de céréales. "En revanche, le prix du lait et de la crème se stabilise", avec tout de même une hausse de 14,6% sur un an, "pendant que le prix des yaourts et des desserts lactés diminue (-0,8%, +8,5% sur un an), note l'Insee.

"Les causes de l'inflation ne changent pas (...) Les tensions sur les marchés des matières premières expliquent près des deux tiers de l'inflation française", précise Nicolas Bouzou, pour qui "il va donc falloir s'habituer à vivre encore plusieurs trimestres avec une inflation comprise entre 2,5 et 3,5%".

En avril, l'inflation est aussi alimentée par la hausse des services, transports et communications à l'occasion des vacances de printemps et, "dans une moindre mesure", par celle des prix de l'habillement (+0,6% sur un mois) et des loyers et charges (+0,1%), précise l'Institut national de la statistique.

En avril, l'indice des prix des produits de grande consommation dans la grande distribution a crû de 0,3%, après une hausse de 0,2% en mars. Sur un an, l'augmentation est de 5,3%.

Au cours des trois derniers mois, les prix dans la grande distribution ont progressé de 1,4% alors qu'ils diminuaient de 0,3% sur la même période en 2007.

Source: Yahoo France